CONCRÉTIONS DU CUIVRE
Le cuivre de première formation , fondu par le feu primitif, et le cuivre de dernière formation, cémenté sur le fer par l’intermède de l’eau , se présentent également dans leur état métallique : mais la plupart des mines de cuivre sont d’une formation intermédiaire entre la première et la dernière. Ce cuivre de seconde formation est un minerai pyriteux ou plutôt une vraie pyrite, dans laquelle ce métal est intimement uni aux principes du soufre et à une plus ou moins grande quantité de fer. Cettn mine de cuivre en pyrite jaune, est, comme nous l’avons dit 1 , très- difficile à réduire en métal; et néanmoins c’est sous cette forme que le cuivre se présente le plus communément. Ces pyrites ou minerais cuivreux sont d’autant moins durs qu’ils contiennent plus de cuivre et moins de fer; et lorsque ce dernier métal s’y trouve en grande quantité, ce minerai 11e peut alors se traiter avec profit , et
J. Voyez tome III, l’article Cuivre, page 1.
doit être rejeté dans les travaux en grand.
Ces minerais cuivreux n’affectent aucune figure régulière, et se trouvent en masses informes dans des filons souvent très-étendus et fort profonds ; et l’on observe que , dans les parties de ces filons qui sont à l’abri de toute humidité , ces minerais pyriteux conservent leur couleur qui est ordinairement d’un jaune verdâtre : mais on remarque aussi que , pour peu qu’ils subissent l’impression de l’air humide , leur surface s’irise de couleurs variées, rouges, bleues, vertes, etc. Ces légères efflorescences indiquent le premier degré de la décomposition de ces mines de cuivre.
Quelques-uns de ces minerais pyriteux contiennent non seulement du cuivre et du fer, mais encore de l’arsenic et une petite quantité d’argent. L’arsenic change alors leur couleur jaune en gris, et on leur donne le nom de mines d'argent grises : mais ce ne sont au vrai que des pyrites cuivreuses teintes et imprégnées d’arsenic, et mêlées