‹ Œuvres complètes de Buffon avec les supplémensChapitre 114 sur 161 · I. JBxtrait 4'ttJte U^tre de M. ie Morveau \ ès SufÀMn · texte numérisé non relu

I. JBxtrait 4'ttJte U^tre de M. ie Morveau \ ès SufÀMn

A. te ooâtè bN 17791

ea date ék ié Mveflè-

dinaire, sont ttnu nouvelle preuve de l'oiigiac: de CCS Bémas cfaaiiMHis (|u'ob ne peut rap* porter qu'aux végétaux. On rencontre particulièrement de ces amas pu coudées de bois fossile à Uohen et Stockhausen, dflns le pays de Nassau ; à Siatfeld , près de Heiligfinbron, dans le pays de DiUembourg ei^ AUemague, dans la VéléravJe, etc. Il y 09 a aussi en Franee, et on a découvert uMf de ces forêts souterraines entre Bourg en- Bresse et Lons-le-Saulnier. Mais ce n'esl pas seulement dans quelques contrées particu* lières qu'on rencontre ces bob fossiles; ou en trouve dans la plupart des terrains qu2 renfermeiit dès cjiarbons de terre, et en une infinité d'autres endroits. Ces bois fossilea oift beaucoup de rapports avee les ehaHbons de terre par leur couleur , par leur disposition en couches , par les terres qui eu séh parent les différons Uts , par les sels qu'oa en retire , etc. ; mais ils en diffèrent par des caarctères essentiels : le peu de bitume qu'ils contiennent est moios gras que celui des charbons ; leur substance végétale el les nui'* tières terreuses qu'ils renferment n'ont près* que point été altérées par cette petite quantité de bitume ; et enfin ces bois fossiles se rencontrent communément plus près de la surface du terrain que les charbons de terre, dont la première organisation a été souvent plus détruite , et dont les huiles ont toutes été c uii f cr t i es en bitume.

Les bancs de schiste, d*argile, ou de grès, qui renferment et recouvrent les mines de charbons de terre , sont souvent recouverts eux-mêmes, dans les environs des anciens volcans , par des couches de laves qui ne sont quelquefois séparées des charbons que |Mur une petite épaisseur de terre, M. Faujas a fait cette obsetTation auprès du Puy< fii^-Vélay, auprès de Gensac-en-Vivarais, h JAlassarse dans le Nivernais, dans plusieurs endroits de TÉcosse, et particulièremeot dans ies mines de Glaseow, et dans celtes qui apr ftartienaent au lord Dundonal. Ces laves ne MU veut avoir coulé sur oes couches de (irions qu'après ia lormation de ces cbq;rbon^ «t leur recouvremeot par la terre, qui, leur •seirvaùt de toit , jes a ^réservés de l'inflam* jsMtioa qu'aurait proaiùte l^s contact de la lave e» fusion.

Nous avons présenté l'ènumération d^ toutes les couches de charbons de terre de •la maniaipe de Saûu-GiUes au pays de iM^ avec les résultats que nous a toiiroîs la eoa^- Atiii^oit de ces coucbes; upus doimons iuissi . dans la note d-dessoiit, îétai des euuuiei

MmÉaMTT.

de terre et de dmrfMns du poiti de Gaugli* l^^ane , situé à une lieue de la Severne en ▲ngteterre '. En eonpeiwit également les

t» Épùsseur Jts couches de terre du puits de Ccw ,gMejr-lane, situé à une iieue de Im Severne,

Sable orctinaire t

Oravicroa 8ab]« plus gros.* a

Argile ruage. •....« o

KÀrra ealcaire. ••.. 4

Marne bleue et ronge 3

Argile dore , btcoitre , qui se durcit

à la superficie e

Argile d'un bien pâle ou gris de fer. x

Aj^ile grise $

CfaariMMi sulfureux de mauTaise

odeur o

Argile d'un gris brun 3

lo»er avec bitume brun nâé de

▼eines Uaucbes. 6

Argile rouge fort dure 6

Rocber noir et gris 5

Argile noire , ronge » et bfene mêlée. 7 Redier gris avec pierres de mine de

fer dans \w interstioes. x3

MaiiTais charbon o

Argile blanchâtre unie qui couvre le

meilleur charbon t

te meilirnr charbon (^ei i>4wa/) . . . . a ftecher qui fait le mur de la reine de

charbon o

Charbon dont on fait le coak pour

fondre la raine de fer. o

Argile blanebe, couverte par le ebar-

tbott a

Banc de glaire brune et noire on se

triutve 1» mine de fer , a

pouc.

xa o

eouches de ettte flilnede Caughley-lane, nom trouverons, ainsi que nous l'avions déjà conclu de la position et de la nature des couches du pays de Liège, que répaisseur de»

couches de charbon n'est pas relative à la profondeur où elles gisent , et nous verrons aussi que Ténaisseur plus ou moins grande des matières étrangères interposées entre les couches de charbon n'influe pas sur Tépaisseur de ces couches.

Et à Pégard de la bonne ou mauvaise qualité des charbons , on remarquera , dans ces deux grands exemples , que celui qui est situé le pins profondément n'est pas le meilleur de tous ; ce qui prouve qu'un séjour plus ou moins long dans le sein de la terre ne peut influer sur la nature du charboo qu'autant qu'il donne aux acides plus de temps pour convertir en bitume les huiles des végétaux enfouis ; et tous les autres résultats que nous avons tirés de la nature et de la position des couches de la montagne de Saint-Gilles se trouvent coofîrmés par la comparaison des couches de Caughley-lane.

{Add, Bujf.)

verges, pouc Pierre dore sous la mine de fer. . . . o iS

Couche d'argile dure qui couvre la

mine o

Charbon dnr, luisant , mêlé de silex

^ fait feu avec l'acier t

Total oimksal

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DU BITUME

QtTOiQVB les bitumes se présentent sons différentes formes, ou plutôt dans des états différens . tant par leiu* consistance que par les couleurs, ils n'ont cependant qu'une seule et même origine primitive , mais ensuite modifiée par des causes secondaires :

le naphte, le pétrole, l'asphalte, la poix de montapne, le succin, 1 ambre gris, le jayet , le charbon de terre ; tous les bitumes, en un mot , proviennent originairement des liuiles animales ou végétales altérées par le mélange des acides : mais quoique le soufre provienne aussi des substances organisées , on ne doit pas le mettre au nombre des bitumes , parce qu'il ne contient point d'huile, et qu'il n'est composé que du feu fixe de ees mêmes substances combiné avec l'adde ▼itrioKque.

Xes matières bhuminetises sonioa sofidet

comme le suocio et le jayet, ou liquides eomme le pétrole et le naphte , ou 'viaqueu* ses , c'est-à-diro d'une consistance moyenne entre le solide et le liquide, 4»mnie Tasphalte et la poix de montagne : les autres substances plus dures , telles que les schistes bitumineux , les charbons de torre , ne sont que des terres végétales ou limoneuses plus ou moins imprégnées de bitume.

- Le naphte est le bitume liquide le plus coulant , le plus léger, le plus transparent, et le plus inflammable. Le pétrole , quoique liquide et eoulant, est ordinairement coloré «t moins limpide que le naphte. Ces deux bitumes ne se dnroissent ni ne se coagulent à l'air ; ce sont les huiles les plus ténues et les plus volatiles du bitume. L'asphalte,

3ue l'on recueille sur l'eau ou dans le sein e la terre» »t gras et visqueux dans os

DU BITUMÉ

premier état ; mais bientôt il prend à Tair un certain degré de consistance et de solidité. Il en est de même de la poix de montagne, qui né diffère de Tasphalte qu'en ce qu'elle est plus noire et moins tenace.

Le succin, qu'on appelle aussi karabé 9 et plus communément ambre jaune, a d'abord été liquide , et a pris sa consistance à l'air et même à la surface des eaux et dans le sein de la terre : le plus beau succin est transparent et de couleur d'or; mais il y en a de plus ou moins opaque, et de toutes 10^ nuances de couleur du blanc au jaune et jusqu'au brun noirâtre : il renferme souvent de petits débris de végétaux et des insectes terrestres, dont la forme est parfaitement conservée ' ; il est élecUrique comme la résine végétale , et par lanalyse cbimiqne on reconnoit qu'il ne contient d'autres matières solides qu'une petite quantité de fer , et qu'il est presque uniquement composé d'huile et d'acide *. Et comme Ton sait d'aiileurs qu^aucune substance purement minérale ne contient d'huile, on ne peut guère douter que le succin ne soit un pur résidu des huiles animales ou végétales saisies et pénétrées par les acides; et c'est peut-être à la petite quantité de fer contenue dans ces huiles qu'il doit sa consistance et ses couleurs plus ou moins jaunes ou brunes.

Le succin se trouve plus fréquemment dans la mer que dans le sein de la terre 3 ,

I. M. Keysler dit qu'on ne voit dans le succin qae des empreintes de Tégétsax et d'animaux terrestres, et jamais de poissons.... Cependant d'autres aotenrs assurent qu'il s'y irouTe quelquefois des poissons et des opufs de poissons. On m'a présenté, cette année 1778, un morceau d'environ deux pouces de diamètre , dans l'intérieur duquel il 7 avoit un petit poisson d'environ on pouce de longueur ; mais comme la tranche de oe morceau de succin étoit un peu entamée , il m'a paru que c'étoit de l'ambre ramolli , danis lequd on a eu l'art de renfermer le petit poisson sans le déformer.

3. De deux livre* de succin entièrement brûlé , M. Boordelin n'a obtenu que dix-huit grains d'une terre brune sans saveur, saline, et contenant un peu de fer.

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