PREMIÈRE
Qi ae lî^fewdHlwm , diffkenAe» ébuUitions, à A^wis (^ V&mt V«iir «t kis «litres oiar tièro^ ((Uf na |i0uv«iii «uftpartep k feu» ve* tCM^ieat à iiiAt «wrfocci : b pvodtidioa ^ ââtmsks , et eoMÛt» leur combat , n'ont pu «MW|Har (W ftroduii^ «k» ÎMfiÇiUlé^t (W aspéttkl^ Am pr«foii<)eitr9, de& hauteurs, éà$ cftvorM» 4^ Ift 9Nr€9ce «( cUw le» pffe* aii«raa q«iic1m9 di« ITialêftew de cw grwtcU» masse»; et cVsL à eetle é|p(M|iie que Toa àwA rapperler. In SonnttkMk des plus batttea ii]iQ«fiîigiie« d» U terre» de celles de la lune» et de toutes W» asj^rUés oti ÛM^alitéft qii*(tti aper^k sur les fklvièta».
Re^résentciiis - «oua Fétat et Vaafiect de naire itiwvera dan» mm. premier âge : toutes le» planètes» neuteUemèat oooMlidécs à la surface, éioient eacore liquides à IfMtérieVy et UnçMent au ddhcurs une Imuière tvèsvift; c'étoieut autant de petits aoleila de* tachés dn grand , qui ne lui cédoient aot par Le Yokine, et diMkt la lumière et la coaleur se répandoieni de même. Ce temps d'incandescenee a duré tant que la planète n*apas été consolidée jusqu'au centre^ c*està-<lire environ A9316 ans pour la terre , 644 ans pour la lune, aia? ans pour Metcure^ I iSo ans pour Mars, 3596 ans ponr Véana»
5 140 ans pour Saturne, et 94^^ ans pour Jupiter.
l^s satdlilcB de ces deux grosses planètes , aussi bien que l'anneau qui environna Saiiirne, lesquels sent If lui dans le plan de réquateur de leur planète principale,, aToienI été projetés , éam» le teasps de la liqiiélbctioi , p«* la foroa ocntrifage de cea ^oases pianètes, qni tournent siur elles-mêmes a\ee une prodigieuse rapidilc : la terre ^ dent la vitesse de rotation est d'environ 9000 lieues pour vingt*quoiro heures, c'est*«-dire de six lieues un quart par minute, a, dans ce même temps, projeté hors d'elle les par* ties les moins dienses de son équateur, iea* qudlee se sont raasemUées par leur attraotion mntueUe à 85ooo Keues de distance, ou elles ont formé le globe de la lune. Je nfavance rien ici qû ne soit confirmé par le fait , lorsque je dis que ce sont les partiea les moins denses qui ont été projetées , et.
qu'elles Tout été de la ré|;ion de Téquateur^ car l'on sait que la densité de la luue est à celle de la terre comme 70a sont à 1000, c'est-à-dire de plus d'un tiers moindre; et l*on sait aussi que la lune circule autour de> la ten« dans un plan qui n'est éloi|«è que de a5 degrés de notre équateur , et gée sa distance moyenne «it d^enviroa ft5oAo neaes^
Dans Jupiter, qui tourne sur lui-même
m dix heures I, ^ dont la cii^nférence e&f.
qqze fois plus g/n^nde que celle de la terre, et la vitesse de. rotation de i65 Ueues par minuift, cetbe énorme force ceutiifùge a projeté UA grand torrent de matière de difiê«rena degtéa de densité, daiis lequel se ^a| formés \6» quatra saieUite^ de cette grosse plaaèto, dont l'un* aussj petit qme la luiie., il'est qu'a 819^00 Ueues çU^ distaace, c'est-àr dice ivrirsque aussi voisin de Jupiter que la lune l'est de la lerre; le secoua, dout la m^ tière étoit UA peu moins dense que celle du premier, et qui csf, eoiviron gros comm#.
ISIereure, s'est farwé à 141800 lieues; le troisième^, composé de parties encore nioiuft denses, et qui esi 4 peu près grand cfimmo ]SAar», a'est fovmo à ^Soo lieues; et enfia lo quatrième , dont la matière étoit la plus légère do toutes t a été pr«^é eneore plii»
loin, et ne «'est rasKembié qu'à 397877 lieues; et teais les quatr« so trouvent, à trè»^ peu près, dans le plan de l'équateur de leur planète pritoeiMle^ et eireiUent dans le même sen& autour a elle'. Au veste, la maiièro qui compose le globe de Jupiter est ellemême beaucoup moins dense que celle de la levra I^ea planètes voisiuo» du soleii soni les plus denses; celles qui c» sont les plua éloignéea sont en même temps les plus lé* gères : la densité de la terre est à celle do Jupiter eommo xooo sont à %g% ; et il e«t à présumer que la matièroqui compose ses.
satellites est enooso moins den«» que ceUo dont il est lui-asémo composé K
Saturne, qui probaUem«ol tourna sur lui-même encore plus vil« que Jupiter, « non senlraiewt produit cinq satetti^, maia «Bcore «1 anneau qui, d après mo«i bypo^ tbèse, doit êure parallèle à sou équateur, «i qui l'environœ comme un poal suapftudu et oratimi à 5400a lieues de distance : cet Wr noau, beaucoup plus latge qu'épais» est composé d'une flMJIiero sdide» opaque, et scio-. btabie à cello des saèeUilea; il s*est trouvé dans le même état de fosioR, et ensuite dHncandescenœ. Cbacun de ces vastes corps a conservé cette ebaleur primitive, en rai-
X. M. Bailly a montré, par èe» raisom ti4a>pla«* s!Ues , tirets dti mowwtmntt an noeuds dm aatel* litaê d« Jupiter, qo» U pceiwer d« ««a s«iellius circule d^ns le plaa même de l'équateur de cette
Slanète , et que fe^ trois autres ne s'en écartent pas *UD degré. (Mémoires de t^jétadémie dés Séiënees , Mnèn 1^6.)
- a. J'ai, par analogM* doan^ Ma satellites d« Ju^ pher et de Saturne la même deusité relqlivQ qui se trouve entre la terre et la lune» c'est-à-dire clé 1006 ft 70a. (Voyez le premier mémoire sttr ftt temp^rûnnf des piaiiètet,)
too I>£S ÉPOQUES
son composée de leur épaisseur et de leur densité; en sorte que Taniieau de Saturne, qui paroit être le moins épais de tous les corps célestes, est celui qui auroit perdu le premier sa chaleur propre, sll n*eût pas tiré de très -grands supplémens de chaleur de Saturne même , dont il est fort voisin ; ensuite la lune et les premiers satellites de Saturne et de Jupiter, qui sont les plus petits des globes planétaires , auroient perdu leur chaleur propre , dans des temps toujours proportionnels à leur diamètre ; après quoi les plus gros satellites auroient de même perdu leur chaleur, et tous seroient aujourd'hui plus refroidis que le globe de la terre , si plusieurs d'entre eux n*avoienl pas reçu de leur planète principale une chaleur immense dans les commencemens : enfin les deux grosses planètes, Saturne et Jupiter, conservent encore actuellement une trèsgrande chaleur en comparaison de celle de leurs satellites , et même de celle du globe de la terre.
Mars, dont la durée de rotation est de vingt - quatre heures quarante minutes , et dont la circonférence n*est que treize vingtcinquièmes de celle de la teiTe , tourne une fois plus lebtement que le globe terrestre, sa vitesse de rotation n*étaut guère que de trois lieues par minute ; par conséquent sa ibi*ce centrifuge a toujours été moindre de plus de moitié que celle du globe terrestre : c*est par cette raison que Mars , quoique moins dense que la terre dans le rapport de 73o à looo, n'a point de satellite.
Mercure, dont la densité est à celle de la terre comme ao4o sont à looo, n'auroit pu produire un satellite que par une force centrifuge plus que double de celle du globe de la terre ; mais , quoique la durée de sa rotation n'ait pu être observée par les astronomes , il est plus que probable qu'au lieu d'être double de celle de la terre, elle est, au contraire , beaucoup moindre. Ainsi l'on peut croire avec fondement que Mercure n'a point de satellite.
Vénus poun*oit en avoir un; car, étant un peu moins épaisse que la ten'e dans la raison de 17 à 18, et tournant un peu plus vite dans le rapport de 23 heures 20 minutes À ^3 heures 56 minutes , sa vitesse est de plus de six lieues trois quarts par minute, et par conséquent sa force centrifuge d*en-
\ viron un treizième plus grande que celle de la terre. Cette planète auroit donc pu pro-
1 duire un ou deux satellites dans le temps de sa liquéfaction, si sa densité plus grande que celle de la terre, dans la raison de 1^70
DE LA NATUEE.
à 1000, c'est-à-dire de plus de 5 contre 4 , ne se fût pas opposée a la séparation et à la projection de ses parties même les plus liquides; et ce pourroit être par cette raison que Vénus n'auroit point de satellite , quoiqu'il y ait des observateurs qui prétendent en avoir aperçu un autour de cette planète.
A tous ces faits que je viens d'exposo* on doit en ajouter un qui m'a été communiqué par M. Bailly , savant physicien astronome de l'Académie des Sciences. La surface de Jupiter est , comme l'on sait , sujette à des changemens sensibles, qui semblent indicjuer que cette grosse planète est encore dans un état d'inconstance et de bouillonnement. Prenant donc, dans mon système de l'incandescence générale et du refroidissement des planètes, les deux extrêmes, c'està-dire Jupiter comme le plus gros, et la lune comme le plus petit de tous les corps planétaires, il se trouve que le premier, qui n'a pas eu encore le temps de se refroidir et de prendi*e une consistance entière, nous présente à sa surface les effets du mouvement intérieur dont il est agité par le feu , tandis que la lune, qui, par sa petitesse, a dû se refroidir en peu de siècles, ne nous offre qu'un calme parfait, c'est-à-^dire une surface qui est toujours la même, et sur laquelle l'on n'aperçoit ni mouvement ni changement. Ces deux faits, connus des astronomes, se joignent aux autres analogies que j'ai présentées sur ce sujet, et ajoutent un petit degré de plus à la probabilité de mon hypothèse.
Par la comparaison que nous avons faite de la chaleur des planètes à celle de la terre, on a vu que le temps de l'incandescence pour le globe terrestre a duré deux mille nedf cent trente^ix ans; que celui de sa chaleur, au point de ne pouvoir le toucher, a été de trente-quatre mille deux cent soixantedix ans , ce qui fait en tout trente-sept mille deux cent six ans ; et que c'est là le premier moment de la naissance possible de la nature vivante. Jusqu'alors les élémens de l'air et de l'eau étoient encore confondus, et ne pouvoient se séparer ni s'appuyer sur la surrace brûlante de la terre , qui les dissipoit en vapeurs ; mais , dès que cette ardeur se fut attiédie , une chaleur bénigne et féconde succéda par degrés au feu dévorant qui s'opposoit à toute production, et même à l'établissement des elémens. Celui du feu , dans ce premier temps, s'étoit pour ainsi dire emparé des trois autres , aucun n'existoit à part : la terre, l'air, et l'eau, pétris de feu et confondus ensemble, n'offroient,