I." PoiîST. Erreurs en interprétalion des Saintes Ecrkares
« Heureux les pauvres d'esprit, car le royaume des deux est i eox; » aucune parabole n'est plus connue, aucune n'est moins comprise. Quels sont ces panvres d'esprit que préconise J. C. ? ce sont les hommes qui se préservent du faux savoir nomraé philosophie incertaine; elle est l'écneil du génie, le chemin de la perdition, en ce qu'elle nous détourne de tontes lesétudes utiles, 45i d'où naîtrait l'harmonie sociétaire, le royaume d(is cieux etdejustice que Jésus ordonne de chercher. 11 veut nous prémunir contre l'abus de l'esprit, contt« le labyrinthe de cette philosophie condamnée par ses auteurs mêmes qui disent à sa honte : " Mais quelle épaisse nuit voile " encore la nature ! « Poiaire. » Ces bibliothèques, prélen-
w dus trésors de cOonaîssancessublîmes, ne soat qu'un dé-
M pôt humiliant de conlradiclion«etd'en<ears. », Anacb.
JésuA Dous apprend que la vraie lumière, la décou- TOte du mécanisme sociétaire est résenrée aux esprits droits qui dédaigneront le sophisme et étudieront l'attraction; tel est le sens de ce verset : • Je vous hënis , o » mon père. Seigneur du cid et de la terre, de ce que » TOUS avez caché ces choses a»z savans, et que tous les » sTez réréiées aux «mples. > (S. Mathi. : XI.)
U est donc des connaissances qui sont réserrées aux simples, entre autres ta découverte de l'harmonie sociale où les esprits philosophiques ne pouvaient pas s'^ever. Ainsi en disant : heureux les pauvres d'esprit ! Jésus n'encense point l'ignorance, comme l'insinuent les railleurs; lui-même étonnait les docteurs par sa profonde érudidon; il n'est donc point l'apologiste de Vignoranœ; mais il témoigne du mépris pour tes'ohsCDrans srienliV fiques ohstinés à croupir dans l'ornière civilisée , et refosant de chercher les nouvelles sciences ( 4^ ) que Dieu révélera aux esprits assez droits pour se défier de ta raison humaine, et assez modestes pour se rallier à la raison divine ou attraction collective. Cette subordination doublera leur force et les conduira au but : hutnUem comt suseipiet gloria.
On ne parviendrait jamais à concevoir le langage allégorique des livres saints, tant qu'on ignore qu'il est de nouvelles sciences et de nouTeaux mécanismes sociaux à découvrir. L'ignorance du calcul des destinées répand de l'ohscurité sur divers passages de l'Ecriture, oii elles sont prédites indirectement et allégori^uemeni , propluélies que les glossateurs les plus sul>tils ne peuvent pas expliquer d'une manière satisfaisante, faute de connaître la méia' morphose future, te royaume de justice et d'harmonie dont ces passages renferment le pronostic , par exemple :
Comment expliquer cesverseU de l'Evangile oii Jésus nousjdit : « Croyez-vous que je sois venu pour apporter » la paix sur ta terre ?Noiï, jevonsassure; maisaucon-
Lioo^le
INDUSTBIEL. 4^7
» traire, la dirîsion; car désormais s'il se trouve cinq » personnes dans une maison , elles seront divisa les » unes contre les autres, le père contre le &ls, la mère t* contre la fille, la belleT^mère contre ]a*belle-fille, etc. » Je sais venu pour meltre le feu sur la terre; et qu'est- »ce que je désire sinon qu'il s'allume?» S.Luc, XII.
Cependant Dieu est un dieu depaix et non de désordre, dit saint Paul ; il est donc élranf^ d'entendre l'ange de p&ix, le rédempteur, déclarer qu'il vient apporter an monde les discordes de toute espèce ! Combien d'antres passages de rEcnlure peuvent causer la même surprise, tant qu'on n'en connaît pas le vrai sens que )e vais exposer en système général , car je ne peux pas m' engager ici dans les inteiprétations de détail. •
Deux révélations sont nécessaires àj'humanilé pour ,1a guider : celle qui touche au salut des âmes a été faite par J. C. et les prophètes; elle n'est point ob)et d'étude, mais de foi pure et simple. Celle qui touche au destin des sociétés, nous est faite par l'attraction; elle est objet d'étude, objet àe foispéculalit^ , d'espérance en l'inlerventioni de Dieui et recherche méthodique de son, code sociétaire. Voyez cb. XL.
Celte 2.* révélation est conditionnelle; le monde social peut pénétrer le mystère des destinées heureuses s'il veut en faire la recherche; mais il ne 's'élève pas à cette connaissance tant qu'il ne la cherche pas; c'est pourcela que Jésus nous dit : " Cherchez et vous trouverez , demandez et ■> vous recevrez , frappez à la porte et on vous outrira- » Croyeï-vous que Dieu aifca moins de prévoyance pour » vous qu'il n'en a pour les corbeaux, tes oiseaux du ciel?» » S. Luc , XU.
A quoi servirait de chercher si on- ne devait trouver d'autre sort que la civilisation , abîme de misères , et reproduisant toujours les mêmes fléaux aous diverses formes ? 11 reste ^sans doute quelque société plus heureuse à découvrir , puisque le Sauveur nous excite si activement à la recherche : mais pourquoi ne nous a-t-il pas
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éclairés luî-roéme sur ce point ? Connaissant le passe ci l'avenir, le cadre entier .des destinées, selon ce verset : « mon Père m'a mis tontes choses entre les mains, » S- Matth. ch. XI, ne ponvait-it pas nous instruire de notre destin sociétaire , au lieu de nous soumettre à en faire Tinrention que notre folle confiance aux philosophes a différée depuis tant de siècles ?
Je réponds à cette objection : chargé par son Père de la rérélaiion religieuse, J. C n'avait point été chargé, 3c la révélation sociale qui an contraire était exceptée foi^ mellement de ses attributions, comme il le dit Itii-mémc en ces mots : « Rendez à César ce qui est i César , et à » Dieu ce qui est à Dieu. * 11 s'isole bien positivement de» fonctions dévolues soitàl'aQlorilé, soit à la politique sociale. Il n'aurait pas pu informer les hommes de leur dortinée sociétaire, sans transgresser les décrets de son Père qui avait voulu que cette découverte fû.t la tkhe de la raison et le prix des bonnes études sur l'attraction, (ch. XL. ) Jésus connaissant cette destinée heureuse sans pouvoir nous la révéler, gémit souvent sur la limite qui lai eslimposée;car,selonS. Jean ch. lit, « Dieu n'a pas cn- » voyé son fils dans le monde pour )uger l« monde, ma» » afin que le monde soit sauvé par lui. » Sa mission se bornait donc au salut des âmes; c'est la plus noble partie de notre destinée , c'est pour cela que Dieu confia ««Uc fonction sublime à son fils bien-aimé, réservant pour la raison humaine, la branche subalterne, le salut politique de» sociétés, et par suite la recherche de» voies de Ken en mécanique sociale , Voies qu'on découvre par le cdcul de fattraction.
J. C. n'ayant pas dû nous éclairer sur tesuje». ni nous dispenser des études aoiqoelles son Père nous astrem'-
i) se borne à annoncer paraboliqoement la <*****""i^ ciétaire sons te nom de royaume des cieux ; elle «« léellement partie, à titre de règne de la J""'" j^2
des harmonies célestes. C'est par allusion à celtB a ^^ beureutt qo« Jésus nOiis dit m substance : jevôi» «""
la voie de salut des âmes, c'est ce qui vous importe avant loul; quant aux corps, quant aux sociétés mondaines, elles sont encore dans l'abîme d'injuslice nommé civilisation; TOUS y laisser, c'est tous apporter l'arbre de djs> corde , " ta dissention du pire avec le fis , de la belle mère ■> mtc la belle filles etc., obligé de vous cacher l 'issue de cet enfer social, «Je suis venu pour meUn le feu sur la terre et » quest'ce que Je désire sirumtfu'U s'allur^i' » S, hvc, XII. Ce souhait, loin d'être malveillant, est de la part de J. C. une noble impatience de voir la philosophie combler la mesure de ses erreurs , aggraver tous les maux qu'jelle prétend guérir, et nous amener enfin , par honte de notre folle confiance en elle, à chercher l'issue du labyrinthe politique oiî elle nous a plongés.
Aussi le divin maître s'élère-t-il. avec chaleur contre les sophistes qui nous détournent de cette étude; il les maudit en disant : » Malheur à tous scribes et pharisiens » hypocrites , qui tous êtes saisis de la dé de la science , » et qui n'y étant point entrés TOus-mâmes , l'avez en- » core fermée à ceux qui voulaient y entrer. » S. Luc, XI, Il est bien certain que les philosophes ont saisi ta clé de la science, car ils ont commencé le calcul de l'attraction dans la branche inutile, et ils ne veulent pas qu'on l'achève dans la branche uiile , dans celle qui nous ouvrira dés ce monde l'accès au royaume des cieux. Pour nous en fermer l'entrée, ils s'attachent à hérisser de sul>tjlités métaphysiques l'étude de l'homme qui est la plus simple de toutes , et qui n'exige qu'une raison libre de préjugés , confiante à l'attraction, comme les enfans. C'est pournousTamener à cette raison naturelleque J.C.nous dit : « laissez venir à moi les petits enfans , car le royaume •> des cieux est pour ceux qui leur ressemblent. Je vous " dis eu vérité : Quiconque ne recevra point le royaume de » Dieu comme un enfiint, n'y entrera point.» S' Mabc.X. £o quoi consiste cette aptitude des eufiins à recevoir le royaume de Dieu? c'est qu'ils sont tout à l'attraction et point à la morale : Us ont donc le genre d'esprit convc-
■vGo6»^le
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nablc pour s'initier au calcul de l'atlraction qui coudait à la découverte du royaume de Dieu ou régime sociétaire. Les |>ères au contniire , tout imbus de préjugés philosophiques, sont inhabiles aux calculs d'attraction; et c'est un reproche qiie leur adressent leurs écriTains judicieux tels ^ue Condillac disant : « Ceux qui n'auront rien > étudié entendront mieux que ceux qui ont fait àt «grandes éludes, etsurtout que ceux qui ont beaucoup » écrit.» En effet ces hommes imbus de sophisme sont désorientés par la moindre nouveauté qui sort de leur étroite sphère, tandis que tes simples et les enfans, moins prévenus contre l'attraction , sont plus disposés à en faire la facile élude.
Un grand obstacle à ce que tes philosophes aient pu prendre le chemin des bonnes éludes, c'est l'égoïsme dont ils sont pétris, sous le masque de philanthropie. Jésus le leur reproche avec véhémence en ces tennes: « Comment étant méchans comme vous l'êtes , pounici' » vous dire quelque chose de bon? S. Matih. chap. Xll: » sépulcresbianchis, pleins d'ossemenset de pourrilure, » au dehors vous paraissez justes aux yeux des hommes, ■ mais au 'dedans vous êtes remplis d'hypocrisie et d'i' M niquilés.B Ibid chap. XXIII. En effet, leur civill5ation dont ils sont infatués , ne repose que sur les principes les plus odieux, tels que ceux-ci : « Il faut beaucoup » de pauvres pour qu'il y ait quelques riches, il faut M s'étourdir sur tes maux inséparables de la civilisation , etc. , etc. ■ Imbus de ces doctrines d'égoisme , ils ne peuvent pas s'élever aux idées primordiales de justice, telles que la garantie d'un minimum à concéder au peuple, concession explicitement réclamée par Jésus-Christ: car lorsque les pharisiens lui reprochent que ses disciples font, le jour du sabbat , ce qui n'est point permis > il répond: •■ PJ'avez-vous jamais lu ce que fit David dans fc » besoin où il se trouva , lorsque lui et «es coinpag°oi^ » furent pressés de la faim ? comment il entra dans la » maison de Dieu ■ mangea les pains de proposition , et
» en donna à ceux qnî étaient avec lui, quoiqu'il n'y eut » que les prêtres à quî il (Ht permis d'en iéanger?» S.MARC,chap. IL Jésus par ces paroles consacre le droit de prendre son nécessaire où on le trouve, et ce droit implique le deroir d'assurer un nàriimum au peuple ; tant que ce devoir n'est pas reconnu , il n'existe point de pacte social. C'est le 1* précepte de la charité; la philosoiAie se refuse obstinément à le confesser , parce qu'elle îPiore le moyen de procurer le minimum Afi peuple, iiioncessîon vraiment impossible tant qu'on ne sait pas s'élever i, quelqu'une des sociétés supérieures à la civilisation ; au moins à ta société des garanties solidaires , quî sont l'aurore du bonheur. (Voyez l'avanl-propos.)
Connaissant les voies de félicité sociale et de régime sociétaire', Jésus en admet franchement les conséquences , telles que la participation du peuple au bieU-étre, et la pratique des vertus unie à la jouissance des biens de ce monde ; ils nous sont annoncés dans ces paroles d'Isaïe : « L'esprit du Seigneur est sur moi, il m'a envoyé pour » guérir ceux quî ont le cœur brisé , annoncer aux captifs » ta liberté, et aux aveugles le* recouvrement de la vue; » et pour délivrer ceux qui sont dans l'oppression. » Or comUient pourra-t-on donner aux captifs, aux esclaves, aux n^res, la liberté, sinon par le régime d'attraction industrielle qui déterminera spéculalifement tous les maîtres à proposer aux esclaves l'affranchissement ( sauf commandite); et qui nous délivrera de tontes les oppressions sociales et domestiques P
En toute circonstance le Messie nous excite à vivre dans l'insouciance , pourvu que nous cherchions le royaume de justice , où sera l'abondance de tous biens. Jésus en donne un avant-goùt à ceux quî ont la foi ; aux noces de Cana H éhangc l'eau en un vin exquis. Faut-il nourrir cinq mille hommes, qui de confiance l'ont suivi dans le désert ? U fait en leur faveur le miracle des pains et des [toissons multipliés ; c'est la récompense de leur foi et de leur insouciance. Lui-même se plaint de ne pas posséder
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les biens de ce monde ; il dit : « Les remrds ont de» la- » nières , les oiseaux ducîel oot des nids , mais le Fils de » rhomme n'a pas où reposer sa tËte.» S. MATTH.cb.UI. Il réprimande les Juifs wr ce qu'ils lui reprochent d'aimer les bous repas; il leur dît: " Jean-Baptiste est ybdh, » ne mangeant pwint de pain, ne buvant point devin, el n VOUS avez dit : Il est possédé du démon- Le Fils de l'boai- » me est venu mangeant et buvant, et vous dites : C'est un » homme de^bonne chère, qui airaeàboîre.» S.Luc,^ft Jésus leur répond : « La sagesse a été justifiée par tous » ses enians ; » il juge la sagesse très-compatible avec la jouissance du bien-être, et, pour joindre l'exemple au précepte, il va s'asseoir à une table délicate, chez an pharisien qui l'invite ; une courtisane vient répandre sur lui des parfums, Jésus blâme le pharisien qui la critique, et il dit à cette femme: Vos péch^ vous sont remis, votre foi vous a sauvée. Compatissant pour le sexe opprimé, ii pardonne à la femme adultère età Madeleine pécheresse; aussi nous dit-il : « Mon joug est doux , et mon fardeau » est léger. » S. Matth. X!.
On voit par ces paroles del'Ecriture, que le divin maiice ne se montre jamais ennemi des richesses ni des plaisirs : il exige seulement qu'à la jouissance de ces biens on joigne une foi vive, parce que c'est la foi, chap. XL, qui doit nous conduire à la découverte du régime sociétaire! du royaume de justice où tous ces biens nous seront donnés par surcroÙ. Il ne blâme le désir des richesses que relativement aux vices qui 7 conduisent en civilisation; quand il dit: " 11 est plus aisé à un chameau de passer parle » trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royau- » me des cieux. » Cette parabole s'entend des injustices, des violences que commettent les civilisés pour atteindre à la fortune. Il se plaint de ces crimes en disant : " Depuis » Jean-Baptiste jusqu'à présent le royaume des cieux se » prend par violence, et ce sont les violens qui l'cmpo''- » tent. » S. Maith. ch. XI. Ici le royaume de» cicox est cmblcmaiiquc du hien-êlre envahi par l'iniquilé; mais
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|MJur ezdter le génie à la recherche da royàoioe de ju»tice, pour nous garantir deif;uffiesrioiis.de la philosophie qui crie à l'impénélrabilité, Jésus dément ce sinistre .augure , an disant : « Il n'y a rien de c^ché ^uï ne puisse » être découvert, ni rien de secret «gHi ne jrif^^ne i être N tonnu. » S. Lvc, chap. XI.
£n effet : tout était facile à découvrir, pourvu qiie.daus l'investigation, l'on eût af^rtéles deux qualités recommandées par J, C, la AÏmplicité des eufans en étude de l'attraction , et la foi aux promesses du Messie ^lu nous garantit l'arèncoient au royaume de justice, pourvu .que nous cherchions avec une pleine confiance, avec cette foi vive t/ui transporta Us moaiagtus , allusion à la foirce d'intelligence qoefeurnitla foi, pour résoudre les problèmes ^gantesques de rhariQ.onic .universelle, réputés impénétrables. Il sont eniln résolus, mais ils ont dû £tre inacf:essibles à des générations aveuglées, qui , selon S. ÎVLutc, cb. VII , « abandonnent la loi de Dieu (le faual divin de l'attraction), pour s'attacher à. la tradition des hommes («ux fausses lumièrcs.de la philosophie ). » . J'ai prouve que le sens des SS. £critures n'a pas pu être bien saisi, tant qu'on a ignoré la destinée heureuse dont elles conlienuenl des prcdiciiqns voilées. £u vain opposerait-fon à cette interprétation, certaines phrases où le Messie s'exprime en termes g«iéraux et abrévïatifs , comme celle-q : maa royaume uesApas de ce monde. S'il n'en est pas quant à présent, c'est .parce que la loi divine sur le mécanisme des passions n'est ni connue ni élahlîe; mais ce bas monde peut s'élever à l'harmonie , ou cègnc des vertus; dès lors il sera royaume de J..C., de même que le monde civilisé, barbare et sauvage, est royaume de Satan el Moloch.
Certes Jésus ne veut pas régner sur les mondes qui sont l'image de l'enfer; mais il nous reconnaîtra pour dignes de sou sceptre, lorsque dociles à sa voix nous aurons cherché et trouvé ce royaume de justice dont il nous aunonrc allt^oriquemcnt les délires, dans iin parallèle doni Jcan-
■.Goot^ie
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Baptiste est l'objet : • je toos dis en rérité que parmi » ceux qui sont nés des femmes , il n'y en a point eu de » plus grand que Jeait-Baptisie ; mais celui qui tsl le plus » petitdansleroyaumedesdeuxestplusgrandquelui. ■ S. Luc, cl)' Vil; et de même, )e plus pauvre dans le royaume de justice et d'harmonie qui va être fondé, surpassera en bonheur le plus riche d'entre les ônlisés. (Voyez les tableaux du chap, XXXIX.)
Terminons cette glose en disant arec Jésus-Christ aux nations civilisées : •< ne voyez-vous pas que vous êtes dans n l'erreur, parce qtie vous ne comprenez ni les Ecritures, » ni la puissance de Dieu 1* » S. Marc, ch. XII. (de Dieu dont les volontés vous sont interprétées par l'attraction; ) aussi Jésus nous dit-il : « Si quelqu'un parle Contre le ■> Fils de l'homme, son péché lui sera remis; mais si qnel- » qu'un blasphème contre le St .-Esprit , i) ne lui sera • point remis. S. Luc, ch. XII. pi dans ce siècle, ni dans M le siècle à venir. » IS. Mattb. ch. XII.
Pourquoi celle indulgence accordée aux blasphèmes contre le Père et leFils, tandis que l'offense faite au Saint- Esprit ne trouvera aucune grice? c'est que le Paniclet, l'Esprit Saint qui procède du Père et du Fils , étant l'or^ne de l'un et de l'autre; (d'après l'unité des trois personnes,) c'est les outrager toutes trois que de méconnaître leur organe, le S. Esprit, en résistant à son impulsion W/ecJ!f'ce; elle nous est communiquée par l'attraction dont il faut déterminer les développemens collectifs, la tendance colUclive au mécanisme des séries passionnées el de l'unité universelle. ( Soit dit pour réponse aux calomniateurs qui prétendent que j'admets pour bonnes, les attractions individuelles déployées en civilisation, el toujours malfaisantes hors des séries passionnées. )
C'est pour nous exciter à cette étude de l'attraction , que J. G. 'pardonne les outrages dont il est l'objet, mais * non pas l'outrage fait au S. Esprit qui par entremise de rattraclion , est révélateur permanent des décrets de la sainte Trinité sur l'harmonie sociétaire. Celui tpii offense
le Père ou le Fils par des blasphèmes, ne naît qu'à luimême et ne mérite qoe le dédain, peut-être l'indulgence; mais un philosophe qui outrage l'Esprit Saint en s'oppo* sant au calcul de l'attraction, nait à l'humanité entière, car il lui cache sa destinée, il l'éloigné du bonheur; il ne doit trouver grâce ni en ce monde ni en l'autre.
C'est assez prouver que l'Ecriture , dans certains passages mystérieux, avait besoin d'an interprète guidé par des connaissances nouvelles. 11 reste à parler de noire incapacité Â mettre en usage les bons préceptes dont elle est parsemée : ce sera le sujet du 3.' article.