TOPAZE, SAPHIR, ET G1RASOL
Je mets ensemble ces trois pierres , que j’aurois même pu réunir au rubis et à la vermeille; leur essence, comme je l’ai dit, étant la même, et parce qu’elles ne diffèrent entre elles que par les couleurs : celles-ci, comme le diamant, le rubis, et la vermeille, n’offrent qu’une simple réfraction; leur substance est donc également homogène, leur dureté et leur densité sont presque égales 1 2 ; d’ailleurs il s’en trouve qui sont moitié topaze et moitié saphir , et d’autres qui sont tout-à-fait blanches , en sorte que la couleur jaune ou bleue n’est qu’une teinture accidentelle qui ne produit aucun changement dans leur essence a. Ces parties colorantes, jaunes et bleues , sont si ténues, si volatiles, qu’on peut les faire disparoître en chauffant les topazes et les saphirs , dont ces couleurs n’augmentent pas sensiblement la densité : car le saphir blanc pèse spécifiquement à très - peu près autant que le saphir bleu; le rubis est, à la vérité, d’environ un vingtième plus dense que la topaze3 4, le saphir , et le girasol. La force de réfraction du rubis est aussi un peu plus grande que celle de ces trois pierres 4 , et l’on croit assez généralement qu’il est aussi plus dur : cependant un amateur très-attentif et trèsinstruit , que nous avons déjà eu occasion de citer, et qui a bien voulu me conununi-