Unilé de système. Elle implique l'emploi de l'ai
INDtJSTRIEL. V.' S. 4^1
traction, qai est l'agent connu de Dieu, le ressort des hannonies sociales de Tunivers , depuis celles des aitres jvsqn à celles des insectes ; c'est donc dam l'élude de l'at- - traction qu'on doit chercher le code social divin. Quelques beaux esprits se Vanteftt de faire celte recherche , comme Vol taire qui dit À Dieu, dans une prière envers :
Sf je me imc trompe , c'est en diCrchtM ta loi. Rien n'est plus faux , Vollaire n'a jamais cherché la loi sociale de IMeu, car il n'a JAiAaîs fait aucune étude de l'attraction passionnée, quoiqu'il fût l'un des hommes tes plus aptes i ce travail.
I/autres savans, com.ihe J.-J. Rousseau, crient i Ytmpénélrabilité, à l'itisuflisance de la raison; c'est encore une fausseté : la raison sera très- suffisante, quand elle voudra s6 placer à son rang naturel, au 2.° et non an i."; quand elle voudra chercher le code social divin et non pas faire elle-même des codes. Mais an lieu de remplir cette tâche, elle noiïs paie, soit ei^ gascannades , comme Voltaire qui se vante de recherches qu'il n'a pas voulu feire, soit en obscurantisme, comme J.-J. Rousseau, qtli accuse la raison d'incapacité, quand elle n'est que paresseuse et oi^eilleuse, négligeant de faire le calcul de l'aitraction passionnée, et la diffamant comme vice pour se disculper de n'en avoir fait n! analyse ni synthèse.
Il conviendrait d'ajouter ici un*perçn des absurdités sans nombre où. serait tombé Sueu , s'il eût négligé de faire un code social pour les relations industrielles de rhomme* (Voyez I, I97-)- J'en ai dit assez pour prouver que la voie des bonnes études était le ralliement à Dieu , la précaution de se guider sur les vues et les caractères que l'opinion universelle attribue à Dieu; mais comme cette méthode ramène de toutes parts à l'étude de l'attraction , il n'est pas étonnant que la philosophie qui veut maintenir ses propres lots , ait voué au ridicule la branche d'étude qui sonduisaît à la découverte des lois sociales de Dieu , et qu'elle ait nié le principe : Toute lu~ mien sfàrUueUêÂiii vernir de J^éu, commit WXnaÀhr^ m»'
4a2 NOUVEAU HON'DE
tcnellc vient du soleil , ctnblirDe de Dieu , image aen^Ue
da père de l'univers.
Le ralliement à Dieu dans nos éludes conduisait encore à un acte de justice, auquel les philosophes ne veulent pas entendre , c'est de lui concéder le libre arbilre que nous réclamons pour nous-mêmes. Si nous admettons q,u'ïl eo jouisse, il a donc eu le droit d'opter entre la contrainfe et l'attractioa pour agens de mouvement social. S'il eût opté pour la contrainte , il lui eût été facile de créer des sbires plus puissans que les nôtres, des géans amphibies de cent pieds de haut , écailleux , invulnérables et initiés .à notre art militaire. Sortant inopinément du sein des mers, ils auraient détruit, incendié nos ports, nos escadres, nos armées, et forcé en un instant les empires mutins à abjurer la philosophie, pour se rallier aux \oh divines de l'attraction sociétaire. Si Dieu a négligé de se pourvoir de ces géans aussi faciles à créer que les grands cétacées, on doit en conclure qu'il n'a spéculé que sur l'attraction, et qu'elle doit être la. prcmjère.étude d'un siècle qui voudra se rallier à Dieu, eo exploration de la nature et des destins.
Toutefois , c'est une question très-neuve et digne d'un Jong examen , que celle du libn arbilre contesté à Dieu par la raison humaine ; il est fâcheux d'abréger sur ce sujet, 1 un des plus briUans que présente l'étude de Dieu. • L'on a pu voir, pai^chapitre, que la connaissance de Dieu et de ses opérations, qu'on nous dépeint comme des mystères impénétrables, est au contraire la plus aisée, la plus élémentaire des sciences; et l'on peut dire, la science des enfans , puisqu'elle n'exige que la dose de bon sens facile à trpuver chez les enfans de dix ans, mais introuvable chez des pères tous égarés, désonenlés paria philosophie; e|t qtii , pour rentrer dans les voies du se»> commun, auraient besoin, dit fort bien Condîilac, de refaire leur entendement , et oublier tout ce qu'ils ont ap^. des sciences philosophiques.