DES ROCHES VITREUSES ET DU PORPHYRE
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de ses ouvrages, et se méprendre sur leur formation. Dans ces teiTaïus bouleversés , les mafières produites par le feu primitif, mêlées à celles qui ont ensuite été formiées par le transport ou rinfenhède de Teau , et tontes confondues avec celles qui ont été altérées, dénaturées, ou ffMdhés 'par^lèfeu des volcans, se présentent' e^s^bFé$'4b
* n^ontpu reconnoitre leur'offgiiie{ ni'iiîème les distinguer assez pour n'é pds'totikbër dans de grandes erreurs siir Hîitr fbffdiàfion et leur essence^ Il me pal^it dotic <)fue, <}boique M. Ferber soit un des pbis attentifs de ces observateurs, on né peut rlen''<5ôûclure de ses descriptions. et' ob^ert'^alibns, sinon qu'il se trouve dans ces terfaîrts Volcanisés des matières presq^ie Stmiblables'aux vrais porphyres ; et si cela est , n'y a-t-il ^as toute raison de penser avec moi que lé feu primiiir a forme les premiers porphyres, dans lesqtiels je n'ai admis que le Aiélange du jaspe, du l'eld-spath, et du s^rhorf, parce que je n'ai jamais vu dans le porphyrà des parties quartzeuses , et que je pense qu'il |aut distinguer les vrais et anciens porphy-
'res, produits par le feji 'primitif, de ceux qui Font été postérieurement par celui des volcans? ceux-ci peuvent être mêlés dé' J>lusieurs autres matières de seconde formation; au lieu que les premiers né notivôieili être composés que de^ verres primitifs,- seloles matières qui existoient alors. ''
Après le quartz , le jaspe , le 'mica ;' le feld-spafh, et le schorl,'qAi sont les' [^« stances les plus simples , on peut donc dire que , de toutes les autres matières* en grandes masses et produites par le feu, lépbrphyre et les roches vitreuses ,, dont nous venons de parler, sont les plus simples, puisqu'ils ne contiennent (|ue deux ou trors de ces premières substances : cependant ces mêmes roches vitreuses et les porphyres ne sont pas, à beaucoup près, aussi commtms que fe granité, qui contient trois et souvent quatre de ces substances primitives; c'est de toutes les matières vitreuses la plus
abondante , et celle qui se trouve en plus grandes masses; )misque> le gnaiiite > forme les cbaiues^'de'la piNpertdes mbnliigne«|>rimitites snriodt leiglube ds Iki.teiwe-rLi^t 'même eetle ^raml8(qui*itiiéi4k gnaait^iqui 'tr^lfiiititpeusèr <à ''^fDek|iie»'mbirafi!«esH%H|«n
- -dètott'^to i^Mdër^eoinme^ ia'ipitlqre.iirtati- 'kiieiiè '4tfqaell«' |oifiéi> les me^tabiinRpesivi-
ârellsés!aW»i«^ tihS letir onoifleueâe ctanf cns atec<'%ttif -ipiii 4q 'ghiilitB a hddméuiiaiaBBoe ir^n ghml> >rioinwe tolfiiarei' kofastimces'inr ses '^dtffér^te»t^]Mudiition^>>^ dsécympdsi- ' éons';^ Oktm t «WMrie itifost laian^tt «fcoln jlHH^'deritMNS* otiM;q(iathB'«MlièK»ritneéMéHdemment recâviioii6Jibte»|iikjiiiife«néitEMunement admettra lai {priorité <d«>fexilstfanoe de ces inéme» 'matières^ '«t>parxwtta^ralfoBrregaordér le quart» |i to-micai, le fel«Un»t|i f 'et le sdiorl qi^l> oontieiàv^ tiMlineriUebiJiibstances dont Iff formaiiobi«stt;àRMérieirre' à la sienne.' • »•;>•■ -.n '.i/,i,r'j>#; -.i. -.,„.
En'sui^nt Fondre >qnirkioèsio4>udiiitirées svb^ances simples aux matièresvooropnsées, et tonrjoiirs en' grandes tnasiest, noite toPons donc d'abord le quartz, 'le(jas{iéy de» ipûea, le feld-spatU, et* lej tchorli^rqjip B4usrregardods comune^'dës matières sndpitfsç.iboauite lés roi^és ^itrebsés, iju^neicoiatiennieai^e d^x 'de des cinK| jpreihières'^ nbeliinoes; après qiioi Sriénnent lei 'poi^fa^i^'btUes granités, q«ki en^domtennient tn^s^vifiqaMre. On verra qu'en général le déveiéppement
' d«s causes et des effets dads laforihaUon des masses primitives' du globe'i/«sti)faiti;dans une succession relative aax différéns de|frés
'de leur densité, solidité,* et ftisthilké'' respective, étqule, de toupies- (mélooMS'Ou
- eombinaisoms qui se »oat>ftiite»de8 cintp^erres primitifs, celle de Urétmûm du^qtHihz, du mica, du feld-^path^ ^'do-i6éh<ir|i;'jest non 'Seulement la plus* commune,' «mai^ qi^^ile est tellement uuivergdfe et'^si générale, iinie les granités âembleiitittvovrexèlu^le^fi^Itats de là phqiart des âutne^ comMnabchis de ces verres printitifgv • • l . . i • >l
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DU GRANITE
De toutes les matières ]iroduites par le feu primitif, le granité rst la nntias simple et la plus variée : il est ordinairement composé de quart I, de feld-spalli, et de mica ; ou enfin de quai-tz, de feld- spath, de scliorl, et de mica : de ces quatre substances primitives , les plus fiis!l)les sont le frid-spath et le schorl. Ces verres de nature se foudeut sans addition aii même degré de feu que nos verres factices , tandis que le quartz résiste au plus grand feu de nos fourneaux : le feld-spath et le schorl sont au«i beaucoup plus fusibles que le mica , auquel il faut appliquer le feu le plus violent pour le réduire en verre, ou plutôt eu scories spumeuses. Entin le feîd-spaih et le schorl communiquent la fusibilité aux matières dans lesquelles ils se trouvent mélangés , telles que leS porphyres, les opliites, et les granités, qui tous peuvent se fondre sans aucune addition ni fondant étranger » : or ces difierens degrés de fusibilité respective dans les matières qui composent le granité , et particulièrement la jgrande fusibilité du feld-spath et du schorl, mé semblent suffire pour expli(|uer d'une mauière satisfaisante la formation du granité. En effet le feu qui tenoil le globe de la terre eu liquéfaction a uécessairement eu des degrés d.fférens de force et d'action : le quartz ne pouvoit se fondre que par le feu le plus violent, et n'a pu demeurer en fusion qu^autant.de temps qu'a duré celte extrême chaleur ; dès qu'elle a diminué , le quartz s'est d'abord consolidé; et sa surface, frappée du refroidissement, s'est fendue, écaillée,
I. i** Un morceau de tr^s-be.iu granité rouge tr^s-vif, très-dur. faisant feu dans tous tes points, enfrnné dans un petit creuset de Uesse et recouvert d'un autre, a coulé en verre noir en moins de deux heures.
2^ Un morceau de granité noir et blanc très-dur, du poids de cinq gros vingt-deux grains , a formé dans le même temps une seule masse vitreuse noire très compacte , très- homogène.
3'^ Un morceau de porpliyre très-brun piqué de blanc, très-dur, de deux gros vingt-huit grains, a coulé au point d'enduire absolument le creuset oe verre noir. Ces trois morceaux antiques ont été trouvés à Autun.
4° J'ai exposé au même feu de beau quartz blanc d'Auvergne : il y a pris un blanc mat, plus opaque, y est devenu plus tendre, plus aisé à égrener au doigt, mais sans aucune fusion, pas même aux endroits où il toiichoit le creuset. (Leltre de M. de Morveau ÙM. de Buffon, Dijou, 27 octobre 1778-)
égrenée, comme il arrivée toute espèce de verre exposé à l'action de l'air. Toute la superficie du glol>e devoit donc être coti verte de ces premiers débris de la décrépitation dti quartz imniédiatemeiii après sa consolidation ; et les groupes élances des montagnes isolées, les sommets des grandes boursouflures du globe , qui dès lors s'éioient faites dans la mas«e quartzeuse, ont été les premiers lieux couverts de ces débris du quartz , parce que ces éminences , qui préseuloieal toutes leurs faces au refroidissement , en ont été phis complètement et plus vivement fi appées que toutes les attires portions de la terre.
Je dis refroid issemetit , par rapport à la prodigieuse chaleur qui avoit jusqu'alors tenu le quartz en fusion; car, dans le moment de sa cunsoirdaiion , le feu étoit eucore assez violeut pour dissiper les micas, dout l'exfoliation ne fut que le secottd détriment du quar?z , déjà brisé en écailles et en grains par le premier degré du refroidissement. La feld-spath et le schorl , bien plus fusibles que le mica , étoient- encore en pleine fouie au point de feu où le quartz, déjà consolidé, s égrenuit faute de recuit, et furmoit les micas par ses exfoliations.
Le feld - spath et le schorl doivent doâc être considérés comme les dernières fontes des matières vitreuses ; ces deux derniers verres , en se refroidissant , durent s'amalgamer avec les détrimens des premiers. Le feu qui avoit tenu le qtiartz en fusion étoit bien plus violent que celui qtii teuoil dans ce même état le feld-spath et le schorl; et ce n'est qu'après la consolidation du quartz, et même après sa réduction en débris, que les micas se sont foi^més de ses exfoliatfons ; et ce n'est eucore qu'après ce temf)s que le feld-spath et le schorl , auxqueU iJ ne faut qu'un feu médiocre puur rester en fusion , ont pu^se réunir. avec les détrimens de ces premiers verres. Ainsi le feld-spath et le schorl ont rempli , comme des cimens additionnels , les interstices (pie lai.ssoient entre eux les grains de quartz ou de jaspe ei les particules de mira; ils ont lié eusctnble ces débris, qui de nouve^iu prirent corps et formèrent les granités et les porphyres; car c'est en effet sous la forme d'un ciment introduit et îjgi;iuiiné dans les porphyres et les granités qu'ils s'y présentent.
DU GRANITE
En .effel les qiiariz en grains décrépites ou exfolies en micas durent cou^TÎr généralement la surface du globe, à l'exreplion des fentes perpendiculaires qui venoieni de s'ouvrir par* la retraite que fit sur elle»roéme toute la matière liquéfiée en se consolidant : 'e feu de l'iatérieur exhaluit par ces fentes, comme par autant de sou|)iraux , les vapeurs métalliques qui , s'étaiit incorporées avec la substance du quattz, Pont modiliée, colorée, cl convertie en jaspe, lètjuel ne diffère en effet du quairtz que par ces impressions de vai>eurs ui€tâtli(|ues , et qui , s'étant consolidfé et reciiit daus ces fentes du quHrtz, et à l'abri dé Tnctiôn des élémens tiuniides , est demeiu'ê solide , et n*a fourni À l'extérieur quMue pi^tite quantité de détrimeus que le fcld-spalh et le schorl aient pu saisir. Les jaspes né prêseniant que leur sommet, et étant du reste contenus dans les fentes per^ pendieulaires de la grande masse quartzeuse, ue purent recevoir le feld-spalh et le schorl que dans celte partie supéiieiire , sur laquelle se fit une décrépilation semblable i celle du quartz , parce que cette partie de leur masse éloit en effet la sente qui pût être réduite en débris par le refroidissement.
Et de fait , les poiphyres , qui n'ont pu se former qu'à la superficie des jispes, sont ihnmiucnt moins communs que les giauites, qui se sont au contraire formés sur la surface entière de la masse quarizeuse : car tes granités recouvrent encore aujourd'hui la plus grande partie du globe ; et quoique les quartz percent quelquemis au dehors , et se montrent en divers endroits sur de fortes épaisseurs et dans une grande étendue , ils n'occupent (|ue de petits espaces à la surface de la terre en coinj>araison des granités, parce que les quartz ont été recouverts et rehaussés presque partojtil par ces mêmes Jtrauites, qui ont recueilli daus leur subsiance presque tous les débris des virres primitifs , et se sont consolidés et groujiés sur la roche même du globe, à laquelle ils lieuuent immédiatement , el qu'ils chargent presque partout. Ou trouve le granité, connue premier fond, au dessous des bauc^ calcaires et des couches de l'argile et des schistes, quand on peut en percer l'épaisseur ; el nous ne devons pas oublier (|ue ce fond actuel de notre terre étoit la surface du globe primitif avant le travail des eaux.
Or les granités sont non seulement cou- « diés sur cette antique surface, mais ils sont entassés encore plus eu grand dans les groupes des montagnes primitives ' , et nous en I. » C'est une observation générale que, dans les
aig
avons d'avance indiqué la raison. Ces sommets, où les degrés du refroidissement furent plus rapides , atteignirent phis lot le point de la fusion et de la consolidation du felds|)ath et du schorl , en même temps (|u'ils leur uffroient à saisir de plus grandes épaisseurs de grains quartzeux décrépites.
Aussi les granités formeut-iU la plupart de ces grands groupes et de ces hauts sommets élevés sur la base de la roche du globe, comme les obélisques de la nature , qui nous attestent ses formations aniique-s , et sont les premiers el grands ouvrages dans lesquels elle préjiaroit la matière de loutes ses plus riches productions , et où elle indiquoit déjà de loin le dessin sur lequel elle devoit tracer les merveilles de l'organisât ioii et de la vie : car on ne peut s'eni{)êcher de reconuoitre dans la figuration généralement assez régulière des petits solides du feld- spath et du schorl celte tendance à la structure organique, prise dans un feu lent et tranquille, qui , en commençant l'union intime de la matière brute avec quelques molécules organiques, la dispose de loin à s'organiser, en y traçant les linéamens d'iuie figuration régulière. Nos fusions artificielles , et plus encore les fusions produites parles vc^cans, nous offrent des exemples de cette figuration ou cristallisation par le feu daus un grand nombre de matières " , et même dans tous les mctaux et minéraux métalliques.
Si nous considérous maintenant que les grands bancs et les montagnes de granité s'offrent à la superficie de la terre dans tous les lieux où les argiles , les schistes ^ el les couches calcaii-es, n'ont pas recouvert l'ancienne surface du globe , et où le feu des volcans ne l'a point bouleversée, en un mol partout où subsiste la structure primitive de la terre , on ne pourra guère se refuser à croire qu'ils sont l'ouvrage de la dernière fonte qui ail eu lieu à sa surface encore ardente, et que celle dernière fonte n'ait été celle du feld-spalh et du schorl , lesquels , des cin(| verres primitifs , sont sans comparaison les plus fusibles ; et si l'on rapproche ici un fait qui, tout grand et tout fiappanl qu'il est, ne paroîl pas avoir été remarqué des minéralogistes, savoir, qu'à mesure que
grandes chaînes, on trouve au dehors les naonta»gites calcaires, puis les ardoises.» (Saussure a Faja^e dans les Alpes , page 4o'0
L'auteur se fut mieux exprimé en disant les schistes , puis les roches feuilletées primitives , et eufin les 'granités.
», Voyoz l'article des volcans, sur les espèces de granités el de porphyres qui se roriucnt quelquefois dans la lave.
aso
MINÉRAUX
Ton creuse ou qu'on fouille dans uue montagne dont la rime et les flancs sont de granité, loin de trouver du grauite plus solide et plus beau à mesure que Vov pénètre. Ton voit au contraire qu'au dessous, à uue certaine profondeur , le granité se change , se rerd ,~et s'évanouit à la fin en reprenant peu peu la uature brute du roc vif et quartzeux.
On peut s'assurer de ce changement successif dans les fouilles de mines profondes :
quoique ces profondeurs où nous pénétrons soient bien superficielles , eo comparaison de celles où la nature a pu travailler les matériaux de ses premiers ouvrages , on ne voit dans ces profondeurs que la roche quartzeuse , dont la partie qui touche aux filons des mines et forme les parois des fentes perpendiculaires est toujours plus ou moins altérée par les eaux on par les exhalaisons métalliques ; tandis que celle qu'on taille dans l'épaisseur vive est une rodie sauvage plus ou moins décidémeut quartzeuse , et dans laquelle on ne distingue plus rien qui ressemble aux grains réguliers du granité. En rapprochant ce second fait du premier on ne pourra guère douter que les granités n'aient en effet éié formés des déirimens du quartz décrépité, jusqu'à de certaines profondeurs , et du ciment vitreux de feld-spath et de sehorl qui s'est ensuite interpesé entre ces grains de quartz et les micas, qui n'en étoient que les exfoliations.
Il s'est formé des granités à plus grands et à plus petits cristaux de feld-spath et de sehorl , suivant que les grains quartzeux se sont trouvés plus ou moins rapprochés, plus ou moins gros , et selon qu'ils laissoie.nt entre eux plus d'espace où le feld-spath et le sehorl pou voient couler pour se cristalliser. Dans le granité à menus grains le feld-spath et le srhori , presque confondus et comme incorporés avec la pâte quartzeuse , n'ont point eu assez d'espace pour former une cristallisation bien distincte; au lieu que, dans les beaux granités à gros graius régidiers, le feld-si)ath et quelquefois le sehorl sont cristallises distinctement, l'un en rhombes, et Tautre en prismes.
Les teintes du rouge du feld-spath et de brun noirâtre du sehorl dans les granités sont dues sans doute aux sublimations métalliques , qui de même ont coloré les jaspes, et se sont étendues dans la matière du feldspath et du sehorl en fusion. Néanmoins cette teinture métallique ne les a |)as tous colorés : car il y a des feld- spaths et des schorls blancs ou blanchâtres ; et dans certains granités et plusieurs porphyres le feld-spath ne
se distingue pas du quartz par la couleur.
Les sommets des montagnes graniteuses sont généralement plus élevés que les montagnes schbieuses.ou ralraires : ces sommets paroisj«nt n'avoir jamais été sip'montés ni travaillés par les eaux, dont la plus, grande hauteur nous est indiquée par les J>aoçs calcaires les plus élevés ; car on o^ trouve aiie«n indice de coquilles ouil'autres productions marines dans l'inlérieur de ç^ graqTtes primitifs, à quelque niveau qu'on les preni^e; comme jamais aussi on ne voit, de ÏM^ncs calcaires interposés dans les. piasses de granités , ni de granités posés sur, des couches calcaires , si ce n'est par fragmens roulés et transportés , ou par bancs de seconde formation. Tous ces faits importans de l'histoire du globe ne sont que des conséquences nécessaires de l'ordre dans lequel nous venons de voir les grandes formations du feuprécéder universellement l'ouvrage des eaux.
Les couches que l'eau a déposées sont étendues horizontalement , et c'est dans ce sens, c'est-à-dire eu longueur et eu largeur, que se présentent leurs pins grandes dimensions : les granités, au contraire, et tous les autres ouvrages du feu , sont groupés en hauteur; leurs pyramides ont toujours plus d'élévation que de base. Il y'a de ces masses ou pyramides solides de granité , sans fentes ni sutures , d'une très-grande hauteur et d'un volume énorme : on en peut juger non seulement par l'inspection des montagnes graniteuses , mais même par les monumens des anciens ; ils ont travaillé des blocs de granité de plus de vingt mille pieds cubes pour en former des colonnes et des obélisques d'une seule pièce '. £t de nos jours on a remué des masses encore plus fortes ; car le bloc de granité qui sert de piédestal à la statue gigantesque du grand Pierre I*^*" , élevé par l'ordre d'une impératrice encore
t. La colonne de Pompée, dout le fût est d'une seule pièce , passe pour être le plus §;rand monu» ment des anciens en ce genre. « Cette colonne est , dit Théveiiot , située à environ deux cents pas ^d'Alexandrie; elle est posée sur vn . piédestal uu base carrée large d'environ vingt pieds , et haute 'de deux cents ou environ, mais faite de plusieurs grosses pierres : pour le fût de la colonne , il est tout d'une seule pièce de granité, si haute qu'e11« b'b pas au monde sa pareille, car elle a dix'hnit cannes de haut, et si grosse qu'il faut six personnes pour l'embrasser. »• ( F^o/age au Levant , tome I , page 217.) En supposant la canne de cinq pieds de longueur, le Fût de cette colonne en a quatre-vingt-dix de hauteur, sur trente pieds de circonférence , parce que chaque homme , les' bras étendus , embrasse aussi cinq pieds : ces dimensioDS donnent environ vingt mille pieds cubes.
DU GRANITE
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plus grande » , contient trente-s pt mille pieds cubes : cependant ce bloc a été Irouvé dans un marais, où il ctoil i olé et déiaché des hautes masses auxquelles il tenoii avant sa chute. « Mais nulle part, nous dit M. l'abbé Bexon, on nepteut prendre une idée plus magnifique de tses mts^es énùrmes de granité que dan» nos montagnes des Vosges :
elles en offrent en mille eiidrotu des blocs plus grtnds <Jue tousoeux-que Toa admire dans les jflta superbes monumons , puisque les larges stfmmets et les flanc» escarpée de ces moritagncs tte sont que des piles e* des groupes d'immenses rochers de granité entassés les uns sur les autres *•* ^^
Plusieurs observateurs ont déjà reconnu que la plupart des sommets des montagnes, surtout des plus élevées , «ont formés de granité 3. La plus grande hauteur où les eaux
I. Catherine H, actuellement régnante , et dont l'Europe et l'Asie admirent et respectent également le grand caractère et le puissant génie.
», On Tient depuis peu de commencer à travaiHer ces granités des Vosges, et les premiers essais ont découvert dans ces montagnes les plus grandes richesses en ce genre ; elles offrent des granités trèsbeaux et três-Tariés pour le grain et pour les couleurs , et diverses espèce* de porptiyres ; on en tire aussi des jaspes richement colorée , et tuMtes ces matièreS'S'y rencontrent partout dans une extrême abondance , quoique dans une exploitation commencée on n'ait encore attaqué aucune masse oon* sidérable , et qu'oo' se' soit borné aux morceaux rompus épars au penchant des montagnes, et que tes habitans entassent en gros murs bruts pour enclore leurs terrains. Le premier établissement de ce travail des granités des Vosges , fait d'abord à Giromagny dans la haute Alsace, est actuellemeot transféré , pour plus grande abondance de matières et plus grande facilité de transports, de l'autre cdté de la montagne , en Lorraine , dans le vallon de la BSoselle, environ quatre lieues an dessus- de sa source. Nous le devons au goût et à l'activité de M. Patu des Hauts-Champs, magistrat qui joint à iîionneur et aux distinctions hér-ôditaires l'amour éclairé du bien public , et de grandes connoissanoes dans les sciences et dans les arts. Son entreprise , qui nous semble très-digne de l'attentioa et de la faveur du gouvernement, meltroit eu valeur des matières précieuses restées jusqu'à présent brutes etitre nos mains , et pour lesquelles nous payons jusqu'ici on tribut à l'Italie.
3. M. Ferberdit expressément, page 343, que la partie la plus élevée des Alpes, entre l'Italie et l'Allemagne, est de granité; et il ajoute que ces granités européens ne diffèrent en aucune façon du granité oriental.
Tons les pays du monde offriront ces granités dans leurs chaînes de montagnes primitives ; et si les observations sur cet objet ne sont pas plus multipliées , c'est que de justes notions dn règne minéral, pris en grand, paroissent avoir jusqu'ici manqué aux observateurs.
Quoi qu'il en soit , toutes nos provinces montagneuses , l'Auvergne , le Dauphiné , la Provence , le Langnedoc , la Lorraine, la Franche • Comté , et même la Bourgogne vers Semur, offrent des gra-
aient dépo&é des coquilles n'étant qii a quinze ceuis ou deux mille toises au dessus du ni* veau actuel de la mer, il y a par cousé(|Uf nt uu grand nombre de sommets qui se trouvent au dessus de cette hauteur : mais il s'en faut bien que toutes les pointes moins éle* vées aient été recouvertes des productions de Ja mer ou cachées sous Targile , le schiste, et les autres- matières transportées par les eaux ;> plusieurs montagnes , telles que les Vosges , moins hautes que ces grands sommets , spnt composées de granités qui n'offrent aucun vestige de productions marines, et ces grauites ne sont pas surmontés de bancs calcaires , quoique la mer ait porté dans d'autres, endroits ses productions à de bien plus grandes hauteurs. Au reste , ce n'est que dans les hautes niiontagnes vitreuses que l'on peut voir à nu la structure ancienne et la composition primitive du globe en masses de quartz , en veines de jaspe, en groupes de granité , et en filons métsdliques.
Quelque solide et durable que soit la ma^ tière du granité, le temps ne laisse pas de la miner et de la détruire à la longue; et des trois ou quatre substances dont il est composé le .quartz ])aroit être celle qui a le plus perdu de sa solidité , et cela esl peut • être arrivé dès le premier temps qu'il s'est décrépité : car quoique , étant d'une substanciB plus simple, il soit en luirméme plus solide que le feld-spath et le schorl , cependant ces derniers verres , et surtout le feldspath , sont ce qu'il y a de plus durable dans le granité \ du moins il est certain que, sur les faces des globes de granités exposés à l'air aux flancs des montagnes , c'est la partie quartzéuse qui toml>e en détriment la première avec le mica , et que les rhombes du feld-spath restent nus et relevés à la surface du granité dépouillé du mica et des grains de quartz qui les environnoient. Cet effet se remarque surtout daqi les granités où la quantité du feld-spath esl plus grande que celle du quartz; et il provient de ce que les cristaux de cette même matière vitreuse sont en masses plus longues et plus profondément implantées que les- grains du quartz dans presque tous les granités. Au reste , ces grains du quartz détachés par l'action des élémeus humides, et entraînés par les
nites. La Bretagne , depuis la Loire , et partie de la Normandie, touchant à la Bretagne, et comprenant MoiUin , Argentan , Lisieux , Bayeux , Cherbourg » est appuyée sur une masse de granité. La Suisse » l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie, ont les leurs. Les montagnes de la Corse et celles de l'ile d'Elbe en sont formées.
«laik MINÉRAUX.
eaux , s'arrondissent en roulant , et se ré* duisent bientôt en sables quart zeux et micacés, lesquels, comme les sables de grès, se convertissent ensuite en terres argileuses.
On trouve, dans riulêrieur de ta terre, des gratiiles décoitiposés dont les grains n'ont qu'un peu d'adhérence , e» dont le ciment est ramolli >; cette décomposition se remarque surtout dans les fentes perp'endiçulaires où les eaux extérieures peuvent pénétrer par inOllraiion, et aussi dans les endroits où la masse des rochers est humectée par les vapeurs qui s'élèvent des eaux souterraines. Toute humidité s'oppose à la dureté ; et la preuve eu est que toute masse pierreuse acquiert de la durelé en se séchant à l'air. Cette différence est plus sensible dans les marbres et autres pierres calcaires que dans les matières vitreuses; néanmoins, elle se reconnoît dans les granités, et plus partieulièrenjeal encore dans le grès, qui est toujoups humide dans sa carrière, et qui prend plus de durelé après s'être séché à l'air pendant quohiues années.
Lorsque les exhalaisons métalliques sont abondâmes, et en même temjs mêlées d'acides et d'autres élémens corrosifs , elles dé- Icriorent avec le temps la substance des granités, et même elles altèrent celle du quartz : on le voit dans les parois de toutes les fentes perpendiculaires où se trouvent les filons (les mines métalliques; le qnaitz paroîi décomposé, et le granité adjacent est friable.
Mais celte décomposition d'une petite portion de granité dans rintérieui- de la terre n'est rien en comparaison de la destruction immense et des débris que dut produire Taclion des eaux lorsqu'elles vinrent battre pour la première fois les pics des montagnes primitives , plus élancés alors qu'ils ne le sont aujourd'hui ; leurs flancs nus, exposés aux coups d'un «céan terrible, durent s'ébranler,
I. C'est mal à propos que M. de Saussure veut établir {^f^ojage dans (es Alpes, tome t, page io6) diyerses esiHKies de granité sur tes degrés de dureté 4« cvtle pierre, et parce qu'il s'en trouve de tendre au point de s'égrener entre Us doigls , puisque ce n'est ici qa'uiie cïècoinposîtioii ou di'Strucliou, par l'air et par l'eau, du xrai granité, si pourtant c'est de ce granito que l'observateur enteud parler, de quoi l'on peut douter avec raison, puisqu'il attribue le vice de ces granités dfveniii tendre^ à l'elTet de quelque matièn safhie on argileuse , entrée dans leur composition (ibîd.) ; mais plus bas il se rétracte, rn observant que si , dès l'origine , ce principe de mollesse fût entré dans-leur combinaison , les fraghiens roulés que l'on trouve de ces granités n'eussent pu , sans se réduire en sable , supporter hs chots qui les ont arrondis (ibîd.).
se fendre , se rompre en mille endroits et de mille manières : de là ces blocs énormes qu'on en voit détachés et tombés à leur pied, et ces autres blocs qui, comme suspendus et menaçant les vallées, ne semblent plus tenir à leurs sommets que potir attester les efforts qui se firent pour les en arracher. Mais, tandis que la force des vagues renversoit les masses qui offroient le plus de prise ou le moins de résistance, l'eau, par une action plus tranquille et tout aussi puissante, attaquoit généralement et altéroit partout les surfaces des matières primitives, et', transportant la poudre de leurs détrimens, en composoit de nouvelles substances, telles que les argiles et les grès : mais il dut y avoir aussi , dans les amas de ces débris, de gros sables qui n'éloient pas réduits en poudre; elles granités élant les plus composés, et par conséfjueni les plus desiructibles des substances primitives, ils fournirent ces gros sables en plus grande quantité; et l'on conçoit qu'eu égard à leur pesanteur ces sables ue purent être tran.sporiés par les eaux à de très-grandes distances du lieu de leur origine : ils se déposèrent en grande quantité aux environs de leurs masses primitives , ils s'y accumulèrent en couches grauiteuses ; et ces grains, agglutinés de nouveau par l'intermède de l'eau, ont formé les granités secondaires, bien différens, comnje l'on voit, quant à leur origine, des vrais granités prinnlifs. El en elfet, l'on trouve eu divers etidroits ces nouveaux granités soit en couches, soit en amas inclinés, et on reconnoit à plusieurs caractères qu'ils sont de seconde formation : i^ à leur position en couches, et quelquefois en sacs entre des matières calcaires; 2° en ce qu'ils sont moins compactes, moins durs, et moins durables que les grauiies antiques; 3*" en ce que le ftîld-spath et le schorl n'y sont pas en cristritix bien distincts, mais par petites masses qui paroissimt résiilter de l'agglutination dfy plusieurs fragniens de ces mêmes subsiances^ el qui n'offrent à l'œil qu'une teinte terue et maie , de couleur briquetée ou d'un gris rougeâlre; 4.° en ce que les parcelles du mica y ont fornjé par leur jonction, des feuilles assez grandes , et même de petites piles de ces feuilles qui ressemblent à du talc; 5° enfin en ce que l'empâtement de toute la pierre est grossier, iiuparfait, n'ayant ui la coliéience , ui la solidité, ni la cassure vive Cl vitreuse du vrai granité. Ou peut vérifier ces différences eu comparant les granités des Vosges ou des Alpes avec celui qui se tj'ouve à Semur en Bourgogne. Ce granité est d«
DU GRANITE
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seconde foimation; il est friable, peu coinpacte, mélo de talc; il est dispos par liu et par couches presque horizoutales : il présente donc toutes les empreintes d'un ouvrage de 1 eau , au lieu que les grauites |)rimiiiCs o'oQt d'auires caractères que ceux d*une vitrification.
On ne doit donc rien inférer, rien conclure de la formation de ces graniies secondaires à celle du gianite primitif doni ils ne sont que des détrimens. Les .grès sont , relativement au quartz, ce que ces seconds granités sont au premier; et vouloir les réu-' nir pour expliquer leur formation par un principe commun, c'est comme si Ton préteudoil rendre raison de Torigiue du quartz par la formation du grès.
Caux qui voudroieat persister à croire
3u on doit rapporter à l'eau la formation « tous les granités, même de ceux qui sont élancés à pic et groupés en pyramides dans Ijes montagnes piimitiv&s, ne voient pas qu'ils ne font que reculer ou plutôt éluder la réponse à la qitesiiou ; car ne doit-on pas leur demander doù sont venus et par quel agent ont été formés ces fragmeus vitreux employés par l'eau pour composer les gravites, et dès lors ne seroui-iis pas foicés à recUercUer l'origine des masses dout ces fragmeus vitreux ont été détachés, et ue fautil pas recounoitre que si l'eau peut diviser, transporter, mssembler les matières vitivuses , elle ne peut en aucune façon les produire ?
I;i question resteroit donc à résoudre dans toute son étendue, quaud ou voudroit, par prévention de système , ou qu on pourroit , par suite d'analogie, établir que les graniies
Iirimitifs ont été forinés par l'eau ou dans e sein des eaux, et il resieroii toujours pour fait constant que la grande masse vitreuse, dont les élémens de ces graniies sont ou l'extrait ou les débris, est une matière antérieure et étrangère à l'eau , et doni la formation ne peut être attribuée qu'à Taclion du feu primitif.
Les nouveaux granités sont souvent adossés aux flancs on straiiliés au pied des grandes masses autiques dont ils tirent leur oi'igine; ils sont étendus en couches ou en lits plus ou moins, inclinés , et souvent horizont.iux, au Heu d*étre groupés en hauteur, entassés en pyramides, ou empilés en feuillets verticaux I, comme le sont les véritables granités
T. C'est ce' qQe M. de Saussure appelle des cou-
' thés, perftendiçutuires t p^r une assnciution de mots
aussi iusociables que les idées qu'ils présentent
soot incompatibles ; car qui dit couches dit dépôt
dans les grandes montagnes primitives : celte dilTérence de position est im effet remarquable et frappant, qui, d'un côté, caractérise l'aciiou du feu dont la force expaosive du centre i la circonférence ne pouvoit qu'élancer, élever la matière et la grouper eu hauteur, taudis que la seconde position présente l'ouvrage de l'eau, qui , soumise à la loi de l'équilibre , et ne travaillant que par voie de ti*ansports et de dépôt , tend généralement à suivre la ligne horizontale.
Les granités secondaires se sont donc formés des premiers débris du granité primitif, et les fragmens rompus des uns et des autres, et roidés par les eaux, ont postérieurement rempli plusieurs vallées, e^ ont même formé par leur entassement des montagnes subalternes. Il se trouve des carrières entières, et en bancs étendus, de ces fragmens de granités roulés et souvent mêlés de pareils fiagniens de quartz arrondis, comme ceux de gi-auite , en forme de cailloux. Mais ces couches sont, comme l'on voit , de seconde et même de troisième formation. Et dans le même temps que les eaux enlraînoienl, froissoient, et entassoieot ces fragmeus massifs, elles transportoient au loin, dispersoienl, et déposoient partout les |)arlies les plus ténues et la poussière flottante de ces débris graniteux ou quartzeux ; des lors ces poudres vitreuses ont clé mêlées avec les poudres calcaires, et c'est de là que proviennent originairement les sucs quartzeux ou silices qui transsudent dans les craies et autres couches calcaires formées par le dépôt des eaux.
straliGé, étendu, cotidié enfin sar nae ligne ploâ ou iDoius votsiue de la ligue boricootale, et dont les feuillets se divisent en ce sens ; or une telle masse, stratifiée horitontaleuient , ne peut n'en of< frir de perpendiculaire que tes fissures ou sutures qui l'ont accidentellemeut 'divisée t la Irancbe perpendiculaire porte au contraire sa plus grande dimension sur la ligne de hauteur, ella se coupe en lames verticales ; et il est aussi impossible qu'elle ait été formée par la oièmii cause que la couche horizontale qu'il l'est que cette dernière devienne jamais |>erpei)diculaire, si ce n'est par accident; car il est indubitable que toutes les couches strati« fiées par la mer, et qui ne doivent pas leur inclinaison aux causes accideitielles , comme la chut^ des cavernes , la tiennent des inclinaisons mêmes , des pentes , ou des coupes des masses primi lires' auxquelles elles sont Tenues s'adosser, s'adapter, et se superposer, qui , en un mot , leur ont servi de base. Aussi de M de Salissure, après avoir lait la description et l'énuméraiion de plusieurs de ces couches violemment inclinées ou presque perpeudi> culaires, rap|}elle-l il tous ces faits particuliers à une observation qu'il regarde lui-même comme g4' nérale et importaïUe , savoir, que les montagnes sê» condaires sont d'autant plus irrégulières et plus inetin4i9 qu'elles approchent plus des primitives.
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MINÉRAUX
Et comme le transpcHt de ces débri.* du granité, du grès, et des poudres d'argile, s*e$t long-temps fait dans W fond des mers , conjointement avec celui des détrimens des craies , des marbres, et des autres substances calcaires, les unes et les autres ont quelquefois été entraînées, réunies, -et consolidées ensemble : c'est de leur mélange que se sont
formées les brèches et autres pierres miparties de calcaire et de vitreux 0*1 argileux ; tandis que les fragmens de quartz et de granité, unis de même par le ciment des eaux, ont formé àeà poudingues purement vitreox, et que les fragmens des marbres et autres pierres de même nature ont formé des Ih^ches purement calcaires.
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