OU RAT D'EAU DE STRASBOURG
Ji donne ici bi figure d'une espèce de rat d'eau qui m*a été envoyé de Strasbourg par M. Hermann, le 8 octobre 1776.
« Ce petit animal, m'écrivit-il , a échappé à vos recherches, et je Tavois pris moimême pour le rat d'eau commun ; cependant il en diffère par quelques caractèf-es. Il est plus p<>tit; il a la queue, le poil et les oreilles diflferens de ceux du rat d*eau. On le connoit autour de Sirasboiirg sous le nom de xchttman. L'espèce en est assez commune dau.^ les jardins et les prés qui sont proche d»! l'eau. Cet animal nage et plonge fort bien; on en trouve assez souvent dans les nasses de» pécheurs, et ils font autant de dégâts dans les terrains cultivés. Ils creusent la terre, et il y a quelques années que, dans une de nos promenades publiques, appelée le Contade, hors de la ville, un homme qui fait métier de prendre les hamsters en a pris un bon nombre dans les mêmes pièges. »
Par ces indications et par la description que nous allons donner de ce pi'tit animal , il me paroit certain qu'il est d'une espèce différente, quoique voisine de celle de notre rat d'«ec-, mais que ses habitudes naturelles sont à peu près les mêmes. Au reste, l'individu que M. Hermann a eu la bonté de nous envoyer pour le Cabinet y a été placé , et il est très-bien conservé. Il ne ressemble en effet à aucun des rats dout nous avons donné les figures , qui tous ont les oreilles assez grandes; celui-ci les a presque aussi
courtes que la taupe, et elles sont cachées sous le |K>il, qui est fort long. Plusieurs rats ont aussi la queue couverte de petites écailles, taudis que celui-ci Ta couverte de poil comme le rat d'eau.
La longtieiir du corps entitf, depuis l'extrémité du nez jusqu'à l'origine de la queue, est de six pouces : Ta queue est longue de deux pouces trois lignes ; mais il nous a paru que les dernièras vertèbres y mauqueut , en sorte que , dans letat de nature , elle peut avoir deux pouces neuf lignes. La couleur du poil est en général d'un brun noirâtre, mêlé de gris et de fauve , parce que te poil, qui a quinze lignes de longueur, est d'un noir gris à la racine, et fauve à son extrémité. La tète est plus courte et le museau plus épais que dans le rat domestique, et elle approche par la forme de la tète du rat d'eau; les yeux sont petits; l'ouverture de la bouche est bordée d'un poil blanc et court; les moustaches, dont les plus grauds poils ont treize lignes de longueur, sont noires ; le dessous du ventre est d'un gris de souris. Les jambes sont courtes et couvertes d'un |)etit poil noirâtre, ainsi que les pieds, qui sont fort petits: il y a, comme dans plusieurs rats, quatre doigts aux pieds de devant, et cinq à ceux de derrière; les ongles sont blancs et uu peu courl)és en gouttière;», ba queue est couverte de petits poils bruQS et cendrés, mais moins fournis qua sur U queue d'un rat d'eau.
ILE SCHEIEMAN Ordre tfVw Ronceiirs. Genre Bat. /Oder/
IL ' KCTCIRIBILTIL, C0MM11K Ordre dfd- ll»n»ceur3. érfl/'C.Kovireiiil
L'ECDREUIL,
L'iauRiiili. Gsl un joli pclil animal qui n'ear qu'à demi sauva^, el qui, paria gentillesie , par M docilité, par l'innocence mèniK de tei ouxurs, mérileroil d'Élre épargné ; il n'est ni Carnassier ni nuisible, quoi-
nnurrilure ordinaire sont des fniils', des amandes, des noisettes, de la faine el du glaud. Il est propre, leste, vif, (rès-elerle, Irès^veilté, Irés-induslrieiix; il a les ^eux. pleins de feu, la phjsionomie fine, le corps nerïeut, les membre» très-dispos : sa jolie figuie esl encore rehaussée, [Ui-éo par une belle queue en forme de panaclie, qu'il relève jusque dessus sa tfte, el sous laquelle il se met à l'umbre ; le dessous de son corps est garni d'un appareil loul aussi reniarquûMe, el qui annonce de grandes Tacultés pour t'eiercice de la génération. Il est, pour ainsi dire, mains quadnij ' '
in£f»nieaieineDt iju'il Tait entendre tou les fois qu'on rimle. Il est trop léger p.
npo,
iremcnt j>ar petit»
uelqiiefois par bondi; li a les oniutusetles
1 hêtre daut
, pendant te*
bout, et se sert de ses pieds
comme d'une main, pour porter à sa banclie.
t'oura en l'air; il ap|>rocbe des oiseaux par sa égèreté; il demeure, comme eux, sur la cime di'S arbres, parcourt les forêts en sautant de l'un à l'autre, j fait aussi sou nid-, cueille les graines, boit la rosée, et ne descend à lerre que quand les arbies sont agités par la violence des venis. On ne le retrouve point dans les champs, dans les lieux découverts, dans les pop de plaine; il n'approclie jamais des haliitations ; il ne reste point dans les taillis, mais dans les bois de hauteur, sur les vieux arbres des plus belles fuldes. Il craint l'eau pli 'b terre, et l'on assure que , loi passer, il se sert d'une ecoi'ce [ et de sa queue pour voile et poiu' gouvernail. Il ne s'engourdit pas comme le loir pendant rbiver; il esl en tout lemp Irès-éveillé; et pour peu que l'on touche sur lequel il repose, il .
bauge, fuit sur un autre a à l'abri d'une branche. H
<ju il grimpe en un insLant sui re'corce esl fort lisse.
On eu'end les écureuils belles nuits d'été, crier en ci arbres les uns après les autres : ils semblent craindre l'ardeur du soleil; ils demeurent pendant le jour à l'abri dans leur domicile , dont ils sortent le soir pour s'exercer, jouer, faire l'amour el manger. Ce domicile est propre, chaud, et impénétrable ï la pluie: c'est ordinairement sur l'enfourcliure d'un arbre qu'ils l'établissent; ils commencent par transporter des bûchettes qu'ils mêlent, qu'ils entrelacent av^ de la mousse; ils U serrent ensuite; ils la Toulent, et donnent assez de capacité et de solidité à leur ouvrage pour j être à l'aise el en sûreté avec leurs petits ; il n'y a qu'une ouverture vers le haut, juste, étroite, el qui sufQt ji peine pour passer; au deisu» de l'ouierlure est une espèce de couvert en cône qui met le tout à l'abi'i, el fait que ta pluie s'écoula par les côtés el ne pénèti'e pas. Ils produi- "ïenl ordinairement trois ou quatre pelits; ils entrent en amour au printemps, et mettent
bas a- —'- -■- — - -
de
tombe. Ils
re que , lorsqu'il faut la
muent au sortir de l'biver; le I est plus roux que celui qui ! peignent , ils se polissenl avec les dents; ils sont propres, ils n'ont aucune mauvaise odeur; leur cbairest assez bonne à manger. Le poil de la queue sert à faire des pinceaux ; mais leur peau ne fait pas une bonne fourrure.
Il T a beaucoup d'espèces voisines de celle
uil, f
peu de ■
ne; il s'en trouve quelques-ui
(hiver il sa provision ; il les i la neige, qu'il détourne ei voix éclatante, et^lus pei celle de la fouine; il a déplus à bouche fermée , un petit grognement, de
votans, qui sonl bien dilTérens dei , l'écureuil blond de Combaie, qui est itit, el qui^a la queue semblable à :uil d'Europe; celui de Madagascar, [