‹ Œuvres complètes de Buffon (volume 2)Chapitre 240 sur 361 · VX A/V V X V'V- X/V V · texte numérisé non relu

VX A/V V X V'V- X/V V

LE XOCHITOL ET LE COSTOTOL.

M. Frisson fait sa dixième espèce ou son troupiate de la Nouvelle-Espagne , du xochttol de Fernandès, chap. cxxu , que celui-ci dit n’ètre autre chose que le costotol adulte. Or il fait mention de deux costoiols , l’un au ! chap. xxviii, l’autre au chap. cxliu, et I tous deux se ressemblent assez ; mais s’ils i différoient à un certain point , il faudroit né- < cessairement appliquer ce cpie dit ici Fernandès au costotol du chapitre xxvm ,

? puisque c’est au chap. cxxu qu’il en parle [comme d’un oiseau dont il a déjà été question, et que l’autre costotol est, comme filous lavons dit, du chap. cxr.nr.

I Maintenant si 1 on compare la description du xochitol du chapitre cxxu à celle du f costotol du chapitre xxvm , on y trouvera des contradictions qui ne seront pas faciles a concilier. En effet, comment le costotol, qui, étant déjà assez formé pour avoir son jchant , n est alors que de la grosseur d’un Berin de Canarie , peut-il parvenir dans la Suite à celle de l’étourneau? comment cet oiseau , qui, étant encore jeune, ou , si l’on veut, notant encore que costotol, a le ramage agréable du chardonneret, peut-il, jetant devenu xochitol, n’avoir plus que le t ri rebutant de la pie? sans parler de la jgrande et trop grande différence qui se I Touve entre les plumages ; car le costotol a I a tête et le dessous du corps jaunes , et le

i .ochitol du chap. cxxu a ces mêmes parties I mires : celui-là a les ailes jaunes, terminées ale noir; celui-ci les a variées de noir et de O la ne par dessus et cendrées par dessous,

J ans une seule plume jaune.

Or toutes ces contradictions s’évanouis- ,ent, si au xochitol du chapitre cxxu on jubsîitue le xochitol ou l’oiseau fleuri du

ii hapifre c:\xv.Les grosseurs se rapprochent,

; uisqu’il n’est que de celle d’un moineau;

il a le ramage agréable comme le costotol ; le jaune de celui-ci se trouve mêlé avec les autres couleurs qui varient le plumage de celui-là; ils sont tous deux un bon manger, et de plus le xochitol présente des traits de conformité avec les troupiales; car il vit comme eux d’insectes et de graines , et il suspend son nid à l’extrémité de petites branches. La seule différente qu’on peut remarquer entre le xoebi ol du chapitre < xxv et le costotol, c’est que celui-ci se trouve dans les pays chauds, au lieu que l’autre habile indifféremment tous les climats: mais n’est-i! pas naturel de penser que les xochitols viennent nicher dans les pays chauds, où par conséquent leurs petits , c’est-à-dire les jeunes costoiols, restent jusqu’à ce qu’étant devenus plus grands , c’est-à-dire xochitols , ils soient en étal de suivre leurs père et mère dans des pays plus froids? Le cos'olol a le plumage jaune avec le bout des ailes noir, comme j’ai dit, et le xochitol du chapitre exxv a le plumage varié de jaune pâle, de brun, de blanc, et de noirâtre.

Il est vrai que M. Frisson a fait de ce dernier son premier carouge ; mais comme il suspend son nid précisément à la maniéré des troupiales , c’est une raison décisive de le ranger avec ceux-ci , sauf à faire un autre troupiale du xochitol du chapitre cxxu de Fernandès, lequel a la grosseur de l’étourneau, la poitrine, le ventre, et la queue, couleur de safran, variée d’un peu de noir; les ailes variées de noir et de blanc par dessus et cendrées par dessous, la tète et le reste du corps noirs , le chant de la pie , et la chair bonne à manger.

C’est , ce me semble , tout ce qu’on peut dire d’oiseaux si peu connus et si imparfaitement décrits.

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LE TOCOLIN'

Fernandès regardoit cet oiseau comme un pic, à cause de son bec long et pointu : mais ce caractère convient aussi aux troupiales , et je ne vois d’ailleurs dans la description de Fernandès aucun des autres caractères des pics; je le laisserai donc avec les troupiales, où l’a mis M. Brisson.

Il est de la grosseur de l’étourneau ; il se

i. Son vrai nom c’est Yococolin; mais Comme j’ai déjà appliqué ce nom à un autre oiseau, je l’ai

tient dans les bois , et se niche sur les arbres ; son plumage est agréablement varié de jaune et de noir, excepté le dos, le ventre, et les pieds, qui sont cendrés.

Le tocolin n’a point de ramage mais sa î chair est un bon manger : on le trouve auj Mexique.

changé en y ajoutant la première lettre du mot troupiale.

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