‹ Œuvres complètes de Buffon avec les supplémens (volume 2)Chapitre 33 sur 146 · LE LOUP DU MEXIQUE · texte numérisé non relu

LE LOUP DU MEXIQUE

Comme le loup est originaire des pays froids , il a passe par les terres du Nord , et se trouve également dans les deux continens. Nous avons parlé des loups noirs et des loups gris de l'Amérique septentrionale : il paraît que cette espèce s'est répandue jusqu'à la Nouvelle-Espagne et au Mexique, CI que . dnns ce dimal plus chaud , elle a

lE LOUP.

•ubi des Tartétés, sans cependant avoir changé ni de nature ni de naturel; car ce loup du Mexique a la même figure, les mêmes appétits, et les mêmes habitudes que le loup d'Europe ou le loup de FAmérique septentrionale, et tous paroissent être d'une seule et même espèce. Le loup du Mexique, ou pluiôi de la Nouvelle-Espagne, où ou le trouve bien plus conununément qu'au Mexique , a cinq doigts aux pieds de devant, quatre à ceux de derrière, les oreilles longues et droites, et les yeux étincelans comme nos loups : mais il a la tète un peu plus grosse , le cou plus épais et la

a lieue moins velue ; au dessus de la gueule a quelaues piquans aussi gros, mais moins roides que ceux du hérisson. Sur un fond de poil gris , son corps est marqué de quelques taches jaunes ; la téie , de la même couleur que le corps , est traversée de raies brunes , et le front est taché de (auve ; les oreilles sont grises comme la tète et le corps; il y a une longue tache fauve sur le

cou, une seconde tache semblable sur la

Soitrine , et une troisième sur le venire ; les ancs sont marqués de bandes transversales depuis le dos jusqu'au ventre; la queue est gi'ise et marquée d'une tache fauve dans son milieu ; les jambes sont rayées de haut en bas de gris et de brun. Ce loup est, comme l'on voit, le plus beau des loups, et sa fourrure doit être recherchée par la variété des couleurs : mais , au reste , rien n'indioue qu'il soit d'une espèce différente des noires, qui varient du gris au blanc, du blanc au noir, et au mêlé, sans pour cela changer d'espèce; et l'on voit, par le témoignage de Feruandez , que ces loups de la Nouvelle-Espagne, dont nous venons de donner la description d'après Reocfai et Fabri, varient comme le loup d'Europe, puisque, dans ce pays même, ils ne sont pas tous marqués comme nous venons de le dire , et qu'A s'en trouve qui sont de cou * leur uniforme et même tout blancs.

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