LE PETIT. GRIS DE SIBÉRIE
Nous donnons ici la description d'un petit-gris de Sibérie, que M. l'abbé Aubry, curé de Saint-Louis, conservoit dans son cabinet, et qui diffère assez du pelit-gris des autres contrées septentrionales , pour que nous puissions présumer qu'ils forment deux espèces distinctes. Celui-ci a de longs poils aux oreilles, la robe d'un gris clair, et la queue blanche et assez courte ; au lieu que l'autre petit-gris qui le précède a les oreilles nues , le dessus du corps et les flancs d'un gris cendi^é , et la queue de cette même couleur ; il est aussi un peu plus grand et plus-épais de corps , et il a la queue considérablement plus longue que le petit-gris de Sibérie , dont voici les dimensions et la description :
Le poil de ce joli petit animal a neuf lignes d« longueur} il est d'un gris argenté
à la superficie, et d'un gris foncé à la racine; ce qui donne à cette fourrure un coup d'œil gris de perle jaspé ; celte couleur s'étend §ur le dessus du corps, la tête, les flancs, les jambes et le commencement de la queue. Tout le dessus du corps , à commencer de la mâchoire inférieure , est d'un beau blanc : le dessus du museau est gris ; mais le front , le sommet de la tête et les côtés des joues jusqu'çiux oreilles , sont mêlés d'une légère teinte de roux , qui devient plus sensible au dessus des yeux et de la^mâchoirc inférieure. Le dedans des oreilles est garni d'un poil plus gris que celui du corps : le tour et le dessus des oreilles portent de grands poils roux qui forment une espèce de bouquet d'un pouce quatre oii cinq lignes de longueur. La face externe dé la moitié des jambes de devant est d'un
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;LË PAtMISTE\
LÉ BARBARESQUEs ET LE SUISSE 3.
iK palmiste' est de la grosseur d*iin rat ou d'un petit éetrretiil ; il passe sa vie sur les palmiers , ta e*est ût là (pf il a til*é sod nom : tes nnS rappellent tat-phtmîste , et les autres técttreuît d^s jjalmiers ; et comme il n'est ni ê<Jureoil ni rafl, nous l''appelleroiis ' simplement palfrfîsth.'l\i^\di tété' 'à peu prés de la même forme que celle du campagnol , et oouverte de même de poils liérissés. Sa longue queue n'est pas traînante comme celle des rats ; il la porte droite et relevée verticalement , sans cependant la T^\\\^tB^ / sur son coqis comme fait Técureuil : elle est couverte d'un poil pUtS; )opg:/:i)K «^i du| corps, mais bien plus court que lé poil ue la queue de. l'écureuil. Il a sur le milieu du dos, tout le long de l'épine, depuis le cou, ju3qu'à la queue , une bande biauchâtre » . accompagnée de chaque côté d'une bande < brune, et ensuite d'une autre bande blau^ châtre. Ce caractère si marqué , par lequel il paroîl qu'on pourroit distinguer le palmiste de tous les autres animaux , se trouve à peu près le même dans l'écureuil de Bai*barie et dans l'écureuil suisse qu'on a aussi appelé écureuil de terre. Ces trois animaux se ressemblent à tant d'égards, que M. Ray a pensé qu'ils ne faisoieut tous trois qu'une seule et même espèce; mais si l'on fait attention que les deux premiers, c'est-à-dire le palmiste et Vécoreuil de Barbarie, que nous appelons bavharesque , ne se trouvent que dans les climats chauds de l'ancien continent, qu'au contraire le suisse ou l'écureuil suisse , décrit par Lister, Gatesby, et Kdwards, ne se trouve que dans lies régions froides et tempérées du Nouveau^ Monde ^ on jugera que ce sont des espèces
I. Rat palniste, éGnr«uiI des palmiers, a. On l'écureuil de Barbarie.
différëntea : et en effet, en les examinai de plus près , on voit que les bandes brurt et blanches du suisse sont disposées dal un autre ordre que celles du palmiste ; bande blanche ^ qui s'éiend dans le palmi^ le long de l'épine du dos, est noire ou brui dans le suisse ; les' bandes blanches sont côié de la noire , comme les noires sont «été de k blanche dans le palmiste, !
d'ailleurs , il n'y a que trois bandes blauch sur le palmiste, au lieu qu'il y en a quat laû^ l(| suî^e^ Celui-ci renverse sa queue s son corps, le palmiste ne la renverse pa ;iljn'hybif^iqiip pfij \ts ai|J)res, le suisse lient a terre,* et c'est celte différence qui fait appeler écureuil de terre ; enfin il \ pUis p^eiit que le pabniste : aipsi l'oa ue ^ douter que ce .ne ^ient i^msL .animaux d| féiiens.
A l'égard du barbaresque , comme il \ du même continent, du nâéme climat, de même grosseur , et à peu près de la mé^ figure que le palmiste, on pourroit croi qu'ils seroient tous deux de la même espèc et qu'ils feroient seulement variété dans cej espèce. Ce])eudant, en comparant la descri tion et la ligure du barbaresque ou écurt de Barbarie doinnées par Gaïus et copi< ][>ar Aldi'ovandeet Johnston , avec la desc» tion et la figure que nous d44»BOQ» ici palmiste , et en comparant ensuile Ja iigij et la description de ce même* écureuil 1 Barbarie données par Edwards., on y ti-d vera des différences très-ranacquables , qui indiquent assez que oe sont des anima dilférens : nou^ les avoiu tous deux au (! binet du Roi, aussi bien que.Jke suisse. 1 barbares^ie a la- tête et le.chaofirein pi
3. L'écureuil suisse ; récoreuil de tenpc^ •kiti\ chez les Burons.
S.TE. PAIilMSTE ' Rondeur». Genre' Ecureuil. /Oibù^)
ILE TAMAHOUm ?r(//vt lief Edentés , ûenre- FiiuriuUliei'. /'OmUrj
lË PALMISTE, LE mXMammfOE, ETC. 3Sf
arqué», les oreilles plus grandes, là queue pftite^ leur corps- l^t |i)itfs Ic^, f^ }énr»
garnie de poHs |Éiis trarflns et phis. iongt' iaf)tivciiMns'ifMMp«tliRÎt})MiM^.'l« ])dVh$ste
que le palmiste ; il est plus écmrvtail ^le rat , et le 4Mrbffif««{«a<M^#llhiH«Ét-,'eoitittte V%ett^
et le palmiste est pHis rat qu'éctireni) fMw la' retiil, ^a«lMskcsAtt^d€»•«tH^^M•, mnk tfr swssf;
forme du corps et de la tète. Le faarberesqiie se tûnt àfcvin /et %^^'pi«fk|fie , -coititiitf te
a quatre bandes blanebes , au lien que le mtalot , une^velra^ utipéttétral]^ k Teau :
palmiste n en a qne trds ; la iMmde h|Jiuche' il efl aussi Moins «ikettli'et inaios doux que
du milieu se trouTe dans le palmiste sur les dcas autres; il jMirtIsan» ménagement,
l'épine du dos, tandis que dans le bifffaa- à ]«idns>t|ii*it'n& sait eftUèiWtcm appri*
resque il se trouve sur la même partie une< \ciik. tt^nenemble 4ate plus aux rats ou
bande noire mêlée dfi rotui, 9kc, An reste , aux mulots qa'aittféeanMÛls, par le naturel
ces animaux ont à peu près les mêmes ba- et par les racnirs.
bitnder et le même naturel que l'éctn^nil - * Ifotis'attim dit que \ê palmiste passoit
commun ; commalui, le palmiste et le bar- sa vie sur les palmiers, et qu'il se trouvoit
baresquë vivent de fruits , et se servent de principalen^ent en Barbarie ; on nous a
leurs pieds de devant pour les saisii'' et les aiiési 'assuré qu'on le trouve très-commu-
1>orter à leur gueule ; ils put la même voix , cément au Sénégal 4^^& le pa^^s des Nègi^es e même cri , le même iusiinet , la même ^ jolôfes , et dsa& les terres voisines du cap agilité ; ils sont très-vifs et très-doux ; ils Yert. Il fréquente les lieux découverts et s'apprivoisent fort aisément et au point de voisins des habitations , et il se tieut .encore s'attacher à leur demeure, de n'en sortir plus souvent dans les bui»soDS à terre que que pour se promener, d'y revenu* ensuite sur les palmiers* Ce soiH d^ petits animaux d'eux-mêmes sans être appelés ni contraints; très- vifs ; on les \ oit pendant le joiur. traits sont tons deux d'une très-jolie figure ; varser les chemins pour aller 4'ua buisson leur robe, rayée de blanc, est plus belk à l'autre, et ils demeui'f^it à terre au&si que celle de l'écureuil ; leur taille est plus souvent au moins q^<|^ur U& arbres.»