OU COQ DE BRUYÈRE A QUEUE FOURCHUE
Vorci encore un coq et un faisan qui n’est ni coq ni faisan ; on l’a appelé petit coq sauvage , coq de bruyère , coq de bouleau , etc. , faisan noir, faisan de montagne ; on lui a même donné le nom d e perdrix, de gelinotte : mais, dans le vrai , c’est le petit tétras *, c’est le premier tètrao de Pline , c’est le tetrao ou Vurogailus minor de la plupart des modernes. Quelques naturalistes, tels que Rzaczynski , l’ont pris pour le tetrax du poète Nemesianus : mais c’est sans doute faute d’avoir remarqué que la grosseur de ce tetrax esl , selon Nemesianus même , égale à celle de l’oie et de la grue ; au lieu que , selon Gesner, Schwenkfeld ,
i. N° 172 , le mâle , et nc 173, ta femelle.
Aldrovande, et quelques autres observateurs qui ont vu par eux-mêmes, le petit tétras 11’est guère plus gros qu’un coq ordinaire , mais seulement d’une forme un peu plus allongée , et que sa femelle , selon M. Ray, n’est pas lout-a-fait aussi grosse que notre poule commune.
Turner, en parlant de sa poule moresque, ainsi appelée, dit-il, non pas à cause de son plumage, qui ressemble à celui de la perdrix, mais à cause de la couleur du mâle qui est noir, lui donne une crête rouge et charnue, et deux espèces de barbillons de même substance et de même couleur ; en quoi Willughby prétend qu’il se trompe : mais cela est d’autant plus difficile à croire, que Turner parle d’un oiseau de son pays