PREMIÈRE PARTIE. KOTICE II
aux questioos de liberté et de commerce , à an exposé sommaire sur les voies du bien^t sur Tanalyse du mai.
Si je m'étendais davantage en détails et en preuves, oe serait sortir du cadre des aperçus pour entrer dans eelui des abrégés. 11 faut suivre un plan tel qu*on se Test tracé : quand nous en serons aux abrégés, je donnerai tout ce que pourra comporter un abrégé. Par exemple , aux Interliminaires, l'on trouvera un coup d'œil sur Tessence et le mécanisme des 36 caractères du commerce mensonger, dont je me borne ici à donner le tableau, sans m'arrèter aux dé6nitions ni aux relations.
Quel est le but spécial des aperçus dont se compo«sent les Prolégomènes ? C'est de prouver qu'on a tort de reprocher à la nature ses rigueurs, ses mystères, ses voiles d'airain ; tort de l'accuser sur ce que les découvertes précieuses ont été accordées plus souvent aux jeux du hasard qu'aux spéculations du génie. Si le génie civilisé ne veut pas se livrer à l'étude méthodique des lois de la nature, elle ne lut en doit pas la révélation; de même qu'elle ne doit pas de moissons au cultivateur qui ne veut pas semer.
. Ce refus de seniailles scientifiques est précisément le tortdç nos beaux esprits : ils ne manquent pas de moyens, mais ils ne veulent pas mettre la main à l'œuvre i on a pu le voir dans ces deux derniers chapitres.,, où j'ai signalé leurs négligences les plus oboqiimntes,. entre autres l'omission d'analyser
les Procédés d'échange (218), les Caractères ilaCommerce (219), les Caractères de Civilisation (207).
Cette dernière omission est surtout inexcusable : après tant de théories sur la Civilisation, n'en avoir pas même^
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donne l'analyse élémentaire , pas le moindre classement des phases et des caractères ! Gomment avancerait-on dans la carrière sociale, quand on ne sait pas encore s'orienter, déterminer le point où on se trouye^ constater que la Civilisation est en déclin, puisque déjà tombée en 5«. , elle court en 4*. phase ?
Au lieu de spéculer sur les théories d'ensemble, on ne s'occupe qu'à prôner (311) les yices que chaque phase met en crédit , vanter successivement les folies de la Civilisation, sans en chercher le remède. Nul gouvernement, nulle corporation n'adresse aux pubticistes la moindre homélie sur cette insouciance , qu'on devait stimuler au besoin par la contrainte : les savants la recommandent comme levier de progrés social , car ils conseillent de violenter les Sauvages pour leur faire adopter l'industrie. N'aurait-on pas dû employer la même voie à l'égard des Sophistes, compelle intrare; les déterminer de gré ou de force à s'occuper de cette foule de questions intactes et d'analyses négligées , dont on trouve à chaque pas des tableaux dans cet ouvrage, tableaux dont le moindre pourrait être le sujet d'un volumineux traité?
L'objet spécial des prolégomènes est d'amener le lecteur à reconnaître cette négligence , ou pluti^t cette mauvaise volonté des Sophistes : il aura fait un grand pas vers les lumières , s'il parvient à se convaincre qu'on Ta trompé , et qu'au lieu de travailler à lui expliquer les lois de la nature et de la destinée , on ne s'est occupé qu'à entraver cette étude , qu'à embrouiller les questions les plus faciles à traiter, comme ceHes de la liberté et do commerce.
J'ai démontré sur ces deux sujets , que pour s'épargner des recherches , des analyses , etc*, on a tout envisagé en