BOLS
Qn pourra toujours distinguer aisément les bols et terres bolaires des argiles pures, et même des terres glaiseuses , par des propriétés évidentes : les bols et terres bolaires se gonflent très - sensiblement dans l’eau , tandis que les argiles s’imbibent sans gonflement apparent ; ils se hpursouflent et augmentent de volume au feu : l’argile, au contraire , faif retraite et diminue dans toutes ses dimensions ; les bols enfin se fondent et se convertissent en verre au même degré de feu qui ne lait que cuire et durcir les argiles Ce sont là les différences essentielles qqi distinguent les terres limoneuses des terres argileuses : leurs autres caractères poip roient être équivoques ; car les bols se pétrissent dans l’eau comme les argiles , ils sont de înetpc composés de molécules spongieuses.,^ jC'-U' cassure et leur grain , lorsqu’ils squt desséchés, sont aussi les mêmes ; leur ductilité est à peu près égale ; et tout ceci 4oH s’entendre des bols comparés aux argjles pures Cl fines •’ les glaises ou argiles grossières ne peuvent être confondues avec les bolSj dqut le grain est toujours très-fin. Mais ces Ressemblances des argiles avec les bols n’empècbenl pas me leur origine et leur mvtpre ne spieiR réellement et essentiellement différentes; les argiles, les glaises, les spjiistes, les ardoises , ne' sont que les delriroens des matières vitreuses décomposées, et plqs ou moins humides ou desséchées , au lieq que les bqls sont les produits ultérieurs de la destruction des ani-
maux et des végétaux , dont la substance désorganisée fgit le fonds de la terre végélalc, qui peu à peu se convertit, en limon, dont les parties les plus atténuées et les plu/ ductiles forment les bols.
Comme cette terre végétale et limoneuse couvre la surface entière du globe, les bols sont assez communs dans toutes les parties du monde; ils sont tous de la même essence, et ne diffèrent que par les couleurs ou la finesse du grain. Le bol blanc paroît être le plus pur de tous; on peut mettre au nombre de cés bols blancs la terre de Patnn , dont on fait au Mogol des vases très- minces et très-légers : il y a même en Europe de ces bols blancs assez chargés de particules organiques et nutritives pour ep faire du pain en les mêlant avec de la farine; enfin l’on peut mettre au nombre de ces bols blancs plusieurs sortes de terres qui nous sont indiquées sous différens noms , la plupart anciens, et que souvent on confond les unes avec les autres.
Le bol rouge tire sg couleur du fer en rouifle dont il est plus ou moins mélangé ; c’est avec ce bol qu’on prépare la terre si- j gillée, si fameuse chez les anciens, et de la- ! quelle on faisoit grand usage dans la médecine. Cette terre sigillée nous vient aiijour- j d’hui des pays orientaux, en pastilles ou en pains convexes d’un côté el aplatis de l’autre, avec l’empreinte d’un cachet que chaque j souverain du lieu où il se trouve aujourd’hui de ces sortes de terres y fait apposer moyen-