‹ Œuvres complètes de Buffon (volume 2)Chapitre 238 sur 361 · LE T RO U P I A LE · texte numérisé non relu

LE T RO U P I A LE

Ce qu’il y a de plus remarquable dans 'extérieur de cet oiseau , n° 53a , c’est sou ; ong bec pointu , les plumes étroites de sa jorge, et la grande variété de son plu-

Inage : on n’y compte cependant que trois couleurs, le jaune orangé, le noir et le >lanc; mais ces couleurs semblent se multidier par leurs interruptions réciproques et >ar l’art de leur distribution. Le noir est épandu sur la tète, la partie antérieure du ou, le milieu du dos , la queue et les ai les : e jaune orangé occupe les intervalles et tout e dessous du corps; il reparoît encore dans ’iris 1 et sur la partie antérieure des ailes : e noir qui règne sur le reste est interrompu iar deux taches blanches oblongues , dont une est située à l’endroit des couvertures le ces mêmes ailes , et l’autre à l’endroit de etirs pennes moyennes.

Les pieds et les ongles sont tantôt noirs ]t tantôt plombés : le bec ne paroît pas non r lus avoir de couleur constante ; car il a ité observé gris blanc dans les uns, brun endré dessus et bleu dessous dans les ailes ; et enlin dans d’autres, noir dessus et mm dessous.

Cet oiseau, qui a neuf ou dix pouces de mgueur de la pointe du bec au bout de la ueue , en a quatorze d’envergure, et la :te fort petite , selon Marcgrave. Il se ouve répandu depuis la Caroline jusqu’au | >résil, et dans les lies Caraïbes. Il a la rosseur du merle : il sautille comme la pie, it a beaucoup de ses allures, suivant 1. Sloane ; il en a même le cri, selon Marcrave : mais Albin assure qu’il ressemble ans toutes ses actions à l’étourneau, et il | oute qu’on en voit quelquefois quatre ou

i x. Albin ajoute que l’œil est entouré d’une large inde de bleu; mais il est le seul qui l’ait vue: pst apparemment une variété accidentelle.

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cinq s’associer pour donner la chasse à un autre oiseau plus gros , et que lorsqu’ils l’on tué , ils dévorent leur proie avec ordre chacun mangeant à son rang ; cependant M. Sloane, qui est un auteur digne de foi, dit que les troupiales vivent d’insectes. Au resle , cela n’est pas absolument contradictoire : car tout animal qui se nourrit d’autres animaux vivans, quoique très-petiis, est un animal de proie , et en dévorera à coup sur de plus grands, s’il trouve l’occasion de le faire avec sûreté ; par exemple , en s’associant comme les troupiales d’ Albin.

Ces oiseaux doivent avoir les mœurs tressociales, puisque l’amour, qui divise tant d’autres sociétés, semble au contraire resserrer les liens de la leur. Bien loin de se séparer deux à deux pour s’apparier et remplir sans témoin les vues de la nature sur la multiplication de l’espèce, on en voit quelquefois un très-grand nombre de paires sur un seul arbre, et presque toujours sur un arbre fort élevé et voisin des habitations , construisant leurs nids, pondant leurs œufs, les couvant et soignant leur famille naissante.

Ces nids sont de forme cylindrique, suspendus à l’extrémité des hautes branches, et flottant librement dans l’air, en sorte que les petiis nouvellement éclos y sont bercés continuellement. Mais des gens qui se croient bien au fait des intentions des oiseaux assurent que c’est par une sage défiance que les père et mère suspendent ainsi leur nid , et pour mettre la couvée eu sûreté contre certains animaux terrestres , et surtout contre les serpens.

On met encore sur la liste des vertus du trou piale la docilité, c’est-à-dire la disposition naturelle à subir l’esclavage domestique; disposition qui se rencontre presque toujours avec les mœurs sociales.

L’ACOLCHI

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