‹ Œuvres complètes de Ch. FourierChapitre 80 sur 115 · PREMIÈRE PARTIE. NOTICE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. NOTICE

civilisé et barbare fait intenrenir pour le maintien de Tindustrie, toujours répugnante hors des séries passionnelles.

6<>. Récompense, collective des globes dociles » par le charme du régime attrayant ; et punition collective des globes rebelles sans emploi de la violence , par le seul aiguillon du désir ou martyre d'attraction , qui est châtiment n^jiah/ pour les globes rebelles et obstinés à vivre sous les lois des hommes.

70. Ralliement de la raison avec la nature; c'est-àdire garantie d'avènement aux richesses et aux plaisirs qui sont vœu de la nature , par la pratique de la justice , de la vérité » qui sont vœu de la saine raison , et ne peuvent régner que par l'Association et l'industrie attrayante. X j^ Unité interne ou paix de l'homme avec luimême, et fin de l'état de guerre interne qu'organise l'état civilisé, en mettant dans chacun la passion ou attraction aux prises avec la sagesse et la loi , sans qu'il soit possible de satisfaire ni l'une ni l'autre, en sacrifiant l'une à l'autre (i).

X Y Unité externe en relations de l'homme avec Dieu et l'Univers. Le monde ou Univers ne communiquant avec Dieu que par entremise de l'Attraction , toute créature , depuis les astres jusqu'aux insectes , n'arrivant à l'harmonie qu'en suivant les impulsions de l'Attraction , il y aurait duplicité de système si l'homme devait suivre

(i) En suiyant ^ la lettre quelqu'un de nos systèmes de sagesse, par exemple, le mépris des richesses, on est sûr de nWriver qu'^ la folie et d'être liti-ë d'insensé. D'autre part, en suivant aveuglément l'Attraction, un civilisé n'arrive de même qu'aux disgrâces ; de sorte qu'il ne peoc suivre aveuglément ni la sagesse, ni l'Attraction : c'est une des mille duplicités du mécanisme civilisé.

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âl2 proljSgoiiènes.

d*aulre voie que rÂttraction pour arriver aux fins de Dieu, àTharmonie et à l'unité.

Tel est le canevas sur lequel j'établirai l'excellence de rAttraction en mécanique sociétaire, et l'incompétence de la législation humaine : elle donne tous les résultats opposés à ceux du tableau précédent; plus, la duplicité d'action ou absence de l'esprit de Dieu, dont la propriété essentielle , en régie d'univers , est Tunité de système.

Jamais siècle n'a raisonné plus que le nôtre , d'unité de rUnivers ; c'est aujourd'hui le refrain de tous les sophistes. Avec le commerce et la liberté , ils ne manquent jamais d'accoler Tunité. Ils ont toujours une douzaine de mots en faveur, qu'on fait retentir à chaque page ; puis en examinant les résultats , on ue trouve pas l'ombre de ces perfectibilités promises.

Il régne dans leurs théories d'unité une furieuse lacune,: ils en ont exclu l'Homme; ils lui refusent toute destination unitaire : i^. celle d'un accord avec lui-même ou accord des passions et de la raison ; 2^. celle d'une société apte à réunir les civilisés, barbares et sauvages; 3^. l'accord avec Dieu et l'Univers, la faculté d'être dirigé par Dieu comme le sont les mondes et leurs créatur'CS , toutes guidées par Dieu, c'est-à-dire par TAttraction, seul agent révélateur et moteur choisi par Dieu pour interpréter ses lois sociales et les faire exécuter par appât des sept garanties.

Âpres avoir si honteusement méconnu la nature de l'homme, sa destination h toutes les unités, doivent-ils s'étonner si l'énigme est impénétrable pour cette philo,sophie que son patriarche même condamne en s'écriant ;.

lioDtrez rhomme à mes yeux ; honteux de m'ignorer , etc. »

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