Car je ne peux trouver parmi ces päles roses
10. C'est toi, Lady Macbeth, âme puissante au crime 13. Qui dors paisiblement dans une pose étrange
v. 14 Et tes appas taillés aux bouches des Titans |
pre
Malgré le dédain qu’il montre 1er pour Gavarni, il y a lieu de remarquer que Baudelaire, dans ses essais de critique d’art, l’a maintes fois louangé.
XIX. LA GÉANTE (20 avril 1857, Revue française; — xIx des deux premières éditions ; xx de Îa 3°), p. 35.
Pièce antérieure à 1843, selon Prarond (E.-J. Crépet, op. ait.).
Elle semble avoir contribué à Ia formation de la légende baudelaiïrienne. Ange-Bénigne (la comtesse de Molènes) écrivait dans le
Gaulois du 30 septembre 1886 : «Ses amours ont eu pour objet des
femmes phénomènes. IT passait de Ja naïne à Ia géante... Il avait perdu quelques géantes de Ia phtisie et deux naines de la gastrite.»
Le jour même de Ia publication de cette pièce, [a Revue anecdotique avait donné un articulet assez taquin mmtitulé : M, Charles Baudelaire à l'ombre de la jeune géante. On y lisait notamment : « Hameau est joli, mais que dire de ces soleils qui se croïent obligés d’être malsains pour rimer avec les seins de la jeune géante ? — Ces soleils sont de vrais Phébus en fait de galanterie.»
Le Figaro (30 avril 1857), par la plume de J. Habans, renché-
rissait. Après avoir cité quelques vers de cette poésie, son rédacteur
s’écriait : «Je jure mes grands dieux que je copie textuellement, je serais fort empêché d’ajouter un mo* de telles choses. »
XX. LE MASQUE (30 novembre 1859, Revue contém pére) — xx de la 2° édition, xx1 de la 3°), p. 36.
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Variantes (1859) :
v. 7. Et charmer les loisirs d’un Mécéne ou d’un prince. v. 12. Dont chaque trait nous dit avec un ton vainqueur : P.37,v.4 — Mais non! C'était un masque, un carton suborneur,
Cette pièce a été msprrée au poète par une statue de Christophe baptisée d’abord ‘Za Douleur, puis La Comédie Humaine, dont le plâtre avait été exposé au Salon de 186 et qui figure aujourd’hur au Jardm des Tuileries. Baudelaire a Pélletre décrit cette statue dans son Salon de 1859.
Il y a tout lieu de penser que, si [a dédicace au sculpteur n’a pas figuré dans la Revue contemporaine, c’est que Baudelaire craïgnit un refus du directeur, M. de Calonne. En effet, 1] avait dû imsister beaucoup, quelques mois auparavant, pour obtenir de lui que le nom du statuaire figurât au-dessus de sa Danse macabre (voir nos notes sous le titre de cette pièce, CVII).
XXI. HYMNE À LA BEAUTÉ (15 octobre 1860, L’ Artiste ; 1 XXI de [a 2° édition, xx1I1 de la 3°), p. “he
Variantes de 1860 :
v. 4 Et c’est pourquoi l’on peut te comparer au vin P. 39, v. 2. Semble un agonisant caressant son tombeau.
XXII, PARFUM EXOTIQUE (xx1 de [a 1° édition ; xx11 de Ia 2°; xxu1 de la 3 °) P- 40. |
Pièce imspirée par Jeanne Duval (voir notre Étude biographique), mais pleme aussi des souvenirs que le poète conservait de l’île Maurice, où 1l avait déjà eu pour amie, dit-on, une femme de couleur.
CH. Un. Hémisphère dans une eee (PETITS POËMES EN PROSE).
XXIIL. LA CHEVELURE (20 mat 1859, Revue française; — xxtI de Ia 2° édition ; xxIV de la 3°), p. 41.
Pièce inspirée très certainement par Jeanne Duval.
: Cf. Un Hémisphère dans une Chevelure (PETITS PGËMES EN RUE .
La publication de cette poésie fut saluée des lazzi d’Alphonse Duchesne dans le Figaro du 11 juin 1859. « Tout un monde vit dans les profondeurs de cette forêt aromatique... J'avoue que je n’aime pas à
rencontrer tant de monde dans les cheveux d’une femme...» Prenant prétexte des vers 29 et 30, il poussait même l'esprit jusqu’à donner la recette du «philocome Baudelaire».
XXIV. JE T'ADORE A L'ÉGAL DE LA VOÜTE NOCTURNE (xx11 de la 1°° édition ; XXIV de la 2° ; xxV de Îa 3°), p. 43.
Poésie inspirée par Jeanne Duval, semble-t1l, et composée vers 1843, selon Prarond (E.-J. Crépet, op. «it.). On sait que les fantaisies de Ia belle mulâtresse ne chômaïent pas et que son amant en souffrit cruellement.
M. Fernand Caussy, dans son intéressante Chronologie des leurs du Mal (L'Ermitage, 15 décembre 1906), a noté qu'icr se trouve transposé le Vas electionis de samt Jérôme.
XXV. TU METTRAIS L'UNIVERS ENTIER DANS TA RUELLE (\XIII de la 1°° édition ; xxXV de Ia 2° ; xxVI de la 3°), p. 44.
Variante (1857 et 1861) :
v. 6. Et des ifs flamboyants dans les fètes publiques,
Nous avons cru devoir rétablir ici le blanc qui, dans les deux premières éditions, séparait les huit premiers ‘vers des suivants. Pièce inspirée sans doute par Jeanne Duval (voir nos notes sous le titre de la pièce XXIV).
XXVI. SED NON SATIATA (xx1V de la 1°° édition ; XX VI de la 2°; xXVII de la 3°), p. 45.
Pièce inspirée par Jeanne Duval très certamement. C’est d’ailleurs l'avis de Cousin (cf. CHARLES BAUDELAIRE, Souvenirs, Correspondances, Pincebourde, 1872) et qui semble dater de 1843-1844.
Samte-Beuve, dans ses Cahiers, a rapproché le vers 11 de cette pièce du
Et memini numeros sustinuisse novem
d'Ovide.