‹ Œuvres complètes de Buffon (volume 2)Chapitre 239 sur 361 · DE SEBA · texte numérisé non relu

DE SEBA

Seba. a pris ce nom de Fernandès , et fiyant appliqué arbitrairement, selon son i age, à un oiseau tout différent de celui ont parle cet auteur, au moins quant au umage , il a encore appliqué à ce même

i. Le vrai nom est acolehichi , que j’ai raccourci réable

oiseau ce qu’a dit Fernandès du véritable acolchi , savoir, que les Espagnols l’appellent tov cl o , c’est-à-dire étourneau.

Ce faux acolchi de Seba a un long bec jaune, sortant d’une tète toute noire; la

pour le rendre d’une prononciation moins dé*-

L’ACOLCHl LE S El'» A.

gorge de celle dernière couleur ; la queue noirâtre , ainsi que les ailes : celles-ci ont pour ornement de petites plumes couleur d’or qui font un bon effet sur ce fond rembruni.

Seba donne son acolchi pour un oiseau d’Amérique; et j’ignore pourquoi M. Bris-

son, qui ne cite d’autre autorité que cellede Seba , ajoute qu’on le trouve surtout au Mexique. Il est vrai que le mot acolclil est mexicain; mais on ne peut assurer la même J chose de l’oiseau auquel Seba a trouvé bon de l’appliquer.

VIViV XX/XX.X X^V VWX/1 .XuX.X. VX.X/XX VVVVVWX V X-X. V’X VV 'W“V * WW% X/X/VXyX VVVVX'IVA X/X<X/V X<X V'W'VV'W-V^V'W^VV/VWV'WX/'V'W'* V\W X/V \A\XV\ wwwvt .

T/A.RC-EN-QUEIJE.

Fernandhs donne le nom d'ozinisca/i 1 à deux oiseaux qui ne se ressemblent point du tout, et Seba a pris la licence d’appliquer ce même nom à un troisième oiseau qui diffère entièrement des deux autres, excepté pour la grosseur; car ils sont dits tous trois avoir la grosseur d’un pigeon.

Ce troisième oziniscan c’est l’arc-en-queue, dont il s’agit dans cet article. Je le nomme ainsi à cause d’un arc ou croissant noir qui paroît et se dessine très-bien sur la queue lorsqu’elle est épanouie , d’autant qu elle est

i. La véritable orthographe sauvage ou brasilienne de ce mol est otzinitzcan.

d’une belle couleur jaune, ainsi que le bec ; et le corps entier, tant dessus que dessous; la tète et le cou sont noirs , et les ailes de la , même couleur, avec une légère teinte delt jaune.

J’oubliois de dire que le croissant de la queue a sa concavité tournée dn côté du corps de l’oiseau.

Seba ajoute qu’il a reçu d’Amérique plusieurs de ces oiseaux, et qu’ils passent dans le pays pour des espèces d’oiseaux de proie; peut-être ont-ils les mêmes habitudes que notre premier troupiale : d’ailleurs la figure: que donne Seba pré ente un bec un peu crochu vers la pointe.

X. VXX/XX/X VXX^XX"XX XX WWV XX X/X 'X^.X/XX.'X x-x X'XX.'X/X'X XXVVWV* XZX'X'X. X-X XXXXVX X/X^'X'X^'X/X vxxxxxw

LE JAPACANÏ1.

Je sais que M. Sloane a cru que son petit gobe-mouche jaune et brun étoit le même que le japacani de Marcgrave : cependant , indépendamment des différences du plumage, le japacani est huit fois plus gros, masse pour masse , toutes ses dimensions étant doubles de celles de l’oiseau de M. Sloane; car celui-ci n’a que quatre pouces de longueur et sept pouces de vol , tandis que, selon Marcgrave , le japacani est de la grosseur du bemtère, et le bemière de celle de l’étourneau : or l’étourneau a plus de huit pouces de longueur et plus de quatorze pouces de vol. Il est difficile de rapporter à la même espèce deux oiseaux, et surtout deux oiseaux sauvages de tailles si différentes.

Le japacani a le bec noir, long , un peu courbé ; la tête noirâtre; l’iris couleur d’or;, la partie postérieure du cou, le dos, les ailes, et le croupion, variés de noir et de

brun clair; la queue noirâtre par dessus marquée de blanc par dessous ; la poitrine le èfentre , les jambes , variés de jaune et d< blanc, avec des lignes transversales de cou leur noirâtre ; les pieds bruns , les ongle noirs et pointus.

Le petit oiseau de M. Sloane a le bei rond, presque droit, long d’un demi-ponce la tète et le dos d’un brun clair, avec quel ques taches noires; laqueue longue de dix huit lignes et de couleur brune , ainsi qui les ailes , qui ont un peu de blanc à leu extrémité; le tour des yeux , la gorge , le côtés du cou, et les couvertures de la queue jaunes; la poitrine de même couleur, mai avec des marques brunes; le ventre blanc les pieds bruns, longs de quinze lignes, e du jaune dans les doigts.

Cet oiseau est commun aux environs d San-Jago, capitale de la Jamaïque. Il s tient ordinairement dans les buissons. Soi

t. C’est le nom brasilien de cet oiseau.

LE JAPACANL

estomac est très - musculeux , et doublé comme sont tous les gésiers, d’une mem- ! brane mince, insensible et sans adhérence.

' M. Sloane n’a rien trouvé dans le géc*er de l’individu qu’il a disséqué; mais il a observé que ses intestins faisoient un grand nombre de circonvolutions.

Le même auteur fait mention d’une va-

riété d’espèce qui ne diffère de son petit oiseau qu’en ce qu elle a moins de jaune dans son plumage.

Cet oiseau sera, si l’on veut, un troupiale, à cause de la forme de son bec; mais ce sera certainement un troupiale autre que le japacani.

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