CUIR ET LIÈGE
Dans Famiante et l’asheste , les parties constituantes sont disposées en filamens souvent parallèles , quelquefois divergens ou mêlés confusément ; dans le cuir de montagne, ces memes pariies talqueus<‘s ou micacées qui en composent la substance sont disposées par courbes et en feuillets minces et légers, plus ou moins souples, et dans lesquels on n’aperçoit aucun filament, aucune libre; ce sont des paillettes ou petites lames de talc ou de mica réunies et superposées horizontalement, pinson moins adhérentes entre elles, et qui forment une masse mince comme du papier, ou épaisse comme un cuir, et toujours légères , parce que ces petites couches ne sont pas réunies dans tous les points de leur surface , et qu’elles laissent entre elles tant de vide, que celle substance acquiert presque le double de son poids par son imhihilion dans l'eau
Le liège de montagne , quoique en apparence encore plus poreux, et même troué et caverneux, est cependant plus dur et d’une substance plus dense que le cuir de montagne, et il lire beaucoup moins d’eau par l’itu biliit ion 2. Les parties constituantes de ce liège de montagne ne sont pas disposées par couches ou par feuillets appliqués horizontalement les uns sur les autres , comme dans le cuir de montagne, mais elles sont contournées en forme de petits cornets qui laissent d'assez grands intervalles entre eux , et la substance de ce liege est plus compacte et plus dure que celle du cuir auquel nous le comparons ; mai*. l’essence de l’un et de l’autre est la meme, et iis tirent également leur origine et leur formation de l’assemblage et de la réunion des particules du mica, moins atténuées que dans les talcs ou les amiantes.
Ce cuir et ce liège sont ordinairement blancs, et quelquefois jaunâtres; on en a trouvé de ces deux couleurs en Suède , à Sa h I ber g, et à Danemora. M. Mouteta donné une bonne description du liège qu’il a dé-
*. La pesanteur spécifique du cuir fossile ou de montagne est de 6806, et celle île ce même cuir pénétré d'eau est de i34<)2. (Voyez les Tables de M Brisson.)
1. La pesanteur spécifique du liège de montagne est de 9913, c’est-à-dire de près d’un tiers plus grande que celle du cuir de montagne; et lorsqu’il est pénéiré d’eau, sa pesanteur spécifique 11’est que de 12492, c’est-à-dire moindre que celle du cuir imbibé d’eau. (Voyez les Tables de M. Brisson.)
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