‹ Œuvres complètes de Ch. Fourier (volume 5)Chapitre 13 sur 63 · La Composite, exaltante , engrenante · texte numérisé non relu

La Composite, exaltante , engrenante

l^DCSTItIKL. 6i

Je déBnirai plus loin ceslrds passions trè^-méconnaes.

Ce sont elles qui gouvernent le jeu des Séries passion-r

nées; louic série est Ëiussce, quand elle ne donne pas

un libre cours aux trois passions oicra'nisanles.

Elles sont titrées de vires en ciTilisahon : les philosophes prétendent que la lO.*, l'esprit cabalisliqne, est un mal, qu'on doit être tons unisd'opinlon, tous frères. Ils condamnent de même la ii.*, dite Papillonne, bescùn de varier ses )ouitsances, de voltiger de plaisirs en plaisirs; et la 12.*, dite Cofnposile, besoin deRoAlerÂla fuis deux plaisirs, dont l'amalgame élàve Tivresse au de|n% d'exaltation.

Ces (rois passions titrées dç vices , quoique chacun en soit idolâtre , sont réellement des sources de vice en civilisation, où elles ne peuvent opérer que sur des familles et des corporations; Dieu les a créées pour opérer sur des Série* de groupes contrastés ; elles no tendent qu'à former cet ordre, et no peuvent produire que le mal , si on les applique n un ordre différent.

Elles son! les principales des douxc passions radiralcs; elles ont la direction des neuf autres ; c'est de leur intervention combinée.que naît la vraie sagesse, ou équilibre des passio,n», par contre-poids de plaisirs.

Les 12 passions ont pour but Tunilé d'arlion.

Le besoin d'unité, que je nommerai UmtÉishs, se manifcsicforlemeni chez les conquérans elles philosophes.

TjCS ronquérans rèrent l'unité forcée par terreur cl asservissement universel : ils l ctablissçni partiellement ; c'est l'uniié inverse, violentée.

IjCS philosophes rêvent l'unité directe et spontanée, la philanlropie universelle, ou fraternité de tous les peuples .fédcratioji imaginaire.

Ainsi chacun rêve l'unité h sa manière, soit pour l'ensemble, soit pour les détails. Chaque nalïon voudrait que son langage fût parlé par toute la terre. Les civilisés ont, plus que les barbares, le goût de l'unité, car ils voudraient que les quarantaines sanitaires fussent uni-

verselles: ils sont donc très-enclins à la passion pivolale, que )e nomme UNITÉISME, et qui est aux douze autres ce que le blanc est aux couleurs du prisme.

L'ordre sociétaire ra réaliser subitement toutes les unités imaginabIes,soit en utilité, cooimecellesdequarantaines, langage, méridien; soit en agrément, comme celles de diapason et autres bagatelles. De là naîtra , entre autres avantages, l'^xlirpation des maladies accidentelles, pestes, épidémies, virus variolique, psoriquc , syphilitique et autres virus non endémiques.

Au résumé , l'attraction tend à trois buts ou foyers.

Elle nous y pousse par douze aiguillons ou passions radicales, cinq sensuelles, quatre affectueuses, trois mécanisantes.

Apprenons, dès ce premier chapitre, à distinguer l'attraction du devoir ; par exemple : aucun législateur n'a érigé le dîne' en devoir, parce que le dîné étant vœu de la nature, ou attraction, ne sera jamais négligé.

74'admettons pour attraction que ce naturel invanable, comme le penchant à prendre ses repas, en dépit des dogmes et devoirs qui le défendraient. Toute théorie de devoir, de morale et de chaîne intellectuelle, ne conduirait qu'à s'abuser sur les ressorts et les fins de l'attraction.

CHAP. II. Généralités sur les Séries passionnées .

L'aht d'associer ne consiste qu'à savoir former et développer en plein accord une masse ou phalange de Séria passionnées, pleinement libres, mues par la seule attraction, et appliquées aux sept fonctions industrielles ( 8 ) et aux plaisirs.

r^otre étude ici sera donc bornée à deux points :

A la distribution interne d'une .série ,et de ses groupes el sous-groupes.

A leur distribution cxicmc, ou engrenage el coopération spontanée avec les autres séries de la phalange sociétaire et des phalanges vicinales.

■,Gt)ogie

INDUSTBIEL. 63

\a Daion emploie les séries de groupes dans lonle la âUinboiion de l'univers : les trois règnes, animal , végé- Ul et minéral , ne nous présenrent que des séries de gTDopes. Les planètes mêmes sont une série d'ordre ^'parfail que celui des règnes : les règnes son! dis- (nbués m séries simples ou libres; (le mol titres signi&e que le nombre de leurs groupes est illimité;) les pUnètes sont disposées en série composée ou mesura; at ordre, plus parfait que le simple, est înroona des astronomes et géomètres ,: de là vient [qu'ils ne penreot pas expliquer les causes de ta distribulioa det astres, dire pourquoi Dieu a donné plus ou moins .de satdlites à telles planètes , pourquoi un anneau à l'une, et point à l'autre, etc.

Une Série passionnée est une ligue de divers groupes échelonnés en ordre ascendant et desrendaa|| réunis pasaoDDémentpar identité de goût pour quelque fonction, comme la culture d'un fruit, et afiéclant un groupe spécial à chaque variété de travail que renferme l'objet dont elle s'occupe. Si elle cultive les hyacinthes ou les pommes de terre, elle doit former autant de groupes qu'il y a de variétés en hyacinthes cultivables sur son terrain, et de même pour les variétésde pommes déterre.

Ces distributions doirent être réglées par l'attraction; chaque groupe ne doit se composer que de sectaires engagés passionnément, sans recourir aux véhicules de besoin, morale, raison, devoir et contrainte.

Si la série D'élaît pas passionnée et méthodiquement distribuée, elle n'atteindrait pas aux propnétés géométriques en répartition ; elle manquerait de ta propriété primordiale, influence des groupes extrêmes, égale à ta doubie irMience du groupe moyen; elle ne pourrait pas figurer tfans une phalange sociélaire.

Une Série passionnée agissant isolément , n'aurait pas de propriétés, quelque régulière qu'elle piit être; on poarrail, dans une ville, essayer de former une séiie

64 NOUVEAU nONDG

sur un travail agréable , culture de fleura , soin de iolîs oiseaux; rela serait inutile : il faut des séries engrenées et iné<anisée&, au nombre dequaranle-rinqà cinquante au moins; c'est le plus petit nombre sur lequel on puisse tenter un essai, une ap[H*oxi[iiatîon de Hen soeiétaîre et d'altrarlîon indusirielle.

J'ai dit que le mccaiûsme des Séries passionnées a besoin de discords autant que d'accords; il utilise les disparates de caractères, de {{oûls, d'instincts, de fortune, de prcienlîons, de liimiùres, ctc.Uncsérienes'^ilimenie que d'incgalîlés contrastées et ccbelonnées;elle exigeait» tant de contraires ou aniipatbi es, que de concerts ou $yn>patbies; dcgaSme qu'en musique on ne forme un accord qu'en excluant aulaiil de noies qu'on en admet.

Les discords sont Icllcmenl nécessaires dans une Série passionnée, que chacun des groupes doityëlreen pleine antipathie avec ses deux conligus, et en aniipatlûes graduées avec les sous<oniigus;dc même qu'utie noke musicale est esseniiellcmenl discordante avec ses deux contiguës : RË discorde avec UT dièze , et avec Ml bémol.

Outre ses propriétés gcoméiriques en répartition des bénéfices, une réunion de Séries passionnées a des proprîéiés magnifiques en harntonie sociale, telle que émulation, JUSTICE, VÉBITÉ , ACCORD DIRECT, ACCOfiD INVERSE , TJMTÉ.

Emulaiion, élcvaut tout, produis au pIuA ha«t degré en qualité et quantité.

Justice, moyendesaiisfairecbacun en prétentions d'se vancement, d' éloges, d'appui.

Feriié, passionnément txcrcéfi.. «1i àft plus oblige par impraticabilité du inenson{{e.

j4ccord direci,-par ligue des identité» et des contrastes.

Accord ittdireel , ou absorption des. aettipathù^sinidividuelles,dans les affinités collectives.

ÏJmU doctioit; concours de toutes les séries aux dispositions qui conduisent à Punité..

1.6 régime civilisé a toutes les propriétés opposées , angueur, injustice, fourberie, discorde, duplicité.

INDVSTftlEI.. 65

Le mécanisiDe des Séries passionnées ne repose jamais anr des illusions : il a emploie que des ressorts francheraoït attrayans , et réunissant ordinairement quadruple cbanne; àesax pour les sens et deux pour l'ame; tout aumqins un plaisir des sens et un de l'âme, ou deux charmes de l'ame dans les fonctions incompatibles avec le ^aisir des sens.

Une Série passionnée n'est régulière, et n'acquiert les propriétés précitées qu'en remplissant trois conditions ,

I ." La compacité, ou rapprochement des Tariétés cultirées par les groupes contigus. Sept groupes cultivant sept poires très-différentes , comme Beuré blanc, Mes-- «re-Jeaa, Rousselet , Bezy, Martiu sec, Perle, Bon Chrétien , ne pourraient pas former une Série passionnée; ces groupes n'auraient ni sympathie, ni antipathie entre eux, ni rivalité , ni émulation faute de rapprochemeat ou compacité des espèces cultivées, comme seraient les trois heures blanc, gris et vert. La passion dite CabalisU n'aurai t pas d'essor , et c'est l'une des trois qui doivent diriger tonte série passionnée.

a.* Les courUs séances : les plus longues bornées k deox faeores. Sans cette disposition, un individu ne pouirait pas s'engager dans one trentaine de séries ; dès-lors les accords de répartition et le mécanisme d'attraction industrielle seraient anéantis ; les longues séances entraveraient la passon dite PapHlortni, manie de voltiger de plaisir en plaisir, l'une des trois qui doivent diriger toute Série passionnée, et ménager un contre-poids aux e*:cèa, par option sur double plaisir à toute heure de la ioamée.

3.* L'exercice parcellaire : Ijt travail de chanm doit se borner à telle parcelle de fonctions. Si la culture de la Rose-Mousseuse£}umitcinqàsîi fonctions différentes, le groupe gérant doit y affecter cinq à six sous-groupu qui se partageront les fonctions, selon le goût de chacun. Le mode civilisé obligeant un homme k remplir toutes les fonctions d'un travail , entraverait le jeu de la pa*-

sion dite Composite, oaexaIlanle,raiKileBtroisqQidoi-

vent âinger chaque série passîonnëc.

Kn somme, le mëranisme des sérîea se réduit i nne règle bien précise, bien fiie, qui est de développer les trois passions disiributives, lo.*, it.', 12.', par emploi des trois méthodes, comp.irilc, rourles scanres, exerrire parcellaire ; et rcs mélhodcs ne sont aulre chose que b pasùon même, l'effet naturel de la passion. - Je dérelopperaicettert'gledansdeschapiiresspéeïanx: il convient de la poser dès le début, pour faire ronnaiire qu'il nV^ura rien d'incertain ni d'arbitraire dans la théorie d*attrartion industrielle et d'harmonie pass : en effet:

Le problème est de donner libre cours aux douze passions radicales; à défaut, il y aurai) oppression cl non harmonie. Ces douze passions tendent A former des séries où les deux classes de passions, dites smstuUes et affectueuses, ssxo^\\ dirigées par la classe des mécanisantes. Il reste donc à examiner s'il est vrai qu'en fornranl des séries de groupes où les (rois passions niécanisantes auront plein cours, on parviendra à donner également libre cours aux neuf autres passions sans aucun ronflil. Dans ce cas, toutes les douze étant développées et .talisfaiies chez tout individu, chacun sera arrive au bonheur, qui consiste dans te plein essor des passions. Celle docirîne, opposée â tons les systèmes civilisés, est la seule théorie conforme au vœu de la 4>alure, aux vues présumables de Dieu, qui , il faut le'redtre, serait un mécanicien inepte, s'il eût créé nos passions pour entraver celle des faibles au profit des plus forls , seloula méthode ci- TÏlisée et barbare.

Et dans celle que je vais proposer, on ne trouvera aucun ressort de mon invention , puisque je n'emploierai que trois des douze passions à régir lout l'ensemble, par la combinaison la plus grande cl la plus éronontique, celle des séries dégroupes, vœu unanime du cœur humain , et distribution suivie dans tout le sjrslème de la nature connue.

INDUSTSIEL. éj

CHAP. III. Détails distributifs sur h personnel des Séries

passionnées.

Noos donnons lenom de gronpeinne assemblée quelconque, mêote à une troupe de badauds réunis par ennui , sans passion , sans but ; esprits vides , gens occupés à tuer le temps, à attendre des nouvelles. En théorie des passions, l'on entend par groupe une masse liguée par identité de goût pour une fonclton exercée. Trois hommes TtHil dîner ensemble: on leur sert une soupe qnî plaît à deaxet déplaît aatroisième; en ce moment ils ne forment pasungroupe* carils sont discordans sur la fonction qui les occupe. Il n'y a pas entre eux identité de goût pasûonnë pour la soupe servie.

Les deux i qui ptaitre potage formentun groupeFA.tnE. Four Être juste et susceptible d'équilibre passionnel , mi groupe doits'élever à trois au moins, être disposécomme la macliine appelée balance ^ qui se compose de trois forces, dont la moyenne maintient l'équilibre entre les deux extrêmes. Bref, il n'y a pas groupe à moins de trois personnes homogènes en goût sur la fonction exercée.

On répond : ■ces trois hommes, quoique discordans • sur une bagatelle qui est la soupe, s'accordent sur » l'objet essentiel de la réunion, sur ramitié;ils sont in- » limes ; j» en ce cas , le groupe est défectueux , car il est simple , il est réduit à un lien de l'ame. Pour l'élever an composé, il faut y ajooler un lien sensuel, une «oupe qui convienne à tous trois.

«Bah! s'ils ne sont pas d'accord sur la soupe, ils le » ceroni sur d'autres mets. D'ailleurs, ce groupe a réel- ■ leoient deux liens ; car, outre le lien d'amitié , cestrois p liommes ont celui d'ambition , de ligue cabalistique ; » ils se réunissent à dîné pour concerter une intrigue m d' élection : voilà donc le double lien, le lien com- > posé que vous exigez. »

Ce ne serait qu'un lien composé BATARD, formé de daix liens de l'ame; le composé PUR exige un alliage de

66 NOUYIÀÎI MORDS

plaisira de l'ame et des sens, et doit être exempt de àM~ sidence : or, iâ te repas commence par une dissidence surjasoupe.etlegroupe est faussé malgré le double lien.

Ce sera bien pis si nous passons an pain et au vin. Les conrives A, B, C, auront sur le pain des goûts trè»opposés, une divergence complète; par exemple , sur le degréde salaison : A veut le pain (rès-^alé, Ble préfère miaalé, C le demandepeu salé. Cependant on ne leur sert qtt'unesorle de pain, selon l'usagecivilisé ;il en Ëiudraît au moins neuf sortes; savoir: trois degrés en SALAISON , troiscn LEVAIN , trois en CLISSON ; encore faudra-t-il que ces'neuf variétés de préparalton soient di£Férenriées sur troissortes de farines; une farine acidulée, recucillieen terrain'pierreox , unefarine moyenne , et une grasse , romme le gruau de Chartres. £n total , il faut vingt-sept sortes de pain pour donnera un groupe de trois hommes un diné harmonitfue, un service concordant avec les passions et l'attraction. On doit établir pareille échelle de variétés anr le vin, la soupe, et stir la plupart des mets qui figttrent au festin.

*£h ! s'il faut tant de rafhnemens dans votre nouveau » monde industriel , pour donnera dînera trois hommes, » onnepourraiamaislescontenler,encore moins saii^fehb- • t-ODles8oo millions cThabilansdonlleglobe est meublé.»

On M trompe : la théorie des Séries passionnée» fournit le moyenne satisfaire en détail toutes ces fantaisies , et cent mille autres que créera le régime sociétaire. Aussi ai-je dit qu'un monarque civilisé se trouvera beaucoup moins heureux que le moindre des kormonUns, peuples scciélaires; an enfant deseptans, élevé dans l'harmonie, se moquera de nos sylurites actuels, il saura leur prouver qu'à chaque minute ils commettent des fautes grcstières contre le raffinement des plaisirs sensuels et animiqmes. Sans cette nouvelle science de développement et raffinement des passions, l'on ne parviendrait pas à former des séries bien méthodiques aptes à remplir les qnMre condîûons. (33)

HOirTKAC HOI(]>B 69

£1 eamme lea Séries punonaées nefse composent qoe de groupes , il &at , arairt tout. , a^rendre à. fonser les IpvDpes.

« Ba t ha ! les gronpcs , c'est nn snjet pinsanf que les ■ • groupes: ça doit être amotant tes groupes! »

Ainsi Taisooneat les beaux esprits qaand on parle de groupes : il &ut d'abord essuyer d'eux une bordée de fades éqaiToqnes; mais que le sujet soit plaisant ou non, il est certain qu'on ne connaît rien aux groepes, et qu'on ne sait pas même foimer un groupe réguli^ de trois personnes , encore moins de trente.

Cependant noos avons de nombreux traites sur Tëtude de l'homme : quelles notions peuvrait-ils noos donner SOT ce sujet , s'ils négligent la partie élémentaire, l'analyse des groupes , 1 , 36i ? Toutes nos relations ne tendent qu'à former des groupes , et ils n'oBt jamais été l'o^el d'ancune étude.

Les cirilisés ayant l'instinct du fiiux, étant portés k préférer toujours le faux an vrai , ont choisi pour pirot de leur système social un groupe essentidlemeat &ux; c'est le couple conjugal , groupe faux par le nombre borné à deux , faux par l'absence de liberté , et faux par les divergoices ou dissidences de goÀls , qui éclatent dès k premier jour sur les dépenses * les mete , les fréquentations, et sar cent menus détails, comme le degré de cbalenr des appartemens. Or, si on ne sait pas harmoniser les groupes primordiaux , ceux de deux à trois personnes, on saura encore moins harmoniser l'ensemble.

Je n'ai parié que des sous-groupes, dont le minimum est de ,trois personnes; un plein groupe, en mécanique sociétaire , doit être de sept au mcMns , parce qu'il doit contenir trois sabdivisions, dites soDs-groupes, dont la moyenne soit plus forte que les extrêmes qu'elle doit toiir en balance. Le groupe de sept fournit les trois divisions 3 , 3,2, appliquées à trois parcelles d'une fonction. Dans ce cas, les groupes de a, quoique &nx, en action iscJée), derîraneot recêvables par alliage k d'aatrcs<

70 INDUSTHIEL.

Si, le centre , formé de trois personnes , est en' btlance avec les soqs-groapes , 3 et 3 , formant les extrêmes* c'est que le centre est toujours afTecié à la fonction la plus at-trayante; Il a donc ensupérîoriié dénombre, i, et en.<;upérîoté d'attraction , i. Dès lors son influence égale celle* des quatre sectaires appliqués à deux autres fondions.

Un groupe serait mal équilibré à six sertaires formant les divisions 2,2,3: son centre serait aussi faible en nombre que chaque aile; or, il faut, en principe, renforcer le centre et faire les ailes inégales , donner à l'ailo' ascendante plus de nombre qu'à l'aile descendante ; voici pour exemple trois divisions appliquées à i3, 16 et 24*

13 Sectaires divisés par 4,5,3.

16 — par 2, 3 — 2, 3, 2 — 2, 2.

24 — par 2, 4, 2 — 3,4i2 — 2,3.2.

Ces divisions ne doivent pas s'éiablir par ordre d'unrbef, mais par attraction , par emploi sponiaué. Il faut que l'aiiraction seule dciermine vingt-quatre sectaires cultivant (elle fleur, tel légume , à former les neuf sou»-groupes indiqués , et à les affecter à autant de fonctions distinctes. C'est cequc j'ai nommé régime /»irc«/ZiMrv au deuxième chapitre. (65)

Dans cet abrégé il faudrait donner au moins trente pages à ces détails minutieux surla distribution des grou* pes, et je neveux pas excéder 3 pages. D'après cette brièveté d instructions élémentaires, on fera des fautes innombrables dans une fondation sociétaire où je ne serai pas présent; les groupes, les séries chancelleront, manqueront d'attraction', seront divergens et faussés en tout sens; on en accusera ma théorie et bien à tort, il faudra accuser la tyrannie de l'opinion qui ne permet pas aux ■ inventeurs de donnerdes théories snfâsanles.On accorde un espace de 5 à 6 roluoies à un traité de chimie , de botanique et même à un roman'; on permet à peine un volume à l'inventeur de la science d'où dépend le sort du genre hnmain ! Continuons.

Jjps séries se distribuent de ,1a même manière q^e les

INDUSTBIEL. 71

Sroopes, elles opèrent snr les groupes comme ceox-à opèrent sur lesîndîridus. Elles doÎTeot contenir au moins 5 groupes. Le nenibre 24 est le plus bas qui puisse fournir une série romplèle; la division donnée plus hautpour 34 seclaircs, remplit 7 conditions exigibles; savoir : Les 3 groupes , 3,4<3 — 3t4i ^ — 3,3, 2, inégaux. . J^e ceniral plus fort que chacun des cilréœes. L'extrême supérieur plus fort que l'inférieur. Les 2 exlr£mes subdivisés en 3 termes. Le moindre groupe élevé au minimum de 7.membres. Lessous-groupesdcrhaquelermercnforréssurlecealre. Les 3 groupes en progression régulière de 71 Q, g. Celle série csl donc rigoureusement exacte , quoique lîinilre au plus petit nombre possible : 23 ne pourrait remplir ni la troisième ni la sixième condition^

Un groupe est suffisant à7,mais.il est plus parfaif à 9, et peut ajouter à ses troissous-gix>apes un pivot ou ch^> et 'un am|>igu ou sectaire de transition; exemple : Transition, I ambigu,

Aile super.', 2 bacheliers.

Centre, 3 adeptes.

Aile infer.*, 2 novices.

Pivot, I chef.

Celle distribution s'établit naturellement dans toute réunion d'industiîe ou de plaisir, si on y donne libre cours aux passions et instincts. L'homme étant par iaslïnrl enneiiii de l'cgalitc, et enclin au régime hiérarchique on progressif, celle échelle graduée s'établira dans une série de neuf groupes, comme dans un groupe de neuf individus, s'il 7a pleine liberté..

Les nombres 7 el 24 étant le minimum d'un groupe complet el d'une série complète, il faut pour établir un •ervice actif sur ce nombre, suppléer aux malades et absens, élever au moins le groupe à la et la série à 4o sectaires, moyennant quoi Ton pourra avoir des chelà et HMU^bdfl, des ambigus et sous-ambigus.

Bons toute série l'ailé ascendautese compose des grou-

79 NODVEAU HONDE

pM exerçant sur les genres les plus mâles ; l'aile descoidanle comprend les genres bénin et trirîal ; le centre contient les genres les plus nobles et les plus attrayam, parce qu'il doit, je l'xi dit, contrebalancer les deux ailes pardouble supériorité, en nombre de sectaires et en dose d'attraction. Exemple tiré d'une série de poiristes.

Ambigu, 4 groupes culliranl coings, sortes Iiâtaides.

MU asc.'f 10 s=: cullirant poires cassantes.

Centre, la == cultivaul poires fondantes. ' jiihdesc.*, 6 = cultivant poires farioeases.

Pwot, % ;= d'état major en industrie et en

apparat.

L'ensemble des séries formant une pbalange se diTÎse en neuf degrés ou puissances, savoir :

i ° de classe , 5." de variété , d'ambigu,

2?" d'ordre, 6." de ténuité, d'infinitésimal.

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