DU PLATRB ET D0 GYPSE
erfë't^^li un ^ jflm foible «)«« fcefle de là chaiix ))biiniahtëi 'ce|)&tl(j«M «lie n'est pas âàHÀ chaFéttr, kl khèinè tftlXe ëhàleiir tchire pendant iine hètiré ou debx : t\^ fitore que lé pkâtHè eihkië la plti^ ^Mé |)â)iiiç dis «m ocléiir. l^rls dans cël ^ât él dîi^ô&i6 (far lA nîditi dé rônTHèV, le plâtre c<>i)imencé par se renâer , parce qo'e &ës parties ftpàti|gjeuses coniinuetxt dé se ibnuer die r«9ib dans laquelle II â éîé dètrétnjiê ; liiiais ^ peu de temps àprék , il éé du'iicit {Vài* un de^iéchement entiet*. Ainsi Téflbl dé àa prônipté co^ hésion dé^ei^d beki^WôU^ dé Tétât Où 11 s« trouve au mbnàént'âii'bn l'emploie» là pUBttt^ en esl que le diorael* fÂit Ixëc de ht <^àuk vive se àèche et se dlirfcit ^Veéquè »'USsi
}>romptemfent qti'e lé plâtre gàcné ,J>aî*fe qdë a chaux est pHse a^Oi-^ âàni ïe hième état d'eniervescence que le Jilâtîife. t:ei)^ndànt <* n'est qu'avec beaucoup dfe teitijpls que cfeâ mortiers Faits âvet la chaux , soit vi^-e, iSttit éteinte, prennent leur ehti^'i'ë solîdlt^ j WL lieu ciné le plâtre prend tuuté la sienne dès le premier jour. Enfin ciet ëtidiirbissement du plaire, cottihife le dit très-bîfen M. Maisi qûer , « peut . venir du inélâ'tiçe dfe fcellés dfe ses parties qui 6i\\ pris un carâct^ère de cfvaUSb yive, pendant la batcination , âvfec telles qtt| n'ont pas pris oh semblable carad'ère et q^ji servent dé ciment. » Maïs ce sàv&nt bbimistè ajoute que cela petit Venii* ïiuâisl de ce que îè plâtré renrehil Ceàit de i^à vristatVùs'ntîon ^ ift se cristaliise àè rioaVtàu )br'éctpitàmin'ent ¥t confusément. La première cause ttte pàrOtl si simple et si Vraie, que Je suis s'ur^'rîà de l'aliernative d'uue seconde caQsé, dont on ne c'onnoit pas même rexî^tfenfce : cïir celtfe eau de cristallisation n't-st, comme fe plilôgistique, qu'un être de inêthode, et noh de la nature.
Les plâtrés n^ékiÀt que deà clràies on dés poudres de pierres câlcairëâ împr^néts et saturées d'acides, On trouva assez àotivëilt des couchés minces de plâtre entré l'es fits d'argile , comme Ton y troiive âuàsi de petites couches de pyrites et de pierres calcaires. Toutes ces petites ^touches sont de Nouvelle formation, jet proviennent également du dépôt de rînfiltràtion des eaux. Coihîtie l'argile contient des parités et dés acideâ, et qu'en même tem|)S là terre végétale qui la couvre est mêlée de sables cïilcaires et de parties feirugineusés, l'eâu se charge de toutes ces particules calcaireis, pyriteuses, àiâdes, et ferrugineuses, et les dépose ou séparéktieAt ou ronhisément entre les joints horizontaux et lés petites fentes \ierticale8 des bancs ou lits d'argile; Lorisqtke Teaiti n'est
ftaji
chaînée que des moléculês^de sable calcoire pur, 9m sédiment forme une concrétion cal' caire teindre , pu bi^n une jpîerre semblable à toutes les autres pierres ae Àecbiid.e formàtioilj mais (|uand l'eau se bx>uvë \ la Fois drargée d'acides et de molécules calcaires , son sédiment sera du plâtre. Et ce n'est ordioairj&mfent qu'à une certaine profondeur dans Targ^ile que ces couches minces de plâtre sofit situées » au lieu qu'on trouvé les petites cduches de pierres calcaireis entre les premiers lits d'i^rgile. Les pyri^sse forment dé méiné , soit dans la terre végétale, soit daii^ l'argile^ pai* la substance du Feu fixe réunie à ta terre ferrugineuse et à Tacldé. Au res(è| M. Pott a eu toit de douter que Iè plâtré fôt une matière calcaire., puisqu'il n'a rîén de commun avec lés matières argileuses que l'acide aû'il contient, et que sa base, où, pour mieux dire , sa substance est entièrement calcaii'e , tandis que celle de l'argile est vitreuse*
Et de même ^ue lés sablés vitreux se sept plus ou moins imprégnés des acides et dti nitume des eaux de la mer eh se convertissant en argile , les sables calcaires, par leur long séjour .âous ces mèines eaux» ont dil s'imprégner de ces mêmes acides., et former dles plàtj'es^ principalement dans les endroits où la mér étoit le plus chargée de sels : aussi les collines de plâtre, quoique toutes disposées par lits horizontaux , eommé celles dçs pierres calcaires ^ ne forment pas dés chaînes étendues ^ et ne se trouvent qu'en quelques endroits particuliers ; il y a même d'assez grandes (iontréés Qik il né s'en trouvé )>oint du tout
Les balles des carrières à plâtre , quoique superposés horizontalement, ne suivent pas la loi progressive de dureté et de densité
3ui s'observe dans les bancs calcaireis ; ceuk e plâtre sont même souvent séparés par des iitis interposés de marne , de limon , de elaise, et chaque banc plâtreux est pour ainsi dii'e de diflerente qualité, suivant la proportion de Tacide mêlé dans la substance calcaire. Il y a aussi beaucoup de plâtrés imparfaits , parce que la matière calcaire est très-souvent mêlée avec quelque autre terre, en sorte qu'on trouve assez communément un banc de très-bon plâtre, entre deux bancs de plâtre impur et mélangé.
Au reste, le plâtre cru le plus blanc ne l'est jamais autant que le plâtre calciné , et . tous les gypses ou stalactites de plâtre, quoique trans|Mirens , sont toujoui*» un peu co- • lorés , et ne deviennent tres-hlancs que par la ealdnatioh ) cependant l'on trouvé en
MINÊRAmC.
quelques endroits le gypse d'un blanc transparent dont nous avons parlé , et auquel on a donné improprement le nom ^albâtre.
Le gypse est le plâtre le plus pur, comme le spath est ^ussi la pierre calcaire la plus pure : tous deux sont des extraits de ces maiières , et le gypse est peut-être le plus abondaut pro|M)rlionnell('ment dans les bancs plâtreux que le spath ne l'est dans les bancs calcaires ; rar on trouve souvent enire les lits de pierre à plâtre des couches de quelques pouces d'épaisseur de ce même gypse transparent et de figure régulière. Les fentes perpendiculaires ou inclinées, qui séparent de distance à autre les bldcs des bancs de plâtre, sont aussi incrustées et quelquefois entièrement remplies de gypse transparent et formées de filets allongés; et il paroit en générai qu'il y a beaucoup moins cle stalactiles opaques dans les plâtres que dans les pierres calcaires.
Les plâtres colorés, gris, jaunes, ou rougeâtres , sont mélangés de parties minérales : la craie ou la pierre blanche réduite en poudre aura formé les plus beaux plâtres : la marne, nui est composée de poudre de pierre, mais mélangée d'argile ou de terre limoneuse , n'aura pu former qu*un plâtre impur et grossier , plus ou moins coloré suivant la
Quantité de ces mêmes terres : aussi voit-on ans les carrières plusieurs bancs de plâtres imparfaits, et le bon plâtre se fait souvent chercher bien au dessous des autres.
Les couches de plâtre, comme celles de craie, ne se trouvelit pas sous les couches des pierres dures ou des rochers calcaires ; et ordinairement les collines à plâtre ne sont composées que de petit gravier calcaire, de tuffeau , qu'on doit regarder comme une poussière de pierre , et enfin de marne , qui n'est aussi que la poudre de pierre mêlée d'un peu de terre. Ce n'est que dans les couches les plus basses de ces collines, et au dessons de tous les plâtres , qu'on trouve quelquefois des bancs calcaires avec des impressions de coquilles marines. Ainsi toutes ces poudres de pierre , soit craie , marne ou tuffeau , ont été déposées par des alluvions postérieures , avec les plâtres , sur les bancs de pierre qui ont été formés les premiers, et la masse entière de la colline plâtreuse porte sur celte pierre ou sur l'argile ancienne
il se trouve par couches d'une certaine étendue, à commencer par la colline de Moutmartre à Paris : on en tire des plâtres blancs, gris, rongea I res , et il s'y trouve une trèsgrande quantité de gypse, c'est-à-dire des stalactites ti'ansparentes et jaunâtres en assez grands murceaux plus ou moins épais, et contposés de lames minces appliquées les unes contre les autres. Il y a aussi de bon plâtre à Passy , à Montreuiï près de Creteil , à Gagny , et dans plusieurs endroits aux environs de Paris : on en trouve de même à Decize en Nivernois , à Sombernon près de Vitteaux en Bourgogne , où le gypse est blancet très - trans|)arent. « Dans le village de Charcey , situé à trois lieues au couchant de Châloiis-sur-Saône, sur la route de celte ville à Autun, il y a. m'écrit M. Dnmorey , des carrières de très-beau plâtre blanc et gris.
Ces carrières s'étendent dans une grande partie du territoire; elles sont à peu de profondeur en terre : on les découvre souvent en cultivant les vignes qui couvrent la colline où elles se trouvent ; elles sont placées presque au pied du coteau, qui esi dominé de toutes parts des montagnes les plus élevées du pa}s. La surface de tout le coteau n'est pas sous des pentes uniformes; elle est au contraire coupée presque en tous sens par des anciens ravins qui forment dans ce pays un nombre de petits monticules disposés sur la croupe ^kuk,raie de la montagne. (/C plâtre est de la première qualité pour l'intérieur des appartemens, mais moins fort que celui de Montmartre et que celui de Salins en Franche Comté, lorsqu'il est exposé aux injnres de Tair ^ m M. Guettard a donné la description de la carrière à plâtre de Serbeville en Lorraine, près de Lunévjlle. Dans cette plà trière les derniers bancs ne portent pas sur l'argile, mais sur un banc de pierres calcaires mêlées de coquilles. Il a aussi parlé de quelques-unes des carrières à plâti'e du Dauphiné ; et , en dernier lien , M. Pralon a très-bien décrit celle de Montmartre près Paris.
£n Espagne , aux environs de M oHna , il y a plusieurs carrières de plâtre ; on en voit une colline entière à Doveono près de Liria, et l'on y voit des bancs de plâtre blanc, gris, et rouge. On trouve aussi du plâtre rouge au sommet d'une montagne calcaire à
et le schiste , qui sont le fondement et la . Albaracin , qui paroit être l'un des lieux les
base générale et commune de toutes les ma tières calcaires et plâtreuses.
Comme le plâtre est une matière très-utile, il est bon de donner une indication des différens lieux qui petireiit en fournir , et où
plus élevés de l'Espagne , et il y en a de même près d'Alicante , qui est un des lieux
I. Note commaniquée par M. Dumorey, ingé* nienr en chef de ta proTÎnco de Boarg^ogne, à M. d« RiiffoD, a? juillet »779.