AYANT-PROPOS. XV
gouvernements commencent enfin à s'alarmer ; la théorie sociétaire peut seule enseigner les moyens d'abattre ce Titan politique. (Voyez 6e section.)
Le vice de nos soi-disant régénérateurs est d'accuser tel ou tel abus, au lieu d'accuser la civilisation entière, qui n'est qu'un cercle vicieux d'abus dans toutes ses parties ; il faut sortir de cet abime. J'en indique 32 issues, page 523.
Depuis 3000 ans, la philosophie ne sait inventer aucune disposition neuve en politique industrielle et sociale ; ses innombrables systèmes ne reposent que sur la distribution par familles, réunion la plus petite et la plus ruineuse : quelle stérilité de génie !
Voici enfin des idées neuves, une théorie qui s'accommode aux vues des gouvernements, au lieu de les harceler par des visions philanthropiques , vrais masques d'agitateurs ; tout ministre goûtera une méthode qui , quadruplant le revenu effectif, permettra de doubler subitement les impôts, tout en dégrevant les administrés de moitié, en sens relatif. (Ils ne paieront que double sur un produit quadruple, page 9.)
Un effet plus brillant sera d'opérer sur le monde entier, sauvage , barbare , civilisé ; métamorphoser le tout par un essai borné à une lieue carrée et 1800 personnes. QuePcontraste avec la philosophie qui bouleverse des empires , de fond en comble, sans aucune garantie de bons résultats, ni d'accession des barbares et sauvages !
La pauvre civilisation fait des efforts gigantesques pour des riens; envoi d'armées de terre et de mer pour délivrer peutêtre un dixième de la Grèce ; révolutions et massacres pour essais sur l'émancipation des nègres ; tentatives infructueuses de secours à l'indigence ; tous ces travaux de pygmées vont finir : le genre humain va être affranchi et secouru tout entier ; il se ralliera partout à l'industrie attrayante, dès qu'il saura, par essai sur un canton, les prodiges de richesse, de plaisirs et de vertus qu'on en recueille.
Là finiront les chimères et les fureurs de l'esprit de parti : chacun en voyant la vraie destinée de l'homme, la mécanique
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dm fmmmtj *era m confus** absurdités civilisées, qu'on )pi&era à les oublier m plus vite.
Obligé de démasquer ici des professions vicieuses, coa- Mcroe et autres, je ne blâme pas ceux qui en profitent : le tort «st à la politique chrflisée -qui pousse les peuples au viee, en i* leur ouvrant d'antre voie de fortune que la pratique de la fourberie.
U faudra de fréquentes redites pour dissiper certains préjugés , les illusions, « de tondre à la peafectuuuxé, dans cotte civilisation où le mal lait dix pas en avant quand le bien en bit un : » de tendre à la richesse par l'industrie morcelée dont le faible produit, borné au quart de la sociétaire, est illusoire par le vice de population illimitée : de vouloir établir des mœurs avant d'avoir inventé le régime d'attraction industrielle, seul garant de tonnes noms et de justei«partitm(308,346).
On fait à Paris une tentative d'extinction de la mendicité., tentative et non pas moyen réel : le comité ignore qu'il faut opérer sur la campagne avant d'opérer sur la ville; effectuer la réferme industrielle en agriculture , fabriques, commerce et ménage. Qu'on se dispense de recherches : dès ce moment on a l'option sur les moyens réels d'extirper et de plus prévenir cette lèpre, par avènement aux phases 2, a, 4 du tableau, page 552.
Tant d'écrivains cherchent un sujet neuf : voici le plus fécond qui se soit jamais présenté. Je puisa peine en traiter la 20e partie (voyez Analogie, 458) : la proie est ample pour les coopérateurs ; je dois y préluder par une Préface réfutant nos prétendues perfections sociales, qui ne sont que l'absence de toute sagesse, que le monde à rebours en politique et en industrie, que la foUe prétention d'aveugles qui conduisent des aveugles. Évunau.