‹ Œuvres complètes de Buffon (volume 2)Chapitre 268 sur 361 · M. Hébert, receveur général de l’extraordi · texte numérisé non relu

M. Hébert, receveur général de l’extraordi

ii naire des guerres, qui a fait de nombreuses et trèsi! bonnes observations sur la partie la plus obscure I de l’ornithologie, je veux dire les mœurs et les bail bitudes naturelles des oiseaux.

3. Ces îles sont situées au midi de la ville de !' Rome, tirant tin peu à l’est. On croit que l’île de

Pandataria est celle qui est connue aujourd’hui sous i le nom de Ventotene .

ou de sud-ouest les fait quelquefois disparoître : mais elles n’y vont pas toujours avec des vents déterminés , et leur apparilion dépend souvent plus de la température de l’air que de son mouvement; car si, dans un temps serein, le ciel se charge tout à coup avec apparence d’orage , la terre se trouve alors couverte de grives.

Au reste, il paroîl que file de Malle n’est point le terme de la migration des grives du côté du midi, vu la proximité des côles de l’Afrique , et qu’il s’en trouve dans l’intérieur de ce continent, d’où elles passent, dit-on, tous les ans, en Espagne 4.

Celles qui restent en Europe se tiennent, l’été dans les bois en montagnes; aux approches de l’hiver, elles quittent l’intérieur des bois , où elles ne trouvent plus de fruits ni d insectes, et elles s’établissent sur les lisières des forêts ou dans les plaines qui leur sont contiguës. C’est sans doute dans le moment de cetle migration que l’on en prend une si grande quantité au commencement de novembre dans la forêt de Compiègne. I! est rare , suivant Belon, que les différentes espèces se trouvent en grand nombre, en même temps, dans les mêmes endroits.

Toutes , ou presque toutes, ont les bords du bec supérieur échancrés vers la pointe , l’intérieur du bec jaune, sa base accompagnée de quelques poils ou soies noires dirigées en avant, la première phalange du doigt extérieur unie à celle du doigt du milieu , la partie supérieure du corps d’une couleur plus rembrunie, et la partie inférieure d’une couleur plus claire et grivelée ; enfin dans toutes, ou presque toutes, la queue est à peu près le tiers de la longueur totale de l’oiseau , laquelle varie , dans ces différentes espèces , entre huit et onze pouces , et n’est elle-même que les deux tiers du vol : les ailes, dans leur situation de repos, s’éten-

t. « Étant en Espagne en 1707, dit. le traducteur « d’Edwards, dans le royaume de Valence, sur les « côtes de la mer, à deux pas de Castiilon de la « Plane, je vis en octobre de grandes troupes d’oi- « seaux qui venoieut d’Afrique eri ligne directe. On « en tua quelques-uns , qui se trouvèrent être des «grives, mais si sèches et si maigres, qu’elles « n’avoient ni substance ni goût. Les habitans de «la campagne m’assurèrent que tous les ans en pa- « reille saison elles venoieut par troupes chez eux , « mais que la plupart alloient encore plus loin. »

En admettant le fait, je me crois fondé à douter que ces grives qui arrivoient en Espagne au mois d’octobre, vinssent en effet d’Afrique, parce que la marche ordinaire de ces oiseaux est toute contraire, et que d’ailleurs la direction de leur route , au moment de leur arrivée, ne prouve rien , cette direction pouvant varier dans un trajet un peu long par mille causes différentes.

Buffqn. VIL

LES G RITES

dent au moins jusqu’à la moitié de la queue, et le poids de l’individu varie, d’une espèce à l’autre, de deux onces et demie à quatre onces et demie.

M. Klein prétend être bien informé que la partie septentrionale de l’Inde a aussi ses grives, mais qui different des nôtres, en ce qu’elles ne changent point de climat.

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