‹ Œuvres complètes de Buffon avec les supplémens (volume 2)Chapitre 136 sur 146 · LE TAM ANDU A , ET LE FOURMILIER · texte numérisé non relu

LE TAM ANDU A , ET LE FOURMILIER

It. existe dans l'Amérique méridionale qn*un pied de hauteur ; celles de devant sont

trois espèces d'animaux à long mnseau, à un peu phis bautes et plus menues que celles

gueule étroite et sans aucune dent, à langue de derrière : il a les pieds ronds; ceux de

ronde et longue, qu'ils insinuent danf les devant sont armés de quatre ongles, dont

fourmilières et qu'ils retirent pour avaler les les denx du milieu sont les plus grands;

fourmis, dont ils font leur principale nour- ceux de derrière ont cinq ongles. Les poils

riiure. Le premier de ce^ mangeurs de four- de la queue , comme ceux du corps , sont

mis est celui que les RrasilienS appellent mêlés de noir et de blanchâtre ; sur la queue

tamandua-giiacu t c^èsl-k-àïre ^rand taman- ils sont disposés en forme de panache : l'a-

da«, et auqtiel les François habitués en nimal la retourne sur le dos , s'en "couvre

' Amérique ont donné le nom de tamanoir : tout le corps lorsqu'il veut dormir ou se

c'est un animal qui a environ quatre pieds de mettre à l'abri de la pluie et de l'aixleur du

longueiu* depuis l'extrémité dn museau jus- soleil ; les lougs poils de la queue et du

qu'à l'origine de Ja queue , la tète longue de . corps ne sont pas rçnds dans toute leur

quatorze à quinze pouces, le museau très- étendue, ils sont plats à l'extrémité et secs

' allangé; la queue lonjgue de deux pieds et au toucher comme de rherl)e desséchée,

demi , couverte de poils rudes et tongs de» L'animal agite fréquemment et brusquement

Ï)lus d'un pied; le cou court , la tête droite, sa queue lorsqu'il est irrité; m^is il la laisse

es yeux petits et noirs, les oreilles arron- traîner eu marchant quand il est tranquille,

dics, la langue menue, longue de plus de et il balaie le chemin par où il passe. Les

deux pieds, qu'il replie dans sa gueule lors- poils des parties antérieures de son corps

qu'il la. n'tire tout eitticre. Ses jambes n'ont sont moins longs que ceux des parties pos-

BuFPON. V. a 3

ANIMAUX SAUYAOES.

térieures ; ceux-ci sont tournés en arrière et les autres en avant; il y a plus de blanc sur les parties antérieures et plus de noir sur les parties postérieures : il y a aussi une bande noire sur le poitrail , qui se prolonge sur les côtés du corps et se termine sur le dos près des lombes : les jambes de derrière sont presque noires; celles de devant presque Llanches , avec une grande tache noire vers le milieu. Le tamanoir marche lentement , un homme peut aisément Tatteindre à la course : ses pieds paroissent moins faits pour marcher que pour grimper et pour saisir des corps arrondis; aussi serre-t-il avec une si grande force une branche ou un bâton , qu'il n*est pas possible de les lui armcher.

Le second de ces animaux est celui que les Américains appellent simplement tamandua, et auquel- nous conserverons ce nom: il est beaucoup plus petit que le tamanoir ; il n'a qu'environ dix-huit poupes depuis Textrémité du museau jusqu'à l'origine de la queue : sa tète est longue de cina pouces, son museau est aUott|é et courbe en dessous; il a la queue longue de dix pouces et dénuée de poils à rextrémité; les oreilles droites , longues d'un pouce ; la langue ronde, longue de huit pouces, placée dans une espèce de gouttière ou de canal creux au dedans de la mâchoire inférieure; ses jambes n'ont guère que quatre pouces de hauteur; ses pieds sout de la même forme et ont le même nombre d'ongles que ceux du tamanoir, c'est-à-dire quatre ongles à ceux de devant et cinq à ceux de derrière. Il grimpe et serre aussi bien que le tamanoir, et ne marche pas mieux; il ne se couvre pas de sa queue, qui ne pourroil lui Servir d'abri, étant en partie dénuée de poil, lequel d'ailleurs est beaucoup plus court que celui de la queue du tamanoir: lorsqu'il dort, il cache sa tête sous son cou et sous ses jambes de devant.

Le troisième de ces animaux est celui que les naturels de la Guiane appellent ouatiriouaou. Nous lui donnons le nom àefour' milier pour le distinguer du tamanoir et dii tamanaua, puisqu'il n'a que six oii sept pouces de longueur depuis l'extrémité au museau jusqu'à l'origine de la queue; il a la tète longue de deux ponces ; le museau proportionnellement beaucoup moins allongé que celui du tamanoir ou du tamanchia ; sa queue j longue de sept pouces , est recourbée en dessous par l'extrémité , qui est dégarnie, de poils; sa langue est étroite, un peu aplatie et assez longue; le cou est pres-

Sae nul, la tète est assez grosse à proparon du corps ; les yeux sont placés bas et peu éloignés des coins de la gueule ; -les oreilles sont petites et cachées dans le poil ; les jambes n'ont que trois ponces de liau-

plus long que riateme; les pieds derrière en ont quatre. Le poil du corps est long d'environ neuf lignes; il est doux au toucher, et d'une couleur brillante, d'un roux mêlé de jaune vif. Les pieds i.e sont pas laits poiv marcher, m^is pour grimper et pour saisir ; ' il monte sur les arb^ et se suspend aux branches par Pextrémité de sa queue.

Nous ne eonnoissons dans ce genre d'animaux que les trois espèces desquelles nous venons de donner les indications. M. Brisson fait mention , d'après Seba , d\ine qua- ^ème espèce , sous le n<Mn de fourmiiier aux longues' oreilles; mais nous regardons cette espèce comme douteuse, parce que dans rénumération que fait 5eba des animaux de ce genre il nous a paru qu'il y avoit plus d'une erreur; il dit expressément: « Nous conservons dans notre cabinet six « espèces de ces animaux mangeurs de four- « mis : » cependant il ne donne la description que de cinq ; et parmi ces cinq animaux il place Vysquiepatl ou moufette , qui est un animal non seulement d'une espèce . mais d'un genre irès-éloigiié de celui de:» mangeurs de fourmis, puisqu'il a des dents, et la langue plate et courte comnie celle des autres quadrupèdes , et qu'il approche beaucoup du genre des belettes ou des martes. De ces six espèces prétendues et conservées dans le cabinet de Seba il n'en reste donc déjà que quatre, puisque Vysquiepatl, qui faisoit la cinquième , n'est point du tout un mangeur de fourmis , et qu'il n'est question nulle part de la sixième* à moins que l'auteur n'ait sous-entendu comprendre parmi ces animaux le pangolin < ; ee qu^il ne dit

Sas dans la description qu'il donne ailleurs e cet animal. Le pangolin se nourrit de fourmis ;, il a le museau allongé , la gueule étroite et sans aucune dent appalrente, la langue longue et ronde ; caractères qui lui sont communs avec les mangeurs de fourmis : mais il en diffère , ainsi que de tous les autres quadrupèdes, par un earactère unique, qui est d'avoir le corps couvert de grosses écailles âu lieu dé poil. D'ailleurs

c'est un animal des climats les plus chauds

.1. C'est lo oom qfie aao» donaieroas aa Idsavd écailleux.

I=L1E TAMAIWL'A-» a»tIB POTUWBHJLIIEK

I.E COCMOCÎ PE TEBIBE Onùv' dof Edenlés. Genre, Orvrlprope . /r»^;,-^,

LE TAMANOIR , tE

de fanciien coAtineut.y 911 lieu que le8 mangeurs de fourmU, dont le Qorps est couvert de poil » ne se trouveat que dans les parties méridionales du Nouveau-Monde. Il ueresie donc plus que quatre espèces au lieu de six annoncées par Seba^ et de ces quatre espèces il n'y en a qu'une de reconnoissable par ses descriptions : c'est la troisième de celles que nous décrivons ici, c'est-à-dire celle du fourmilier, auquel , à la vérité, Seba ne donne qu*un doigt à chaque pied de devant, quoiqu'il en ait deux , mais qui, maigré ce carjictère manchot , ne peut être que notre fourmilier. Les (rois autres sont si mal décrits qu'il n'est pas possible de les rapporter à leur véritable espèce. J'ai cru devoir citer ici ces descriptions en entier, non seulement pour prouver ce que je viens d'avancer, mais pour donner une idée de ce gros ouvrage de Seba et pour qu'on juge de la confiance qu'on peut accorder à cet écrivain. L'animal qu'il désigne par le nom de tamandua myrmécop liage a Amérique , tome I , page 60 , et dont il donne la figure planche xxjLvii , n^ 2 , ne peut se rapporter à aucun des trois dont il est ici question ; il ne faut , pour en être convaincu, que lire la description de l'auteur. Le second , qu'il indique sous le nom de tamandua-guacu du Brésil, ou \ours qui matiige des fourmis, pages 6» et 66 , planche xir, figure n^ x, est indiqué d'une manière vague et équivoque : cependant je penserois, avec MM. Klein et Linuaeus, que ce pourroit être le vrai ta- Tnandua-guacu ou tamanoir, mais si mal décrit et si mal représeuté, que M. Linnaeus a réuni sous une seule espèce le premier et le second de ces animaux de Seba , c'esl-à-dire celui de la planche xxxvii , figure n*^ 2 , et celui de la planche xl , figure u** i. M. Brisson a regardé ce dernier comme une espèce particulière ; mais je ne crois pas que l'élabltssemeut de cette espèce soit fondé, non plus que le reproche qu'il fait à M. Klein de l'avoir confondue avec celle du tamanoir: il parolt que Le seul reproche qu'on puisse faire à M. Klein est d'avoir joint à la bonne description qu'il nous donne de cet animal, dont la peau bourrée est conservée dans le Cabinet de Dresde, les indications fautives de Seba. Enfin le troisième de ces animaux, dont on trouve la figure dans cet ouvrage (vol. n ., page 48 , planche xlvix , n** 2), est si mal décrit , que je ne puis me persuader, malgré la confiance que j'ai à MM. Linnœus et Brisson, qu'on puisse , sur la description et la figure de Tauieur,- rapporter, comme ils l'ont fait, cet animal au tamandua-if que

TAMANDtJA, ETC. 35^5

j'appelle aimplemenl ttrmandua : je demande leiuementqiion lise encore cette description et qu'on juge. Quelque désagréables, quel* que ennuyeuses que soient les discussions ae cette espèce, on ne peut les éviter dans les détails de l'histoire naturelle : il faut, avant d'écrû^e sur un sujet, souvent trèspeu connu , en écarter, autant qu'il est possible, toute obscurité, marquer en passant les erreurs qui ne manquent jamais de se trouver en nombre sur le chemin de la vérité , à laquelle il est souvent très-difficile d'arriver, moins par la faute de la nature que par celle des naturalistes.

Ce qui résulte de plus certain de cette critique, c'est qu'il existe réellement trois espèces d'animaux auxquels on a donné le nom commun de mangeurs de fourmis; que ces trois espèces sont le tamanoir, le tamandua et le fourmilier; que la quatrième espèce, donnée sous le nom de fourmilier aux Iongués oreilles par M. Brisson, est douteuse aussi bien que les autres espèces indiquées par Seba. Nous avons vu le tamanoir et le lourmilier ; nous en avons les dépouilles au Cabinet du roi : ces espèces sont certainement très-différentes l'une de l'autre , et telles que nous les avons décrites; mais noas n'avons pas vu le tamandua, et nous n'en parlons que d'après Pison et Marcgrave , qui sont les seuls auteurs qu'on puisse consulter sur cet animal , puisque tous les autres n'ont fait que les copier.

Le tamandua fait, pour ainsi dire, la moyenne proportionnelle entre le tamanoir et le fourmilier pour la grandeur du corps : il a , comme le tamanoir, le museau fort allonp[éet quatre doigts aux pieds de devant; mais il , a , comme le fourmilier, la queue dégarnie de poil à l'extrémité, par laquelle il se suspend aux branches des arbres. I<e ' fourmilier a aussi la même habitude. Dans cette situation ils balancent leur corps , approchent leur museau des trous et des creux d'arbres ; ils y insinuent leur longue langue et la retirent ensuite brusquement pour avaler les insectes qu'elle a ramassés.

Au reste ces trois animaux, qui différent si fort par la grandeur et par les proportions du corps, ont néanmoins beaucoup de choses communes , tant par la conformation que pour les habitudes naturelles : tous trois se nourrissent de fourmis et plongent aussi leur langue dans le miel et dans les autres substances liquides ou visqueuses : fis ramassent assez promptement les miettes de pain et les petits morceaux de viande hachée : on léi apprivoise et ou les élève aisément; ibsou-

*'li4riiéttf' 1<mg2ti>iiipt'li frlvilli«i*'éB'tBHte fUmn pov rien aon lémoignaee; ear on '^dtfrkttrirë ^ fli^ Il •IMi)«tit''pw tovoé k'|à[|iiéir bonÉliie cfiî a ▼««rtiip île ftottBèhBipéraBte '^ë^i^b' pVèrrtietir «W^biUinM , il ev Mamébe '^àts tlxaê et dartod^ <èiiiwi!rt» ièat «emtila- '^«Mtî -pÈt^é nui t>âto0 jtar ieb inniRi ; lik blés à ceux dtf PiwnsiiieittMe&Imnsl^.aTéir 'ttmiftetft'ofdîiHiif^Bieiltip^iMlAiitleijlNiiV^ !'^^ ^^ tamandius. AiicibvdeslaiitjBiira^ qui ''^hstn^ot deflîëo peinant i}aiBiritt|U:iiriir> '^ ont- écrit mut les pnMkieii(insf>dB:if:Aifiri<|iie " cKeiit si iMhl 4u*ttb lM>iiiitris ftm fes^iUuMiàe • et de l'Asie n'a pamidei «Émàndbuls; «t fta

* fiieff^^t à Iréoi*^ àstnk vàXkn'^èoBUtëÊi, * contraire, tons les voyyi'A uiiutim. tons

* Les Mnivè^ fnttttgMlt letir'cbairv qiiicspen- ' les bistoriens • dé f Jlan«il|«d cd. fioat: * mân- ''=âafit e$t d*(m Ifès^-màUflHS fjiAu < '< » < i •• ^ tiotf précise ) de Ler^liidfjfiaA, -fe^B^ d'Ab- ' ' On prMdroic êéUAti te tswianoir «pour iin bevfile , MalTéo, Kabenj • Niriieadicjrgv ^

grand renard , «t c'est pay «tttrftiso» que M. de la OkbdahniiK^ >sfMèofdentià-dôre aîec

* qnHrfftes VAViigeiins I^HM appelé hrjMtW teii^ «' Pisén, larrère^ etc., que ce sont. des aniricatrr r 1^ ^t asset f«ri poov^^s défendre d^an ^ niattx naiureb? -mi, péy J «iifinb dir 4' AroêriïgMscbieH et mèine d^un jiiguâr^ Lo»^u'il '* que. Ainsi nmis^lie di»ioh*:pa8''qiie Drs-

'- en i*st aliâqtté , il se te d'abMd dtboot; tt, marcbais et KtiOew^ve saiedt traanpés ; ei '"côbitte Ponri/tt'se- défend 0vec iesfliiaifs, * nous croyons pouvoir assuMr-.de noBveau ''dont les on^s «dntiDeciHrkrs'^'eiisiliteil ' que ces trois -«ipèaas'^^anlmÉnKt s'existent ''se cortchesnrledo^ponrMStttfvirdeb'pieds pas dans Fanden «OAtiDeMu- '''V:tMnmc4e!sniainsv«tdans«Mté'Ml^smon il ' * t •

'estpivsqtteitt.vinHWe, «rcetaibafi^ipitBâtré- •' - >*»'.•'

" •mén* jrts^n^la dernière' ewrémii*'; «t même ' .*«r A^ 7Vw«^o<<v , ...

■'fet'sattit afifirïb'*Tiiort'son'eiinmniyi>Ti»le ^ - ' . ... ... , t.. , -

"ildié qttf'ttrès-longf-iètnpë a^nès ril résiste c ^Nous «VlMis<dlsiaiéL^la<]fi^nida iina-

^ ' j)ft 1^ q^'nnr ^iitii«» ab conwMit , MMe' qa'fl«st ~ nob* ou" giaiidifsiAflnilii^;) ' fauiisv • comme !<■

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'" ' 'Le''thfn(hK>îr;'1elbnlanditd'<t4€(>iÎHit>bii-' qui a été fait nirTi^ niiili iiimjyjiL i '' irér son rdeS' aftifil)^" il&tikt-eki atbi èiiibats bi Guiane, bien empaillé, à M.' Mau- '" fes plffit'dlàudi^^le rAni6Hquevi4fiBNMlire'> duit, floolewf i» i9éM»e,«^rd99t ^cabi- '" )iu"BfésiI, à Ib '^ttiaufe ^ «tt pBystderAifia- ••}B«l;n6 '«eolienl' qu«/idèsr>qb€iKSi9f^r|]^)^u- ^< tortesv èrK On 'ne lestM^qv^^poinrfeisiCa- ses, par les taMMiiqiie709t»l¥lbili)jiM$)raiis(e ' tiadé , ni dtins les awn» cMm^ftiMM du Mpmtid.dff .vceileilIie.tÉteil fft^i'Âl^f'îiide pici *' INbnvMH'Mond^-, on wedodidowe^pasî les .>nnev el'd6(|BaiBfiQÉiPt(efi«iijmi||t.e^ k»oi- '' -i^rëufeè dans l^^nt^en contii]0ntb't!d|len- • -«seavf dfiiiSfktmeilkwtrélgttifMIffsiililet.fQiioi '^^ dlmf Kolbe et TII»smia^liiii$'««M «crllKiu'il <r>qnri ks tamanoir. iqiMMiQiiPiMofiQqn^. ici soit y avait de ces aninvanx «n Afrlquir; mais il .]véciséaM9ntdela;ili^niQflBfècof^fli^cfiiû4o^ | ' TPie pArétt qu'ils xsûK cUofoiMkf to'pifogolin • -inoas vliiendd<f)arieryqit «l'QpvptA^ninoiiis ou hézârd édAillecR- avec^<n<is IsiirmiKers. m/ila k.'.m«scaufphM court, \^ distance de C'est peut-êtfiï dliprèH'nn pafisagte de Marc- * vaàXk i'oooiUe .ph<s*!p«lite>,. ilQ»>|)ifi4» plus ^grate, (Aï il est dit: Tamandua-gtmem Bra^ •' oo^tts; ce«s dû clewiaiitu^oiH 411? qwtre ' . sHiensihHi , Congertiibns - ( ndi ^ f¥^<fuenâ ongles , les doiut du taiiw tmrf i»nds3 1^ «rf ) itYHbidtrWiVftM, <fM ^Koibe et-Deanar- daix de càté foit' j>etits<, cimitoqfles aiu chais sont tombés dans celte erreur; et en pieds dcf derpièmt.et)tQUS'0eftM>9gl^ Ji^ir^ effet, si Mftregraîte «ntend par Congensihtu^ Le -museail jnsqtt'auKr.oiieiUefiiCst çovvcit les naturels de Congo , il aura dit le premier ■ cVuit poil brun- fort icoqrfi; |)riM 4«^ on|i!l<^ qde te ItfiHiiioS^ se troirvoic en AlH(|ue ; ce le poil .oommnice à idew^iMi! >i4lvif grand ; i' ^^ifi^cependant iNc été èm^mé par «ncon a dciw pouetfs fit'denÂdf) longu^iHvsur b jftulre témoitt'digne de foi: ]llat>rgnr«ir lui*- oàtés cbi corpsi) IL ^ nid^ aq^ JQQAkCfier. " "Àèitfe fi^bil tièftainement piM'Vu cet ani- ^■meoehiiduaakiglicwjiiifestfiiétéi^poil^ i * ' ''*'im\ tfA Afrique , puisqu'il avone ifn'cn' Amé- d'un'bnm .foncé et^faulpefl-d'uDHblw^ ^1<'- ]

' -riqufi inème il tif^en a vu- que lesdépoUilles. Ja bBaadcnoitlfridu«Drmfii'»ipi»i4|^dc)|i«tites ' ' VestnaHâi&i^ enpaHe assez vagtienietit ;'il dit' tachesNklanofaeB déoidefisfet >qiti{ li^.ba^deQt, '" ' èSiÀnlémebt qu'on troirre ee^i ankn*! en' JCMqme* dans 4^MiAn&<ltapwioip*cl^luiKi a ' ' Ariiqnré^tnme> en Amérk^; iliai^ iinV. trois ipieds>oilzeipom»st^j|»li^]fVMie^€ est- - ''foMéha«^ittlë-'cir06Usta!ice qui'ptis^frou^ ■ '.àf4iie>traifl{pDn<bsid6/phKStfp«e^3preniier. * .HItÉ' Ite'fiiin ^ Ir IVgfifrd tfo K[olbe,4Mm%on»^ iTnécitiÉs auires dimrosiomr^iv ^^t^tiA-.-

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lAngiiew (1« l'ergot wteffiie. . » «.i; 6 , M. de Lo JJorde eu. 4ftîine iwp.dç^^p-

LoBgaBnf de>c» mène «ij^Qt « ■^- . i tijoQ.atiëtamMfuD qitiê j^ n'ai pfi» cru devçir

* *-> «m origine».'^ -'- * •» • 4 ^|wdiHer ici , powr ji4 laisser les orémifie^àe

Loogùeur^eTcffgot^iuivwit^^^. » i. p 8 «,tettwia<|Wttm«,|>arôû avoir fait avec soin.

Sa largeur à stftiorigiae...., ».».,' «..j »..;, 5 .^ «Mtwwwoir^^iWtiweM-deUilJorde,

Longueur du troisième ergot. . - a 3 n'ac^iert -son «JçmisMweftt ,eftiier flv W

Sa largeur à son origine.... . . • - 6 . qûBti^^n»J II .n« r^fâr» q**P jMC I(» wi-

Longueur de l^e1féot ^3^™ir . . » » 5 . „iim. «A .latprèQiiÀre» yc^J^br^. qw jpinï A^i fiou

Sa largeur à son origine ». 3 .i »Yeilaitét«.la.ir*eliéewwtèn9-fï5^Tart ^wjjje;

iiODgiteupdfilpid de4»nmm^ ^..,r 3 9 .'«ais leUe.ae lïétvéeU) loutià (coiqjn,. et,içj||ne

Longi]tm^d«ilef|^4iiAf«)i<lHH.» *". f^M.t 7 i- 4teicpndiiM' qui.SftiConlUHiii^jjasqi^^aux.jùri-

IiargcinàlanirMrigtBe^ik'^.kriK^im I ti.p 3 ;,i{9og)qi|eil0rfy)t6,drila(^te«J[),.^*aa«icfipcon- (/ i/* £ •>{-.„„,,'•• w.i-i wiK.).» jii 'iduH /de fal'lffaii^é^^i/^rje. à ,ia,gu^ujiç,( et

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-lâiteina9QiiTine><9no*Mrdt:rq)i^ parjè nnoyea .de ià IftoguAy kqu^lle, est^^i^duitft d>ine hmoms i^ûqucRisek et.glujint^, a,yec,{9C|i|ene il prend <l«s inftfQte^ lU dis^t antique •aa^aif n^t 4>otf4 maii\'ai^ 4 jb^WS^i^

difïkile de te»iMS0MM|er i «ouprt do-b^on. D9ÀiÂ'1es"bois''éa;le5 ti|e «ànooupsde .Àsil. lU aysoht'pàsifort 6oiiitniiiiB> quoique les cbMns' fefti^ent ^ ilet' ckauer»

«^me t|iMttioir9»^it'de ses grande» (griffés potir«léehif«r1e6Ttiehes de péu»de]bois t[\i^ s^trOQ^em p«f(0»t-«9* lee anfares,: sur tesquek -^ (^riikvpe fàoîlêmcntl II faut pren^ *étt 'gar^ ! d^appreièher ■ oei • animal 4o 'trop tit^s<;'«titi>Mk gnffies'fbnt des blessuvesrpro* ïtfUéeêi it* de' défend oièrareavtc avantage cotitr^ ' i|ei< attiinaviti;) ' les ^ '(>liift férana . die ce cOMitietlt^ tels'qiie les'jagaart, 0Qii(^uaM^etc.; il dM déefati* a^^ ^^ '|;riffe*) 'àmA les. tnus-

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S58 ANIMAUX

ili^rét. L'oretOe est ronde et bordée de gruuls pefib noin par dcsmt. Le corps eiitkr nUique treiae poooes > depuis k bout du HCC jusqa^à- l'origine de la queue» et diii

rioes foibles de brateur. Le peil de dessus dos est long de quinze lignes; celui du Tcntiè, qui est d'un blanc sale, est de la mèine longueur. La queue n\ que sept po»ces et demi de Ipngweur^ couverte partout de longs poib fauves, avec des bandes ou dcsanufiau». d'une teiolelégèreioeiU noirAUne. Il n'y a, dans toute cette description, que deux caractères qui ne s'accordent pas avec celle que Marcgrave nous a donnée du tamandua. Le premier est la queue , qui est partout garnie de poils , au lieu que celui de Marcgrave a la queue nue à son extrémité ; le second c'e^ qu'il y a cinq doigts aux. pieds de devant dans notre tamandua , et que celui de Marcgrave n'en avoit que quatre : mais du reste tout convient assez pwir qu'on puisse croire que l'animal dont neus donnona ici la figure est au moins une vtfiélé de l'espèce du tamandua, s'il n'est pv précisément de la même espèce.

.M. de La Borde semble Tindiquer, dans tes observations, sous le nom de petit ta" manoir,

«lia, dihil, le poil blanchâtre» long d'environ deux ponces. U peut pe«er un peu plus de soixante livres. Il n'a point de dents, mais il ■ aussi des griffes fort longues. Il ne mange que le jour , comme l'autre , et ne &it qu'un petit ; il vit aussi de même et se tient dans les grands bois. Sa chair est bonne à manger; mais on le trouve plus rarement que le grand tamanoir. »

Jfaurois bien désiré qu'il m'eikt envoyé des indications plus précises et plus dé» taiUées, qui auroient fixé nos incertitudes au sujet de cette espèce d'animal.

Sur U Pourmilier.

Voici ce que m'écrit en même temps M* de La Borde sur le petit fourmilier, dont nous avons donné la figure.

« Il a le poil roux , luisant , un peu doré, se nourrit de fourmis , tire sa langue , qui est fort longue et fiîite comme un ver , et les fourmis s'y attachent. Cet animal n'est guère plus grand qu'un écureuil. Il n'est pas difficile à prendre ; il marche assez lentement, s*attache , comme les paresseux , sur un bâton qu'on lui présente , dont il ne cherche pas à se détourner, et on le porte ainsi attaché où l'on veut. Il n'a aucun cri. On en trouve souvent d'accrochés à des branches

SAUVAGES

par leurs griffes. Us ne font qu'un petit dans des creux d'arbre, sur des feuilles qu'ils charrient sur le dos. Ds ne mangent que la nuiL Leurs griffes sont dangereuses, et il les serrent si fort qu'on ne peut pas leur faire lécher prise. Ils nesont pas rares, laais difficiles à apercevoir sur les arbres. »

M. Vosmaër a fait une critique assez mal fondée de ce que j'ai dit 9*1 suje& 4ea fourmiliers.

« Je dois remarquer, dit-il, contre le sentiment de M. de Buffon, que l'anuée passée M. Tulbach a envoyé un animal sous le nom de porc de terre qui est le mjrrmécophage de Linnœus; en sorte que Desmarchais et Kolbe ont raison de dire que cet animal se trouve en Afrique aussi bien qu'en Amérique. A juger de celui-ci , qui a été envoyé dans Tesprii-de-vin, paroissant être tout nouvellement né, et ayant déjà la grandeur d'un bon cochon de lait , l'animal parfait doit être d'une taille fort considérable. Voici les principales différences auiaut qu'on peut les reconnoltre à cet animal si jeune :

«Le groin est à son extrémité un peu gros , rond et aussi comme écrasé en dessus. Les oreiUes sont fort grande», longues , minces , pointues el pendantes. Les pieds de devant ont quatre doigts; le premier et le troisième d'une longueur égale, le second un peu plus long , et le quatrième ou l'extérieiu: un peu plus court que le troisième. Leurs quatre onglets sont fort longs, peu crochus , pointus , et à peu près d'une e^ale grandeur. Les pieds de derrière ont cinq doigts, dont les trois intermédiaires sont presque également longs, et les deux ex^rieurs beaucoup plus courts; les onglets en sont moins grands , et les deux extérieurs les plus petits. Sa queue, sans être fort longue, est grosse et se termine en pointe. Les deux myrmécophages de Seba sont certainement les mêmes , et ne différent eutre eux que par la couleur. La %ure en est fort bonne. C'est une espèce particulière, tout-à-fait différente du tamandua-^uacu de Marcgrave , ou tanunoir de M. de Buffon. »

On croiroit , après la lecture de oe pa&< sage, que je me suis trompé au sujet de cet animal donné par Seba. Cependant j'ai dit précisément ce que dit ici M. Vosmaër.

Voici comme je me suis exprimé ; L'animal ifuû Seba désigne par U nom de tamandua myrméeophage (l'Amérique, tome /, page 60, et dont tldonne la figure, piancJie 37 , n° 2, ne peut te rapporter. à aucun des trois dont il est ici question. Or les trois animaux d'Amérique dont j'ai parié «ont le

LE FOUKMILIER.

tmumoir, le tamandua et le petit fourmilier ; donc tout ce que dit ici M. Yosroaér ne fait rien contre ce que j*ai avancé, puisque ce que j*ai avance se réduit à ce que le tamanoir, le tamandua , et le founnilier , ne se trouvent qu'en Amérique, et non dans l'ancien coniinent. Gela est si positif, ^ue M: Yosœaër ne peut rien y opposer. Si le

myrmécopbage de Seba (planche 3^ f fig. a) se trouve en Afrique, celaprcwive seulemeM que Seba s'est trompé en l'appelant myrmÂcophage d'Amérique; mais cela ne prouw rien contre ce que j'ai avancé ; et je persiste, avec toute raison , à soutenir que le tama* noir, le tamandua, et le fourmilier, ne se trouvent qu'en Amérique et point en Afrique.

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