d'espèce
II serait trop long d'entrer dans les détails qu'exige ce sujet, et il est inutile de les donner trop courts sur une matière si neuve : j'en parlerai à l'occasion ; voj^z pour détails sur le monde ambigu, II ^o, et sur te mode in* finitésimal, 11444-
Insistons «ur l'étourderie de celte civilisation qui prétend avoir étudié l'homme, etqui aoublié d'analyser les groupes, leurs propriétés contrastées, I, 386, leurs es- MOTS en divers degrés, I, 392. C'est une gaucberie de même force que si , en agriculture , on eàt oublié les graminées; el que le blé, l'orge, l'avoine fussent encore dédaignés , méconnus comme le café l'a été pendant pl>^ sieurs mille ftns, jusqu'à ce que des chèvres par leur ivresse en eussent décelé les propriétés.
Le monde savant a ce caractère de servilité, persisjâstance dans un préjugé, parce que tel maître en était imbu.Aristote n'a pas fait mention du café, vingt siècles soivans en concluent que le cafier et sa fève ne sont ps* dignes d'attention. Platon n'a fait aucune analrae des
^tcttpw , Aonc les groupes ne sont pat dignes d'étude. AtiM opint le génie civilUé; puis il prétend mwrperru la rmson!!!
CHAP. IV. BéU^ distributifi sur la rthiûms des
groupes dune série.
Si le mécanisme des Séries passionnées est un nouveau ncKmde social , c'est sarlout par sa faculté de faire naître les économies et les bénéfices de toute disposition qui lelail mioeuse dans l'état civilisé; par exemple : s'il (allait cbez nous fournir à dîné 27 sorte» de pain ( voyez précédemnient )et une trentainey compris les ambigus , telsque P»in de ceii^e, d'orge ou autre, puis fournir ces paina en 3 degrés d'âge, en frais, en mixte, en rassis, loul 90 sortes, ce serait de quoi miner un Lucullus ; et pourtant cet immense assortiment devient économique dans les Séries passionnées en ce qu'il favorise l'atlraclion industrielle qui n'ezîsleraît pas si on ne fabriquait qu'une ou deux sortes de pain.
D en est de m£me des gens en place on officiers , si diqtendieuz en civilisation : leur affluence est une voie de concorde et d'émulation dans l'état sociétaire; ils 7 deviennent pins productifs que les subalternes; on en crée par celle raison triple et quadruple corps : remarqwnu cnseulement deui sortes, ceui d'industrie et ceux d'apparat, toutes deux indispensables dans chaque série. On choisît pour ofTiciers de direction industrielle les sectaires instruits, exercés; et pour officiers d'apparat, les aeciaires opnlens qui peuvent représenter, faire de la dépense et donner du luslre à la série.
£n dvilîsalion les che& ne dépensent rien pour les ad- -flanistrés; au contraire : s'il y a un repas d'éliquelle à «firir au nom d'une ville, la municipalité le dirige, maia die n'y contribue que de son appétit, et le public paie le repas sans en goûter, heureux encore s'il ne paie que les ^is réels qu'on &it si MOTeot noviser au dooUe de ce qu'a coûté la flic.
-74 NOtIVXA.U MOHDS
Dans une Série passionnée, l'emploi des officiers d'apparat est fort différent; ce sont eux qui paient pour la masse de la série admise gratuitement au festin. Ils contribuent de même pour des dépenses plus imporlanlcs, comme celle d'Rrttnt des planis et graines; Icurlibcralité temil bien ignoble, si elle se bornall au rôle d'Amphïtrion donnant à diner. Toutefois les repas de corps coûtent fort peu en assorialion, caron déduit surle prix tout ce qu'auraient coûté les convives s'ils eussent mangé à leurs tables d'abonnés en première, deuxième et troisième classe; on détluit en oulrc tous les restes qui sont livres à moitié prix aux tables de troisième classe.
La dualité d'oflïciers, en apparat et industrie, a lien pour les groupes comme pour les séries; rhaque série a ses capitaine, lieutcna'it et sous-licu)enanl d'apparat, ses rccicur, yice rccieur et sous-recleur d'industrie; il en est de même pour chaque groupe.
Kn outre, dans les diverses fondions, d'apparat ou de gestion, l'on établit par tout l'état majar et l'éiat minor. Plus on crée d'oÛîciers en harmonie, plus on obtient de l>énéfîce; cftet opposé au régime civiliaé, oîi les chefs ne sont le plus souvent que des sang-sues dont il faut restreindre le nombre.
La dualité d'onicîers plaît beaucoup aux trois dasses riche, moyenne et pauvre; démontrons ;
L'homme riche y gagne en revenu, en dividende atTeclé au capital, ce produit s' accroît en raison de l'enthottsiasme qu'on apporte au travail. Pour élcrtrlserle penple en industrie, il faut des chefs qui mettent la mainàl'su- Tre, et qui conlribueni de leur bourse au soutien d'une fonction adoptée passionnément par la série enlicre. ■ 'Le pauvre y trouve l'avantage de travaux joyeux, produits et dividendcs'copieux, insouciance fondée sur la garantie du minimum que remboursera l'attraction industrielle, repas de corps gratuits à la fêle de chaque groupe ou série : et comme les repas splendides coûtent fort peu en association, ( cela sera prouvé ), un individu pauvre
r,.r„-..i-,CH)Ogie
l^'OT}ST&lKI. 7^
figare Jm» le coun de l'aonée à une ciaquantalne derepas de corps, en chère de première classe; c'est on moyen de commaniqner an peuple les moeurs polies des napérienrs. Au reste, le peuple harmoiiien jouit, même aux tables de troisième classe, d'une chère prérérable à celle des bons ménages dcrivilisation, tous pnvésdc l'assortiment gradué sur chaque mets.
La plurahtë en espèces de chefs, présente une autre amorceà la classe pauvre, c'est Taiirait dcsfonctionsmyihologiqtics DU demî-Dieui qu'élit chaque série , chaqfie g;roope:c'fc'>t unapanngc delà jeunesse pauvre: mais cette conlume ne s'établira pas dans la phalange d'essai. La classe moyenne parlirîpant des deux autres , ses inléréts se confondent iri avec les leurs.
La fonction d'ofTiricrs, en régime sociétaire, s'étend aux trois sexes masculin, féminin et neutre ouimpubcre. Tonte Série passionnée élit ses chc& en proportion de Bcxes:ei comme plusieurs séries se romposentdefemmes on d'enfans, exclusivement ou en grande majorité, aucune réunion d'un seul sexe ne va chercher ses officiers dans l'autre à moins de nécessité. Cent femmes qui cultivent un champ d'œillcls pour la parfumerie, n'iront pas appeler un pédant masculin pour les présider, soit en travail , M>it en conseil , soït en parade : mais si leur série se compose de 2 ou 3 sexes, elle mélangera en proportion son corps d'officiers : du reste tout est libre dans ces choix, l'utilité en est la seule règle.
Je franchis divers détails sur les rangs des séries ; elles ne se classent pas selon la masse de produit : celte des vergers qui est énormément productive est une des dernières en échelle de rétribution, parce qu elle attire trèsfortement; et celle dé l'opéra que nous jugerions superflue, est ime des plus rétribuées, parce qu'elle est la plus vtile en éducation sociétaire.
11 conviendrait de parler ici des séries et' groupes d' ambigu; c'est un des mille sujets qu'il est force de supprimer dans on abrégé. L'ambigu ou lien mixte, lien de transi-
Tfi ^OUVCAU HONBE
tion* est un gsnre déshonoré par luw préjugCi, et pourtant on ne peut pas former de série régulière sans y introduire aux deux extrêmes, des groupes d'ambigu e& même de sous-ambigu. Il faut que la nature fasse graocl cas de l'ambigu, puisqu'elle Fa prodigué dans toutes ses créations , comme on le voit par tes amphibies, l'orangoulang, le poisson Tolant, la chaure-souris , l'anguille et tant d'aulres, dontle plus notable est la chaux, lien du feu et de l'eau.
Terminons parle tableau des accords et discorde d'une
Série passionnée d'ordre simple- Je suppose ici Sa groor
|ie> cnllirant les Tariétés d'un végétal :
Il i5
lO
ai
M groupe de pivot K groupe d'amiHgu asc :
X — de contre-pÎYOl Jl — d'ambigu desc : Y -w desous-pivotasc: D — de dî£Eraclion A ~~ de sous pivot desc :
L'afiinilé ou sympathie de contraste s'établît de cfasqve groupe à celui qui est placé à dislance de-moitié en échelle générale, tels sont i et i3, 2 et i4, Set 17, getai.
La sympathie sera moins forte de i à la et i4i de 5 i 16 et 18, moindre encore de i i 11 et i5, de 5 i i5 et ig. £Ue ira ainsi en déclinant jusqu'aux deux quarts
IHDUSni». tf
d'^dt^c, oÀ die ccneri , 4e sorte tftm i3 n'est 'plus syaipathîqne arec 7 et 19 , encorÈ meim stee S et 18 , va oosunenre une légère antipathie; elle s'aficroil de i3 àget 17, ctTéchelle de discords se renforce consécatî- ▼ement.aa point de former une antipathie trèa-prononcée de i3 iseadeaxcontigiu, 12 et i4; elle est an peu moins forte de i3 à ses sous conligu8,,ii et i5, et ainsi de sttile.
I^échelledessTiDpathies'etanlîpathiesn'estpastaiDéme dans les groupes exirêtnes , i à 3 , 23 â 25 , qne dans les gnmpes de centre; mais l'examen de ces varianres noos conduirait au-delà des Hmiles d'un ahrëgé; qu'il suffise de dire que trente ans d'étude et l'inAinct du inélier, m'ont appris à connaître en tous détails le grimoire des Séries pasùonnées, des accords et discorda de leursgroupes, des contrepoids i établir sur tous les points de la série. 11 faut attendre les sections suiranlespour juger si je connaisi fond celte théorie. Provisoirement je me borne à dire aux fondateurs présomptifs, que U où je serai, la mécanique marchera bien et ne fera pas une faute , malgré l'absence de moyens sufBsans. Là où je ne serai pas. on commettra cent maladresses, les mauvais pilotes feront chavirer la barque, et s'en prendront à moi, de qui ilsn'anrontpassuiTÎ les instructions, ou bien ils échoueront fanle de détails que l'opinion m'interdii en me limitant i un volume.
Achevons sur les notions élémentaires. Le groupe de pivot M , est en sympathie avec tous les groupes, excepté les flOQs-pîvotaux Y et A> >^ 1 exerce sur une variété dont l'excellence et la supérîorttc sont si frappantes (tel serait le bearé gris parmi les poires), que les variétés vicinales 11 , 12, i3, 14* '^> consentent à lui céder le pas, pour se faire valoir cbacone contreses rivales en échelons contigus et sous-coni igus.
Les coupes de sous-pivot Y et j^ sont naturellement en accord de contraste , comme chefs des |deux ailes ■ contre le centre.
■,CH)ogie
yB KODVMkV HORDK |
Le conlre-i^TOtal X n'est ca sympatliie avec anon i autre groupe, eirepléaTec le pivolal X ; mais il a'at anlipaihique avec aucun. (En série de poïristes , le, poupe de conire-pivot serait celui qui cultive la groac poire dure , immangeable quand elle est crue. )
Le groupe de difFraclîon D est en demi-accord afct tous les autres. (La diffraction est miroir inverse do pivot. L'albinos est diffraction de l'homme blanc faux,(|iu est l'européen noircissant au soleil ; le renne est diffnKlionducerf: glissons sur ce sujet.) Les groupes de Iranûtion K et X ^onl en accord avec l'aile qu'ils termineol, et avec celle d'une autre série avec qui ils sont en conlad' Ainsi , le groupa du brugnon ou prune-pêcbe s'accorde avec une aile de la série des pruneSi et une aîle decdic des pËches.
J*ui supposé Ici une série très-régulière, cultivant toutes les sortes d'un vcgclal. Si par inconvenance deter- , rain , elle ne cultivait que certaines va^iétésd'u^eespèc^ les accords et discords pourraient changer de proportion dans diverses branches. Mais lorsqu'on explique les règles du mécanisme , on spécule toujours sur des séries intégrales. Voyez sur les variantes d'accords le cbap. VU , SérUs faussées.
Dans toutes les sortes de Séries passionnées, (il en^ de beaucoup d'espèces , tani en ord re libre q u'cn mesuréit les accords de passions et de sympathie, dont les rèi^ semblent aux civilisés un grimoire impénclrable, sont au contraire un mécanisme oiganlsé selon des mclhods géométriques. Les civilisés, sur ce problème comme luf tout autre, ne volent la nature qu'en mode simple, >l* croient toutes les sympathies permanentes; il en est Je permanentes , d'occasionnelles , dcpérîodiques , etc. .eic- Ce calcul est un des nouvetutx momies scientififfius , dont le génie civilisé n'a pas su s'ouvrir l'accès, mais qui i>a rien d'impénétrable , comme on se le persuade : toute 1> nature est une immense mécanique de sympathies ^ antipatbies très-méthodiquement r^éeettrès-pénétrabl^
INDUSTRIEL. I* s. j^
uL^jinie, poorm qnil étudie préalablement les deux théories de Taltraction passionnéeetderassociaiiondoat nos beaux esprils n'ont jamais voulu s'orcaper.
Ils «n soiil bien dupes aujourd'hui, mystifiés depuis nogi ans par les menées de la secte Owen , qui met en crédit des sopbismcs sur Vassociaiîon, et éioufTe la retherrhede la méthode naturelle dont l'essai serait, pour tous les savansetariisieSiUne source d'immense fortune.