‹ Œuvres complètes de Ch. Fourier (volume 5)Chapitre 55 sur 63 · RÉSUMÉ SUR LA VI.« SECTION · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ SUR LA VI.« SECTION

wiCESSiri D Dira opposmon sciiui'rijriquE.

Là se tennine l'analyse des branches connues de la d- Tiltsaiion : il reste encore à parler de la 4-* pbase non avenue ; mais comme elle est à créer, c'est un sujet qtri lient à la Sjmlkèse du mécanisme civilisé , et non i l'analyse de ses phases connues , déjà écloses, dont j'ai décrit ici les caractères. Je crois à propos d'en récapituler les 8 ordres, et d'indiquer deux lacunes que j'ai dû laisser dans ce tableau, pour abréger.

Distribution des caractères civilisés....

. UessucCFSSïFS, régissant une phase, XLI.

fies PEHHAN£Ns,régDantdansles4pb. XLII.

deUENi *«*C0™W^8CïiUX«ïgWi«5, XLIII.

( les cx>iiVHEBCU.ux en espèces , XLIV.

At. wiKTiT i '** RKCUHiiENS, harmoniques, XLV.

ae FAiSAL| j^ aicuBJlENS, subversifs. XLVI.

d'FrAïiTS '** HKTaOGttADlS, ^rç^, XLVII.

'(les DÈGÉNÉftAKs, accidentels, XLVUL

Il faudrait à ces huit sortes, en ajouter deux qui en

fornient le complément, savoir :

X, Les PivoTAUx, division k extraire des permanens ; tels sont les trois suivans :

Effet composé , jamais simple , en bonheur ni en malheur. (I, 476; II ^ et 6o4; et ici 414.) Alliage de politique astucieuse et violente. Contrariété des întéréte collectif et individuels. K, Les Ambigus, empruntés franchement ou fortuitement sur des périodes inférieures , tels sont :

Le codemilitaire , emprunt sur la barbarie, per.'4' 1« droit d'aînesse , snr le oofrûmu/, per.*3. '

L'abandon du faible, sur la sauvagerie , per.* 3-

Et quelques emprunts faits 8urIa^mRÛ!»v, per.' i-t qui n'existe plus ; on en voit des caractères greffés snr les période» civilisée et barbare, telles sont les. contâmes

INDUSTRIEL. VI.» S. 5o3

phanérogames dePïÉP&m., Java, LiLNCEHOTE, Hamii, L&PONIB et aalres lieux présentant des luears de la phanérogamîe qu'on trouva bien établie à QTABin.

Tons les caractères cirilisés qu'on pourra indiquer 8C rattacheront à l'un de ces dix ordres, l'analyse du plus copieux, celui àes permanens , n'a été qu'effleurée, j'y ai confondu les pivotaus qu'il eût fallu en distraire ; je n'ai voulu dans cette section, que faire entrevoir le travail Irès-étendu qu'exigerait une analyse intégrale de la civilisation., et signaler l'étourderie de tant de philosophes qui-, se battant les flancs pour découvrir un sujet neuf; n ont pas entrevu celui-là, le plus facile de ceux indiqués page 4'ietlephis homogène avec leurs connaissances ; car il n'exigerait qu'un aveu de la vérité , un aveu des vices domînans pris pourvoies de perfectionnement.

D'où vient cette stérilité des esprits modernes ? De ce quelemonde savant manque d'un ressort nécessaire , UNE OPPOSITION , un corps exerçant l'opposition en affaires scientifiques, et intervenant pour signaler les torts de la science , les lacunes qu'elle laisse de propos délibéré , dans les divers genres d'études. Les pbifosophe nous disent que l'opposition est le palladium des libertés; pourquoi l'exclnent-ils du monde savant qui manque de ce ressort, et qui y a si peu songé , que nul savant ne saurait dire comment doit être organisé un corps d'opposition scientifique, régulièrement contrebalancé.

Les gonvememens qui ont à redouter les abus de la presse, auraient dû aviser à cette création d'un corps d'opposition scientifique, employer contre leur ennemi naturel, contre la philosophie, les armes. qu'elle emploie contre eux , l'opposition et les lumières.

Si les corps savans inclinaient à l'équité, aux garanties de liberté, ils reconnaîtraient que la détraction est pire de nos jours qu'au siècle de Colomb , et qu'on ne veut prêter l'oreille à aucune nouvauté utile. Ce n'est point le gouvernement , ce sont les faux savans qui exercent cet obscurantisme ; il faudrait donc pour contrebalancer leur

5o4 NOUVEAU MOM)l'

influence , UQ corps 4'oppQsiliopi qui , ra]K>el>*^ »» «èdc les études à &îrei ascnrerait protection et accès i quiconque apporterait ^ea 4^Ponrerles denuTidëe^.

Mais le pioode savapt ne désire ^ve U confufiion en études; Il pe veut pas m&i^ç qu'on s'gHeple), que rcq»nt humain reconnaisse le terrain qu'il parcourt , et f^sw uoe analyse de la civilisation. C'est {Mr-U qu'aurait débulà un corps d'pppQsitian ; il aurait provoqué cette analyse , et celle des périodes parcourues avant l'état civilisé, afin de reconnaître par \in parallèle si on avait avtinCé dans la carrière di; m^l ou dans celle du bien ; on aurait eoastaté par ce travail que la civilisation perfactionac l'industrie seulement, mais qu'elle déprave les nMHsnen raison du progrès dç l'indu&trie. On doit donc pour arriver au bien, découvrir un autre tnàanisme social q«i opère SOT les mœurs et ùisstt oaîlrç la justice, la vérilé, du progrès de t'industrier

Au lieu de tendre frapcVips^t à ce Wt, h acienco persiste 4 donner le change et prétend que « le sians na- » turel du mot avi^JS^TlON esf l'idée de fin^rèf de ^ t> pffoppepufii; il suppose: ifo peuple gui manhé; c'est la » f>er(ectionnement de Im viie civile et des relations sd>-

> <Cfa)«s ^' c'est lai^éparlitîon 4c/>Aif «jFV^So^^dela force

> et du pontiçur entrç \çvs les. membres* »

"Ç/a réponse au, professeui^ qui s'exprime ainsi dans une chaire de Paris oii le «opbism<) est sftr de twt acmeîl , on pçut VinT^tcr i. ^ller voif à la m<M*ufacltKe de glaces el;aufri^a,^e^er8,de<i«jeUe répartition équitable, dequel bonheur jouissant les ouvriers qui servent les fantaisie» 4es pisi(s. d^nt sç compose l'auditoire d» professear* S'il est vrai selon lui qvfi Ij'or^ç civUlsç embuasse toute per- ^fîoi^, tovU, progrès, ^nU déiieloppement . lea barbares so^ dpnç 4cs civilisai carias ontl^AUCoup perfectionné Vin^ustriedans la, Chine ,1e Japoi^, t'indos^n et lia Perse;' ^ij; si on analyse; 1^ caractères de barbarie et ceux de civilisation,, V9i> ^onnoîtna qne prodif^oae dîfflfreaacc entre, les 3- pé^iede^ sociales, (ch. LU.)

-, Goot^le

INDt;STRIEL.S : VI.* S65

Ce n'«st pas smiement à l'indyâtrîe que la perfection doit s'appliquer , elle doit embrasser aussi les mœurs et I« mécanisme social , deux relations que l'ordre drîlisé ne sait que dépraver. Son emploi bien restreint est seulement âe poursuivre dins les 3 carrières, sciences, arts, industrie, les études que les barbares ont comm«icées et poussées très-loin. Cette tâche une fois remplie, la civilisatioa n'a autre cbose à faire qu'à disparaître et faire place à d'autres sociétés qui perfeclioaoeront le tout, les mœurs et la mécanique sociale , tout en rafBnant l'industrie et les sciences que l'élat civilisé ne peut pas élever i moitié du dév»> loppement dont elles sont susceptibles. On a pu en juger par les tableaux du travail des séries passionnées.

Du reste si le mot civilisation suppose un peuple qui tnanhe, d'où rientqoe notre uècle s'arrête si gauchement dans la carrière même delà civilisation, sans pouvoir arriver à la 4>' phase ? Cependantce siècle se trémousse ; il fàbnque à foison des constitutions et des systèmes ; c est l'écureuil qui galope dans sa roue sans bouger dç place. Pauvre siècle! i) vante l'esprit d'association, que ne cherche-t-il à associer son bel esprit , sa faconde inittiie , avec le bon esprit de quelque génie inventif qui loi enseignerait l'issue du labyrinthe civilisé, et le chemin de sciences neuves où. il trouverait la fortune et la gloire!

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