V. 5. Quand je contemple, sous le gaz qui le colore
Cette pièce fut beaucoup retouchée dans le détail. Alphonse de Calonne, directeur de la Revue contemporaine, demandait des remaniements capitaux. Baudelaire s’y refusa. Témoin ce passage d’un billet encore inédit :
Hélas! vos critiques tombent justement sur des notes, des intentions, des traits que je considérais comme étant de mes meilleurs. Il me suffira de vous indiquer brièvement mes intentions... Le mot royale facilitera pour le lecteur l'intelligence de cette métaphore qui fait du souvenir une couronne de tours, comme celles qui inclinent le front des déesses de maturité, de fecondité, et de sagesse. L'amour {sens et esprit) est niaïs à 20 ans, et ïl est savant à 40. Tout cela, je vous l’affirme, a été très [lentement combiné.
CIX. JE N’AI PAS OUBLIÉ, VOISINE DE LA VILLE (LXX de la 1°° édition; XCIX de la 2°; CxxII de la 3°), p. 173.
Pièce antérieure à 1844 selon Prarond.
Baudelaire écrit à M"° Aupick :
. Vous n’avez donc pas remarqué qu'il y avait dans les FLEURS Du MAL deux pièces vous concernant, ou du moins allusionnels (sic) à des détails intimes de notre ancienne vie, de cette époque de veuvage qui m'a laissé de singuliers et si tristes souvenirs, — l’une : Je n'ai pas oublié, voisine de la ville (Neuilly), et l’autre qui suit : La servante au grand cœur dont vous étiez jalouse (Mariette)? J'ai laissé ces pièces sans titres et sans indications claires, parce que j'ai horreur de prostituer les choses intimes de famille. (LETTRES INÉDITES À SA MÈRE, Conard, 1918, p. 156.)
Variantes :
Ÿ.7 (Épr. 1857). Semblait, au fond du ciel, — en témoin curieux, v. 9 (Épr. 1857). Et versait doucement ses grands reflets de cierge (1% éd. 1857). Et versait largement ses grands reflets de cierge
CX. LA SERVANTE AU GRAND CŒUR DONT VOUS ÉTIEZ JALOUSE (zxIx de la 1° édition; c de la 2°; CXXIV de Ia 3°), p. 174.
Antérieure à 1844 selon Prarond. Voir les notes placées sous [a pièce précédente.
Variantes :
V2 UT) — Dort-lle son sommeil sous une humble pelouse ?
VS UOTE Nous aurions déja dû lui porter quelques fleurs.
v. 8 (1857-1861). À dormir, comme ils font, chaudement dans leurs [ draps,
Vis (1867). Et l'éternité fuir, sans qu'amis ni famille
v. 16 (1857). Calme, dans le fauteuil, elle venait s'asseoir,
Le poëte avait gardé un pieux souvenir à «la servante au grand cœur». On lit dans MON CŒUR MIS À NU : «Faire tous les matins ma prière à Dieu,... à mon père, à Mariette et à Poe comme intercesseurs.» — «PRIÈRE... Je vous recommande les âmes de mon père et de Mariette.»
CE. dans La Comédie de la Mort de Théophile Gautier (1838), La Vie dans la Mort, où l’on trouve, outre un sujet analogue, des passages qui témoignent que Bande se souvenait de cette pièce en écrivant la sienne; par exemple, rapprocher les vers 17 et 18 de ceux-c1 :
Et ne pouvoir venir, quelque nuit de décembre, Pendant qu’elle est au bal, se tapir dans sa chambre,
CXI. BRUMES ET PLUIES ( Lx de la 1° édition; C1 de [a 2°; Cxxv ES) DL Variantes (1857) :
V. 4 (Epr.). D'un linceul vaporeux et d’un vaste tombeau. (Ed.). D'un linceul vaporeux et d’un brumeux tombeau.
L'exemplaire d'épreuves donne encore pour Île vers 1: :
© fruits d'automne, hivers, printemps trempés de boue,
CXIL RÊVE PARISIEN (13 mai 1860, Revue contemporaine; — cu de Ja 2° édition; Cxxv1 de la 3°), p. 176.
Nous avons Une plus haut, à l’occasion de Ia piéce CVIII (LAS du M ensonge), un passage d’une lettre inédite où le poète proteste contre certaines observations d’Alphonse de Calonne. II faut croire que celui-ci
. À CC les avait étendues au Rêve parisien, car dans cette même lettre on trouve la justification suivante :
.. Le mouvement implique généralement le bruit, à ce point que Pytha-
gore attribuait une musique aux sphères en mouvement. Mais le rêve, qui sépare et décompose, crée [a nouveauté.
Cette «nouveauté» : le silence accompagnant le mouvement, se trouvait déjà chez Edgar Poe qui en avait tiré de grands effets dans Le Canard en ballon et Aventures d’un certain Hans Pfall, Mais 1 y a une autre nouveauté dans cette pièce : un paysage dont est banni le «végétal régulier». Et pour celle-là, peut-être doit-on en voir le germe dans un article d’'Hello : Du genre fantastique, paru dans la Revue française en novembre 1858, article que Baudelaire avait très certammement lu, parce qu'il y était assez longuement question d'Edgar Poe d’une part et que d’autre part 1l collaborait lui-même à ce périodique. Dans cet essai, Hello pose quelques principes qui ne pouvaient que rencontrer lassentiment du poëte des FLEURS DU MAL : Le monde est Ia figure visible des choses mvisibles. La poésie est la création de l’homme qui, continuant l’œuvre du Créateur, manifeste par des signes sensibles lidéal qu’il connaît et qu’il aime. — La poésie poursuit l'idéal à travers le réel. — La sensibilité nerveuse a sa source dans une intuition vive et délicate de l’invisible, etc.
Et 1l écrit : « Un travail intéressant, qui n’est pas encore fait, consisterait à rechercher les lois du symbolisme, chose merveilleuse et qui demanderait à être approfondie. Le poète qui explorera les forêts vierges de ce nouveau monde s’apercevra que, dans lPordre symbolique, la beauté est en raison mverse de la vie :
«Le naturaliste classe ainsi [a nature : règne anrmal d’abord, règne végétal ensuite, règne minéral enfin; il suit l’ordre de la vie.
«Le poète dira : règne minéral d’abord, règne végétal ensuite, règne animal enfin ; il suivra l’ordre de la beauté, etc.»
S'il n’y a pas eu imspiration, la rencontre du moins valait d’être signalée.
Cf. PETITS POËMES EN PROSE, Anywbere out of the world,
* alinéa, et, pour l'opposition de la 2° partie avec [a 1°*, Za Chambre double (ibid.).
Dépicace. Elle ne figure pas dans [a Revue contemporaine, On sait que Baudelaire fut le premier à voir un maitre en Constantin Guys et le salua, dès 1863, du beau titre de Peintre de la Vie moderne (voir L'ART ROMANTIQUE). — Parlant de cette pièce, le poète écrit humoristique-
ment à Poulet-Malassis, auquel 1l en envoie une copie autographe, qu’«elle n’a pas avec lui [ Guys ] d'autre rapport positif et matériel que ælui-ci : C’est que, comme le poète de Ia pièce, il se lève généralement à midi».
Variantes :
v. 1 (autogr., mars 1860). De ce fastueux paysage, v. 2 (autogr., mars 1860). Tel que mortel jamais n'en vit
(1860-1861). Tel que jamais mortel n’en vit, v. 3 (autogr., mars 1860). De pareil, ce matin, l’image,
Le poëte hésita beaucoup pour le texte définitif de ces vers 2 et 3. En face de la première leçon, on lit sur le manuscrit : (est-ce français ?) et, en marge :
Tel que jamais mortel ne vit Le pareil, ce matin, l'image …
Et-encore :
Comme Tel que De pareil.
jamais bomme n’en vit
«Et cependant 1l me semble qu’on peut dire : une chose telle que je n'en ai jamais vue, sans ajouter : de semblable. »
P. 176, v. 9 (autogr., 1860). Et, peintre ivre de mon génie, P. 177, v. 9 (autogr., 1860). Ou de colossales naïades,
Sur le même autographe, on lit, en face du vers 1, p. 178 :
Et tout, même la couleur noire,
cette note : «le noir étant le zéro de la couleur, cela peut-il se dire?» Dernier vers : sauf celui de 1868, tous les textes donnent :
Sur le triste monde engourdi.
CXIIL. LE CRÉPUSCULE DU MATIN (1° février 1852, La Semaine théâtrale; 1855, Fontainebleau [in-12, Hachette]; — LxvIIT de la 1° édition, CII de La 2°; CxXVII de Ia 3°), p. 179.
Voir nos notes sous Le Crépuscule du Soir (CV).
Selon Prarond, cette pièce était déjà «parfaite et arrêtée» avant la fin de 1843 : «elle doit se rapporter à un temps où, demeurant avec sa mére et son beau-père le général, 1l entendait en effet la trompette
matinale», (E.-J. Crépet, op. cit.)
M. Van Bever a donné un fac-similé autographe de cette pièce qui figure dans le manuscrit de 1852 appartenant à M. le D: Laffont (Douze POÈMES DE CHARLES BAUDELAIRE, Georges Crès, 1917).
Variantes :
P. 179, v. 12 (autogr. 1852). Des maisons, çà et [à, commençaient à fumer. | v. 17 (1855). C'était l'heure où parmi la faim et Ia Tésime
P. 180, v.1 (1852-1855). Un brouillard glacial baïgnait les édifices,
Dans le texte de 1852, il n’y a pas de blanc entre Îles vers 2 et 3. Dans celur de 1855, le vers 24 est isolé entre deux blancs. Dans les autres, il est rattaché aux vers antérieurs.
CXIV. L’ÂME pu Vin (juin 1850, Le Magasin des Familles; 1852, La République du Peuple, almanach démocratique; — xcut de fa 1° édition; CIV de Ia 2°; CxxVI de la 3°), p. 183.
Poésie antérieure à [a fin de 1843, dit Prarond, et, au cas où ce témoignage ne semblerait pas suffisant, à septembre 1844, date placée au bas de La Chanson du Vin, de Théodore de Banville (Les Stalactites) où on trouve, en épigraphe, sous la signature Baudelaire- Dufays, le premier vers de notre pièce.
Elle figure dans le Magasin des Familles comme tirée des LIMBES qui doivent paraître prochainement.
Titre (1850) : Le vin des honnêtes gens.
P. 183, v. 1. Chose curieuse! Les Stalactites donnent ce vers dans sa version définitive (1857) :
(1850-1852). Le soir âme du vin chante dans les bouteilles v. 2 (1857 Epr.). Homme, je pousserai vers toi, mon bien-aimé, (1857 Epr.). Homme, je pousserai vers toi, déshérité,
v.9 (1850). Car j'éprouve une joie extrême quand je tombe
v. 10 (1850). Dans le gosier d’un homme usé par les travaux (1852). Dans le gosier d’un homme épuisé de travaux
v. 11 (1850-1852). Et sa poitrine bonnéte est une chaude tombe
v. 13 (1852). Entends-tu résonner les refrains des dimanches
P.184,v.1 (1850-1852). J’allumerai les yeux de ta femme attendrie, v. 6 (1850-1852). Comme le grain fécond tombe dans le sillon, v. 7 (1850-1852). Et de notre union naîtra la poésie v. 8 (1850-1852). Qui montera vers Dieu comme un grand papillon
Dans La République du Peuple, une mauvaise vignette de Damourette, gravée par Coste, illustre le texte.
Cf., pour la 3° strophe, LES PARADIS ARTIFICIELS, Du Vin et du Haschisch, chap. 11 : «Il me semble parfois que J'entends dire au vin, etc.»; et, chap. 111 : «Rien n’égale Ia joie de homme qui boit, si ce n’est la Joie du vin d’être bu.»
CXV. LE VIN DES CHIFFONNIERS (XCIV de la 1°° édition; CV de la 2°; cxxiIx de Ia 3°), p. 185.
Prèce antérieure à 1844, selon Prarond qui Ia cite chez E.-J. Crépet, op. cit., sous le titre : Le Vin du Chiffonnier.
Le manuscrit de 1852 que M. Van Bever a reproduit en fac-similé autographe (Douze POÈMES DE CHARLES BAUDELAIRE, Crès, 1917) a apporté des leçons très différentes du texte définitif. Un billet du,poëte à Poulet-Malassis, non daté, mais sûrement de maï 1857,ne permettait d’ailleurs pas de douter que la pièce n’eût été très retouchée : «Aujourd’hui je vous envoie Le Vin des Chiffonniers y que J'ai recopié pour la commodité de vos ouvriers qui auraïent trouvé le placard vraiment trop surchargé. »
Variantes :
1711052): Souvent à la clarté sombre des réverbères (1857). Souvent à la clarté rouge d’un réverbère Ne 211(1852). Que le vent de la nuit tourmente dans leurs verres , (1857). Que le vent de la nuit tourmente dans son verre, v. 3 (1852). Au fond de ces quartiers sombres et tortueux V4 (852) Où grouillent par milliers des ménages frileux, VON 7 NUE 852). Et sans prendre souci des mouchards tenebreux (1857 Épr.). Et sans aucun souci des mouchards ténébreux Vs GAIIES SA) Épanchant tout son cœur dans l'air silencieux ve 15 (1852). Le dos bas, et meurtri sous le poids des débris, (1857). Le dos martyrisé sous de bideux débris, v. 16 (1852). Et des fumiers infects que rejette Paris, (1857). Trouble vomissement du fastueux Paris,
Dans lé manuscrit de M. Ie D’ Laffont, les 3° et 5° strophes n’existent pas. Ce manuscrit donne en outre’ pour les vers 18-32, c’està-dire 14-24 de son texte, une leçon très différente :
Commandant une armée et gagnant des batailles, Îls savent qu'ils rendront toujours leur peuple beureux Et suivent à cheval leurs destins glorieux.
C'est ainsi qu’à travers l'humanité frivole
Le vin moule de l’or comme un nouveau Pactole; Par le gosier de l’homme il chante ses exploits, Et par ses bienfaits règne ainsi que les bons Rois.
Pour apaiser le cœur et calmer la souffrance
De tous les innocents qui meurent en silence, Dieu leur avait déja donné le doux sommeil ; Il ajouta le vin, fils sacré du Soleil.
Avant-dernier vers, autre variante (1857) :
Dieu, saisi de remords, avait fait le sommeil;
C£ LES PARADIS ARTIFICIELS, Du Vin et du Hascbiscb, chap. 11 : «Voici un homme chargé de ramener les débris, etc.»
CXVI. Le Vin De L’AssAssiIN (1848, L'Écho des Marchands de Vin; — XCV de Ia 1°* édition; Cvi de [a 2°; Cxxx de la 3°), p. 187.
Pièce antérieure à [a fin de 1843 selon Prarond (E.-J. Crépet, op. cit. ).
Les bibliographies de La Fizelière et Decaux et du V*Spoelberch de Lovenjoul s'accordent à en mentionner la publication Fa L'Écho des Marchands de Vin, Maïs nous n’avons pu vérifier le fait, n’ayant pas été assez heureux pour mettre [a main sur ce périodique ne deux numéros seuls figurent à la Bibliothèque nationale.
Le sujet de cette chanson a été tiré du Champavert de Pétrus Borel où lon apprend, entre autres truculentes et terrifiantes histoires comme seul l’échevellement romantique sut en produire, que Passereau 1 ’ Écolier aima trop sa maîtresse pour lui pardonner, et avec quelle sereine cruauté, quand sa ruse infernale l’eut précipitée dans un puits, if Jui fit pleuvoir sur la tête toutes [es pierres de Ja margelle pour empécher d’en sortir. Soit rappelé en passant, c’est ce même Passereau qui, ensuite, rendant visite au bourreau, lui adressait cette requête demeurée célèbre : «Je désirerais que vous me guillotinassiez!»
Combiné avec d’autres éléments, dont nous parlerons quand il y aura lieu, Passereau l'Écolier devait aussi bientôt engendrer E ‘Ivrogne, ce 7 dont Baudelaire, pendant plusieurs années, poursuivit en . vain l’exécution.
Cf. encore, pour la 10° strophe, dans le même Champavert, le chapitre intitulé Testament, où Pétrus Borel écrit : «Pour mot, l'amour, c’est de la haine, des gémissements, des cris, de Ia honte, AA deuil,
du fer, des larmes, du sang, des cadavres, des ossements, des remords, je n'en aï pas connu d'autre! » ,
La piéce a été mise en musique par Villiers de l’Isle-Adam qui se plaisait à en régaler les convives des banquets littéraires.
Variantes :
P. 187, v. 4 (1857). Ses pleurs me déchiraïent la fibre, v. 8 (1868). Lorsque je devins amoureux!
Il ne s’agit, pour cette dernière, croyons-nous, que d’une faute causée par l’inadvertance du prote.
Autre faute évidente.
P. 188, v. 9 (1868). Je l'aimai trop! voilà pourquoi v. 13 (1857). Songea:t-il dans ses nuits turpides
Le vers 48, dans le texte 1868, présente [a coquille célèbre : wagon enrayé,.
CXVIL. Le VIN DU SOLITAIRE (XCVI de [a 1° édition; Cvx de la 2°; cxxxI de la 3°), p. 190.
V. 4 (Épr. 1857). Quand elle y veut tremper sa beauté nonchalante;
CXVIIE. LE Vin DES AMANTS (xCVII de la 1°° édition; Cv de [a 2°; CXXXII de [a 3°), p. 191.
Variantes de l’exemplaire d’épreuves de la 1°° édition :
Sans éperons, mors, selle ou bride, L'irrésistible calenture,
A travers de bleu du matin
Nous laissant emporter sur l'aile
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CXIX. ÉPIGRAPHE POUR UN LIVRE CONDAMNÉ (1 5 septembre 1861, Revue européenne; 12 janvier 1862, Le Boulevard; 1866, Le Parnasse contemporain | sous le titre collectif de NouvELzEs FLEURS DU MAL; — CxxxuI de [a 3° édition), p. 195.
Le fac-similé de cette pièce, qui n'offre que des variantes de ponctuation, a été donné dans L’Autographe, numéro du 1° janvier 1865, avec cette note :
Charles Beaudelaire (sic), un poëte et un prosateur. — Et, en vers comme en prose, un écrivain hors ligne. — Ce sonnet est [a préface de la seconde
édition des FLEURS DU MAL, un livre qu’on peut, qu'il faut discuter, maïs qui n’est pas une œuvre vuloaire.
Ajoutons, amusant détarl bio-bibliographique, que ce même numéro, où l'orthographe de son nom, à laquelle le poëte tenait tant, était outragée, parut également, à [a même date, sous Îes titres suvants : Album cosmopolite, Les Archives de l'Histoire et de la Littérature, L’Autographe cosmopolite, L’Autographe- Magazine, L'Autographomanxe, L’Autographophile, La Bibliothèque d’Autograpbhes, Le Collectionneur d’Au tograpbes, Le Fac-Simile, La Gazette des Autographes, Le Guide des Ama:teurs d'Autographes, L'Histoire Autographe, L'Histoire des Autographes, L'Histoire de France des Autograpbes, Le Journal des Autographes, Le Magasin d’Autograpbes, Le Magasin de fac-simile, Le Moniteur d’Autograpbes, La Nouvelle Isographie, Recueil d’Autographes, Revue des Autograpbhes, Le Salon des Autographes,
CXX. La DesrRucrTION (1° juin 1855, Revue des Deux Mondes, sous le titre collectif: Les FLEURS DU MAL; — 1xxvVII de Ia 1° édition; CIx de la 2°; CxxxIV de [a 3°), p. 196.
Variantes (1 855) :
Titre : La Volupte.
v. 11. Des steppes de l’'Ennuï, profondes et désertes,
Cf. dans les JOURNAUX INTIMES, passim, ce que le poëte dit de amour et du goût de Ia destruction, et encore Les Métamorpbhoses du Vampire (vi1 des EPAVES).
CXXI. UNE MARTYRE (LxxIx de Ia 1°° édition; Cx de Ia 2°; CXxxv de la 3°), p. 197.
Variantés de l'édition de 1857 :
P. 197, v. 4 Qui traïnent à plis paresseux,
P. 198,v. 11. La jarretière, ainsi qu’un œil vigilant, flambe v. 12. Et darde un regard diamanté.
v. 19. Dont se réjouissait l’essaim des mauvais anges
Variante de lexemplaire d’épreuves (18 ANS
P. 198, v. 23. La hanche un peu pointue et [a taïlle pliante
Pièce particulièrement admirée de Swinburne (voir son article dans
le Spectator, 6 septembre 1862).
CXXIL. FEMMES DAMNÉES (LXXXII de [a 1° édition; Cx1 de Ia 2°; -CXXXVI de la 3°), p. 200.
Variante de 1857, qui semble bien n'être qu’une faute :
Dernier vers : Et les urnes d'amours dont vos grands cœurs sont pleins!
CXXIIL. Les DEUX BONNES SŒURS (LxxxI11 de Ia 1°° édition; Cxif de la 2°; cxxxvII de Ia 3°), p. 202.
Variante (1857) :
v. 2. Prodigues de baisers, robustes de santé,
CXXIV. LA FONTAINE DE SANG (LXXxIV de la 1° édition; CxuI de La 2°; CxxxvINt de Ia 3°), p. 203.
Le manuscrit de 1852 que M. Ad. Van Bever a reproduit en facsimilé sous le titre : DOUZE POÈMES DE-CHARLES BAUDELAIRE (Georges Crès, 1917), donne d’anciennes leçons forts différentes du texte définitif :
Ainsi qu'une fontaine aux tranquilles sanglots. Mais j'ai beau me tâter pour trouver la blessure À travers le marché, comme dans un champ clos, J'ai demandé souvent à des vins généreux