Luttes sans cause, gavots et dévoraos
I I . Joug des préjugés secoué par la classe haute, la. Anoblissement do service domestique royall X Inertie- Dobîliaire.
-, Goot^le
On ne ccHuprendra point , sans comoMDtaire , en qod sens chacun de ces caractères lient au genre dit récurratt subfjersîf; jeu rais donner, sur trois seulement , nne^égère idée.
I." Bacchanales jojreuses. D'où Tient ce peot^nt da peuple à causer du dégât , se livrer au désordre dans ses divertissemens ? Les enfans surtout sont sujets à cette manïc de ravage, quand ils se mettent en gaîté. L'âge adolescent, dans là classe opulente, se livre aux mimes folies : on ne verra guères un repas de Provençaux oa de Languedociens se terminer sans qu'on brise les vaisselles (si c'est en local libre, chez un traiteur). Cet e£Eet de pas^on est un essor d'amitié qui conduit à l'opposé du but, car le premier but des passions est le luxe *, or ce dégât inutile ne produit que l'appauvrissement ; c'est un effort de passion comprimée qui fait éruption vioteole, et va à son bat, â l'enthousiasme, par les voies du mal , faute de pouvoir assouvir sa fougue cabalistique sur nue industrie attrayante, qu'on trouverait à chaque pas dans ' le mécanisme des Séries passionnées.
2." Excès périodiques du peuple , tels que les orgies du dimanche et du carnaval , oà il consume le fruit de ses travaux : il est donc bien malheureux les autres jours ! Voit-on la classe opulente se livrer â ces excès P Non, parce qu'elle <i chaque jour l'abondance dont le peuple cherche une ombre dans ses folies ruineuses du dimanche et du lundi'
'à." Récréaiions f/eies et vacartces. On e^àonchien ennuyé aux jours et heures de travail , si l'on a besoin de ne rien faire pour être heureux ! Les harmoniens ne sanroot pas ce que c'est que récréation ; et poorlant ils travailleront beaucoup plus que nous, mais par attraction. lies séances de travail seront pour eux ce qu'est l'affluenœ de fêtes pour les sybarites parisiens, qui ne sont en peine que du choix des spectacles, des festins, des bals, des maitresses , etc.
Ce sont là trois effets vicieux où la fougue amicale,
inDDSTHIEL. VI. S. 4^
manie d'inaonciance et de joie collective , surche i ssn bot par des roies improducliTes ou nuiaihlcB. 11 eftt fallu classer toas les jeux de passions qui tieaaent à cet ordre ; plus le tableau en serait oombreai , plus on sentirait la nécessité d'inventer un ordre de dîmes propre i ramtner la passion dans les Toiesd'utîlité, lui dcHinernn plen développement, un essor fougueux dans l'exercice de l'industrie productive. Cet dlet n'a lieu que dans, les Séries passionnées.
D'après l'examen de cet ordre de caractères nommés récutrens ou répercutés , on peut apprécier l'impérîbe des moralistes qui veulent réprimer les passions. Qu'en arrive>t'il? entravées sur un point, elles font éruption sur une autre; elles vont i leur but par les voies désastreuses, au lien d'y aller par les voies bienfaisantes. C'est pour te corps social double domnage, perte du produit qu'aurait donné la passion appliquéeà l'industrie, et perte des frais de répression et de châtiment qu'il faut opposer à la pasùon égarée dans les voies du mal. Si la belle France ne commettait pas cbaque année i2O,000 crimes à procès, elle aurait le double bénéfice d'employer utilement les tribunaux , tes gendarmes qui poursuivent tes criminels , et d'utiliser de même des homoies que la compression a poussés au crime.
Les moralistes répondent : il fant aimer la vertu et l'industrie. On peut lenr dire : sachez les rendre aimables : elles ne peuvent plaireà l'homme que par entremise des séries passionnées ; sachez donc oi^nisercet ordre , maintenant qu'on vonsévite la peine de l'inventer. Mais tant que durera le régime d'industrie morcelée et répugnante, c'est en vain qu'on opposera aux passions les oracles de Oiogine et Mirabeau ; elle marchent à leur but per/as e nç^iDieuA placé dans nos âmes 12 aiguillons de mouvement , qui nous pousseront au but , en dépil des leçons de Mirabeau et Diogène. Il serait bientôt temps que la philosophie s'occupât â étudier les ressorts dn mouvement, leurs propri^és, leur tendance, leur vœu , au lieu de
^gO nOCTEÀU MONDE
perdre sottement des siècles à la tentative chimérique de
réprimer les passions.
Maisponr découvrir l'art de les développer en harmonie , il eût fallu se résoudre à des travaux d'analyse et de synthèsequela philosophie recommande et ne veutpas pratiquer. Ellehadineles prédicateurs en leurapplïquantcette devise :/Vwto caquejevousdis, el nonpas cequejefais; devise bien plus applicable aux philosophes, car on n a jamais pu obtenir d'eux aucune observance de leurs principes, ni en théorie où ils s'opînî&trent à repousser toute analyse et synthèse des passions et de leurs raractères, ni en pratique où ils nous prêchent Tamour de la nM>dération et de la médiocrité. E^ ! s'ils avaient quelque penchant pour la modération et la médiocrité, ils n'auraient pas amoncelé celle immense quantité de systèmes , cet océan de controverse qui est si fort au-dessus du médiocre par l'infinité des volumes, et si fort au-dessous du médiocre par l'infinité des contradictions.
CH. XLVIi. Ce^ucUres de réirop-adatUm greffée.
Un parti effrayé des abus de la &usse liberté , croit prudent de revenir aux uset coutumes dma.' siècle, à la féodalité nobiliaire, aux sup^stitions obscurantes, etc. ; mais retrouvera-t-il un peuple et une bourgeoisie tels qu'au 10.* siècle ? rioD assurément, et cène sera ni en une génération ni en deux qu'il changera les mœurs actuelles. Il veut donc greffer les usages du lo.' siècle sur ceux du 19.', greffer la i«. phase de civilisation sur la 3.' qui conservera bien ses mœurs et propriétés , car certains ressorts tout-paissans tels que le commerce et la finance ne céderont pas et entraîneront tel parti qui croira les maîtriser.
D'antre part les cbani[Hons de vol sublime, les libéraux, sont encore une classe de rëtrogradalenrs, fouillant danslesoripeaux d'Athènes et de Rome pour remettre en acènesde Tieillescharlataneries, de faux droits del'homme ( Avant propos) et greffer sur le 19.' siècle des il]nsion&
INDtlSTRIEt. 4gi
qui Tamènent la cirilisation de 3.* en 2.' phase, eo mixte des deux phases.
Ainn cfaacan des deux partis rétrograde i sa manière, l'un pour le bien des ténèbres, l'antre poar le bien des lumières. Quel aeri le pins sage des deux ? Celui qui s'emparera du rôle que ses rivaux ne saTent pas prendre , tuvmcir et non pas rétrograder. Or poar avancer , il {aut an moint s'élever en 4-* phase de civilisation, (chap. 49*) Si la caste nobiliaire adoptait ce parti très-avantageux pour elle, dans quel discrédit tomberaient les libéraux , quand ils seraient convaincos de cette marche rétrograde qu'ils dénoncent.
On convertirait à la fois les deux partis , on les récondlieraït, en organisant cette 4-* phase de civilisation qui sans être heureuse présente déjà des câtés avantageux, comme d'exlirper et prévenir la mendicité , assurer con* stamment du travail au peuple.foumirun fonds suffisant pour la prompte extinction des dettes publiques , restaurer les forêts et les routes, etc.
Cesperspeclives doivent être flatteuses pourdes hommes qui ne veulent pas entendre à l'idée de sortir de la civilisation. Cependant elles ne sont encore qu'un abime social en comparaison des biens qu'on obtiendrait en s'élevant un peu plus haut , à Tambign de garantisme. Cette 4>* phase civilisée confondrait les a partis , dont l'un ne pourrait plus titrer de sagessela sotte politique derétrogradation , quand on verrait le bien naître d'un progrès réel ; l'autre ne pourrait pluâ vanter son vol sublime, quand il serait évidentque ses méthodes ramèneraient la civilisation au mixte de 3.* et 2*. phase, au lieu de la pousser en 4.' phase d'où elle s'élèverait assez focilement au garanliune.
Quant i la 3.* phase oii nous sommes, elle est une impasse on cul de sac social , d'oà l'esprit humain ne sait pins sortir; il s'y escrime en systèows qui n'aboutissent qu'à empirer tous les fléaux; c'est l'emblème de Sisyphe gravissant avec son rocher, et retombant sans jamais attandrel^bat. Nous sommesau contraire, surdirers points.
493 KOUVCAV MONDE
cUnsnne rétrogradalion dvideDlccaudéeinrlachîmère àe goaTerhemènt représentatif qui introduit une Coule de caractères vicieux ; par exemple ; i" l'aine payer à une nation lé prix de la eomtptiùn de ses npnsentans. Abus ioé vitable dam un grand empire où le gouTememcn t dispose d'vn budget énorme qu'il n'avait pas dans la petite république d'Athènes. Ceréginieengendre tant d'abusqu'on a TU des chefs mêmes du libéralisme déclarer que le gourememeni représentatif n'est pas courenable pour les Français. (Benj. Constant).
En le réprouvant je suis loia de me déclarer partisan de l'absolutisme ; il ne peut convenir qu'à ceux qui l'exercent; je veux seulement dire que les bieo&its qu'on colère follement du système représentatif, ne peuvent naître que du progrès réel ou passage en 4>* phase de civilisation , en ambigu de garantisme , et aux phases de garanlisme. Ce progrès réel aurait la belle propriété de satisfaire toutes les classes qui aujourd'hui , alannées du faux progrès, effrayées du système d'oùon a tu édore les Marat et les Babceuf, s'engageront dans les mesures les plus folles , plulôt que d« se concilier avec le libévalismc; de là naissent divers caractères des plus désastreux à accoler au précédent.
a. L'e&roucbement des cours devenues déraisonnables par la frayeur que leur inspire le faux libéralisme.
3. Le pis>aller de ees'mÊmes cours qui cherchent un appui chet les ennemis de leur indépendance.
4. Le supplice des dupes, des Espagnols, Portugais, Napolitains et Piémontais , envoyés à l'échafaud.
5. La disccH^e entre les diverses classes de citoyens par suite des brigues électorales.
6. L'accroissement de dépenses fiscales causées par cette lutte des gonvememens contre les peuples.
Qr compterait quantité de ces caractères mal&isans, d'origine tonte récente , bien soutenus depuis pluseun années , et produits par le faux libéraliune. Je le nomme taux, parce iqu'il estune réirogradkion politique tendant
INDtlSTBIEl. 49^
à Toligarclue sous on masque de popularité , et produisant toujours des effets ctmtraires aux promesses. Par exemple , en 1728, la Frauce.à force de bel esprit parle- ' meotaire a obtenu une éconoifiie de 3oo,ooo f., faisant «D centime par conbiboable; dans la même année elle dépense deux cents millions d'extraordinaire , satoir : 80 millions d'emprunt fiscal, 84 millions de créance abandonnée à l'Espagne, 20 millions environ prêtés sur ses bons illusoires. Plus des bagatelles comme le million envoyé chaque mois à la cour d'Espagne pour son enirelien ; c'est environ 200 millions de perte, sans autre compensation que le tiers d'un million obtenu à force de verbiages oratoires et par des voies mesquines, comme de Uartkr, rognerquelques écus sur les fonctionnaires, tandis qu'il f aurait cinquante millionfrà recouvrer sur les seuls cautîonnemeos des courtiers. La classe nommée courtiers de fonds publics ou agens de change , redoit à elle seule 24 millions pour différence du prix fiscal de ses cantionnemens avec le prix réel de vente des charges. Le libéralisme n'aperçoit nea de cela dans ses étemels débats sur les affaires fiscales ; on lui citerait quantité d'autres lésions du fisc s' élevant jusqu'à cent et deux cents millions qu'il pourrait percevoir «nnu^Z/eme/»/ sans nouvel impôt. Si ce parti est si aveugle sur la finance, objet dontil s'occupe constamment, il l'est bien plus sur les autres vices politiques auxquels il ne donne aucune attention ; et comme il ajoute à ces torts, celai de conduire le char social en sens rétrograde, greffer la 3/ phase sur des caractères de 2.*, c'est une chimère dont on n'aaucunbienàespérer. (')
' Les libéraux croient se jostifier en disant : « Ke voyez-vous » pas que sans le système représentatif et les efforts de l'opposi- > tion, l'ontomberait sont le plus pesant despotisme?» Je le Bais; mais il n'est pas mràns certain qne leur tactique de b«urter do front les rétrt^adateurs , ne sert qu'à les exaspérer, les pousser de plus en plus i l'obscnrantisme. Bés lors le parti même qui veut la Ûberté, travaille indirectement contre elle: c'est opérer conone
494 NOnVEAD HONBli
Oaaenit depuis long-temps rerena de cette îUnsîoil j si on eût procédé à Tanalyse des cuactères de dritisalÛMi
l'oon qui , d'un coup de paré , cuk U itle à «m aai pour k dégager d'nne tnonche. il eit certain qoe ce régime, dit libénJ , n'opère aucun b'én positif, et que l'esprit libéral est stérile «u* toas les grands probUmes d'amélioration sociale, comme l'af semeat des nègres et l'abotidoQ coiutnUe de la tnite. Il n'e que des discours', et jamais nne idée neuve.
Ne dissertez pas tant sur le progrès social , mais sadies TeSixtner; sadiez inventer des moyenslfacilei ; le 1>el esprit court les rues, il surabonde; c'est de génie inventif qu'on a besoin et non de faconde oratoire Si vous aviez qnelqnes vues frantJiement libérales , vons auriez pris des mesures pour exâtA* aux inventions vraitient libérales , et leur assurer accès à leur opparition ; mais comme l'a dit l'un de vous ( M. de Pradt ) : La Charte fait perdre la tile à ses amans ; ils croient avoir tout ^t, quand ils ont péroré sur la Charte , vraie pomme de discorde , édifice chancelant qni ne pourra jamais se soutenir. Inventez un ordre de choses qui plaise à tontes les castes , et qnî les rallie tontes aux voies de progrès réel. Quant aux chartes, la fortune leur a décidément tourné le dos ; elles conduisent à Tédialaud tous les partis qui en veulent établir. (Voyez l'Espagne, le Portugal , le Piémont et Naples. ) C'est partout qu'on voit échouer le parti libéral , même dans la politique de détail. S'il obtient, après de longues clameurs, un changement dejninistère, c'est pour être mystifié sous d'autres formes. Il semble que la fortune , lasse de l'impéritie des libéraux , lasse de lenr stérilité de génie , se plaise à les molester pour les amènera résipiscence, lies peuples qui prennent parti pour le libéralisme , n'aboutissent qu'à se faire décimer; les ministres, Canoing et autres , sont frappés de mort, s'ils embrassent cette cause. La souverains m&nes sont malheureux , quand ils suivent celte bannière. La Russie , qui après six ans d'hésitation se décidait bien tard à soutenir les chrétiens d'Orient, est venue échouer pitoyablement et empirer le sort des Grecs , dont la France aussi veut abandonner la cause. Partout la fortune se déclare contre le libéralisme \ avis k lui de quitter sa position , qui n'est plus tenable , et derecoorir aux invenlionade progrès réel qui lui lontapportées.
■,Goo»^le
fet donné un article spécial à ceux de rétrogradation greffée. Je ne les mentionne ici qu'au nombre de 6, pour ne pas approfondir ce sujet délicat, sur lequel il convient de glisser. Observons seulement que sur ce point» les deux partis peuvent aller de pair en sagacité politique tous deux logés au 4-' signe du zodiaque, à l'enseigne de l'écrevisse : l'un des deux devrait se piquer d'honneur, se décider à aller en avaînl, pour couvrir l'autre de confusion*
Ca.XhVUl.Caractèresdedt^gàKraiiondelaS'pkase.
Les immobilistes sont une secte aosM ridicule que les rétrogradateurs. Le mouvement social répugne à l'état stationnaîre , il tend au progrès ; il a , comme l'eau et l'air, besoin de circuler ; il se corrompt par la stagnation ; aussi ne connaît-on rien de plus vicieux que les Chinois, nation la plus immobiliste'du globe. Chez eux l'intérêt légal est 53 o/o; l'usure et la fourberie mercantile y sont honorées , ils jouent aux dés lears enfans, traînent leurs dieux dans la boue : ce sont des héros de morale , selon Raynal.
Notre destin est d'avancer : chaque période sociale doit s'avancer vers la supérieure ; le vœu de la nature est que la barbarie tende à la civilisation , et y arrive par de* grés; que la civilisation tende au garantisme, que le garantisme tende à l'association simple, et ainsi des autres périodes. 11 en est de même des phases ; il faut que la i ." tende à la a.*, celle-ci à la 3.', celle-ci à la 4*) celle-ci à l'ambiga , et consécutivement. Si une société languit trop long-temps dans une période ou dans une phase, la cor^ ruption s'y engendre , comme dans une eau qui croupit. ( Cette règle est sujette à certaines exceptions pour les périodes inférieures à la civilisation. )
Nous ne sommes que depuis un siècle en 3.* phase de cirilisation , mais dans ce court espace de temps , la phase a marché très-rapidement , à raison du progrès colossal de l'industrie ; de sorte qu'aujourd'hui la 3.' phase excède sa limite naturelle. Nous avons trop de matériaux
4g6 NOUVEAU MONDS
pour an échelon si peu avancé, et ces matënanx n'a^^t pas leur emploi natnrd, il y asurchar^ etmal-fûse dans le mëcanisme social ; de là résulte une fermentation qui le corrompt , elle y déveloi^ un grand nombre de ca- Tactères malfaisans , symptômes de lassitude , effets de la disproportion qui règne entre nos moyens industriels et l'échelon subalterne auquel ils sont appliqués. Nous avons trop d'industrie pour une civilisation si peu avancée, retenue en 3.* phase ; elle est pressée du besoin de s'élever au moins en 4<*i de là naissent les caractères d'exubérance et de détérioration dont Je vais énumérer les plus saillans : «n réplique aux jactances de perfectionnement, je vais signaler des effets de dégénération évidente, et pourtant très-récens.
I.* CaUraUsaiion poUiùfue- Les capitales transformées engouffres qui absorbent toutes les ressources, attirent tous les riches k l'agiotage, et font dédai^er de plus en plus l'agriculture. — 2." Progrès de la fiscalité, des systèmes d'extorsion, banqueroute indirecte, anticipations, art de dévorer l'avenir. Necker en 1788 ne savait aà prendre 5o millions de déficit annuel; aujourd'hui on sait ajouter non pas 5o, mais 5oo millions au budget de 1788. — ^Z* Consoitdaiion du monopole maritime. Il était rivalisé et contenu en 1788, il est maintenant dominateur exclusif, «ans qu'il reste aux Européens aucune chance de rétablissement des marines rivales. — ^.'' Atteintes à la propriété. Elles dégénèrent en habitude , par les prétextes de révolution , qui deviennent règle pour les partis soivans. La France a confisqué , l'Espagne et le Portugal imitent , et cette méthode prévaudra , parce qu'il n'y a aujourd'hui de progrès assuré qu'au désordre. Celmi-ci est un caractère d'engrenage en barbarie.
5.* Chute des corps intermédtaires : états provinciaux , parlemens et corporations qui opposaient des barrières au pouvoir. C'est grâce à leur chute qu'on a su trouver un renfort annuel de 5oo millions, là où Necker n'en pouvait pas piùser 5o. — 6.* ^toUaiion des cmnmunes ,
INDUSTBIEI.. VI.' S. 497
TÏlaifwfflent compensée par iei octroi» qui faligaent l'iodnstrie. déaaif'ecti<nni)!nt le peuple des villes , et provo- <fiienc lobie» tes fi^adejl mercantiles, fout te ronliiierce d'empoiflonnetnenl 1^1. — T- D^ravaitonJuiHaaire, ùeni indirect dé justice an pauvre, accroissement des procès par la subdirisioA des propriétés et la complication des loîade plus en plus impuissantes. Elles sont muettei devant ilil fournisseur pillant de soti aveu 76 millions. elles sont InQexibles pour le pativre £Ii&sando qui a volé un rhou ; il est condamné à ntidrt. *^ 8 : Instabilité des instituons frappa par cetteraison, d'impuissance, m^e dans te cas desagesM, A contrariées par le manque absolu de méthodes justes, en toutes braoches d'administration : L'on ne sait pas même faire une division territoriale régalière, basée sur les convenances générales, on n'a ancime f£gle sur cette opération.
— ' 9 ; ïmmmenee de schîsnu. Leâ gallicans éiayâ Jes opinioDa de saint Louis et de Bossuet, ne tarderaient goères i en venir an scbisme contre des prétentions outrées, de li les guerres civiles. ^— 10 : Guerre intestine , discordes fomentées par l'ignorance de la politique soci«leqm ne sait inventer aucune voie de conciliation par progrès rtrf en échelle. ^^i.-^ii\ HérèdUé du mal, coutume d'adopter les vkes introduits par le parti vaincu , tels qaeteAbteriesJesjeaxpablicset autre moyens odieux de la fiscalité. -~ tu : Dévergondage de la polititfue , bassesie des puissances chrétiennes avec les musulmanset les pirates; concert passif pour le paiement de tribut aux pirates , et le soutien de la traite des nègres.
— ~ i3 : Progrès de t esprit mercantile .-Agiotage érigé en puissance qui se rit des lois,, envahit tout le fruit de l'industrie, entre en partage d'autorité avec les gourernemens , et répand partout )a frénésie de jeu. — i4 : Faveur au commerce en raison de sa péjoration. Marseille construit des vaisseanx pour captura- les chrétiens et en peupler les bagnes d^Âfrique ; Nantes a d« fabriques d'inslrumens de supplice pour la torture des nègres dont
N.«j-,Goot^le
ilfàit la traite en dépîtdes lois; d'autres ville* nalnraliwni la coutume anglaise des bagnes où. le peuple travaille seize heures, au rabais dune minute de cbômage: plus le commerce grandit en malfeisance, plus il est favorisé.
— i5 : Samdaies industriels : Progrès de la falsification lolërée, fréquence des crises d'abondance dépressive, 4^< abandon des récoltes sur pied pour le bénéfice de fente des futailles, entraves à la charité par 1 exigente des percepteurs de droits réunis qui grèvent les donateurs.
— i6 : TVotte des blancs favorisée : On en laisse contracter l'babitude, même aux puissances qui ne l'avaient pas, comme le pacha d'Egypte, et on n'y oppose que des fedaises diplomatiques.
— 17 : Mœurs du siècle de Tibère : Espionages gradués jusqu'au soldat, délations secrètes, prt^rès visibles de l'hypocrisie , de la bassesse , et des vices inbérens à l'esprit de parti. — 18 ; Jacobinisme communiqué : I^es partis qui l'ont combattu en ont adopté toute la lactique, l'art de fabriquer des conspirations, de raffiner eu calomnie, est devenu général , et a enlevé au caractère des modernes le peu de noblesse qui lui restait. — 19 : Noblesse vandale : Elle inclinait en 1788 aux idées d'amélioration judicieuse; aujourd'hui elle retombe dans la barbarie, ne songeant qu i détruire l'industrie qui lui porte ombrage dans les élections. — 20 : Naumachies Utiéraires. Les savans et lettrés arborent cette bannière de vandalisme , se déchirant entr'eux pour l'amusement du public i qui ib ont inoculé le goîlt delà détractîon calomnieuse, et ne s' unissant que pour étouffer les lumières, les découvertes utiles. Nos libertés électorales ont produit un trio de vertus neuves, une noblesse vandale, une bourgeoisie calomnieuse, et des savans pétris de zoïlîsme.
— 21 : T'exclue d«/ru£^ ou accélératrice, qui double les ravages de guerre , fait renaître les coutumes barbares, Vendées, Guérillas, Landsturm, armemens desfemmesel des enfàns. — 3a : Tendance au Taiiarisme , par les conacnpùons et mobilisations déjà établies en Prusse , tentées
INDDSTBIEI.. VK S. 4g9
plus grandement en Russie sous Aracktchejew ; méthode qui une fois introduile en quelques empires, obligera tous les autres i adopter par mesure de su^té cett» OT^nisalion tartare. — 23 : Initiation des barbares à la Utctique. C'est un moyen e&r de renforcer la piraterie des barfaaresques , et d'établir bieatâtceltedes Turcs, qui feront payer aux Dardanelles nu tribut à tontes les pui»* sances faibles. — 24> Qbadruple /)»fa .■ nous ne connaissions que l'ancienne d'orient, il faut y joindre la fierre jaune pire encore , le typhus qui fait de grands rarages , et le choiera morbus déjà parvenu du Bengale à Alep: C'est un nouveauquadrillede perfectibilités croissantes. A ces vices récens , tous vices de circonstance , ajoutons le plus honteux , l'admission des Juifs au droit de cité.
Il ne suffisait donc pas des cioilisés pour assurer le règne de la fourberie, il faut appeler au secours les nations d'usuriers, \ea patriarcaux improductifs, La nation joire n'est pas civilisée, elle est patriarcale, n'ayant point de souverain , n'en reconnaissant aucnn en secret , et croyant tonte fourberie louable quand il s'agit de tromper ceux qui ne pratiquent pas sa religion. Elle n'afEcbe pas ces principes, mais on les connaît assez- Un tort plos grave chez cette nation , est de s'adonner exclusivement au trafic, à l'usure, et aux d^>raration5 mercantiles , selon le tableau de Londres (By), tableau qui ne nous apprend que ce que chaicun sait.
Tout gouvernement qui tient aux bonnes mœurs de-' rrait y astreindre les Juifs, les obliger au travail prodoc* tif, ne les admettre qu'en proportion d'un centième pour le vice; une famille marchande pour ccfUfamSes agricoles et manufacturières; mais notre siècle philosophe admet inconsidérément des légions de Juifs, tous parasites, marchands, usuriers , etc :
Lorsqu'on aura reconnu , (et cela ne tarderait guères,) que la saine politique doit s'attacher à réduire le nombre des marchands , pour les amener à la concurrence véridique et solidaire, on aura peine à concevoir l'impé-
N.«j-,Goot^le
SOO NOUVEAD HONDK
rîtie de cetl« philosophie qui appelle à son Kconn une race toate improducUre, m^^antile et patriarcale, po«r Qiffiner les fraudes comnierdales déji intoléraUei.
Récapitulons sur cea symptômes et caractères de d^génération causée par le retard de progrès en échelle, et par rinconveuance d'une industrie si vaste, avec nn système social si retardé , si traînant. Nous pouTOna raltacher les désordres à 4 causes radicales qui sont :
DÉPRÀTATION MÛBALE DES SCIENCES; refus obstiné d'explorer les branchesd'éludenéglig^ (45), jonglerie lie persuader que tout est découvert , que tout est perfectîbilisé, qu'il fiiut bafouer les inventeBjrs.' ' DÉPBAVATION HATÉKIELLE SES SCIENCES, par remploi vicieux de la chimie qui ne travaille qu'à vexer le pauvre, «n fbnrxûssant au comoieTce its moyens de dénaturer et falsifier toutes les denrées comiounes dont se nourrit le peuple; et à limiter aux seuls riches, la €»'■ culte de trouver des comestibles et liquides naturels.
BÉTBOGBASATION INTSIXECTCELU , par obua d'esprît; cataracte poUtique, domisance des faux principes qui , sooann masque de philanthropie repoussent tonte garantiepour le pauvre, et nient lô droila naturels de rboffijvfi , droits qu'un code équitable doit compenser.
I, Chasse; 2, P£che; 3, Cueilletlei 4, Pituve;
5, Vol entërîeur; 6, Insouciance; 7, Ligue intérietire;
^, Liberté satisfaisante; K, minimum pFc^rtîoonel ; et qui non* détooment de tout« étude svr les vues de Dieu et la théorie des deaiinéea.
RÉTBOGEADATION pouTiQm, e^rit d'immolnlisme qui a gagné les cours et les grands ; Us enapeclent l'idée de iffogrès social , an lien de suspecter la méthode rétrograde, l'esprit philosophique. De U nait double ^rement , celui des gouvemonens qui se défient de*, nouveautés utiles qu'ils confondent avec la philosophie, et celui du vulgaire , obstiné i espéra* le bien des philosophes, geo» opposés à toute étude des sdenccs neuves qui peuvoit conduire au progrès'réel. 4^-
■,Goo»^le
industkiel. VI.' S. 5oi
Remarquons que les 24 caractères de dégénération précités, et dont on pourrait donbfer ]ë nombre, sont acàdertttls et non pas esutdûls k ta jpérîode ôrilisée. Elle aurait échappé 4 cette irruption de vices, pourpeaqu'elle eAt accéléré sa marche, qu'elle e6t su s'élever k temps de la 3.' phase i U 4-'* st i^aosser en échelle sociale autant qu'elle s'ezbaussait en industrie; elle en a trop pour !■ 3/ phase, elle en aurait trop peu pour k 4-* ; cttte plétfaoren'est <tonc pasvîce essentiel mais accidentel, vice enrichi de variantes en pléthores d'excentricité et concantridlé 1 Aiiui Mulhouse aetumnltexceniriguentent, aU point le plus éloigné de& 4 °>cn 1 tdies fahnques dont les matières partent de ces mers pour revenir sur leurs cAlas; et le Havre, par concentr^ion des minuËictares au nord, accumule un entrepôt colossal qui appauvrit les régions de Ivoire, Garonne et Rhône.
$i Ton manque il établir une [HYiportîon entre l'échelon social et le degré d'indostrie, si le mécanisme social reste en panne, en 3.* phase de civitisation, tandis que le mécanisme industriel fait des pas gigantesques, c*est fàu&ser tout le jeu du mouyement ; et il en doit résulter des monstruosités, comme itotreétat actuel, présentant une industrie colossale, qui se trouve appliquée à an écbdonsQhalteme et incapable d'en porter le ùix. A l'aspect de cette disparate dont nos économistes dcnaient nui^r , i l'aspect des légions de pauvres qui sont le fruit du sabcocele industriel , nos philosophes s'écrient : qoeHe marche rapide vers ta perfectibitilé croissante! on peut les rappeler à leur principe sur la Bécewiié des |Kroportions et ded liens , temtum séries junc turaque poUét : Si vens Voulez avancer immodérément en industrie , saches avancer en tt>ême rapport dans l'échelle sociale, et vous élever au moins à la 4-* pltase de civilisation qin pourra comportfir et régulariser ce colosse iodostriel. devenu un sarcoeèle politique, tant que nous croupissons dans la 3/ phase de dvilisàtion. Voyes sur )a4.Meehap. XllX.
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