‹ Œuvres complètes de Ch. Fourier (volume 5)Chapitre 44 sur 63 · Umtè de système · texte numérisé non relu

Umtè de système

N.«j-,Goot^le

4lB NOUVEAU MONDE

I .° Directîon àiiégraU du moufenuni. Si Kea est le so' périenr en direction du mouvement , s'il est seul maitrt de l'unirerSi seul créateur et distributeur, c'est à lui de diriger toutes les parties de l'unÏTers , entre autres la plus noble , celle des relations sociales : en consécpieoce la législation des sociétés humaines doit être l'ouvrage de Dïca et non des hommes; et pour diriger au bien npssociéiés, il faut chercher le code social que Dieu a dû composer pour elles.

Grand sujet de querelle avec la philosophie ! Il s'ensuivrait que ce n'est pas elle qui doit faire des lois, et qu'on doit chercher un code social composé par Dieu. Dans ce cas Difeu se trouverait au i.*' rang, et la raison humaine au 2.* ; ce n'est pas ainsi que la philosophie établit les rangs ; elle veut que Dieu soit au 2.% el ta rai&on humaine au i." ; en conséquence elle exclut Dieu de la prérogative de législation , pour la transmettre aux philosophes, à Diogène et Mirabeau.

^^Economû de ressorts. Si le mécanisme des sociétés étalr réglé par Dieu, on y verrait briller l'économie àe ressorts que nous lui attribuons , en le nommant stiPltiMt ÉCONOME. Or l'économie exige qu'il opère sur les plus grandes réunions sociétaires, et^non pas sur la plus petite que nous notassions famille , ménage œnjugal. Elle exige surtout que Dieu choisisse pour moteur, l'atlracllon pa»sionnée , dont l'emploi lui garantit douze économie.* que l'on ne trouve pas dans le régime de contrainte ; ce sont (I, i84et2io): •

1. Boussole de révélation permanente, car l'attraction nous stimule en tons tems el en tous lieux , par des impulsions aussi fixes que celles de la raison sont variables.

2. Facultés d'interprétation el d'impulsion combinées, ressort apte à révéler et stimuler à la fois.

3. Concert affectueux du Créateur avec la créature, o" conciliation du libre arbitredel'bom me obéissant par plaisir, avec l'antorîté de Dieu commandant le plaîiir-

4- Coinbinaison du bâiéfice et du charikiei par entremise de l'allraction dans les travaux productifs.

5. £pargne des voies coêrcîtives , des gibets, sbires , tribunaux et moralistes, qui deviendront inutiles quand l'atlraclion conduira au travail , source du bon ordre.

6- Elévation de rhomme au bonheur des 'animaux libres qui vivent dans TinsouciaDce , ne travaillant que par plaisir, et jouissant parfois d*une grande abondance, où notre peuple malgré ses fatigues lie parvient jamais.

7. Garantie d'un minimum refusé aux animaux libres , et dont on aura le. gage dans les immenses produits du régime sociétaire étayé de l'équilibre de population.

8. Bonheur assuré à l'homme , dans le cas où la sagesse de Dieu serait moindre que la nôtre; car ses lois exécutées par aiiractton nous assureraient une vie heureuse, au lieu de la contrainte que nous imposent les constitutions des philosophes.

g. Intégralilé de providence, par révélation des voies de bonheur social , ajoutée à la révélation des voies de salut des âmes, fournie par le Messie et r£criture-Sainte.

10. Garantie de libre arbitre à Dieu, faculté à lui de ré^r l'univers, y compris te genre humain , par l'attraction , seul ressort digne de sa sagesse et de sa générosité.

11. Récompense des globes dociles par le charme du régime attrayant , et puni (ton des globes rebelles par l'ai' guillon de l'attraction toujours persistant.

13. Ralliement de la raison avec la nature, ou garantie d'avènement à la richesse, vœu de la nature, par la pratique de la justice et de la vérilé , vœu de la raison.

Y. Unité interne, (in de la guerre înlerne qui met dans chacun la passion ou attraction aux prises avec la sagesse et les lois , sans moyen de conciliation , I , i84-

\, Unité externe ou avènement au bien sous la direction d'u ressort d'attraction, le seul employé par Dieu dans les haroAonieâ visibles de l'univers.

Tel e<st le canevas sur lequel on doit établir l'iocompélencc de la rai.<M>n humaine en lé''>5lation. ( Voyez le-

détails I,dei65àa3o, et les argumens négaiiÊ I, 197.) 11 suffit de ces belles propriétés de l'altractiijn, pour prouver qu'un Dicn économe de ressorts n'a pas pu opter pour la contrainte , voie adoptée par les légïdateurs civilisés et barbares ; et que c'est dans l'étude de l'attraction qu'il faut chercher le code social et industriel de Dieu. 3." Justice distribuiù>e. On n'en voit pas l'ombre da.ns la législation civilisée qui accroît la misère des peuples en raison de leur industrie. Le premier signe de justice devrait être de garantir au peuple un minimum croissant en raison du progrès social . Nous voyons l'effet contraire, dans l'influence de l'esprit mercantile qui tend il couvrir la zone torride d'esclaves noirs arrachés k leur pays , et couvrir la zone tempérée d'esclaves hiancs , par les bagnes industriels, coutume éclose en Angleterre, el que la cupidité mercantile naturaliserait peu k peu en touspay^. Du resicpcut-on voir quelque justice dans un état de choses où le progrès de l'industrie ne garantitpas même au pauvre la faculté d'obtenir du travail ?

4.° Universalité de Providence. Elle doit s'étendre à toutes les nations , aux sauvages comme aux civilisés. Tout régime industriel refusé par les sauvages . hommes vraiment libres , est opposé aux vues de Dieu ; l'industrie que nous leur proposons , le morcellement agricole ei domestique, n'est pas voeu de la Providence, puisque ce régime ne satisfait point les impulsions que la Providence donne aux hommes les plus rapprochés de la nature. Il en est de même de tout ordre qui repose sur la violence; toute classe violentée directement comme les esclaves, ou indirectement comme les salariés, est privée de l'appui de la Providence, qui ne s'est réservé sur ce globe d'autre agent que l'attraction; dès lors l'état civilisé et barbare qui ne repose que sur fa violence, est opposé aux me* de Dieu, et il doit exister un autre régime applicable^ toutes les castes et k tous les peuples, s'il est vrai que la Providence soit universelle.

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