‹ Œuvres complètes de Ch. Fourier (volume 2)Chapitre 80 sur 124 · ERREURS EN INTERPRETATIONS DES SAINTES ECRITURES · texte numérisé non relu

ERREURS EN INTERPRETATIONS DES SAINTES ECRITURES

« Heureux les pauvres d'esprit, car le royaume des cieux est à eux ; » aucune parabole n'est plus connue, aucune n'est moins comprise. Quels sont ces pauvres d'esprit que préconise J. C. ? Ce sont les hommes qui se préservent du faux-savoir nommé philosophie incertaine ; elle est l'écueil du génie, le chemin de la perdition, en ce qu'elle nous détourne de toutes les études utiles (37), d'où naîtrait l'harmonie sociétaire, le royaume des cieux et de justice que Jésus ordonne de chercher. Il faut nous prémunir contre l'abus de l'esprit, contre le labyrinthe de cette philosophie condamnée par ses auteurs mêmes qui disent à sa honte : « Mais «quelle épaisse nuit voile encore la naturel » (Voltaire.) «Cesbi- » bliothèques, prétendus trésors de connaissances sublimes, ne sont » qu'un dépôt humiliant de contradictions et d'erreurs.» (Anach.)

Jésus nous apprend que la vraie lumière, la découverte du mécanisne sociétaire est réservée aux esprits droits qui dédaigneront le sophisme et étudieront l'attraction ; tel est le sens de ce verset : « Je vous bénis, 6 mon père, Seigneur du .ciel et de la » terre, de ce \[ue vous avez caché ces choses aux savants, et «que vous les avez révélées aux simples. » (S. Matth., XI. )

Il est donc des connaissances qui sont réservées aux simples, entre autres la découverte de l'harmonie sociale, où les esprits philosophiques ne pouvaient pas s'élever. Ainsi en disant : heureux les pauvres d'esprit 1 Jésus n'encense point l'ignorance, comme l'insinuent les railleurs; lui-même étonnait les docteurs par sa profonde érudition ; il n'est donc point l'apologiste de l'ignorance ; mais il témoigne du mépris pour les obscurants scientifiques obstinés à croupir dans l'ornière civilisée, et refusant de chercher

les nouvelles sciences (37) que Dieu révélera aux esprits assez droits pour se défier de la raison humaine, et assez modestes pour se rallier à la raison divine ou attraction collective. Cette subordination doublera leur force et les conduira au but : humilem corde suscipiet gloria.

On ne parviendrait jamais à concevoir le langage allégorique des livres saints, tant qu'on ignore qu'il est de nouvelles sciences et de nouveaux mécanismes sociaux à découvrir. L'ignorance du calcul des destinées répand de l'obscurité sur divers passages de l'Ecriture, où elles sont prédites indirectement et allégoriquement; prophéties que les glossateurs les plus subtils ne peuvent pas expliquer d'une manière satisfaisante., faute de connaître la métamorphose future, le royaume de justice et d'harmonie dont ces passages renferment le pronostic, par exemple :

Comment expliquer ces versets de l 'Evangile où Jésus nous dit : « Croyez-vous que je sois venu pour apporter la paix sur la » terre ?Non, je vous assure; mais au contraire, la division ; car » désormais s'il se trouve cinq personnes dans une maison, elles » seront divisées les unes contre les autres, le père contre le fils, » la mère contre la fille, la belle-mère contre la belle-fille, etc. » Je suis venu pour mettre le feu sur la terre ; et qu'est-ce que » je désire sinon qu'il s'allume? » (S. Luc, XII.)

Cependant Dieu est vn dieu de paix et non de désordres, dit saint Paul ; il est donc étrange d'entendre l'ange de paix, le rédempteur, déclarer qu'il vient apporter au monde les discordes de toute espèce ! Combien d'autres passages de l'Ecriture peuvent causer la même surprise, tant qu'on n'en connaît pas le vrai sens que je vais exposer en système général, car je ne peux pasm'engager ici dans les interprétations de détail.

Deux révélations sont nécessaires à l'humanité pour la guider : celle qui touche au salut des âmes a été faite par J. C. et les prophètes ; elle n'est point objet d'étude, mais de foi pure et simple. Celle qui touche au destin des sociétés, nous est faite par l'attraction; elle est l'objet d'étude, objet de foi spéculative, d'espérance en l'intervention de Dieu, et recherche méthodique de son code sociétaire [t'oyez ch. XL).

Cette 2e révélation est conditionnelle ; le monde social peut pénétrer le mystère des destinées heureuses s'il veut en faire la recherche ; mais il ne s'élève pas à celte connaissance tant qu'il ne la cherche pas ; c'est pour cela que Jésus nous dit: « Cherchez.

» et vous trouverez, demandez et vous recevrez, frappez a t& » porte et on vous ouvrira. Croyez-vous que Dieu ait eu moins » de prévoyance pour vous qu'il n'en a pour les corbeaux, les » oiseaux du ciel? » (St. Lucr XII.)

A quoi servirait de chercher si on ne devait trouver d'autre sort que la civilisation, abîme de misères, et reproduisant toujours les mêmes fléaux sous diverses formes ? Il reste sans doute quelque société plus heureuse à découvrir, puisque le Sauveur nous excite si activement à la recherche ; mais pourquoi ne nous a-t-il pas éclairés lui-même sur ce point? Connaissant le passé et l'avenir, le cadre entier des destinées, selon ce verset : « mon Père » m'a mis toutes choses entre les mains. » (St. Mattu., ch. XL) Ne pouvait-il pas nous instruire de notre destin sociétaire, au lieu .de nous soumettre à en faire l'invention que notre folle confiance aux philosophes a différée depuis tant de siècles?

Je réponds à cette objection : chargé par son Père de la révélation religieuse, J. C. n'avait point été chargé de la révélation sociale qui, au contraire, était exceptée formellement de ses attributions, comme il le dit lui-même en ces mots : « Rendez à César » ce qui est à César , et à Dieu ce qui est à Dieu. » Il s'isole bien positivement des fonctions dévolues, soit à l'autorité, soit à la politique sociale. Il n'aurait pas pu informer les hommes. rie leur destinée sociétaire, sans transgresser les décrets de son Père qui avait voulu que cette découverte fût la tâche de la raison et le prix des bonnes études sur l'attraction (ch. XL). Jésus connaissant cette destinée heureuse, sans pouvoir nous la révéler, gémit souvent sur la limite qui lui est imposée ; car, selon St-JEAN (ch. III), « Dieu n'a pas envoyé son fils dans le monde pour juger » le monde; mais afin que le monde soit sauvé par lui. » Sa mission se bornait donc au salut des âmes ; c'est la plus noble partie de notre destinée; c'est pour cela que Dieu confia cette fonction» sublime à son fils bien-aimé, réservant pour la raison humaine la branche subalterne, le salut politique des sociétés, et par suite la recherche des voie3 de Dieu en mécanique sociale, voies qu'on découvre par le calcul de l'attraction.

J. C. n'ayant pas dû nous éclairer sur ce sujet, ni nous dispenser des études auxquelles son Père nous astreint, il se borne à annoncer paraboliquement la destinée sociétaire sous le nom de royaume des deux; elle en fait réellement partie, à titre de règne de la justice et image des harmonies célestes. C'est par allu-

sion'à cette destinée heureuse que Jésus nous dit en substance: je vous ouvre la voie de salut des âmes, c'est ce qui vous importe avant tout ; quant aux corps, quant aux sociétés mondaines, elles sont encore dans l'abîme d'injustice nommé civilisation; vous y laisser, c'est vous apporter l'arbre de discorde, « la dissension dupère avec le fils, de la belle mère avec la belle fille ï> etc., obligé de vous cacher l'issue de. cet enfer social, « Je suis venu pour mettre le Jeu sur la terre et qu'est-ce que je désire ', sinon qu'il s'allume? » (St. Luc, XII).

Ce souhait, loin d'être malveillant, est de la part de J. C. une noble impatience de voir la philosophie combler la mesure de ses erreurs, aggraver tous les maux qu'elle prétend guérir, et nous amener enfin, par honte de notre folie confiance en elle, à chercher l'issue du' labyrinthe politique où elle nous a plongés.

Aussi le divin maître s'élève-t-il avec chaleur contre les sophistes qui nous détournent de cette étude; il les maudit en disant : «Malheur à vous scribes et pharisiens hypocrites qui vous » >ôtes saisis de la clé de la science et qui, n'y étant point entrés »\TO»s-mêmes, l'avez encore fermée à ceux qui voulaient y entrer.» (S.luc. XL)

41 est 'bien certain que les philosophes ont saisi la clé de la âtôence, ear-Hs ont commencé le calcul de l'attraction dans la branche inutile , et ils ne veulent pas qu'on l'achève dans la braathe utile, dans celle qui nous ouvrira dès ce monde l'accès au royaume -des cieux. Pour nous en fermer l'entrée, ils s'attachent àMtériaser de«nbtffités métaphysiques l'étude de l'homme, qui est 4a«*phis simple de toutes, et qui n'exige qu'une raison libre de préjagés, confiante à l'attraction, comme les enfants. C'est pour nous ramener à cetternson naturelle que J. G. nous dit : « laissez ve- Aiûir à mois les petits enfants, car le royaume des cieux est pour » «eux qui leup*essemblent. Je vous dis en vérUé v Quiconque ne » * recevra point le royaume de Dieu comme un enftmt, n'y entrera • peint. *(S. Marc, X.)

fin quoi consiste eette aptitude des enfants à recevoir le royaume de Dieu? c'est qu'ils sont tout à l'attraction et point à la morale; Usent donc le genre d'esprit convenable pour s'initier au calcul <te rattractionqui conduit à la découverte du royaume de Dietxm «égknesoeiétaire. Les pères, au contraire, tout imbus de préjugés Jliàfefiophtques, sont inhabiles aux calculs d'attraction ; et o'eét un ffpioghe gneleuradressent leurs écrivains judicieux,* tels que Cou-

éttac disant : « Ceux qui n'auront rien étudié entendront mieux # jfueceux qui ont fait de grandes études, et surtout que ceux qui » ont (beaucoup écrit. » En effet ces hommes imbus de sophismes sont désorientés par la moindre nouveauté qui sort de leur étroite sphère, tandis que les simples et les enfants, moins prévenus contre l'attraction, sont plus disposés à -en faire la facile étude.

Un grand obstacle à ce que les philosophes aient pu prendre le chemin des bonnes études, c'est l'égoïsme dont ils sont pétris, sous le masque de philantropie. Jésus le leur reproche avec véhémence en ces termes : «Gomment, étant méchants comme vous Têtes, pou- » riez-vous dire quelque chose de bon ? (S. Matth. chap. XII.) Sé- » prières blanchis, pleins d'ossements et de pourriture, au dehors » vous paraissez justes aux yeux des hommes, mais au de- » dans vous êtes remplis d'hyprocrisie et d'iniquités. » [Ibid. chap. XXIII.) En effet leur civilisation, dont ils sont infatués, ne repose que sur les principes les plus odieux, tels que eeux-ci : « II » faut beaucoup de pauvres pour qu'il y ait quelques riches; il faut » s'étourdir sur tes maux inséparables de la civilisation, etc. , etc. » Imbus de ces doctrines d'égoïsme, ils ne peuvent pas s'élever aux idées primordiales de justice, telles que la garantie d'un minimum àwvcéder au peuple, concession explicitement réclamée par Jésus-Christ : car lorsque les pharisiens lui reprochent que ses disciples font, le jour du sabbat, ce qui n'est point permis, il répond: a Wavez-vous jamais k ce que fit David dans le besoin où il se » «trouva, lorsque lui et ses compagnons furent pressés de la faim? » comment il entra dans la maison de Dieu, mangea les pains de » proposition et en donna à ceux qui étaient avec lui, quoiqu'il n'y » eût que les prêtres à qui il fût permis d'en manger? » (S. Marc, chap. II.) Jésus, par ces paroles, consacre le droit de prendre son nécessaire où on le trouve, et ce droit implique le devoir d'asauser uaminimum au peuple ; tant que ce devoir n'est pas reconnu, il «'existe point de pacte social. C'est le 1er précepte de la charité; la philosophie se refuse obstinément à le confesser, parce qu'elle ignore {e moyen de procurer le minimum au peuple, concession vcaiment impossible tant qu'on ne sait pas s'élever a quelqu'un* des sociétés supérieures à la civilisation, au moins à la société des garanties solidaires, qui sont l'aurore du boahe or. (/foyej d'avant propos;)

Connaissant les voies de félicité sociale <et de régime, SMétam, Jéfcufr en admet franchement les conséquences, «teUe fuftkjtftf-

ticipation du peuple au bien-être et la pratique des vertus, unie à la jouissance des biens de ce monde ; ils nous sont annoncés dans ces paroles d'Isaïe : « L'esprit du Seigneur est sur moi; il » m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, annoncer » aux captifs la liberté, et aux aveugles le recouvrement de la » vue , et pour délivrer ceux qui sont dans l'oppression. » Or, comment pourra-t-on donner aux captifs, aux esclaves, aux nègres, la liberté, sinon par le régime d'attraction industrielle qui déterminera spéculât ivement tous les maîtres à proposer aux esclaves l'affranchissement (sauf commandite); et qui nous délivrera de toutes les oppressions sociales et domestiques?

En toute circonstance le Messie nous excite à vivre dans l'insouciance, pourvu que nous cherchions le royaume de justice, où sera l'abondance de tous biens. Jésus en donne un avant-goût à ceux qui ont la foi : aux noces de Cana il change l'eau en un vin exquis. Faut-il nourrir cinq mille hommes qui, de confiance, l'ont suivi dans le désert ? Il fait en leur faveur le miracle des pains et des poissons multipliés ; c'est la récompense de leur foi et de leur insouciance. Lui-même se plaint de ne pas posséder les biens de ce inonde ; il dit : « Les renards ont des tanières, les » oiseaux du ciel ont des nids, mais le fils de l'homme n'a pas- » où reposer sa tête. » (S. Matth. ch. III.) Il réprimande le» Juifs sur ce qu'ils lui reprochent d'aimer les bons repas; il leur dit : « Jean-Baptiste est venu, ne mangeant point de pain, ne bu- » vant point de vin, et vous avez dit : Il est possédé du démon. » Le Fils de l'homme est venu mangeant et buvant, ef vous dites: » C'est un homme de bonne chère, qui aime à boire. » (S. Luc, » VII. ) Jésus leur répond : « La sagesse a été justifiée par tous » ses enfants; » il juge la sagesse très compatible avec la jouissance du bien-être; et, pour joindre l'exemple au précepte, il va s'asseoir à une table délicate, chez un pharisien qui l'invite ; une courtisane vient répandre sur lui des parfums, Jésus blâme le pharisien qui la critique, et il dit à cette femme :«Vos péchés vous sont remis, votre foi vous a sauvée. » Compatissant pour le sexe opprimé, il pardonne à la femme adultère et à Madeleine pécheresse; aussi nous dit-il : « Mon joug est doux, et mon fardeau est léger. » (S. Matth. XI.)

On voit, par ces paroles de l'Ecriture, que le divin maître ne se montre jamais ennemi des richesses ni des plaisirs; il exige seulement qu'à la jouissance de ces biens on joigne une foi vive,

parce que c'est la foi (chap. XL) qui doit nous conduire à la découverte du régime sociétaire, du royaume de justice où tous te» biens nous seront donnés par surcroît, 11 ne blâme le désir des richesses que relativement aux vices qui y conduisent en civilisation ; quand il dit : « Il est plus aisé à un chameau de passer » par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le » royaume des cieux. » Cette parabole s'entend des injustices, des violences que commettent les civilisés pour atteindre à la for* tune. Il se plaint de ces crimes en disant : « Depuis Jean-Baptiste » jusqu'à présent le royaume des cieux se prend par violence, et » ce sont les violents qui l'emportent. » (S. Matth. ch. XL) Ici le royaume des cieux est emblématique du bien-être envahi par l'iniquité ; mais pour exciter le génie à la recherche du royaume de justice, pour nous garantir des suggestions de la philosophie qui crie à l'impénétrabilité, Jésus dément ce sinistre augure, en disant : a II n'y a rien de caché qui ne puisse être découvert, ni » rien de secret qui ne vienne à être connu. » ( S. Lcc ch. XL)

En effet : tout était facile à découvrir, pourvu que dans l'investigation, l'on eût apporté les deux qualités recommandées par J. G., la simplicité des enfants en étude de l'attraction, et la foi aux promesses du Messie qui nous garantit l'avènement au royaume de justice, pourvu que nous cherchions avec une pleine confiance, avec cette foi vive qui transporte les montagnes, allusion à la force d'intelligence que fournit la foi pour résoudre les problèmes gigantesques de l'harmonie universelle, réputés impénétrables. Ils sont enfin résolus; mais ils ont dû être inaccessibles à des générations aveuglées qui, selon S. Marc, (ch. VII. )« abandonnent la loi de Dieu (le fanal divin de l'attraction), pour s'attacher à la tradition des hommes (aux fausses lumières de la philosophie). »

J'ai prouvé que le sens des SS. Ecritures n'a pas pu être bien saisi, tant qu'on a ignoré la destinée heureuse dont elles contiennent des prédictions voilées. En vain opposerait-on à cette interprétation, certaines phrases où le Messie s'exprime en termes généraux et abréviatifs, comme celle-ci : mon royaume n'est pas de ce monde. S'il n'en est pas quant à présent , c'est parce que la loi divine sur le mécanisme des passions n'est, ni connue, ni établie; mais ce bas monde peut s'élever à l'harmonie, ou règne des vertus; dès lors il sera royaume de J. C, de même

3*# oonraounoir

que fe mmid&eiviHséj barbare et sauvage, est royaume de ! et Bfolochv

Certes Jésus ne? veut pas régner sur les mondes qui soat limage dfe Fenfer ; mais il nous reconnaîtra pour dignes.de mm sceptre lorsque* dbcrtes> à s» voix, nous aurons cherché et trawoê ce royaume de justice dont il nous annonce ailégoriquement les délices dans uu parallèle dent Jeau-Baptiste est l'objet : « je » vous dis en vérité que parmi ceux qui sont nés des femmes, \l * n'y- en a point eu de» plus grand que- Jean-Baptiste; mais celui » qui est le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand x» que lui » (S.. Luc, ch. VU) ; et de même, le plus pauvre dans le» royaume d& justice et d'harmonie qui, va être fondé, sur-* passera en* bonheur le plu» riche1 d'entra les civilisés. ( Voy*^ les tafôteaus du ehap. XXXBL)

Terminons cette glosa en* disant av^c Jésus-Christ, aux nation» civilisées : «. ne voyez+vocs pas que voua êtes dans l'erreur, » parce qae> vous ne comprenez m les Ecritures, ni* la puissance » de Dieu? » (S. Marc, ch. XII. ) de Dieu dont les volontés voua 9©nt interprétées par KaUnaction^ aussi Jëautf nous dit-il : «Si » quelque» parle contee ta f il» de* l'homme y son péché hui sera » remis; mais1 si quelqu'un blasphème centre* le St-Esprit, il- ne » lui sera; point remis (S. Luc, ch. X1L), ni dan» ce-sièete, ni » dans le siècle avenir. » (S. Maotth. c)l XII.)

Pourquoi cette indulgence accordée aux blasphèmes eontre; le Père et le Ftfs, tandis que l'offense faite au Saint-Esprit ne trouvera aucune grâce? c'est que le Paraclet, L'Esprit Saint qui pro* eède du Père et du Fils,- étant l'organe de l'un et de l'autre, (d^apcè* Eunké des trois personnes), c'est les outrager toute» trois que de méconnaître leur organe, leS.-Egprit, en résistant à son impûsioTLcolleetive y eU* nous est communiqué* par Tatûww»> tion dont il faut déterminer les développement» eotlectffi , là tendance eoltectwt m mécanisme des séries passionnées et de l'unité uraveroseUe. ( Soit dit pour réponse: auxoaioainiateui&qQÉ ppéteBdenique-j-admete pour bonnes les attractions individuel déployée&en-.cÈwiliaatioa, et toujours mai faisûateà,hoFg des sèmes passionnée».)

C'est paon «ou* exciiw àeette étude de l'attraction que X. C pardonne te» outrages dont il estltabjet, mai» non pas feutrage Mfcair & Eaprit qui,, par entremise de l'aUraotfon, estrévéiattmr ■ décrets^de la Sainte Trinité sur l'harmonie sori*>

TIRÉE DtEft SAINTE* ECRITURES. Wi

taise. Celui qui offense le Père ou le Fils par des. blasphèmes,, a* nuit q^ lui-même et ne mérite que le dédain» peut-être l'indulgence; mais un philosophe qui outrage l'Esprit Saint en a opposant au calcul de l'attraction, nui l à- l'humain' té. entière; car il lai cache sa destinée, il l'éloigné du. bonheur; il ne doit trouver grâce, ni en ce monde, ni en l'autre.

C'est assez prouver que l'Ecriture, dans certains passages mystérieux, avait besoin d'un interprète guidé par des; connaissances nouvelles. Il reste à parler de notre incapacité à «meUre en usage les bons préceptes dont elle . est parsemée : cewserate sujetdu&r article*

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