‹ Œuvres complètes de Ch. FourierChapitre 75 sur 115 · PREMIÈRE PA&TIB. NOTICE II · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PA&TIB. NOTICE II

mode simple , tout à coDtre-sens de la destinée sociale qm est composée : iaat-il s'étonner qu'en opérant de la sorte on ne soit arrrré à aacnne des issues de GiTilisatîon ?

Les gourernements qui ayaient le plus besoin de lumières sur ce point , n'ont rien fait pour en obtenir. Bonaparte , qu'on peut citer sans indiscrétion » puisqu'il n'est plus , youittt tenter une opération uitrà«civilisée, la répression du monopole maritime insulaire. Il ne provoqua pas la moindre invention contre ce monopole ; et comme il était lui-même tout aheurté au aimplùme, il n'imagina contre l'Angleterre que des attaques d'ordre simple , qui le conduisirent à sa perte : il (ut renversé par un agioteur.

L'Europe croit en avoir eu l'honneur ; c'est à tort : il est certain que l'Europe aurait échoué et serait encore asservie aujourd'hui, si un agioteur de Paris n'eàt donné à Bonaparte un croc-en-jambe , par une famine factice » qui fit avorter la campagne de Russie , en la difiérant de SK semaines. Commencée à temps, au 15 mai, comme celle de Tilsitt , elle aurait eu plein succès. Bonaparte , si menaçant avec les rois, osa & peine se plaindre de cet agioteur. Il révérait tant les marchands qu'il méritait bien de tomber dans leurs embûches.

D'autre part , il brûlait d'une secrète envie de s'ern-» parer du commerce. L'envahissement des tabacs l'avait alléché, et il ne songeait qu'é happer pièce à pièce les autres branches, dans des temps plus favorables. Déjà il tenait à moitié , par voie indirecte , le négoce des denrées coloniales. Il avait conçu par hasard un plan très-sage dont il n'entrevit pas les résultats : il méditait de s'emparer du transport intérieur , dit roulage : on en badinait dans les comptoirs , en disant , ï Empereur veut se faire

SSO PROLÉGOMÈNES.

Ratdter ! Je répoodais que ce serait l'opération la plus jadieiease de sod règne ; car le premier pas à faire pour métamorphoser le commerce mensonger en yéridique , c'est d'occuper les deux extrêmes ou transitions de mécanisme':

Le Roulage, transition matérielle; Le Courtage» transition politique.

Ces deux points Une fois enyahis , le commerce est blo* que, et on peut, en trois ans d'opérations sur la maîtrise proportionnelle (transit, ascend. simp. 219), le forcer à capituler sans aucune yiolence , et sans autre monopole que. celui des deux transitions mécaniques, dont personne n'a songé à s'emparer.

Pourquoi tant de brillantes opérations comme celle-ci, qui conduisait droit en garantisme, sont-elles restées iporées ? C'est que les souverains n^'-ont jamais proposé d'inventions 57. Je viens de citer celui qui en avait le plus pressant besoin ; il n'en a demandé aucune en poli-* tique sociale. Or, si le génie inventif n'est pas stimulé ei protégé , le génie sophistique domine , et le monde social demeure stationnaire.

Tel est le tort de l'âge moderne , à qui les sophistes persuadent qu'il ne reste rien à découvrir, et qu'on a épuisé la carrière des perfectibilùéa perfectibles. Pour désabuser le siècle , il faut lui prouver qu'on ne s'est pas même élevé aux notions primordiales, aui& analyses préparatoires. Lorsque ces preuves seront multipliées , les modernes commenceront à entrevoir leur duperie , à reconnaître qu'il peut rester beaucoup de découvertes à faire , puisqu'on a négligé une foule de sciences vierges ; que dans les plus rebattues , comme la liberté et le commerce», on n'a pas même procédé aux analjrses èlèmen-

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