I . Toyes ci-apris l'articte de Y Aimant
a. Voyéi 1« Mimwn sur ia ténacité du /r, t. 1 , p. 40S.
3. Prenez de la limaille de fer nette et brillante , mettez-la dans on Tase , versez assez d'eau dessus pour la l»UTrir d'un pouce ou deux; faites- la remuer avec une spatule de fer jusqu'à ce qu'elle soit réduite en poudre si fine , qu'elle reste suspendue à la surface cle l'eau : ceitK poudre est encore du vrai fer très-attirable à l'aimant.
élémens, ou plutôt Taction de l'acide aérien, pour le réduire en rouille qui n'est plus attirable à l'aimant.
L'acide nitreux dévore le fer autant qu'il le dissput; ii le saisit d^abord avec la plus grande violence ; et lors même que cet acide en est pleinement saturé , son activité ne se ralentit pas : il dissout le nouveau fer qu'on lui présente, en laissant précipiter le premier.
L'acide vitrioliciue , même affoibli , dissout aussi le fer avec effervescence et chaleur, et les vapeurs qui s'élèvent de cette dissolution sont très-inflammables. En la faisant évaporer et la laissant refroidir, on obtient des cristaux vitrioliques verts , qui sont connus sous le nom de couperose 4.
L'acide marin dissout très-bien le fer, et l'eau régale encore mieux. Ces acides nitreux et marin, soit séparément, soit conjointement , forment avec le fer des sels qui , quoique métalliques, sont déliquescens ; mais dans quelque acide que le fer soit dissous , on peut toujours l'en séparer par le moyen des alcalis ou des tenues calcaires : on p>eut aussi le précipiter par le zinc , etc.
Le soufre, qui lait fondre le fer rouge en un instant , est plutôt le destructeur que lé dissolvant de ce inétat; il en change la nature et le réduit en pyrite. La force d'affinité entre le soufre et le fer est si grande, qu'ils agissent violemment l'un sur Vautre même sans le secours du feit ; car , dans cet 'état de pyrite, ils produissent eux-mêmes de la chaleur et du feii, à l'aide seulement d'un peu d'humidité.
De quelque manière que le fer soit dissous ou décomposé , il parolt que ses précipités et ses chaux en safran, en ocre, en rouille, etc., sont tous colorés de jaune, de rougeâtre ou de brun : aussi emploie-t-oii ces chaux de fer pour la peinture à l'huile et pour les émaux.
Enfin le fer peut s*allier avec tous les autres métaux, à l'exception du plomb et du mercure. Suivant M. Gellert, les affinités du fer sont dans l'ordre suivant : l'or , l'argent , le cuivre ; et , suivant M. Geoffroi , le régule d'antimoine, l'argent, le cuivre et le plomb. Mais ce dernier chimiste devoit exclure le plomb et ne pas oublier l'or , avec lequel le fer a plus d'affinité qu'avec aucun antre métal ; nous verrons même que ces deux métaux , le fer et l'or, se trouvent quelquefois si iftllmement unis par des accidens de nature, que notre art ne peut les séparer Tun de Fautre^.