‹ Œuvres complètes de Buffon (volume 2)Chapitre 250 sur 361 · LE S I FF LE U R · texte numérisé non relu

LE S I FF LE U R

Je 11e sais pourquoi M. Erisson a fait un baltimore de cet oiseau ; car il me semble que, soit par la forme du liée, soit par les proportions du tarse, il est plutôt troupiale que baltimore. Au reste, je laisse la question indécise , en plaçant le siffleur entre les baltimores et les troupiales , sous le nom vulgaire qu’on lui donne à Saint-Domingue, nom qu’il doit sans doute aux sons aigus et perçants de sa voix.

En général , cet oiseau est brun par dessus, excepté les environs du croupion et les petites couvertures des ailes, qui sont d’un jaune verdâtre comme tout le dessous du corps; mais cette dernière couleur est plus rembrunie sous la gorge , et elle c^t variée de roux sur le cou et ia poitrine : les gran-

des couvertures et les pennes des ailes, ainsi que les douze pennes de la queue , sont bordées de jaune. Mais, pour avoir une idée juste du plumage du siffleur, il faut supposer une teinte olive plus ou moins forte, répandue sur toutes ses différentes couleurs sans exception; d’où il résulte que, pour caractériser cet oiseau par la couleur dominante de son plumage, il eût fallu choisir l’olive, et non pas le vert, comme a fait M. Brisson.

Le siffleur est de la grosseur du pinson; il a environ sept pouces de longueur et dix à onze pouces de vol; la queue, qui est étagée, a trois pouces, et le bec neuf à dix lignes.

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