De charité ou dévoûment. l^." De faveur
Sur cet assortiment , les moralistes diront qu'on ne doit rien donner â la faveur; c'est en ne lui accordant rien que nos lois aboutissent à lui tout donner. Il feut , avec la faveur, agir comme avec le feu, à 'qui on bit sa part dans un incendie, afin qu'il ne dévore pas tout. L'har^ œonie aura même des trônes, donnés spécialement A la '
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&veor. Ceux qui prétendent l'exclure sont bien ignares en mécanique de passions.
Chaque mois les Testâtes élisent un quadrille de présidence qui occupe le char dans les cérémonies; et fait aux jours de gala les honneurs de la phalange , dans les repas et assemblées d'étiquette. Lorsqu'un monarque y arrive , on se garde bien de l'obséder <.'x>mme chez nous par un envoi de discoureurs glacials, pérorant sur les heautés da commerce |et de la charte , sur leurs transports d'amour pour les pensions et les sinécures. Au lieu de cette escorte insipide , chaque phalange lui députe ses plus aimables vestales qui vont le rerevoir aux colonnes du territoire , ou ses vestels si c'est une princesse.
Lors du rassemblement d'une armée, ce soqt les vestales qui lui remettent l'oriflamme et qui y tiennent le premier rang dans les fêles , comme dans les séances d'industrie :1a réunion des plus fameuses vestales est une des amorces qui attirent les jeunes gens à ces armées , où le travail exécuté sous tente mobile n'a rien de fatigant. Comme on y donne chaque soir des fêles magnifiques, on n'a pas besoin d'y amener les jeunes gens ta chaîne au cou , à rÏDslar de nos conscrits fiers du beau nom d'homnoe libre. L'armée industrielle étant composée par tiers de bacchantes, bayadères, faquiresses, paladines, héroïnes, fées, magiciennes , et autres emplois féminins, on trouve pour ce service beaucoup plus de jeunes gens et de jeunes femmes qu'on n'en veut. C'est pourquoi l'admission est une récompense, et les vestales sont le premier corps qui doit y participer. On y admet toutes celles qui sont à leur a.' année et même à la i.** en cas que la phalange y voie matière à spéculation.
L'un des services rendus par le corps vestalique, est de faire briguer l'admission à l'armée : là se décideut les choix et unions avec les poursuivans , ou avec des monarques de divers degrés, masculins et féminins, qui viennent i l'armée pour y faire choix d'une épouse ou d'un épouK i kur goAt; car lei monarques ne sont pas
^O NODTEAU HOrtDÏ
csclaTes en harmonie comme en cÏTilisation o& on les marie oppressirement, selon la mode chinoise, à femme oa homme qu'ils n'ont jamais va.
Recommandé parlons les tiiresà la faveur de l'enfance et de l'âge mûr , il n'est pas étonnant que le corpii vestalique soit l'objet d'une idolâtrie sociale, d'an culte seoiireligienx. Le genre humain aime à se créer des idolcs,(II 3o9,)etpar suite de ce besoin général, le corps veslalique devient en masse l'idole de ta phalange : il a rang de corporation divinei ombre de Dieu.l.es petites hordes c|uï n'accordent le premier salut à aucune puissance de la terre, inclinent leur drapeau devant le corps vestalique révéré comme ombre de Dieu, et lui servent de garde d'honneur.
Les plus belles carrières ouvertes 'à celte corporation sont 'les sceptres gradués, et l'hérédité princière; j'en vais donner une définition succincte.
i." Les sceptres gradués- L'harmonie en a de tons degrés , depuis les couples régnant sur une seule phalange, jusqu'à ceux qui régnent sur leglobe entîer:cetle échelle nécessaire en équilibre de passions, forme i3 degrés de souveraineté. (i2et lepîvotal : voyez, i , 286.)
Si dans chacun des i3 degrés l'on n'établissait qa'un conple de monarques , ce serait exciter les fureurs de l'ambition , comme dans l'état civilisé; il faudra pour satisfaire cette passion , au moins sei^e et peut-être vingtquatre couples de souverains dans chacun des 1 3 degrés.
Encore parmi ces couples , établit-on des régies trèsdistinctes, de manière que le sexe masculin n'empiète pas sur les attributions du féminin , qu'une Reine , une Impératrice, uneCésarine, une Omniarqne, ne soient pas souveraines de nom,et'esclaresde fait, comme en civilisation où elles n'ont ni commandement, ni pouvoir positif; elles sont réduites au rôle servile de S(HXICITEU- SES, r&le que dédaigneraient des femmes harmomennes élevées au véritable honneur, à la vraie liberté. Cbes nous madame la présidente ne préside rien, madame la
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mar^faale ne commande rien ; leur rang n'est qu'nne fomëe honorifique. Une harmonienne exerce les fonctions qu'indique son titre ; une présidente préside tel conseil , telle cour ; une maréchale commande telle armée. Les femmes figurant en tiers aux armées industrielles , si la réunion est de 3oo,000 légionnaires', il s'y tronve cent mille femmes, hacchanles, bayadères, p»ladîoes, fées, magiciennes, etc. , qui ne veulent point d'hommes pour les commander; elles ont leurs maréchales et officières de tous degrés.
Il eu est de même dans les 16 couples de souveraineté échelonée en i3 degrés ; sur ces postes dont i4 sont électifs, l'un appartient au corps veslalique. Ainsi une vestale, pendant la courte durée de sa chasteté, peut-être élue en degré suprême , Omnurqve [Au globe ; ou £n i." degré Auguste, régnant sur an tiers du globe;