‹ Œuvres complètes de Buffon avec les supplémensChapitre 12 sur 161 · PARTIE HTPOTHÉnQUE · texte numérisé non relu

PARTIE HTPOTHÉnQUE

aH

676 , et que dès lors le prolongement du

lo.

refroidissement par l'accession de cette chaleur du soleil auroit en effet été de 8 ans 3/10 : mais la chaleur envoyée par Jupiter dans le temps de l'incandescence étant à la chaleur propre du satellite • T 70 frf I xaSo, il s'ensuit que la compensation faite par la chaleur du soleil doit être diminuée dans la même raison ; en sorte qu'au lieu d'être a5 a5

676 , elle n'a été que 676 au com-

ia5o i3ao|y|

mencement de cette période, et que cette

compensation , qui auroit été 676 à la fin

^ de cette première période , si l'on ne considéroit que la déperdition de la chaleur propre du satellite , doit être diminuée dai|s la même raison de.64 à 5o , parce que la* chaleur envoyée par Jupiter etoit encore plus grande que la chaleur propre de ce satellite dans cette même raison. Des lors la compensation à la fin de cette première période , aS a5

au lieu d'être 676 , n'a été que 676 . En

ajoutant ces deux termes de compensation x5 a5

676 à 676 du premier et du dernier

x3ao|f| 774

temps de cette première période, où a

^^^^^ 53 ji

^7^ ^^ > J^J ^ environ, qui muli>548^ ï5o548^

tipliés par la i/a, moitié de la sonûne de

tous les termes , donnent * pour la

i5o548 Tj

compensation totale qu'a pu faire la chaleur du soleil pendant cette première période ; et comme la diminution totale de la chaleur est à la compensation totale en même raison que le temps de la période est à celui du prolongement du refroidissement, on aura a5 :

.. ^-« . ^ jjjjg j^Q jours.

af6ai ans

Ainsi le prolongement du refroidissement

par la chaleur du ^leil, an )ieu d'avoir

été de 8 ans 3/io, ^ été que de 4 ans 140

jours.

Et pour évaluer en totalité la compensation qu'a fidte oette^ chaleur du soleil pendant toutes les périodes, on trduvera que

ir

MINÉRAUX. JStTMÛSmrtUM.

(la compensation, dans le temps de Tincan»

descence , ayant été de 576 , sera , à la £4

iSaol- »5

de 3 1/4 périodes , de 676 , puisque ce n'est

qu'après ces 3 1/4 périodes que la -températore de ce satellite sera égale à la température de la terre. Ajoutant donc ces deux

termes de compensation 676 et 676 du

i32o| 5o preoùer et du dernier temps de, ces 3 1/4 34261

périodes , on a 676 ou

,-^ .. 5of

f qui mul-

tipliés par x» i/a , moitié de la somme de tous les termes de la diminution de la chaleur, donnient 7f^ pour la compensation totale, par la chaleur du soleil , pendant les 3 t/i périodes de ai6ai ans chacune; et, comme la diminution totale de la chaleur est i la compensation totale en même raison

3ii« le temps total des périodes est à celui u prolongement du refroidissement, on îiura 45 : ,||f7 :: 70268 1/4 : «7. Ainâ le prolongement total qu'a fait la chaleur du soleil n'a été que ^p 27 ans, qu'il faut ajouter aux 70268 ans 1/4. D'où l'on voit que c'a été dans Tannée 70296 de la formation des planètes, c*est4-dire il y a 4536 ans, que ce quatrième satellite de Jupiter jouhsoif de la même températore dont jouiC aujourd'hui la terre; et, de même, que ce ne sera que dans le double du temps , c'est-àdire dans l'année 140592 de la formation des planètes, que sa température sera refroidie au point ex.irême de 1/25 de la température actuelle de la terre.

Faisons maintenant les mêmes recherches sur les temps respectifs du refroidissement des Satellites de Saturne, et du reft'oidissement de son anneau. Ces satellites sont, à la vérité , si difficiles à voir, que leurs grandeurs relatives ne sont pas bien constatées : mris leurs distances à leur planète principale sont assez bien connues , et il paroit , par les observations des meilleurs astronomes, que le satellite le plus voisin de Saturne est aussi le plus petit de tous; que le second n'est guère plus gros que le premier, le troisième un peu plus grand ; que le qua* trième paroit le plus grand de tous, et qu'enfin- le cmquième paroit tantôt plus grand que le troisièitte et tantôt pins petit : mais Mttlt

variation de grandeur, dwu ce dernier 8a« tellite, n'est probablement qu'une «ppa* rence dépendante de quelques causes particulières qui ne changent pas &a grandeur réelle , qu'on peut regarder comme égale à celle du quatrième, puisqu'on Ta vu quelquefois surpasser le troisième.

Nous supposerons donc que le premier «t le plus petit de œs satellites est gros comme la lune , le second grand comme Mercure , le troisième grand comme Mars, le quatrième et le cinquième grands comme la terre; et, prenant les distances respectivfis de oes satellites à leur planète principale » nous verrons que le premier est environ i 66 mille 900 lieues de distance de Saturne ; le second à 85 mille 45o lieues, ce qui est à peu près la distance de la lune à la terre ; le troisième à lao mille lieues ; le quatrième à 278 mille lieues, et le cinquième à 80S mille lieues, taudis que le satellite le plus éloigné de Jupiter n en est qu'à 398 mille lieues.

Saturne a donc une vitesse de rotation plus grande que celle de Jupiter, puisque , dans l'état de liquéfaction, sa force cenlri- Inge a projeté des parties de sa masse à plus du double de la distance à laquelle la force oentrifuge de Jupiter a projeté celles qui forment son satellite le plus éloigné.

Et ce qui prouve encore qtie cette force oeatrifuge, provenant de la vitesse de rotation, est plus grande dans Saturne que dans Jupiter, c'est l'anneau dont il est environné, et qui, quoique fort mince, suppose uiie projection de matière encore bien plus considérable que celle des cinq satellites pris ensemble. Cet anneau conceutrique à la sui^ fiice de l'équateur de Saturne n'en est éloigné que d'environ 55 mille lieuçs; sa forme est celle d'une zone assez large, un peu courbée sur le plan de sa largeur, qui est d'environ un tiers de diamètre de Saturne, c'est-à-dire de plus de 9 mille lieties : mais cette zone de 9 mille lieues de largeur n'a peut-être pas 100 lieues d'épaisseur ; car, lorsque l'anneau ne nous présente exactement que sa tranche, il ne réfléchit pas assez de lumière pour qu'on puisse l'aperce* voir avec les meilleures lunettes; au lieu qu'on l'aperçoit pour peu qu'il s'iucline ou se redresse, et qu'il découvre en conséquence une petite partie de sa largeur. Or celte largeur, vue de face, étant de 9 mille lieues, ou plus exactement de 9 mille itù lieues, seroit d'environ 4 mille S55 lieues vue sous l'angle de 45 degrés, et par eonsé^ ^ent d'en3»inNi 14Hk lieMf s yih» spvi uo v^

F^TIE HtPOTHJ^IQÙË.

gle dHm étgré d*bbHquité; car on ne peut guèra iffésttfDer qv'il f^dt posâible d*«per^ Toir cet anneau, s'il n'avoit pas au moins un degré d'obliquité, c'est-à-dire s*il ne nous présentoit pas une tranche au moins égale 1 une 90^ partie de sa largeur : d'où je conclus que son épaisseur doit être égale à cette 00* partie qui équivaut à peu près à 100 lieues.

Il est bon de snpputer, avant d*aller phts loin, toutes les dimensions de cet anneau, et de voir quelle est la surface et le volume de la matière qu'il contient.

Sa larçenr est de 9,110 lieues.

Son épaisseor supposée de 100 lieaes.

Son diainMre intérieor de r 91,196 lieaes.

Son diamètre extériear, c'est-à-dire y compris les

épaisseurs, de 191,496 lieues.

Sa circonférence intérieure de m,o^S lieues.

Sa droonférence extérieure de 444t70i lieues. Sa surface eoncare de 4>4&&iao^io3o lieues carrées. Sa surface convexe de 4*^ia,aa6,iio lieues carrées. La surface de répaisseur eu dedans , de 44«4o7,3oo

lienes çarrres.

La surface de répaisseur ea dehors » de 44*470* 100

lieues carrées. 8a surflice totale de S,i8S,6o8,S4o lieues carrées. Sa solidité de 4o4>836,557,ooo lieues cubiques.

Ce qui fait environ trente fois autant de irolume de matière qu'en contient le globe terrestre, dont la solidité n'est que de 12 milliards 365 millions io3 mille 160 lieues cubiques. £t, en comparant la surfiice de l'anneau à la surface de la ten«, on verra que celle-ci n'étant que de a5 millions 772 mille 7ft5 lieues carrées, celle de toutes les faces de l'anneau étant de 8 milliards 5S3 millions 608 mille 540 lieues, elle est par conséquent plus de 217 fois plus grande que celle de I9 terre; en sorte que cet anneau, qui ne paroit être qu'un volume anomal, un assemblage de matière sous une forme bizarre , peut néanmoins être une terre dont la surfiice est plus de 3oo fois plus grande que celle de notre globe, et qui, malgré son grand éloignement du soleil , peut cependant jouir de la même température que la terre.

Car, si Ton veut rechercher l'effet de la chaleur de Saturne et de celle du soleil sur cet anneau , et rvcennoitre les temps de son refroidissement par la déperdition de sa chaleur propre, comme nous l'avons fait pour la lune et pour les satellites de Jupiter, on verra que, n'ayant que 100 lieues d'épaisseur, il se seroit consolidé jusqu'au mi- Heu ou BU centre de oette épaisseur en lox ans i/a environ , si sa densiié étoit égale à telle de la terre ; mais, comme la densité de Sanurae «t otUe de sea tateUitas et de son

anneau, <p» novi BUppoaôna k liiène, ate à la densité de la terre que :: 184 : 1000, il s'ensuit que l'anneau , au lieu de s'ètn$ consolidé jusqu'au rentre de son épaisseur en xoi ana i/a, s'est réellement consolidé en 18 ans i7/a5 : et de même on verra que cet anneau aurait dû se refroidir au point de pouvoir le loucher en 11 83 ans -^^ ai «a aensité éteit égale à celle de la terre ; mais, comme elle n'est que 184 au Ueu de xooo, le temps du refroidissement, au lieu d'être de z i83 ans <^, n'a été que de 2x7 ans r^t et celui du reiroidissement à la température actuelle, au lieu d'être de lySS ans, n'a réellement été que de 36o ana 7/a5, abstraction faite de toute compensation , taut par la chaleur du soleil que par celle de Saturne, dont il faut faire l'évaluation.

Pour trouver la compensation par la chaleur du soleil, nous considérerons que cette chaleur du soleil sur Saturne, sttr se3 satellites, et sur son anneau, est i très-peu près égale, parce que tous sont à très-peu près également éloignés de cet astre : or cette chaleur du soleil que reçoit Saturne est à celle que reçoit la terre :: 100 : QoaS*, ou :: 4 : 36i. Dès lors la compensation qu'a faite la chaleur du soleil lorsque l'aiiueau a été refroidi à la température actuelle de la terre , au lieu d'être x/5o , comme sur la

terre, n'a été que 36 1 ; et dans le temps de

"5Ô" Ilncandescence , cette compensation n'étoit

que 36x . Ajoutant ces deux termes du pre-

mier et du dernier temps de cette période

de 36o ans 7/25 , on aura 36i , qui mul-

xiSo tipHés par 12 x/2, moitié de la sommé de

i3oo tous les termes, donnent

oui-^

pour la compensation totale qu'a faite la chaleur du soleil dans les 36o ans 7/25 de la première période ; et , comme la perte totale de la chaleur propre est à la compensation totale en même raison que le temps total de la période est à celui du pro longement du refroidissement , on aura aS

: 36o 7/a5 ; —é£* ans ou |5 a5

MINÉRAUX. INT&ODUCnON.

' jours environ , dont le refroidissement de Wiineau a été prolongé, par la chaleur du soleil, pendant cette première période de 36o ans 7/35.

Mais la compensation par la chaleur du soleil n*est , pour ainsi dire, rien en comparaison de celle qu'a faite la chaleur de Saturne. Cette chaleur de Saturne, dans le temps de l'incandescence , c'est-à-dire au commencement de la période , étoit a5 fois plus grande que la cnaleur actuelle de la terre, et n'avoit encore diminué au bout de 366 ans 7/a5 que de a5 à 24 |y| environ.

Or cel anneau est à 4 demi-diamèti'es de Saturne, c'est-à-dire à 54 mille 656 lieues de distance de sa planète, tandis que sa distance au soleil est de 3x3 millions 5oo mille lieues, en supposant 33 millions de lieues pour la distance de la terre au soleil. Dès lors , Saturne , dans le temps de l'incandescence, et même long-temps après, a fait sur son anneau une compensation infiniment plus grande que la chaleur du soleil.

^-,Pour en faire la comparaison , il faut considérer que , la chaleur croissant comme le carré de la distance diminue, la chaleur en- Toyée par Saturne à son anneau aurait été à la chaleur envoyée parle soleil comme le V carré de 3x35ooooo est au carré de 54656, si la surface que Saturne présente à son anneau étoit égale à la surface que lui présente le soleil; mais la surface de Saturne qui

tfest dans le réel que — ~ de celle du

^ iï549

soleil , paroit néanmoins à son anneau bien plus grande que celle de cet astre dans la raison inverse du carré des distances; on

aura donc ($46^) » ; (3 1 35ooooo) * : : *

: 35933 a environ; donc la surface que Saturne présente à son anneau est 95q332 fois plus grande que celle que lui présente le soleil. Ainsi Saturne dans le temps de l'incandescence étoit pour son anheau un astre de feu 25933a fois plus étendu que le soleii Mais nous avons vu que la compensation faite par la chaleur du soleil à la perte de la chaleur propre de l'anneau n'étoit que

36i , lorsqu'au bout de 36o ans 7/25 il se ■5^

seroit refroidi à la température actuelle de la terre, et que dans le temps de l'incandescence, cette compensation par la dialeiur

du soleil n*étoit que 36 1

on aura done

a873i ou — =-^ en-

ia5o

a5933a , multipliés par 36 1

xa5o

viron pour la compensation qu'a faite la chaleur de Saturne au commencement de cette période dans le temps de l'incandes-

pour la compensation que

cence. et

Saturne auroit fsite à la fin de cette même période de 36o ans 7/a5 , s'il eût conservé son état d'incandescence; mais comme sachaleur propre a diminué de a5 à a 4 -^ pendant cette période de 36o ans 7/25 , la compensation à la fin de celte période , au

lieu d être — — = , n a ete que —z — -. Ajou-

tant ces deux termes

du

5o "' ia5o premier et du dernier temps de cette première période de 36o ans 7/a5 , on aura

r— ^ , qui multipliés par la i/a, moitié

de la somme de tous les termes, donnent

- — f, ' ou 745 -^ environ pour la compensation totale qu'a faite la chaleur de Saturne sur son anneau pendant cette première période de 36o ans 7/2 5 ; et, comme la perte totale de la chaleur propre est à la compensation totale en même raison que le temps] de la période est au prolongement du refroidissement , on aura 25 : 745 -^Vj * * 36o 7/25 l X0752 x3/a5 environ. Ainsi le temps dont la chaleur de Saturne a prolongé le refroidissement de son anneau pendaînt cette première période a été d'environ 1075a ans i3/a5 , tandis que la chaleur du soleil ne l'a prolongé pendant la même période , que de i5 jours. Ajoutant ces deux nombres aux 36o ans 7/25 de la période , on voit que c'est dans l'année iiii3 de la formation des planètes, c'est-àrdire il y a 63719 ans , que l'anneau de Saturne auroit pu se trouver au même degré de température dont jouit aujourd'hui la terre , si la chaleur de Saturne, surpassant toujours la chaleur propre . de l'anneau , n*avoit pas continué de le brûler pendant plusieurs autres périodes de temps.

Car le moment où la chaleur envoyée par Saturne à son anneau étoit égale à la chaleur propre de cet anneau s'est trouvé dès le temps de l'incandescence , où celte chaleur

envoyée par Saturne étoit plus forte que la chaleur propre de l'anneau dans le rapport de 2873 x/a à laSo.

Dès lors on Yoit que la chaleur propre de Vanneau a été au dessous de celle que lui envoyoit Saturne dès le temps de Tiocandesoenoe, et que, dans ce même temps, Saturne ayant envoyé a son anneau une chaleur aSgSSa fois plus grande que celle du soleil, il lui envoyoit encore, à la fin de la première période de 36o ans 7/a5, une cha- Kur 358608 7/a5 fois plus grande que celle du soleil , parce que la chaleur propre de Saturne n'avoit duninué que de a 5 à 34 40/43 ; et au bout d'une seconde période de 3(>o ans 7/a5 , c'esf-à-dire après la déperdition de la chaleur propre de Vanneau , jusqu'au point extrême de i/aS de la chaleur actuelle de la terre, Saturne envoyoit encore à son anneau ufie chaleur 357984 14/35 fois plus grande que celle du soleil, parce que la chaleur propre de Saiume n'avoit encore diminué que de 34 40/43 à 34 ^7/43.

En suivant la même marche , on voit que la chaleur çje Saturne, qui d'abord étoit 35, et qui décroit constamment de 3/43 par chaque période de 36o ans 7/35, diminue par conséquent , sur l'anneau, de 733 18/35 pendant chacune de ces périodes; en sorte qu'après 35 1 périodes environ, cette chaleur envoyée par Saturne à son anneau sera encore à très-peu près 45oo fois plus grande que la chaleur qu'il reçoit du soleil.

Mais comme la chaleur du soleil , tant sur Saturne que siu* ses satellites et sur son anneau , est à celle du soleil sur la terre à peu près :: I : 90, et que la chaleur de la terre est 5o fois plus grande que celle qu'elle reçoit du soleil , il s'ensuit qu'il faut diviser par 90 cette quantité 4^00 pour avoir une chaleur égale à celle que le soleil envoie sur la terre; et, cette dernière chaleur étant i/5o de la chaleur actuelle du globe terrestre, il est évident qu'au bout de 35i périodes de 36o ans 7/35 chacune , c'est-à-dire au bout de 136458 ans, la chaleur que Saturne enverra encore à son anneau sera égale à la chaleur actuelle de la terre , et que, n'ayant plus aucune chaleur propre depuis très-long-temps , cet anneau ne laissera pas de jouir encore alors d'une température égale à celle dont jouit aujourd'hui la terre.

Et comme cette chaleur envoyée par Sature aura prodigieusement prolonge le refroidissement de son anneau au point de la température actuelle de la terre , elle le prolongera de même pendant 35 x autres

PARTŒ HTFOTHÉTlQeE. 3r

périodes pour arriver au point extrême de 1/35 de la chaleur actuelle du gtobe terrestre ; en sorte que ce ne sera que dans l'année 353916 de la formation des planètes que l'anneau de Saturne sera refroidi à 1/35 de la température actuelle de la terre,

H en est de même de l'estimation de la chaleur du soleil, relativement à la compensation qu'elle a dû faire à la diminution de la température de l'anneau dans les différens temp. Il est certain qu'à ne considérer que la déperdition de la chaleur propre de l'anneau , cette chaleur du soleil n'auroit fait compensation, dans le temps de l'incandes-

et qu'à la fin de la.

cenoe, que de 36 x

première période, qui est de 36o ans 7/35, cette même chaleur du soleil auroit fait une

compensation de 36 c , et que dès lors le

■57 prolongement du^ refroidissement par l'accession de cette chale;ur du soleil auroit en effet été de i5 jours; mais la chaleur envoyée par Saturne dans le temps de l'idcahdescence étant à la chaleur propre de Tan-" neau :: 3873 1/3 : ra5o, il s'ensuit que la compensation faite par la chaleur du soleil doit être diminuée dans la même raison ; eu

sorte qu'au lieu d'être 36 k elle n'a été que 4 i35o

36x au commencement de cette période,

et que cette compensation, qui auroit ete

36 1 à la fin de cette première période, si "5Ô"

l'on ne considéroit que la déperdition de la chaleur propre de l'anneau , doit être diminuée dans la raison de 3867 i/3 kSo, parce que la chaleur envoyée par Saturne étoit encore plus grande que la chaleur propre de l'anneau dans cette même raison. Ûàs lors la compensation à la fin de cette première pé-

riode, au lieu d'être 36 1 , n'a été que 36x ,

En ajoutant ces deux termes de compensa-

tion 36 1 et 36 x du premier et du der-

ïïâîj 39x7^ nier temps de cette première période, on a

MINfelAUX. INTRODUCTION.

OH

3éi

» qui multipliés par

r2 1/2, moitié de la somme de tous les termes de là diminution de la chalieur propre pendant cette première période de 36o ans

'jI'.S , donnent ^~g^ POur U compen-

sation totale qu'a pu faire la chaleur du soleil pendani celte première période; et comme la diminution totale de la chaleur est à la compensation totale en même raison que le temps de la période est au prolongement du refroidissemeni , on aura 25 :

36o ans 7/25 : 10 heures i4 minutes. Ainsi le prolongement du refroidissement par la chaleur du soleil sur l'anneau de Saturne pendani la première péijiode, au lieu d'avoir été de 1 5 jours, n'a réellement été que de 10 heures 14 minutes.

Et pour é%'aluer en totalité la compensation qu'a faite cette chaleur du soleil pendant toutes les périodes , on trouvera qne la compensation , dans le temps de Tincan-

descenee, ayant été ^ 61 , sera, à la fin de

4ia3i 35 1 périodes, de 36i^, puisque ce n'est

5o qu'après ces 35 1 périodes que la température de l'anneau sera égale à la température actuelle de la terre. Ajoutant donc ces deux

termes de compensation 36i et 36 1 du

41234^ 5o premier et du dernier temps de ces 35 1 pé-

riodes, on a 36x ou — -^^ qui mul-

206175 Hpliés par 12 1/2) moitié de. la somme de tous les termes de la diminution de la chaleur pendant toutes ces périodes, donnent •'oVi'jâ environ pour la compensalion totale, par la dialeur du soleil, {tendant Jes 35 1 périodes de 36o ans 7/25 chacune ; et comme la diminution totale de la chaleur est à la compensation toialé en même raison que le temps total de la période est au prolongement du refroidissement, on aura 25 : ^JVAs :: 126453 : 14 ans ^Ij, Ainsi le prolongement total qu'a fait et que fera la chaleur du soleil sur l'atmeau de Saturne n'est que

de 14 ans 73^, qu'il faut ajouter aux ia6458 ans : d'où l'un voit que ce ne sera que dans Vannée 126473 de la formation des planètes que cet aiWeau jouira de la même température dont jouit aujourd'hui la terre, et qu'il faudra le double du temps, c'est-à-dire que ce ne sera que dans l'année 252946 de la formation des planètes que la températui-e de l'anneau de Saturne sera refroidie à i/%S de la température actuelle de la leiTe.

^ Pour faire sur les satellites de Saturne la même évaluation que nous venons de faire sur le refroidissement de son anneau , nous supposerons, comme nous l'avons dit, que le premier de ces satellites, c'est-à-dire le plus voisin de Saturne, est de la grandeur de la lune ; le second , de celle de Mercure ; le troisième, de I9 graudeur de Mars ; le

3uatrième et le cinquième, de la grandeur e la terre. Cette supposition , qui ne pourroit être exacte que par un grand hasard , ne s'éloigne cependant pas assez de la vérité pour que, dans le réel, elle ne nous fournisse pas des résultats qui pourront achever de compléter nos idées sur les temps où la nature a pu naître et périr dans les.différens globes qui composent l'univers solaire.

Partant donc de cette supposition, nous irerrons que le premier satellite, étant grand comme la lune, a dû se consolider jusqu'au centre en i45 ans 3/4 environ, parce que, n'étant que de 3/i i du diamèb-e de la terre, il se seroil consolidé jusqu'au centie en 792 ans 3/4 , s'il étoit de même densité : mais la densité de la terre étant à celle de Saturne et de ses satellites :: xooo : 184, il s'ensuit

3u'on doit diminuer le temps de la consolialion et du refroidissement dans la même raison; ce qui donne i45 ans 3/4 pour le temps nécessaire à la consolidation. Il en est de même du temps du refroidissementau point de pouvoir toucher sans se brûler la surface de ce satellite : on trouvera , par les mêmes règles de proportion, qu'il aura perdu assez de sa chaleur propre pour arriver à ce point en 1701 ans i6/25, et ensuite que, par la même déperdition de sa chaleur propre, il se seroit refroidi au point de la température actuelle de la terre en 3715 ans •^.

Or, l'action de la chaleur du soleil étant en raison inverse du carré de la distance , la compensation que cçtte chaleur envoyée par le soleil a faite au commencement de cette première période, dans le temps de l'incan-

desccnce, a été 36 1 , et 36 1 à la fin de

ttXte même période de 37 15 ans •^. Ajou-

tant ces deux termes 36 1 et 36i ds la

laSo 5o compensation dans le premier et dans le

dernier temps de cette période, on a 36 1 ,

i35o c]ui multipliés par la 1/2, moitié de la somme

i3oo de tous les termes, donnent 36 1 ou

"PARUE ÎTïtelIlÊTIÇeE.

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