CATÉGORIE DE LA NOBLESSE MINEURE
OU DES SOLIDAIRES exteities POUR LE MINIMUM PATERNEL.
Division en 3 degrés de fortune :
3«., Moyenne; 2«., Copieuse; Ier., Grande fortune; —f- Colossale. >4 Célibataires des 3 degrés.
Veufs et veuves sans enfants;
*# r i i Fc des 3 degrés.
Mariés sans enfants; )
g ( Yeufs et veuves ayant 1 enfant; j
.g ( Mariés ayant I enfant; j
J» * * u, ( Veufs et veuves ayant 2 enfants; 1 ****{ „ ., 4rt , A | Fe. du 1«. degré.
I Mariés ayant 2 enfants; )
— f- Veufs ou mariés ayant 3 enfants et plus , avec une fortune colossale.
K Corporations Propriétaires.
Cette classe fortunée, tout en feignant de protéger les pères de famille, agit comme les jacobins de 94 à l'égard de l'armée, à qui ils disaient : « Allez, tendres frères d'armes, combattre les ennemis du » dehors, et vous faire échiner pour nous qui combattons les ennemis » du dedans, qui pillons tout, grugeons l'huître et vous laissons les » coquilles. »
Ces diverses catégories de non-mariés et pseudo-mariés devraient, dans chaque province , contribuer de revenu et d'hoirie en faveur des pères surchargés, de* victimes qui portent le fardeau de l'état conjugal et paternel, dont l'avantage est tout entier aux sept degrés de pseudo-mariés mentionnés au tableau. Vn père peut avoir vingt enfants , mais si sa fortune est de 20 millions, il est dans la classe des nobles mineurs ou pères heureux et privilégiés quant aux moyens d'existence et d'éducation :
SECONDE PARliE. INTERLOGfJE. 89
il doit, sons ce rapport, contribuer pour le soutien de la multitude nécessiteuse dans l'état paternel.
Quant à la proportion de cet impôt, elle exige des échelles composées en double raison de fortune et de condition ; des taxes en raison composée de ces deux bases. Par exemple, dans la classe pivotale, celle des célibataires de 1«* degré ou de grande fortune, on pourrait établir la progression suivante :
REDEVANCE DE REVENU ET d'uOIBIE.
Au-delà de 20 ans, 1/444*.
Au-delà de 44 ans, 7/144
de 24 » 2/ »
de 48 » 8; »
de 28 » 3/ »
de 32 » 9} »
de 32 » 4; »
de 36 » 10/ »
de 36 » 5; »
de 60 » 11/ »
de 40 » 6/* ••
de 64 » 12/t44<
Selon ce tableau, un célibataire de 41 ans doit à la caisse de garantie hypo-mineure de sa province le 24*. de son revenu annuel, et en cas de décès, le 24e. de son capital. Celui de -65 ans doit le 12e., sans préjudice de la redevance pour garantie hyper-mineure affectée aux filles non mariées et autres classes.
Le tribut serait peu inférieur dans les 2 ordres -4- : il décroîtrait dans les classes * * et * * * .
Je donne à ces solidaires le titre d'externes, parce qu'en 6*. période la garantie hypo-raineure est interne et externe. On nomme interne celle qui pèse sur les parents de divers degrés et qui astreint à d'autres engagements.
Nota. Les classements doivent être proportionnels aux conditions sociales. Un villageois sans faste et sans dépense étant de 1«*- fortune à 300,000 fr., aussi bien qu'un grand personnage riche à un million, mais tenu à représentation.
Gela posé, il reste à demander à ^législation et à ses doctes auteurs ce qu'ils ont fait pour la classe la plus précieuse du corps social, pour les pères surchargés de famille? RIEN; pas le moindre secours légal, aucune reconnaissance de droits.
Voilà donc cette profonde sagesse qui promet de tout équilibrer, de tout garantir, et qui a puisé dans le Contrat social et l'Esprit des lois tant de sublimes théories de balance, contre-poids, garantie, équilibre ! elle ne s'est pas encore aperçue, en 3000 ans, que la 1«- classe à qui on doive des garanties sociales est celle des pères de familles, et que leurs garanties doivent, comme l'impôt communal ( garantie bypo-majeure ), se composer de prestations locales et vicinales à asseoir sur la catégorie des célibataires et pseudo-mariés.
90 CIS-LÉGOMÈNES.
Assurément , des pseudo-mariés possédant un million sont plus heureux avec deux enfants .que s'ils n'en avaient point. Ils opt amplement de quoi salarier des instituteurs et survendants; ils ne connaissent donc de la paternité que les roses et nullement les épines. Ils doivent, en garantisme social, être engagés pour le secours des pères malheureux qui n'ont pas de quoi fournir à la subsistance des enfants ou qui n'ont pas le nécessaire proportionnel aux degrés ; car un père de la classe dite comme U faut devient nécessiteux si , ayant six enfants , il ne jouit que de 3000 francs de revenu.
Le garantisme doit donc, en éducation comme en fortune, distinguer les 3 classes, haute, moyenne et basse. Deux couples ont chacun six enfants et 3000 fr. de rente;; celui de classe populaire est dans l'aisance, et celui de classe polie dans le dénûment.
Nos politiques n'ont admis aucune de ces considérations. Ils n'ont spéculé sur le mariage que pour en faire un piège social, une galère pour le peuple et un trébuchet pour la classe instruite. On n'a envisagé le mariage que sous le rapport d'amorce à la pullulation , et contrainte à l'industrie par miminence des besoins d'une famille nombreuse.
En conséquence de ces calculs perfides, la politique feignant de protéger le mariage abandonne les mariés nécessiteux, les prive de toute garantie sociale. Tel est l'arrière-secret du mécanisme civilisé. C'est tout-è-point la fable du renard qui attire le bouc dans le piège , et l'y laisse en disant :
* Tâche de t'en tirer, et fais tous tes efforts. »
On essaiera d'atténuer l'accusation, en répliquant « que la politique » est entraînée ; qu'elle ne connaît pu de meilleur ordre que le mariage • exclusif permanent, bien moins vicieux que le système de concubinage » et divorce pratiqué par les anciens patriarches. »
Réplique évasive ! S'il est certain que le mariage est le seul procédé convenable en régime civilisé, il est encore plus certain que la philosophie ne saurait se justifier de n'avoir assuré aucune garantie de secours social aux pères nécessiteux qui supportent tout le faix des fonctions de paternité. Ils sont, plus que toute autre classe, dévorés par le ver rougeur, àtba cl ri. Les célibataires les plus pauvres, lé salarié, le soldat, ont parfois l'insouciance pour soutien, l'hôpital pour asile. Mais le père de famille sans fortune est la victime du pacte social : des enfants qui lu* demandent du pain sont pour lui, matin et soir, le calice d'amertume, le vautour de Tityus.
L'antiquité en était si convaincue, qu'elle accordait aux pères le droit d'exposition et d'abandon des enfants. La Chine dont on vante les sages ois leur accorde le droit de vente des enfants. L'Italie chrétienne
Seconde partie, inteulogue. 9(
accorde le droit odieux de mutilation ; tant on est convaincu dn malêtre des pères et de leurs droits à des secours quelconques.
La philosophie, pour esquiver la reconnaissance de ces droits et les recherches de garantie qu'ils exigeaient, a payé les pères en gasconnades.snr le bonheur du doux ménage, les plaisirs qu'un tendre père goûte sous le chaume , et les tendra entrailles de la douce paternité. Jongleries d'autant plus coupables que les philosophes, habitant les capitales et voyant de près les misères paternelles de la multitude ouvrière, savent bien que ce n'est pas en fleurs de rhétorique, mais en indemnités pécuniaires , qu'on doit venir à son secours.
Et cette classe de forçats politiques n'a pas été jugée digne de garantie solidaire I La sollicitude législative ne se porte que sur le sybarite non marié, ou sur le riche propriétaire qui ne connaît dn rôle de père que tes plaisirs !
Tel est le déplorable résultat du défaut d'analyse des passions. Leur classement régulier nous aurait appris que chacune des cardinales et même chacune des douze doit jouir de la garantie qu'on accorde à quelques-unes. Or, si l'on admet une garantie hypo-majeure (titre d'amitié), en Obligeant la masse pour le soutien de l'autorité communale qui fait fonction d'amitié collective; si on la dote par des octrois, centimes additionnels, etc., d'où vient que la classe des pères de famille, qui est en titre hypo-mineur ce qu'est la commune en titre hypo-majeur, ne jouit pas du même appui?
C'est pour avoir manqué à faire ce raisonnement et à poser le principe énoncé plus haut sur la garantie familiale solidaire, que la civilisation a manqué l'une de se* issues les plus naturelles ; car la fondation des garanties familiales en aurait entraîné beaucoup d'autres; elle eût préparé les voies lia théorie de garantie générale , et de là à de grandes découvertes (*). "
Il est surprenant qu'un siècle si subtil en finance n'ait pas songé à
O £tt' V conduisait par quatre voies :
* . Elk fixait r attention sur la distinction et le classement des garanties majeures et mineures.
2. Elle acheminait du calcul des garanties de passions affectives à celui des garanties sensitives.
5. Elle donnait accès, par un point quelconque, au principe du minimum proportionnel, sans lequel il ne peut exister, (II, 165) aucune liberté sociale.
4. Enfin, elle conduisait pas degrés à la reconnaissance des trois conditions requises (II , 172) pour rétablissement du minimum et sa gé* nçralisation.
établir, indirectement et au profit du fisc, cet impôt familial solidaire qu'on aurait pu affecter au dégrèvement des pères chargés d'enfants et gênés pour subvenir aux impositions. Mais la finance et l'économisme n'ont de génie que pour favoriser les parasites. Aussi la classe la plus malfaisante du corps social, celle des entremetteurs d'agiotage, nommés agents de change et courtiers, est-elle celle qui échappe le mieux à l'impôt ; elle fait plus , et l'on peut prouver qu'au moyen de formalités illusoires, comme un cautionnement très-minime, elle grève l'état d'impôts bien supérieurs au léger tribut qu'il obtient d'elle; de sorte qu'en stricte analyse, c'est l'état qui paie les agents de change et courtiers, pour les déterminer à accepter cent mille francs de revenu.
Ainsi la politique civilisée ne déclame contre un vice que pour en créer un plus grand. L'agriculture était pressurée par le système féodal , elle l'est maintenant par une autre sangsue, par le corps des agioteurs , où l'ou voit des tripotiers gagner rapidement, non pas des millions, mais des 10 et 20 millions , tout en disant que le commerce ne va pas, qu'on ne protège pas le commerce.
Dans ce chaos de jongleries, comment se fait-il que la seule classe vraiment opprimée, celle des pères pauvres, ne fasse entendre aucune plainte, n'élève aucune réclamation d'indemnité corporative, et que, d'autre part, les philosophes, nos pasteurs sociaux, n'aient de sollicitude que pour ces agioteurs qui saignent les brebis ! Cette double bizarrerie n'a rien de surprenant; elle est conforme aux règles du mécanisme civilisé, qui, Je l'ai dit maintes fois , n'exerce le vice et la sottise qu'en mode composé et jamais en simple.
Aussi le régime conjugal, œuvre des pères et des vieillards (car c'est dans ces deux classes que sont choisis les législateurs), est-il pour eux un sceau de double sottise et double duperie , étant organisé de manière à priver les vieillards d'intrigues et de charme en amour, de secours et de minimum en affaires domestiques.
Même subversion règne dans l'ordre majeur : l'agriculture, fonction principale, y est asservie au commerce, fonction accessoire; le .propriétaire direct qui cultive et manufacture est asservi aux propriétaires indirects ou marchands. Nous trouverons pareille subversion dans le système administratif, ou existe une duplicité bi-composée qu'il est inutile d'analyser. Renvoyons ces détails au traité de contre-marche passionnelle, qui donnera la mesure de nos lumières politiques en fait d'unité, vérité, liberté, contre-poids, garantie, etc.
Préalablement il a convenu, pour acheminer aux équilibres, d'examiner l'état vicieux des relations mineures , sur lesquelles il existe des préjugés d'autant plus nuisibles, que la correction du système social mineur était l'issue la plus naturelle de civilisation ; car les découvertes
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«n ce genre De tenaient qu'à on esprit de charité et de justice qu'on pourrait rencontrer partout, si la philosophie n'avait faussé les esprits sur ces deux vert as.
Les découvertes en garanties majeures, en correction du système commercial, etc., étaient moins faciles; partant elles auraient suivi de près les mineures, car à chaque fondation de garantie, le corps social aurait vu diminuer par degrés les fléaux dont il déplore la ténacité, entre autres l'indigence. Il en aurait induit la nécessité d'un système général de garanties; et cette doctrine eût été le coup de grâce pour la philosophie et la civilisation.
A ce tableau de l'impéritie de la politique humaine en système familial , opposons un aperçu des plans de la politique divine , aussi judicieuse en ce genre que la nôtre s'y montre noueuse et incorrigible.
PARALLÈLE. — Dieu, considérant que dans le cours des périodes lymbiques ou âges rebelles à l'Attraction les humains tombent nécessairement sons le joug de la contrainte et la fausseté, a dû nous ménager, dans ces vices mêmes, des voies d'issue de hymne et d'avènement au bonheur.
L'une de ces voies est le garantisme successif (tableau des 46 issues , II, 142), introduction consécutive des garanties possibles, sans aucune commotion politique.
Telle serait la garantie d'indemnité paternelle dont l'intention est dans le cœur de tous les hommes justes. Henri IV en exprimait le vœu en souhaitant à ses laboureurs la poule au-pot. C'était reconnaître implicitement que les chefs de familles industrieuses, qui sont les chevilles ouvrières de la société , devraient avoir la garantie d'un petit bien-être , d'un minimum familial.
Nos philosophes ont méconnu ce principe. Tout préoccupés de s'immiscer dans les affaires administratives, ils n'ont pas même fixé leur attention sur les deux garanties primordiales dont le génie devait s'occuper :
Celle de vérité commerciale en relations majeures; Celle de minimum familial en relations mineures.
Dieu, en nous astreignant à l'état conjugal, nous ménageait donc une belle voie de progrès social et d'issue de lymbe; il prévit que la nécessité évidente de soutenir les pères de famille , amènerait bientôt l'invention dès garanties hypo-mineures, et d'autres successivement. Telle est la marche ordinaire de l'esprit social dans les divers globes : il faut que le nôtre soit bien encroûté d'égoïsme, pour ne l'avoir pas suivie nJ même entrevue.
Dans cette étude il eût fallu débuter, comme je viens de le faire, par
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l'analyse des disgrâces qui pèsent sur l'état conjugal et paternel, dont je continuerai plus loin l'examen. On en aurait conclu à la nécessité d'y porter remède et organiser la garantie. Mais nos savants, en nous vantant le flambeau de l'analyse, ne veulent analyser aucune branche des vices de la civilisation. Ils ont pris le parti de les travestir en perfectibilités; leur muse une fois montée sur ce ton, ils n'osent plus rétrograder. Ce serait compromettre tous leurs écrits existants.
Il n'est pas moins évident que la Providence avait fait de très-sages dispositions pour utiliser deux vices inévitables en lymbe, la contrainte ctla fausseté. Contrainte en état conjugal, fausseté en relations commerciales. Les tentatives de remède aux vices qu'engendre cet ordre de choses nous auraient ouvert promptement des issues de lymbe.
La Providence n'est donc point en défaut de tutelle politique pour l'homme, puisque dans le mal même, dans cet état de morcellement, de contrainte et de fausseté où nous nous obstinons, elle nous ménageait des voies de rapide acheminement au bien. Mais notre globe est du petit nombre des mondes à génie noueux et crétin, qui font exception à la marche ordinaire. Aussi s'est-il perverti au point de faire l'apologie des misères conjugales et familiales, et des brigandages mercantiles ( II, 219 ) dont il eût dû chercher le remède. Il existe environ un seizième de globes noueux et postmeurs en génie qui ne savent pas mettre à profit les moyens fournis par la Providence.
On pourra s'étonner que Dieu n'ait pas suppléé à cette apathie du génie par quelque révélation orale ou écrite , confiée aux prophètes ou au Messie. . "
Une telle communication eût été hors du cadre du mouvement. Dieu, qui ne veut laisser dans l'oisiveté aucune fonction, a confié à la raison humaine certaines opérations ; elle est sur tous les globes commise à la recherche des issues de lymbe : Dieu en les révélant contreviendrait à son plan. Les révélations orales et écrites sont affectées aux commandements religieux,* les commandements sociaux ont pour interprète divin la synthèse de V Attraction passionnée. Dieu serait en contradiction avec lui-même, s'il usait, en affaires sociales, de la révélation orale ou écrite.
Aussi le Messie a-t-il décliné cet emploi, en disant : Mon royaume n'est pas de ce monde. L'objet de sa mission éiait le salut des âmes; il a dû laisser au monde le soin des affaires temporelles; intention qu'il exprime par ces mots : Rendez à César ce qui est à César, et par suite laissez au génie scientifique ainsi qu'à César leurs attributions respectives.
Les objections de ce genre doivent être différées jusqu'au traité des transitions, où l'on exposera le système suivi par Dieu dans ses rela-
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lions avec l'univers, 8a neutralité dans les cas de délai social et aberration de génie, son attachement au principe du libre arbitre qui serait entravé chez Dieu même s'il était entravé chez l'homme. Les débats sur ce sujet ainsi que sur les diverses branches de la politique divine, telle que l'emploi de la fausseté harmonique ou du bien produit par empto1 de deux faussetés combinées, sont des questions trop abstruses pour des commençants tout neufs encore dans l'étude du mouvemeut social.
Au reste, ces mystères de la politique divine, loin de mériter le titre de profondes profondeurs que leur donne le sophisme, sont des calculs qui n'exigent que du bon sens, delà méthode, mais surtout de la vérité analytique, telle qu'on Ta vue, Citer, dans les tableaux de l'état conjugal et paternel, et telle qu'on la verra en Vlter et Trans.
Dans le cours du 2«. livre , j'ai annoncé diverses fois une réplique aux lecteurs que pourraient choquer l'aperçu des coutumes amoureuses d'Harmonie et la critique des coutumes conjugales de civilisation.
Cette réplique dont j'achève le deuxième article consiste à établir :
«1°. Que certaines coutumes approuvées par Dieu , comme l'état con- » jugal , n'ont pas obtenu son assentiment à titre de destin irrévocable, » mais à titre de moindre mal ; ressorts les plus expéàltifs en échelle » sociale et les plus propres à acheminer à l'invention des garanties.
* 2°. Que loin de servir les vues de Dieu, on entrave ses desseins en » déguisant les vices de Yètat conjugal ; Dieu ne l'ayant admis qu'à . » titre de stimulant au génie inventif, et voie d'acheminement naturel » aux deux garanties mineures.
» 3°. Que la science trahit l'humanité lorsqu'excipant de ce que telle * coutume est admise par Dieu et qu'on n'en connaît pas de meilleure , » elle se croit par-là dispensée de la recherche des correctifs, autorisée » à une indolence' léthargique, à un trafic de sophismes tendant à laisser » croupir le genre humain en lymbe civilisé. » *
Ainsi loin que l'analyse des vices et duperies du mariage puisse offenser les mœurs, elle est nécessaire à signaler la classe insidieuse qui, ne connaissant de l'état paternel que les douceurs , étouffe les idées de charité et garantie due à la nombreuse classe des pères malheureux.
C'est donc une astuce que ce reproche d'offenser les mœurs, quand il est visible que je confonds ceux qui en prennent le masque pour favoriser un égoïsme contraire aux inventions de garantie paternelle.
Je continue , dans le troisième article , sur les preuves négatives de l'aberration du génie en politique familiale, sur les abus de ce lien conjugal dont nous avons manqué le seul emploi utile et conforme aux vues de Dieu, remploi d'acheminement aux garanties mineures et d'engrenage en 6e. période..
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ULTER. — Mécanisme subversif en mariage: Ses faux essors et faux contre-essors.
Remettons le lecteur sur la voie : il peut avoir perdu de vue le plan de cet Intermède. J'y donne une courte analyse des vices mineurs de civilisation, en liens d'amour et de famillisme. C'est un prélude aux calculs de demiéquilibre (Garantisme, 6e. période), et par suite à la théorie de plein équilibre ou état sociétaire.
Faisons part égale aux deux passions mineures , quoiqu'elles ne soient nullement égales en influence.
Le Citer n'a envisagé que les intérêts du famillisme ; il a tout rapporté à cette passion.
L'Inter a traité de questions applicables indistinctement aux deux passions mineures , amour et famillisme.
L'Ulter doit être affecté plus particulièrement à l'amour et au mariage , seul essor d'amour qu'autorise l'état civilisé.
La destination du mariage comme échelon de garantisme (II, 33) ne pouvait être découverte que dans une civilisation parvenue au moins en deuxième phase, comme celle des Grecs ; mais ces peuples distraits par des mœurs licencieuses, des courtisanes légales, des orgies religieuses et civiles (Delphes et Corinthe), des coutumes de pédérastie morale , n'envisagèrent le mariage qu'en demibarbares; ils ne virent dans ce lien qu'un gage de paternité peu suspecte, d'après l'état de réclusion où ils tenaient les épouses. Bref, ils ne spéculèrent sur cette chaîne qu'en despotes , sans essayer aucune analyse de ses inconvénients, et ils transmirent aux modernes leurs
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préventions sur ce lien, leur insouciance à en étudier le but au présent et au futur.
Il en est des ressorts du mouvement social, comme des fruits qui se corrompent si on ne les emploie pas à l'époque de leur maturité. Tel a été le sort du mariage : c'est un fruit que nous avons laissé corrompre par impéritie à en tirer parti : il ouvrait double carrière à nos études.
L'hypo-mineure ou calcul de la garantie d'indemnité familiale solidaire. C'était une porte d'entrée en 6e. période : j'en ai traité à l'Interlogue.
L'hyper-mineure ou calcul de la garantie d'affranchmement féminin gradué ; porte d'entrée en 7e. période; 11,442.
Je signale dans le présent article ces deux lacunes d'études, leurs influences en dépravation sociale.
Propriété» subversive» dans le mariage* *
3 Stagnation en échelle.