DE L'OR
AjTtkMT nous avons vu le fer subir de transfomiations et prendre d'états différens, soit par les causes naturelles, soit par les effets de notre art, autant l'or nous paroitra fixe , immuable et constamment le même soiis notre main comme sous celle de la nature. Cest de toutes les matières du globe la plus pesante, la plus inaltérable, la plus tenace, la plus extensible; et c'est parla réunion de ces caractères préémioens que, dans tous les temps , l'or a été regardé comme le métal le plus parfait et le plus précieux : il est devenu le signe universel et constant de la valeur de toute autre matière, par un consentement unauime et tacite de tous les peuples policés. Comme il peut se diviser à rinnni sans rien perdre de son essence, et même sans subir la moindre altération, il se trouve disséminé sur la surface entière du globe, mais en molécules si ténues, que sa
Srésence n'est pas sensible. Toute ia couche e la terre qui recouvre le globe en contient, mais c'est en si petite quantité qu'on ne l'aperçoit pas et qu'on ne peut le recueillir : il est plus apparent, quoique encore en trèspetite quantité, dans les sables entraînés par les eaux et détachés de la masse des rochers
3ui le recèlent ; on le voit quelquefois briller ans ces sables, dont il est aisé de le séparer par des lotions réitérées. Ces paillettes charriées par les eaux , ainsi que toutes les autres particules de l'or qui sont disséminées sur la terre , proviennent également des mines primordiales de ce métal. Ces mines gisent dans les fentes du quartz, où elles se sont établies peu de temps après la consolidation du globe : souvent l'or y est mêlé avec d'autres métaux , sans en être altéré ; presque toujours il est allié d'argent, et néanmoins il conserve sa nature dans le mélange, tandis que les autres métaux , corrompus et minéralisés , ont perdu leur première forme avant de voir le jour , et ne peuvent ensuite la reprendre que par le travail de nos mains : l'or, au contraire , vrai métal de nature , a été formé tel qu'il est; il a été fondu ou sublimé par l'action du feu primitif, et s'est établi sous la forme qu'il conserve encore aujourd'hui ; il n'a subi d'autre altération que celle d'une division presque infinie, car il ne se présente nulle part sous une forme minéralisée : on peut même dire que , pour minéraliser l'or, il faudroit un concours de circonstances qui ne se trouvent peut-être pas dans la
nature, et qui lui feroient perdre ses qualités les plus essentielles; car il ne pourroit prendre cette forme minéralisée qu'en passant auparavant par l'état de précipité ; œ qui suppose précédemment sa dissolution par la réumon des acides nitreux et marin : et ces précipités de l'or ne conservent pas les grandes propriétés de ce métal ; ils ne sont plus inaltérables, et ils peuvent être dissous par les acides simples. Ce n'est donc que sous cette forme de précipité que l'or pourroit être minéralisé ; et comme il faut la réunion de l'acide nitreux et de l'acide marin pour eu faire la dissolution , et ensuite un alcali ou une matière métallique pour opérer le précipité, ce seroit par le plus grand des hasards que ces combinaisons se trouveroieni réunies dans le sein de la terre, et que ce métal pourroit être dans un état de minéralisation naturelle.
L'or ne s'est établi sur le globe que quel que temps après sa consolidation , et ménie après l'établissement du fer , parce qu'il ne peut pas supporter un aussi grand degré de feu sans se sublimer ou se fondre : aussi ne s'est-il point incorporé dans la matière vitreuse; il a seulement rempli les fentes du quartz, qui toujours lui sert de gangue:
l'or s'y trouve dans son état de nature, et sans autre caractère que celui d'un métal fondu;- ensuite il est sublimé par la continuation de cette première chaleur du globe, et il s'est répandu sur la superficie de la terre en atomes impalpables et presque imperceptibles.
Les premiers dépôts ou mines primitiTes de cette matière précieuse ont donc dû perdre de leur utasse et diminuer de quantité, tant que le globe a conservé assez de chaleur pour en opérer la sublimation ; et cette pertf continuelle, pendant les premiers siècles dr la grande chaleur du globe , a peut-être contribué, plus jqu'aucune autre cause, à la rareté de ce métal , et à sa dissémination universelle en atomes infiniment petits : je dis universelle, parce qu'il y a peu de matières à la surface de la terre qui n'en contiennent une petite quantité; les chimistes en ont trouvé dans la terre végétale, et dans toutes les autres terres qu'ils ont mises à l'épreuve*.
T. L'or trouyë par nos chimistes récens dans la terre végétale est une preuve de la dissémination universelle de ce métal , et ce fait paroît aroir été coiiuu précédemment; car Boerhaave parle d'an
Au reste , ce métal , le plus dense de tous, est en même temps celui ^ue la natore a produit en plus petite quantilé. Tout ce qui est extrême est rare, par la raison même qu'il est extrême : For pour la densité , le diamant pour la dureté, le mercure pour la volatilitéfétant extrêmes eu qualité, sont rares en quantité. Mais pour ne parler ici que de Tor, nous observerons d'abord que quoique la nature paroisse nous le présenter sous différentes formes , toutes néanmoins ne diffèrent les unes des autres que par la quantité, et jamais par la qualité , parce que ni le feû, ni l'eau , ni l'air , ni même tous ces élémens . combinés, n'altèrent pas son essence, et que les acides simples , qui détruisent les autres métaux, ne peuvent l'entamer ».
£n général, on trouve l'or dans quatre états différens , tous relatifs à sa seule divisibilité; savoir, en poudre, en paillettes, en grains, et en filets séparés ou conglomérés.
Les mines primordiales de ce métal sont dans les hautes montagnes., et forment des filons dans le quartz jusqu'à d'assez grandes profondeurs ; elles se sont établies dans les feules perpendiculaires de- cette roche quartzeuse , el l'or y est toujours allié d'une plus ou moins grande quantilé d'argent : ces deux métaux y sont simplement mélangés et font masse commune; ils sont ordinairement incrustés en filets ou en lames dans la pierre vitreuse , et quelquefois ils s'y trouvent en masse et en faisceaux conglomérés. C'est à quelque dis-
programne présenté anx états-généraux sous ce titre : De arte extroAendi auntm è quolibet terra arvensi.
I. M. Tillet, savant physicien de l'Académie des Sciences , s'est assuré que l'acide nitrenx , rectifié autant qu'il est possible, ne dissout pas un seul atome de t'or qu'on lui présente. A la Térité , l'eau* forte ordinaire semble attaquer un oeu les feuilles d'or par une opération forcée, en faisant bouillir, par exempte» quatre ou cinq onces de cet acide sur un demi-gros d'or pur réduit en une lame très-mince , jusqu'à ce que toute la liqueur soit ré> dnite au poids de quelques gros .* alors la petite quantité d'-acide qui reste se trouve chargée de quelques particules d'or ; mais le métal j est dans l'état de suspension , et non pas véritablement dis* sous , puisqu'au bout de quelque temps il se précipite an fond du flacon , quoique bien bouché, oa bien il surnage à la surface de la liqueur avec sou brillant métallique, au lieu que, daiie une véritable dissolution , telle qu'on l'opère par l'eau régale , la combinaison du métal est si parfaite avec les deux acides réunis , qu'il ne les quitte jamais de lui-même. D'après ce rapport de M. Tillet, il est aisé de concevoir que l'acide nitrenx , forcé d'agir par la chaleur, n'agit ici que comme un corps qni en frotteroit un autre, et en détacheroit par conséquent quelques particules , et dès lors on peut assurer que cet acide ne peut ni dissoudre ni même attaquer l'or par ses propres forces.
BUFI?()N. II.
tance de ces mines primordiales que se trouve l'or en petites masses , en grains , en pépites» etc; et c'est dans les ravines des montagnes qui en recèlent les mines qu'on le recueille en plus grande quantité : on le trouve aussi en paillettes el eu poudre dans les sables que rouleut les lorrens et les rivières qui descendent de ces mêmes montagnes , et souvent cette poudre d'or est dispersée et disséminée sur les bot*ds de ces ruisseaux ^t dans les ten'es adjacentes ^. Mais soit en poudre, en paillettes, en grains, en filets ou en niasses , l'or de chaque lieu est toujours delà même essence , et ne diffère que par le degré de pureté : plus il est divisé, plus il est pur; en sorte que s'il est à vingt karats dans sa min« en montagne, les poudres et les paillettes qui en proviennent sont souvent à vingt-deux el vingt -trois karats , parce que , eu se divisant, ce métal s'est épui e et purgé d'une partie de son alliage naturel. Au reste , ces paillettes et ' ces grains , qui ne sont que des débris des mines primordiales, et qui ont subi tant de raouvemeus , de chocs et de rencouties d'autres matières, n'en ont rien souffert qu'une plus grande division; elles ne sont jamais intérieurement altérées, quoique souvent recouveites à l'extérieur de matières étrangères.
L'or le plus fin , c'est-à-dire le plus épuré par notre art , est , comme Ton sait , à vingtquatre karats : mais l'on n'a jamais trouvé d'or à ce titre dans le sein de la terre, et dans plusieurs mines il n'est qu'à vingt et même à seize et quatorze karats , en sorte' qu'il contient souvent un quart et même un tiers de néiangè; et cette matière étrangère qui se ti^ouve originairement alliée avec l'or est une poition d'argent, lequel, quoique beaucoup moins dense et par conséquent moius divisible que l'or, «e réduit néanmoins en molécules très-ténues. L'argent est , comme l'or, inaltérable , inaccessible aux efforts des élémens humides, dont l'action détruit tons les autres métaux; et c'est par cette préro* gative de l'or et de l'argent qu'on les a tou<< jours regardés comme des mçtaux parfaits, et que le cifivre , le plomb , l'étain , et le fer, qui sont tous sujets à plus ou moins d'altération par l'impression des agens extérieurs, sont des métaux imparfaits en comparaison des deux premiers. L'or se trouve donc allié d'argent, ^mème dans sa. mine la plus riche
a. Wallerins eomple donxe sortes d'or dans !•• sables ; mais ces douce sortes doivent se réduire à une seule, parce qu'elles ne diffèrent ItJ unes dm autres que par I». couleur, la grosseur, eu I« figure, et qu'au foud c'est toujours le même or.
ta snp^à gâogtw q»arliei|9e; w d«M* v^^.
wut, pi^jqiK- «um i»rfaite, •mm» pure l UM que TatitTe, iiVn sonl que plus iwauiomfiit imis : le haut ou bai aioi de Tor natif d^ jiend doue princinalemeiil de la pelile ou ^ande quaiilUé d'argent qu'il coniwnt. Ce nVsf pat que Tor ne soit aussi quelquefoia diêlé de cuivre et d^utna substances n»él»lftdues » : mais ces i»élanges ùe aoat, pow alhsi dire, qu'extérieurs; et, à reicepiioa de 1%1'gent, ïor n'est poinl allié, ii»aia seuliment contenu ei disséminé daoa toute» le»
anites matières métalliques ou terreuses.
Oii seroil portée croire, vu l'affinilé apr
Mip^gflÀtJX.
reo» qui s'en écouleut roulent-ils dçs paillette el de grains de ce métal , . et que Ton trouve si peu de poudre , de paillettes ou de graius d'argent dans ces mêmes sables , quoique les mines d'où découlent ceç eaiix contiennent souvent beaucoup plus d'argent que d'or ? N'est-ce pas une, preuve que l'argent a été détruit avaut ,de pouvoir se réduire en pailleltes, et que les sels de l'air, de |a t^rre, et des eaux, l'ont saisi, dissous, dès qu'il s'e»t trouvé réduit en petites parcelles, au lieu que ces n\émes sels ne pouvant attaquer l'or, sa substance est demeurée intacte lors même qu'il s'est réduit ep poudre ou en
parente de l'or avecle mercure et leur forte atomes impali^ables ?
ïtiraction mutuelle , qu'ils devroieut se irou- En considérant les propriétés générales e
îèr assez souvent amalgamés ensemble; ce- yarliculieres de lor, on a d abord vu qu il
pendant rien n'est plus rare, et à peine y,
a-t-il nn exemple d'une mine où l'on aiv
trouvé Tor |)éiiétré de ce minéral fluide, tt
que la fixité de l'un et la grande volatilité de Tautre ne leur ont guère prmis de s'établir en même temps ni dans les mêmes lieux , e\ que ce n'est que par de» hasards postérieur»
à kur établissement primitif, et par des çir^ constances irès-jpailiculières, qu'ils ont pu se ttbuver mélauges.
L'or répandu dan» les sables, soit en poudre, en paillettes on en grains plus ou raoïn» gros,et qui provient du débris des Bune»
primitives , loin d'avoir rien perdu de son essence, a donc encore fcquis de la j>uwîié»
les sels acides, aloalins et arsenicaux, qui rongent louies les substances métalliques, ne peuvent cniamer eelle de l'or; Ainsi , dès quf tes eaux ont commencé dte déti^char et d'entraîner le» minerai» de» difleçcns métaux, tous auront été aliésés, dissous, délruiis par l'action de ce» sels; l'or seul a conservé son essence intacte, et il a même défendli celle de l'argent, lorsqu'il s'y est trouvé mêle en su Disante quantité.
l'argent , quoique aussi paiiiit que 1 or , à pltisieurs égards, ne se trouve pas atiasi com- Lunéirieut en peudre pu en pdiilette» dans les sable» et les terrrs. D'où peut piovenir celle différence, à laquelle il me semble qu'on n'a pas ftiit assez d'attpntion ? Potirquoi les terrains au pied des montagnes à niim» sontîls semés de poudre d'or? pourquoi les tor-
î. Par exemple; for de Quioée , de Sofâla , de Malade", cttntieut da enivre el tr^peu d'argeiU , et Ji cuivre des mines de Coqt&iabo «a Péroo con. treiit , à ce qn*mi dit . de ror saas a«cnn mMaage d'argent.
etoit le plus pesant et par conséquent le plus dense des métaux ! , qui sont eux-mêmes les
t. La densité de for a été bien déleriniDée par M. Brisson , de l'Académie des Sciences. L'eau disliliée étant supposée peser xooo livres, il a to que l'or à 24 kar^ts, fonda et non batiu , pèse 19258 1 livres X2 onces 3 grus 62 crains, et que par conséquent un pied cube de oet er par pèserait k34» livres 1 unce o gr9S 6c grains» et que ce inéine or à 24 l(-arats, foiidi) et battu , pèse rc\atiyemeiil à l'eau 193617 livres la onces 4 gros a» grains , en sorte qiie le pied cube de cet or pèseroit t355 livres 5 onces o gros 60 grains. L'or des du eats de Hollande approche de très-près ce degré d« pureté ; car la pesanteur spécifique de ces ducats est de 193519 livres 12 onces 4 gros >5 grains , œ qui donne i364 livres lO onces i gros a graias pour le poids d'un pied cube de oet or. J'obscr* Tcrai que pour avoir au juste les pesaïUeurs spéâ< fiques (fe toutes les matières, il faut non seulement «e servir d'eau distillée , mais que pour coiiiioitro exactement le poids de cette eau, il f/udroit es faire distiller une assez grande quantité, par exemple, assez pour remplir un vaisseau cubiqae d*an pied de capacité, peser ensnile le tout , ci dédoiit la tare du vaisseau; cela seroit plus juste que n Von n'em'ployoit qu'un vaisseau de quelques poticn cubiques de capacité : il faudroit aussi que le meul fût absolument pur, ce qui n'est peut-être pas pojaible, mais au moins le plus pur qu'il se pourra Je me suis beaucoup serri d'un globe d'or rafliac jiyec soin , d'un pouce de diamètre , pour mes «périences sur le progrès de la chaleur dans 1rs eorp» i et en le pesant dans l'eau commune . j'ai vu vqu'il ne perdoit pas 1/19 de son poids : mais probablement cette eau étoit bien plus {>esante q«e l'eau distillée. Je suis donc très-satisfaît qu'on dt •nos habiles physiciens ait déterminé plus préns*uteiit cette densité de l'or à 24 karals , c|ui , comme l'on voit, augmente de poids par la percussioa: uiais étoitil bien assuré que cet or fût absolument pur? il est presque impossible d'en séparer «a entier l'argent que la nature y a mêlé; et d'ailleon la pesanteur de l'eau même distillée Yfirie avec la tem|»éraiure de l'atmosphère, et cela laisse encort quelque incertitude sur la mesure exacte de U deu&ité de ce mi-lal précieux. Ayant sur cela communiqué mes doutes à M. de Morveau , il a pris U peine de s'assurer qu'un pied cube d'eau distillé* pèse 71 livres 7 onces 5 gros 8 crains et 1/24 d«
iterea inrca'rcs. Kirn ne peut aUérer t>l| cdiUKw dani far («it9 f|ii«liri prtéiujiicnfé. Ou p«ul dira qii'ao |i«"tjral M <l«iuilé coutitua IVuCli«4 rérli* tia MH<lf nmière br>'l«t et qu* celle prcniere proitriii^ ùip ep ifiénût ittapt itm td«M fur la proportivii de k i|u«(N lilé 4« l'afIMM i Wlle il« la Bafièrc («iif un iwliigM 4miPKi l^'or w' le lerve ^Irénif je celle praponioii, ymt «ntn ^ibutncr oÀ' copaiil plu* d'esfue; jl eirf itoc '4 Hi>t(er4 pir eiec)leiw«. c■e«t-^^li^e la wtilance ifu/L da lODlr* ttt >• plui niMi«r«> ^ itfaïuiiaiiM
lu} alliage dimiaiie Qu
|e« méiaiTc : celle'da foi Q dfe t« métal, <hitt E dUiriètre, ^ul porteri r, cinq cents Gvres de I ItiBliere' Injlallîque où tùpporler aillant, i^ diiilitilé ne sont que lire* uuï dépcndf n reà el en |iartie de la Ijnatf» parliea coiitlilîiaiiiek
|>Iu3 du (jouIile'i|« matière nue le ciiiVre,ieili
par cela seul une Foii plut diiisible ; 4
i»m(fw |ef putle* int^ui<ei de l'Or' Mol
pliii toi^oea lef uaet 'dei aiilreà aiie d*M
ttiillf aiilii: «ulislance . ^ d''*''"''^ ™ '"^
'j I point de niflifre «au la plu* grande, et surpassé relie dei' aulridi
iitacl des aloinei matériel inelaui dans une uroparlioobien plu! graudt
lu ni rMDfil«i, qit'enQn 4 ^™ celle de la dWiiiié ou de |£ lénadlf;
parcu que la duclililé , ijiii ni te pr^uii dç
serréaa, contient peul-bre eiLC»re plii) jf vide que de Hein, et pM c«ii«q)ienl aou»
dénoalre qu'il n'y a point de niflifre «ai
Nibsbuiee qtM huI pieiDemeaf matérielle, et diM laquelle le tide pu l'efpace De khi inlerposé , çl n'oenipe futaql ■I pliii de plice que la matière «lime.
Hait, dam lauiflBHtièreiolide, cet atouai natèridi lont nseï loisiai pnurte |ro"i'*f daui la ipbère de leur attnciian mutuelle, cl c'eit en quoi coiulite la ténaciiè de t<Hit( mati^ »lide; les atome! de n.éoie aatur* sont œiti qui le ré4ni9Mnl de plus prw | «liai la ténacili dépend en partie de r|i(HM>gMité. Celle iMti peni ae dànontrer f#
griln , fali tant k )• umninHin rit it dl^rM
■a»l. d. r^„ I h,dudl. M h. ««^rii. wl.
■KM «a irtrt i, [■ chilBir iclufllç <h ^ ^■
f» ; loi que II Icini-^MluR dt ii diKrtl.'poaj qne le^réauliaT dW là cDDipBnftoD'ull jiUlt. Ita
l^pérBtnn An 4*|Ef4 7i U^tm 9 uimb ir^ ■ tfit f^'if- U(fl cdU'b ^<m ti >*r feri 3ïii)
1^ Ilii Ktia ifntf'r gfoi* ■•l^$'ï*>'MI> **
*>•» 4a « fin. Ir (U*< 4'or Mi-Ba.'d'oa poiM) d*4j*iaitn,diiMj»i«tHiit>er>l.u[ pwliift |>m i/ip "Jt «nn im^dl dsos de r™u qui iiVloJl jip* «n^hllàï, CI par cÙQM^ufnl 11 ■« pndftoif qU# Aiâ fam di-.tltlA <l H'fllV'Ma «l" >/'• V4- « rf" Iv inti/it I/tt) h pird tube 4'u m pwnill rM iM»M ()«« li^* JltRi g D.icn 1 «rm li (i™ii. : <t
«M paida, H qiM ?W1 lOul ■• plu t'H {Wd i/p(, auqotl eu l« piHt cube p^Hroii TJil jiTTM. Osi l|pi ••>■»«< ipl'll 11*»! pdUqi* 134B. el ijui duoA j« m*™ l^mpi qu'il perd iIiDi i'Mii entre i/ifl « ij^ii d« tua foidl. DT H (ont pu ip«v<u qtn lA
raisou cQiiipose« de» deu'i. La dùrtilitt saA duncrelfiive Via icmiû ihùlliplièa par )| téuaciléi el c'est ci qli! , dans l'or, red celle diictllilj «ticore plus grande i propAN iioa que dans tout «ulre métal.
Cependifiit la forle tiuacîlé de l'or, tjl M ductifiié eucore plus grande, ne sont jA dut propnéiêi aussi éssenlielles que sa deS fjté; ellea en dériveni ei onl ieiir plein ell^ tant que rien n'inlercepte la liaison des pal^ lies consliluanles , lan) que l'IinmogéiieilA sulisisle. el qu'aucune farce ou maliére ètran^ l/ère ne change la pasïlïon de cm mimes IMN lié» : Riais cet deux qiialiiés, qu'on crautiit ffsenliïl^i à l'or, se perdent Jèi que af ftiluLtançB >ubil qiielyie dérancemml da^ lou iulériedr; un graiu d'arstiik ou d'élain ■^ sur lin inarc d'ov en fuiile, on m^mll |eijr tàfiear, sufGl pour altérer tome celljî
auanliléd'or ' ' ' ' r—.-.--
fjuit aupaïai
ïliiioislef oui ,
tt duclililé par Irt ai^jUic
par exi'mple loilqiie , elant eu' Tusiuii , il èf^
npunédialemeal cxjiosc à 1a vapeur du ehaN
)ioD ; mais je uf n'ois |hu que cdl« opiuiôi
tjoii fondée.
|/(ir pei'd aussi ta duclOïlé par lion; il t'MToiiït, 4<'vienl cassaiil dilioiiiiî mélange d'aiiciiiii- maliére wafi par le seul détangEmeii) de .
ini^grantes : aiiiti ce niéial , j^'iij ( le plus ductile, n'en pe^l pfs m IDentiaduclililé;'ce qui pnluve qi poiol uffe propriclê essentielle «t consiaiila
lin inarc ilov en tunle, on mi^mt lear, tufGl pour altérer tome celliî : d'or , el le rend aussi fragile qu'3 paiavfint leiiarcel duclile. QuelquM f onl prétendu qu'il perd de Diémi
45(a BflNlhlAin.
à la matière métallique, mais seulement nue qualité relative aux difTérea^ étals où elle se trouve, puisqu'on peut lui ôter par Técrouissèment et lui rendre par le recuit au fea cette qualité dnctile alternativement, et autant de fois qu*ou le juge à propos. Au reste, M. Brisson , de TAcadémie des Sciences , a recounu , par des expériences très-bien faites, qu'en même temps que Técrouissement diminue la ductilité des métaux, il augmente leur densité, quils deviennent par conséquent d*une plus grande pesanteur spécifique, et que cet excédant de densité s*évanouit par le recuit.
La fixité au feu , qu*on regarde encore comme une des propriétés essentielles de Tor, n^esl pas aussi absolue ni même aussi grande qn^on le croit vulgairement , d'après tes expériences de Bo)le et de Kunckel; ils ont, oiseut-ils , tenu pendant quelques semaiiiei de Tor en fusion sans aucune perte sur son poids : cependant ie sub assure, par des expériences faites des Tannée 1747 '« à mon miroir de réflexion, que Por fume et se sublime en vapeurs, même avant de se fondre; on- sait d'ailleurs qu'au moment que ce métal devient rouge, et qu'il est sur le point d'eutrer en fusion , il s'élève à sa surface une petite flamme d'un vert légei* : et M. Macquer, notre savant professeur de chimie, a suivi les urogrès de l'or en fonte au foyer d'un mii'ou' réfringent, et a reconnu de même qu'il continuoii de fumer et de s'exhaler en vapeur; il a démontré que celte vapeur étoit métallique, qu'elle saisissoit et doroil l'argent ou les autres matières qu'on tenoit au dessus de cet or funiaut. Il n'est donc pas douteux que l'or ne se sublime en vapeurs métalliques, non seulement après, mais même avant sa fonte au foyer des miroirs ardens : ainsi ce n'est 'pas fa très-grande violence de ce feu du soleil qui produit cet effet, puisque la sublimation s'opère à un degré de chaleur assez médiocre, et avant que ce métal entre en fusion : dès lors , si les expériences de Boyie et de Kunckel sont exactes, l'on sera forcé de convenir que l'effet de noire feu sur l'or n'est pas le même que celui du feu solaire, et que s'il ne perd riei\ au premier, il peut perdre beaucoup et peut-être tout au second. Mais je ne puis m'empècher de douter de la réalite de cette différence d'effet du feu solaire et de nos feux, et je présume que ces expériences de Bojfle et de Kunckel n'ont pas été suivies avec assez de précision pour en conclure