RÉFUTATION DES OWÉN1S1ES
cher4 du régime ctvHIséle sacerdocer la propriété et lemarttge; Le restant vafttdrû-f-il'mleux après cette suppression ? Jngeons-en par un parallèle : qu'un homme-soft atteint dtoiie contagion, peste on fièvre jaune, sera-ce un moyen 'cnratlf que de lui couper on- pied, une main et une oreille, parce que ces partles-sont infectées du virus? Chacun répond qu'il faut traiter le corps entier ancien de litre une amputation de trots parties qui n'aboutirait qu^ tuer le malade. II en est ainsi de la Civilisation; c'est dans son entier qu'elle est gangrenée; et non pas dans telles parties exclusivement* les* aatres portions, le- commerce-, la finance, la judicature, la police, la «diplomatie, et même la Conr, ne sont-elles pas encroûtées do vices comme les 3 que proscrit M: OwenP 11 faut donc -purger l'ensemble attliwrd'en amputer trol» portions. SI vous coupez quelques branches dol'enphorbe ou du maneenillier, l'arbre n'en sera pas moins vénéneux; il faut le remplacer par tm autre d'espèce salubre. Voilà ce que ne peut promettre M. Owen : il ne connaît pas les sociétés supérieures à la civilisation , XL II volt que le siècle raisonne confusément d'association, et il bâtit sur ce mot une chimère sociétaire, un régime tout monastique, étayé de quelques diatribes morales.
Un sîèciè judicieux lui aurait dit : vous veniez, comme -les agitateurs de 89, débuter par détruire nos coutumes, quelle garantie donnez*vous de lès remplacer utilement ? Vous parlez d'association, en arezMrei» résolu les problèmes ; et d'abord les deux principaux, ceux d'attfaciîon industrielle et de répartition proportionnelle aux 3 facultés, capital, travail et talent ?
C'est ici qu'on reconnaît son plan d'escobarderie ; quant à l'attraction, il répond: ON TÂCHERA de rendre les fonctions attrayantes autant que possible ; mais tâcher n'est pas effectuer- il y a 3,000 ans qu'on TàCH* de rendre les hommes vertueux, et l'on est moins avancé qu'au premier jour; il faut des moyens absolument neufs et plus sûrs qu'unepromesse de tacher. Voyez ces ressorts aux chap. V et Vî. (Les 3 passions mécanisantes, appliquées à des séries échelonnées en double sens 03).
En se bornant à tâcher, sans aucun moyen fixe, M. Owen a-t-il réussi à préserver ses disciples des vices généraux, tels que le grivelage? Non, car ses établissements sont spoliés à tel point qu'on ne dit mot du bénéfice, et que beaucoup d'actionnaires en retirent leurs fonds. Cepetf*dant le profit et les économies devraient être copieux dans des réunions' excédant mille personnes* mais il paraît que dans ces communautés morales il se trouve, parmi les gérants, quelques philanthropes un peu tropamis du bien commun, et mettant le bénéfice du côté de l'épée. Faut-il s'en étonner? toute grande réunion industrielle, qui n'est pas distribuée en Séries passionnées, est sujette à deux vices radicaux :
Médiocrité de produit, faute d attraction industrielle; Gaspillage, faute de garantie sur la gestion.
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De là vient que les owénistes ne font pas mention des bénéfices ni des dividendes annuels, première chose dont ils devraient parler. lia s'en tiennent à vanter les charmes de la philanthropie, le bonheur d'être utile à la communauté, dont quelques aigrefins soutirent les profits.
Reconnaissons enfin que, pour associer, il fallait découvrir une théorie régulière, mathématiquement exacte, et qu'on devait imposer des conditions; à défaut on verra vingt sophistes se flatter, comme M. Owen, qu'ils ont résolu le problème, et qu'on doit se fier aveuglément à leurs illusions philanthropiques. Il n'en est rien : j'ai prouvé que la vraie science, en mécanique sociétaire, est partout d'une exactitude mathématique, notamment sur le problème principal, celui de la répartition (chap. XXXIVe et XXXVe), dont les owénistes esquivent savamment la solution, au moyen de leurs dogmes de communauté. , Je pourrais ajouter beaucoup de preuves de leur impéritie et de leurs intentions suspectes; mais je crois avoir suffisamment désabusé cette multitude crédule qui, lorsqu'on parle d'association, répond : Eh ! c'est M. Owen qui fait ï association, il faut lui parler de cela. On peut voir maintenant quel rôle il joue en ce genre (4, 153, 369), lé même rôle qu'ont joué les alchimistes avant la naissance de la chimie expérimentale, ou les magiciens avant la naissance de la médecine. Toute science, dans son origine, est la proie des intrigants, jusqu'à ce qu'on ait substitué une théorie exacte aux charlataneries. Faut-il s'étonner que la théorie sociétaire,. dont on ne s'occupe que depuis très-peu d'années, ait été, comme toutes les sciences, profanée dans sa naissance par les charlataneries !