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Ordre' des Gallinacés id. .id. . . .
LÀ PINTADE
communes dans la Guinée, à la côte d’Or, où il ne s’en nourrit de privées que dans le canton d’Acra , à Sierra-Leona, au Sénégal, dans l’ile de Gorée, dans celle du cap Vert, en Barbarie , en Égypte , en Arabie et en Syrie : on ne dit point s’il y en a dans les îles Canaries , ni dans celle de Madère. Le Gentil rapporte qu’il a vu à Java des poules pintades ; mais on ignore si elles étoient domestiques ou sauvages : je croirois plus volontiers qu’elles étoient domestiques , et quelles avoient été transportées d’Afrique en Asie , de même qu’on en a transporté en Amérique et en Europe. Mais comme ces oiseaux étoient accoutumés à un climat trèschaud , ils n’ont pu s’habituer dans les pays glacés qui bordent la mer Baltique; aussi n’en est-il pas question dans la Fauna Suecica deM. Linnæus. M. Klein paroît n’en parler que sur le rapport d’autrui ; et nous voyons même qu’au commmencement du siècle ils étoient encore fort rares en Angleterre.
Varron nous apprend que de son temps les poules africaines (c’est ainsi qu’il appelle les pintades) se vendoient fort cher à Rome à
cause de leur rareté; elles étoient beaucoup plus communes en Grèce du temps de Pausanias , puisque cet auteur dit positivement que la méléagride étoit, avec l’oie commune, l’offrande ordinaire des personnes peu aisées dans les mystères solennels d’Isis. Malgré cela , on ne doit point se persuader que les pintades fussent naturelles à la Grece , puisque, selon Athénée , les Étoliens passoient pour les premiers des Grecs qui eussent eu de ces oiseaux dans leur pays.. D’un autre côté j’aperçois quelque trace de migration régulière dans les combats que ces oiseaux venoient se livrer tous les ans en Béotie , sur le tombeau de Méléagre , et qui ne sont pas moins cités par les naturalistes que par les mythologistes : c’est de là que leur est venu le nom de méléagrides T, comme celui de pintades leur a été donné moins à cause de la beauté que de l’agréable distribution des couleurs dont leur plumage est peint.
i. La fable dit que les sœurs de Méléagre, désespérées de la mort de leur frère , furent changées en ces oiseaux qui portent encore leurs larmes semées sur leur plumage.
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LE TETRAS,