‹ Œuvres complètes de Buffon (volume 2)Chapitre 115 sur 361 · LE PAON BLANC · texte numérisé non relu

LE PAON BLANC

leurs habitudes, leurs mœurs; et je m’étonne qu’aucun naturaliste ne se soit encore avisé d’ observer les progrès ou du moins le résultat de ces observations plus intérieures et plus profondes : il me semble qu’une seule observation de ce genre seroit plus intéressante, feroit plus pour l’histoire naturelle, que d’aller compter scrupuleusement toutes les plumes des oiseaux , et décrire laborieusement toutes les teintes et demi-teintes de chacune de leurs barbes dans les quatre parties du monde.

Au reste, quoique leur plumage soit en-

tièrement blanc, et particulièrement les longues plumes de leur queue , cependant on y distingue encore à l’extrémité des vestiges marqués de ces miroirs qui en laisoient le plus bel ornement, tant l’empreinte des couleurs primitives étoil profonde. Il seroit curieux de chercher à ressusciter ces couleurs, et de déterminer par l’expérience combien de temps et quel nombre de générations il faudroit dans un climat convenable , tel que les Indes , pour leur rendre leur premier éclat»

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