ARGUMENT DE LA. SECTION. VU
SYNTHÈSE (;tiNËRALE DU MOUVEMEHT.
ARGUMENT DE" lA TREIZIÈME NOTICE.
PBXHIER A6JC DU HKHOIX SOCUL.
CH' XliX^Cons6rufiioa<Uhi/fl^4Uâ miUsâietde son (imtifft «n ganmiism».
C'est id la section des déhssemens scientifiques : on j traitera, 'entr'antres sujets amusans, celui de la chute prochaine dn colosse nommé comme&ce. Quiconque
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n'est pM banquier où marchand , se réjouit à cette idée ; comment s'y prendrait-on pour écraser cet hydre qui épouvante les rois et les oblige à fléchir? Il est plaisant de penser qu'une petite opération qui ne coûtera qu'un dé<Tel , peut mettre les gouvemeinens en possession du commerce , de la banque et de bénéfices plus énormes que n'en savent faire ces deux vampires qui se consument en frais parasites. Cette réfbrme aurait lieu , lors même qu'on tarderait à oi^niser l'harmonie.
L'occupation pourrait s'effectuer de detix manièreSr l'une par méthode brusque et coê'rcilive d'oii ndtrait la 4** phase de civilisation ; l'autre par méthode concurrente et séduisante, d'où naîtraient Vambigu et la première phase de garantisme.
On va dire qu'il n'y a pas à hésiter sur l'aliemative , et que la a-* méthode est bien préférable : cela n'importe? on préférera ce qu'on voudra ; mais je suis obligé de décrire tontes les chances d'option , vicieuses ou non, et de commencer par le moindre progrès , relui de mode violenté, qui ne conduirait qu'en 4.' phase de civilisation : ensuite j'indiquerai le mode concurrent, qui est ifr génieux, facile et lucratif, et qui conduirait bien plus haut que la civilisation. Toutefois je dois faire connaître l'écbcJle des progrès possibles , des périodes et phases intermédiaires entre la civilisation et l'harmonie; c'est le sujet de cette XIII notice.
Venez , subtils athlètes des bourses de Paris , Londres et Amsterdam; ce ne sont p^des éloges mais des huées que vous allez recueillir : Venez, Lilliputiens eu pillage, financiers, gens d'affaires et grapilleurs de minuties, qui vous arrêtez à des millions li où il y a des milliards i griveler. Votre talent se borne à dévorer Je présent et l'avenir du bevsnd; si vous étiez moins pygmées en brigandage, vous auriez su attaquer JJB FOM>s et non le revenu.Voilà, petitesgens, ceque vous n'avez passn&ire = vous êtes dignes de votre siècle, vous êtes médiocres dans le crime, comme il l'est en génie politique; tous n'avez
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SU qu'eacarmoucher en rapine fiscale, sans oser concercnr le plan de bataille àétàs\yK,deniit>emaU du fonds.
Les empires modernes succombent sons le poids des dettes publiques toujours croissantes, ils marchent tous à la banqueroute dont l'Espagne donne le signal ; il ne sera que trop fidèlement compris : il faut;donc, lors même qu'on ignorerait le moyen de s'élever à l'harmonie'sociétaire, découvrir des ' ressources nouvelles pour subvenir aux dépenses croissantes de la civilisation. Quelques sophistes disent : il faut monëtiser le territoire; mais il &ut que le gouvernement le possède, an moins en partie , avant de le mooétiser. On va voir que lorsqu'il en possédera seulement un tiers, il n'aura pas besoin de monéliser les 3 autres.
Au fait : Je suppose «n roi qui serait ennuyé de la stérilité des philosophes, et qui se dirait : Voyons si avec le secours du sens commun )e saurai atteindre aux divers biens d'où nous éloignent les controverses philosophiques, prévenir l'indigence, éteindre les dettes publiques, réprimer la banqueroute et l'agiotage , établir la vérité dans le commerce à la place du mensonge!
Supposons que ce roi , sans être doué de génie invoilif , eût seulement une volonté forte comnie le tigre Mahmoud, et qu'il se résolût à tenter des essais ;' d'abord celui des méthodes coë'rcitives à défaut de vraie science : on va voir?que ce parti désespéré conduirai t|déjji au but.
Selon ce plan ; il opinerait à forcer les réunions économiques, rassembler toute la classe pauvre , toutes les familles sans moyens, dans àts fermes fisctdes où on leur procurerait à peu de frais des ocrupations gaies et trèsproductives, aux Jardins, aux étables, et à desfabnqoes variées à choix. On pourrait 'créer ces fermes en proportion de un diàème de la population rurale; car dans les campagnes, sur mille familles il y en a cent et plus qui n'ont pas de quoi subsister. On fonderait lesdites ■fermes en nombre de une par 4oo familles , afin de pouvoir réunir dans chacune , an moins 4o famille» , formant
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aOO perfionoes. C'est le hoidImv néceaiân pour atteindre 3 buts ; suhdstanu ixmne et économique^ travwttc variés et lucraU/s , gestion pat coûteuse- .
On fbrcttail la classe indigente i s'incorporer 1 ces fermes fiscales. Il &iit , comme on l'a Tujora àt^janUs larges, forcer le peuple dvilisé à &ire le bien,, iprà qoeî il remercie ceux qui l'onl contraint. D'ailleurs les fiemct portées à 4o Ctmilles seraient des sé^tirs agréaUcs, SMif la Taiiété de travaux et l'option pour les variuitcs en dîvers genres, aux jardins, aux élables, i la grande culture, aux fabriques.
On rendrait ces ièrmes lucratiTCSf en s' emparant de la fonrtion la plus profîlable, celte du commerre dont cbaque ferme réunirait les divers détails, banque, pr£t sur gage, comUaission , entrepôt, vente, achat; legim- Temement exerce au MontHl«-[»élé la phis iptoUe de ces fonctions , pourquoi hésiterait^! à exercer les attires, qu'on croit plus distinguées-i*
J'ai dit 458 que les z gevBtes à dévelc^per ponrélerer la civilisation en 4<' phase, s«nt les Monts-de-iàété et les maîtrises. J'ai indiqué l'emploi de l'un des deux, i) reste à parler des mutrises.
U est ri^cttle en vœuloire de décider qu'il n'y au» que tant de gens ex»<^t telle prefeedon, td nombre de cordonniers, tel nombre de Courtiers, tel nombre de bouchers, etc. : ce nombre doit varier selvn ks temps et les chances de travail. La maîtrise ne doit jamais £b% limitée en nonilH>e, ni exclusive; il iinit senlement par nue patente croieaanle, en éliminer tout le supeiflu nontérique , tA tous ceux qni ne préscBlepaient pas des ressources pour coopérer i la solidarité qui doit être le but du gouvernement. Elle doit s'appliquer aux classes passibles de banqueroute , a«x marcbauds et iàbriquans : à telle patente est de loo f. en 1839, il fastll'élever progreasivonent i aoo f. en i83o, 3oo en iS3i, iioo en ■ i832,'etc. et ainsi du cautiomionent
Mais ce sa« expulsa- tous les plus pauvres que ctile
'i iNDUSTHiKi.. VII.' S. Sog
y»atente éerastnit ! td en est le but : qu'ils retournent i la ullùre où il 7 inra place dans les îennes fiscales dont \ deviendront actionnaires, et peut-iire employés. S'ils ,tini point de capitaux', ils doivent quitter le commerce où ils tomberaient en banquu-onte au moindre choc , à la iDoindrestagnation. S'ils ont^des capitauT, ils contînoeroot leur trafic , parce qoe la patente croissante en élaguant le grand nombre , augmentera les Tentes du petit nombre i qui cette amorce sera nécessaire pour l'amener i souscrire anx solidarités. Tant que le corps social confie  des marchands son revenu annuel , son capital même, il doit exiger d'eux une garantie solidaire. Les Parisiens Toolurent appliquer cette règle aux agens de cbange lors de la banqueroute SAMDRIÉ où ils furent étrillés ; mais le comiDcrce est irop puissant pour sesonmetlrc i des Iota répressives; c'est un valet qui tient te maître encbaîné.
Qa'on demande i présent les détails d'oi^nisalion de ces établissement de maîtrise solidaire et fermes fiscales, le mode d'admission et participation des actionnaires cmntércssés avec le fisc, et toutes les minuties relatives i cette régie; je ne peux pas dans une section d'argument , descendre à ces particularités; je me borne i poser tes bases de l'opération. £Ue roule comme on le voit sur deux germes qui ne aanl pas d'imaginative ; ce ne sont pas des ressorts de faiseurs de système, car îl y a bien longtemps que nous les voyons en usage sans entrevoir les développcmens dont ils sont susceptibles. Observons à ce sujet q«e lesgooverDemens étant sons la griffe du commerce, ils devraient tenter que^ue moyen de réàstaocei le plus naturel est de s'en emparer par conçu rreo ce.
Arcbimède disait\- qu'on me donne un point (f appui d. jesouïèptrai ïiaàeers : Il en est de même dans cette af- &îre; ayez un pcnnt d'appw et vous opérerez contre lecommerce qui ne pourra pas tenir un instant, parce qu'il n'a ni unité d'action, ni concours de l'opinion qui
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déteste ses fourberies. Lepoiot d'appui pour le gourernuneiit se composera des fermes fiscales ou fermes d'asile dans les campagnes, et'des maîirises réduites dans les villes où on les subordonnera par la solidarité et les cautionnemens croîssans.
J'indiquerai plus loin Te mode d'enrahissanent du commerce : observons ici qa'ii y va de l'hoonear des gouvememens; ils sont sous la férule, sous le couteau des agioteurs ; une manœuvre d'agiotage, une famine &ctice renversa Bonaparte, ea faisant avorter la campagne de Russie, par un délai qui donna des soupçons aux Turcs, et les détermina à si^ier la paix. Les agioteurs auraient contrecarré de même tout autre souverain.
D'autre pari les monarques pressés par les dettes et par l'imminence de banqueroute, doivent aviser à grossir leur revenu. On ne peut prendre que sur le commerce qui accumule tant de mïllipns , tout en plaignant sa misère. La partie lucrative du commerce est l'usure : on remarquait en 1800, que les Juifs, dans les 4 départemens Cis-Rbénans, { Mayence, Trêves, Cologne, Coblence, ) avaient envahi en dix ans, par l'usure, un quart des propriétés. Il^faut que le gouvernement s'empare de celte branche et des aigres , par entremise des fermes fiscales. Il acquerra bientâl un tiers des propriétés, tout en ménageant les emprunteurs. Il aura donc en France, un domaine de deux milliards de rente, dont un pour les actionnaires et agens, et un pour lui , indépendanmient des impôts courants; il aura de plus une influence par 80,000 fonctionnaires, à sa nomination dans les fermes fiscales; il perdra à la vérité quelques produits en patentes et autres genres; .mais cette réduction sera plus que compensée par l'accroissement de l'agriculture, et par le retour de 5oo,ooo agens mercantiles au travail productif. (Je ne parle îcî que de la France.) Voilà des opérations grandioses, à substituer aux pauvretés qu'on nomme pians de^finance, donton peut din beati paaperes spiritu, puisque les pauvres d'esprit, les gens dénués d'esprit in-
-, Goot^le
iNDCSTRiEL. VII.* S. 5l I
Tcniif, gagnent des renomoiées et des sinécares i ces pitoyables conceptions nommées plans de finance, livrant l'état aux usuriers , au lieu de lifrer l'usure à l'étal,
CH. L. Construdion partielle deS.' période, Garantisme.
Obligé de franchir les détails , je transporterai le \tcr tewàVépotiatoàles/erims^caleSi/ermes dasiU, auraient pris consistance , et commenceraient à opérer grandement sous la direction du ministre de l'intermédiaire ; à l'époque où elles approcheraient de leur but qui est de rendre le peuple heureux , fier d'èire admis à la ferme, aussi fier de cette nonvette condition , qu'il est confus aujourd'hui de son sort philosophique, de sa chaumière sans pîiin , de ses légions d'enfans à qui il est obligé de donner le fouet quand ils demandent du pain. Qu'en coùlerait-il à la ferme d'asile poar opérer cette métamorphose? presque rien ; quelques améliorations faciles, comme les salles d'éducation des petits enfans , sect. m, les tentes, ou dais mobiles fournis aux groupes de jardiniers , les avances en uniformes de travail bien remboursées sur le produit. Ces bagatelles, jointes à l'arantage denburrilure saine et copieuse, et de vie insouciante, suffiraient pour amener toute la classe gênée à détester ses petits ménages'moiauz , demander l'admisuonàlaferme, en lui vendant leurs lambeaux de champs.
Dès leur début , ces fermes extïi^raient l'indigence dans les campagnes; aucun mendiant n'obtiendraitd'aumânes; chacun lui répondrait « allez à la ferme d'asile » où tout indigent trouve bonne nourriture et travail » variée option.* Quant aux ïnfirnies, la fermes'enchai^ gérait moyennant quelques centimes additionnels fournis par le canton d'oiviron 2 à 3ooo habitans.
n ne resterait aucun risque de disette; la ferme aurait des approvisionnemens en silos, en greniers: aucun gouvernement ne redouterait les famines, la restauration des dîmatores et des forêts serait assurée, en ce que la
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coDSOmmalÎMi de bou serait trè»-dimmnée et le vot de bois en même proportion ; quelques poêles rempl»»raient les fem de 5o et de loo paurres &niîl)es prodigues du bois qu'elles volent dans les communaux, ht toI éunt l'occupation des paysans pauvres, des petits ménages si cbers à la morale-
On aurait dans tout canton une grande affluence de TotaiHes et bestiaux, de bons lëgnmesct bons &uits, par le jardin de la ferme d'asile : pour l'agrémeot de scsobvrien, elle s'adonnerait au soin des jardins et élables, de préférence aux travaux de grande [culture. Enfin on ferrait naître en petit la plupart des iHcna que j'ai décrits dans l'abrégé de l'association.
Le plus remarquable des avantages serait la cbute dn commerce. Toutes les fermes d'asile se concerteraieot, par entremise du ministre et des préfets, pour se passer des négociants, faire leurs achats, et ventes directemeol lesunes chez les antres: elles auraient abondance de deirées en vente, car elles tiendraient entrepôt pour la petits cultivateurs ou propriétaires, qui n'ayant ni bons greniers ni bonnes caves, nî valets nombreux, dépose* raient volontiers il la ferme, sauf modique rélribnlion pour les frais de manutention et vente. D'ailleurs le propriétaire en versant i l'entrepôt , recevrait des avances à un prix modique, et serait dispensé par là des veniez pr^atnrées qui avilissent tes denrées.
Dès lors tous les amis du commerce, les légions de marebands se trouveraient dénuéi, comme des files d'araignées qui périssent dans leur toile, faute de moucherons, quand une fermeture exacte en interdit l'entrée. Cette chute de marchands serait effet de lière concurrenct, car on ne les emp^berait pas de trafiquer; mais personne n'anrait confiance en eux, parce que les fermes d'aâlc et leurs agences provinciales dont je ne peux pas âicnn icitorganisaûon^ présenteraient des garanties suffisantes de vérité. Les vertueux amans du commerce u'auraieni d'auh-e ressource que de sonner la retraite, en déplorant
le bon t^mps du mensonge , les beaux jcmrs de l'anarchie pbiloflophîqile ou liberté mercantile sans concurrence; ( car la linace inercanlile n a aucune coDcurrence, il n'existe de hilte qu'en fourberie- Ce sont toujours \ts plus fourbes qui rcuasissent te mieux. )
La retraite des marchands amènerait la formation de l'entrepât trinaire ou triple agence opérant sous 1a^ direction da ministre. La concurrenœ est pleinement ëtaUîe à 3 compétiteurs : chacun des 3 entrepôts aurait set agences dans les diverses villes et dans les grands marchés, d'où elles correspondraient avec les fermes fiscales , dont chacune serait libre de consigner soit à tel des 3 entrepôts , soit à chacun des 3 selon son choix.
Les capitaux disponibles se trouveraient tous entre les mains des fermes fiscales, car on n'en aurait plus le placement chez les accapareurs , banquiers et marchands qui n'existeraioit plus. Les capitalistes n'atvaient d'emploi qu'en terres, fàhriqucs, entreprises judicieuses. Les 3 entrepôts n'auraient besoin d'antre capital que de la petite somme nécessaire aux frais de manutention.
Toutes les fabriques, ou du moins la très-majeure partie, abandonneraient les villes pour se disséminer dans les fermes fiscales où l'ouvrier pouvant varier ses travaux, alterner entre les jardins , les élables, les fabriqua, etc. , jouirait d'une exigence aussi douce qu'elle est pénible dans les greniers des villes , où il fait du matin au soir pendant 365 jours, le même ouvrage, au grand préjudice de sa santé.
Je ne parle pas de sa nourriture et du bien être du peuple dans les fermes d'asile ; on a vu dans le cours de cet abrégé , combien les grands ëtablissemens, sont favorables à la bonne tenue du peuple , pourvu qu'on ne les organise pas à la manière phikut^^que , sous la direction de pnÉoidus éamomes dont personne ne pieut inspecter les comptes ni les tours de bâton. La comptabilité des fermes fiscales serait visible à tout porteur d'un cer^ tain nombre d'actions , À tout représentant des porteurs.
N.«j-,Goot^le
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Redisons que la classe pauvre se bâteAit de se défaire de ses lambeaux de telles, pour acheter \]ea coupons d'actionsà laferine,s'yenrôler,y mener une vie joyeuse, et abandonner son méiuee moral et sans pain. U ne resterait d'ezploilatïons séparées que celles des propriétaires ou fermiers aisés, qui paieraient cher les domestiques mieux disposés pour la ferme que pour eux. Elle joindrait à ces parcelles de terrain , beaucoup de domaines acquis des emprunteurs obérés. £11e posséderait bien vite le tiers du territoire et des éiablissemens industriels, dontle produitestimé six milliards enFrance, dimnerait un revenu de 2 milliards , élevé à 3 ; un au fisc , et deux aux actionnaires et coopérateurs .
Observons que la ferme serait lucrative en raison du charme qu'elle procurerait aux classes inférieures. A l'instar des phalanges d'harmonie . on donnerait au peuple une ^/^ réelle mx jours de festivité, repas plus délicats, danses , jeux, etc. : au lieu des tortures et pénitences auxquelles on l'assujélit dans nos dépôts de mendicité : un pauvre y coûte sS sous par jour à l'Etat, ( Voyez les comptes détaillés sur le dépôt de mendicité de Clermont en Auvergne, établi sous le règne de Bonaparte; } il en rendrait au contraire 25 dans les fermes d'asile : on le stimulerait par les chances d'avancement en grade, esprit de propriété inhérent aux coupons d'action, insouciance de l'éducation dont se chargerait la ferme; elle se rapprocherait du régime sériaire et de l' attraction industrielle, dès que les enfans seraient assez nombreux pour former les tribus et les chœurs , au moins trois tribus au lieu de cinq.
Je n'aborderai pas ici les détails relatifs à la garantie de vérité qui régnerait dans les fermes d'asile, et d'où résulterait l'envahissement du commerce en gros et eu détail. Ce tyran des rois et des peuples n'est qu'un colosse auxpiedsd'argile.qui tomberasans. coup-férir quand on saura l'attaquer par voie indirecte. Si l'on heurte le serpent de front , l'on aen atteint de sa morsure ; il faut le
INDVSTBlEL. VIL* S. Si£
saisir par la quene, lui 6ler son point d'appui : c'est ce qu'ont ignoré le mînislère autrichien, 475, et tous ceux qui comme lui ont essayé la répression des menées mercantiles; tous ont commis double faute, laisser au commerce son point dappai^ et n'en donner aucun au gouvernement. Quand un siècle opère si gauchement , fàut-il s'étonner qu'il eu vienne à dire avec Bonaparte, on ne tonruat rien au commerce! dites plutôt que vous ne connaissez rien i la politique sociale.
Au moins derait-on apercevoir dans re (ïo)oftsc nommé commerce qui menace de tout envahir, les propriétés odieuses de fourberie el d'obscurantisme ! Si nos moralistes cherchaient sincèrement la vérité, ils auraient bien vu qu'elle n'est pas dans le commerce, vraie patrie de l'obscurantisme; car tout jeune homme qui laisse entrevoir du goût pour les sciences et les arts, est réprouvé dans les comptoirs des négocïans et n'y obtiendra pas d'avancement. Le bon sens ne conseiltait-î) pas de suspecter ce vampire d'obscurantisme et de fourberie, qui peu à peu s'empare de toutes les richesses ; n'é(ail-il pas évident qu'à défaut de connaître un procédé pour rivaliser le commerce , on aurait déjà essuyé moins de lésions sous un monopole général et préservatif? Comment l'administration et la philosophie qui ont reconnu les dangers de la fourberie dans diverses professions, telles que médecine et pharmacie, jugent-elles bon delà favoriser dans le commerce , et d'y encourager une puliulation d'agens élevée au vingtuple du nécessaire? D'où vient tant d'impéritie chez les modernes, sinon de leur obstination à se confier aux sciences politiques et momies dont la lactique est d'encenser tous les vices dominans, pour se dispenser d'en chercher le remède?
On a vu, dans ces 2chap.,la marche que suivrait l'industrie dans le cas de progrès réel et antérieur à la découverte des Séries passionnées : j'aurais pu distinguer dans cette marche bien desdegrés dont le plus bas forme la 4*'' phase de civilisation , et le plus élevé est la 2.*
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phase de garantisme, 6>' période sociale et iniiialire de
bonheur dont nous allons parler.
Tirons de ce chajMtre une Conclusion sur le savoirfaire de nos écrÎTains politiques : ils veulent , disent-ils, pondérer Us pouvoirs, équilibra le mécanisme social, et ils confient la direction du mouvemoit industriel à une caste mercantile qui , par le libre eiercice de la foui4>erie , envahit toutes les nchesses , maîtrise tous les ressorts de la circulation , et paralyse les gouvememeus m&Dcs. r^os économistes n'opposent à ces cosaques industriels, aucun contrepoids, aucune corporation opérant par la vérité. Dès lors le mensonge doit triompher sans obstacle; aussi l'arbre de fausseté ^andit~il à vue d'œil ; la banque, l'agiotage et le commerce accumulent de plus en plus les trésors, tandis que la pauvre agriculture végète sans moyens de fortune. Voila l'ceuvre de ces philosophes modernes dont les écrits ne retentissent que de baiance, conirepoids,garaniU, équiUbre, et amour de l'augusU vérité. N'est-ce pas le ras de dire , avec Beaumarchais , <jue les gens d'esprit sont bétes : on bien que Us badauds sont bâes de se confier aux beaux esprits, et que les gouvememens sont aveugles de ne pas voir qu'ils manquent don point dappuipour résister au commerce^
CH. LL Construction intégrale de la 6.*période.
J'envisage ici l'ensemble du r^me des garanties : le sens commun nous en indique d'abord deux, savoir: celle de travail, subsistance et bien-être pour la classe pauvre, et celle de vérité en relations sociales pour les classes moyenne et riche.
La philosophie ne veut entendre à aucune de ces garantie$;elle consacre la pleine licence des marcliands, qui font régner la fourberie universelle en relations d'achiilset veutes, puis elle oi^uise une législation qui expose tout propriétaire sans défense où sans astuce, À être spolié par les gens d'affaires , gens de jostice , etc.
INDUSTRIEL. ' 5l7
VoiU pour la classe ais^; quant aux paarres, la philosophie leur donne pour toute ressource, les dépôts de mendicité, séjours de supplice, et les bagou industriels nommés grandes fabriques; deux sortes de prisons où le panrre fait son enfer dès ce monde.
J'ai démoDiré qu'il n'eût pas été difficile d'imaginer les deux méthodes qui créeront une garantie de sûreté et vérité pour le riche, en affaires d'intérêt, une de bienêtre pour le pauTre qui n'a en civilisation d'autre garantie que celle d'être fusillé, décimé, s'il vient en ■nasse demander du travùl et du pain qu'on refuse aux individos; ou s'il ose demander un adoucissement aux . corvées et tortures qu'on lui inflige pour prix d'une chétive subsistance; puis d'être décoré du beau nom d'hom* me libre, lorsqu'on l'envoie, la chaîne au cou, mourir pour une charte octroyée. Telles sont les garanties que la philosophie a su imaginer pour le peuple dont elle se dît l'amie : quel génie en amitié !
Les garanties, encadre général, doivent s'appliquer aux douze passions , assurer du plus au moins Je libre exercice de chacune. Il suffît que la garantie s'étende aux neuf dites sensuelles et affectueuses; elle s'étendra par suite aux 3 autres nommées mécanisantes.
£n relations industrielles on avait dans le STstème monétaire, un beau fanal de garantie qu'il eûtfàlln étendre au commerce entier. Tel serait l'effet de lentrepél trinaire Concurrent. Ce serait une régie à double contrepoids formé par la liberté de ventes particulières, et par Ven~ tremise d'actionnaires surveillans. Les fermes fiscales ou fermes d'asile rentrent dans ce mécanisme.
I^es garanties doivent s'étendre aux plaisirs des sens romme aux antres passions; or la philosophie, sous prétexte de liberté individuelle, frustre de bien-être sensuel tout le corps social. Examinons les lésions des sens.
i." Le tact : une de ses branches les plus précieuses e*t le contact de l'air; un air insalubre donne la mort, et pourtant les philosophes consacrent la liberté^ de coor
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siruciions insalubres qui, dans œrtaiiu quartiers deParis, font périr les sept haîlièmes des peiiis enfans dès leur première année. Un «TStème de garanties en tact défendrait ces constructions meurtrières, il mettrait en vigueur un code architectural pourroyant à la salubrité et à Tembellissement , et astreignant à ce6 deux fins l'intérieur comme l'extérieur des édifices. Voyex I. 565, un aperçu de ce code auquel on n'a jamais songé.
2-° La vue : elle est de toute part blessée par celle licence de constructions. L'on voit quantité de vandales travailler à plaisir pour l'enlaidissement , construire tel mur qui ne leur donne d'autre profit que de masquer une demi douzaine de voisins; c'est le bonheur suprême pour les petil5 esprits; ils aiment à enlaidir le quartier, les alentours , et molesler les voisins potu* jouir du beau nom d'homme libre. La philosophie applaudit à ce vandalisme qu'elle nomme liberté, et qui n'est que désordre comme toutes les libertés individuelles sans contrepoids, sans subordination aux douze garanties- On croit faire preuve de sagesse en méprisant les garanties de ^'agrea- Ue, comme celle des constructions harmoniques I, 565; l'esprit humain a commis dans cette affaire un Hlcheux mécompte, car en négligeant les constructions harmoniques, branche de garantie visuelle, il a manqué l'invenlioD des approximations sociétaires, où l'aurait conduit ce genre de constructions.
3." L'ouïe : la'nationfrançaiseremp1îedeprélentions,a l'oreille faussée comme l'esprit ; une seule ville fait exception : le peuple ou du moins partie du peuple de Toulouse, a l'oreille juste et va sur le théâtrechanterdans les chœurs. Ce qui a été possible à Toulouse ne l'était-il pas dans toute la France? pourquoi donc laisse-t-on passer des siècles sans songer à régénérer lesoreilles? La morale répond que cela est inutile, qu'un vrai républicain ne doit s'occuper qu'à planter des raves : c'est avec ce sot principe qu'elle a faussé le jugement des nations civiliçées. Dans l'ordre garantiste , il faut que l'utile et l'agrta-
INOUSTRIXI.. VII.* S. 5l9
Me marchent tUJront, Si on manque les {^rantîes de l'agréable, on manque par coutre-roup celles del'utile, et de là vient que les civilisés sont privés des unes et des antres, lis ont si peu d'idées justes sur ce point , qu'ils autorisent dans Paris, sous prétexte de liberté, 3 i 4'^'<^ empoisonneurs publics nommés marchands de vin , vrais marchands de poisons déguisés qui minent la santé du peuple; c'est absence de garantie sur le sens du goût.
Tout absorbés dans les visions de charte et de sy stème représentatif, les modernes sont frappés de cataracte sur tout ce qui touche aux vraies libertés, aux garanties solidaires. Je n'ai examiné ici que les matériel les, parce qu'on les croît indignes d'attention ; si je passais aux spirituelles, à celles d'ambition, d'amour, d'amitié, de paternité, je pourrais analyser dans notre politique plus d'aveuglement encore qu elle n'en a sur le matériel: son travers en tontes branches' de garantie est de vouloir opérer sur l'utile sans y joindre l'agréable, croire qu'on peut scinder le système de la nature, en admettre telles branches et repousser telles autres; établir des garanties pour les droits des^larouches républicains, sans en établir pour les classes moins farouches.
Si je donnais une théorie détaillée du mécanisme des garanties sociales, on y verrait tontes les passionsmarcber de front, et l'agréable toujours allié à l'utile '. Comment des hommes qui ne veulent pas reconnaître ces règles, primordiales du mouvement, osent-ils nous dire qu'ils étudient la nature , qu'ils sont amis de là nature ? voyez la belle nature sociale qu'ils ont élablie sur ce globe! Quatre sociétés, civilisée, barbare , patriarcale et sauvage, qu'on croirait l'ouvrage des esprits infernaux ? Si on
' Id derraît se trouver un chapitre sur la construction de la ^.'période, soa&m'iâHE on association ràn/i/s. J'ai cru dcToir le déucher et le placer 45 1, sou» le nom de fomdatioms appeoi^ HATIVES, parce qu'il tient à la théorie directe, plu» qu'i la coNTftS-VHEuvE formée des seclioii» VI et Vil.
5lO KODVEAU HOKDB
donnait aux Jérnons notre globe àgouvemer, yoarFaieolils y organiser un ordreplus odieux que ces 4 société», réceptacles de toutes les infamies?
CH. LU. Consintciion d£S l^ périodes ù^rm-civiUsies.
L'ANALTte de ces périodes nommées B&JUtAJtix, PATRUBCAT, SAUVAGERIE, et PHIMITIVE , est un de» nombreux si^ets dont la science n'a jamais daigné s'occaper : elle est Irès-aclive à cbercber de vieilles pierres €L vieilles inscriptions remontant au déluge, ardente à tout travail inutile, sans vouloir toucber aux branches utiles de l'Arcbéologie, aux recbercbes sur le mécanisme de la société primitive. Il en reste par tout le ^obe des traditions confuses, sous le nom de paradis terrestre on Eden , qui était un mécanisme de Séries passionnées informes, ébaucbées; elle ne purent pas se soutenir au delà de Bcxians. Il serait assez curieux d' apprendre par quds moyens l'instinct, aidé de quelques circonstances, put enseigner aux premiers hommes ce beau mécanisme dont nos sciences , avec tontes leurs subtilités , ne peuvent retrouver aucune trace. Les tableaux de cette société primitive et antérieure an petit déluge , ( LIV, ) pourraient fournir quelques chapitres fort intéressans.
Il existait alors abondance de fruits, de ^bier et de poissons, de troupeaux d'une grande beauté, et de plus liberté d'amours et rareté de population : il fallut une combinaison de ces moyens, dans des climats fort tempérés et exemjpts de bêtes féroces , pour que l'instinct pût s'élever au mécanisme des séries passionnées , qui dut déchoir au bout de deux siècles , par l'accroissement de population , et l'approche des bêles féroces qui avaient été créées sous l'équateur , loin des peuplades blanches de la zdne tempérée bien plus fertile alors qn elle ne l'est aujourd'hui.
On a con^mis l'erreur de croire que la nature primitive était l'ordre sauvage , il n'en est rien : les végétaux et et animatu qui entouraient les premiers hommes étaient
I^DUSTniKL. VI.* S. 5ci
J'eipèce pins parfaile que ne sont aujourd'hui ceux de nos plus riches métaâries. L'anrochs et le moafQon sont des dégéoératîons , et non pas des espècu primitives: il en est de même de l'homme sauvage ; il est fort an de»aODS de rbomme primitif dont la taille commune était de 73 1/3 ponces de Paris ; die remontera au delà de c* degré, et quoique tombée aujourd'hui à 63 pouces, elle s'élèrera en harmonie , d'un septième en sus de la statare primitiTe;ellehaussera de 73 1/2 à84 pouces ou sept pieds deParis. Ce sera, au bout de douze générations, la taillemoyennedes hommes d'harmonie. Quant à la race actuelle, sa taillcest an dessous de l'extrême dégéoération; l'on en peut juger par un parallèle avec quelques races mieox conservées , comme les Albanais et Montën^;rîns qui, envoyant la troupe française, ne pouvaient pas concevoir qoedes hommes à petits eussent fait de si grandes conquêtes.
Il faudrait, non pas un chapitre, mais une notice de 4 chap : pour faire connaître en abrégé les 4 socîélés antérieores à la nôtre : qu'on en juge par un aperçu de la barbarie, très -digne d'analyse par sa contiguïté en échelle avec nous.
En régime barbare, le caractère de pivot général , ce-lai qui forme contraste avec la civilisaiion , c'est le simplisme daetion ; l'action est tonjours composée en mouvement civilisé.
On peut élablir le parallèle sur un petit nombre de caractères barbares, hnitseulemenl: