‹ Œuvres complètes de Cochin (volume 3)Chapitre 106 sur 196 · PREMIÈRE PARTIE. 3b · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. 3b

Hambourg en 1 7 1 6 , en parle en citant expresse'iîiïent sa date du 6 octobre 1714-

Le traité de Wilbade , ouvrage de la plus funeste con-

Î*uration contre la duchesse de MontbeUiard et contre e prince son fils , ce traité, si indigne des noms augustes qui y sont employés , énonce le mariage du duc de Moiltbelliard, qui ne peut jamais s'appliquer qu'à celui qu'il avait contracté en 1696 avec la demoiselle de Hedwiger ; on y répète plusieurs fois que ce mariage n'est point licite et conforme au rang de la maison de Wirtemberg : e'^st à ce titre seul d'inégalité qu'on y conteste aux enfans les droits précieux de leur naissance pour succéder aux biens de leur père. Mais quelque outrage qu'on ait prétendu leur faire, cette pièce même si odieuse réclame aujourd'hui en leur faveur : le fait du mariage y est demeuré constant^ il île lenr en Êiut pas -davantage. Quand il ne s'agit plus que d'en Soutenir les prérogatives, le prince de Montbelliard n'aura pas de peine â taire prévaloir les droits de la nature et de la religion sur des conventions qui blessent jusqu'à l'humanité.

Joignons à ces titres les lettres de naturalité de 17 19, dans lesquelles le feu duc de Montbelliard a présenté le prince son fils au roi comme son fils légiume et son successeur; le mariage de la comtesse de Goligny, sœur du prince de Montbelliard, dans lequel elle est mariée comme princesse de Montbelliard ; les actes de 1 720, dans lesquels le tëu duc de Montbelliard a toujours traité le prince son fils comme prince héréditaire, et que la baronne de l'Espérance elle-même a signés ; les lettres des princes et princesses de la branche d'Oèls adressées tant à Anne-Sabine de Hedwiger, duchesse de Montbelliard, qu'au prince et à la princesse héréditaires; les actes de baptême de leurs enfans dans lesquels ces princes et princesses ont tenu le rang de parrains et de marraines ; les certificats donnés depuis par la duchesse <louairière d'Oëls dans lesquels elle a déclaré avoir été P'^ffaitement instruite dans tous les temps , et du mariage de son Iï^ïx>-<»«ôc lajiemoiselle de Hedw%cr) «t delà naissance de leurs enfans : quelle tbule de monumens i

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3oS OEUVRES DE GÛCHIN.

s'ëlèvent pour confirmer la ibi du mariage et pour dissiper les involes critiques qu'il plaît aux barons de l'Espérance de former!

Enfin la po;»session se réunit à tant de preuves; elle résulte d'aboM de tous les titras dont on vient de rendre compte; leuf suite forme une chaîne de possession qui pubÛe le mairiage et l'état des enfans. D'ailleut^s les barons de TEspérance conviennent eux-mêmes que de- Euis 17 19 le prince de Montbelliard a joui de tous les onneurs de prince héréditaire , qu'il a été reconnu en cette qualité par les peuples du comté de Montbelliard , et que depuis la mort de son père ces peuples fidèles lui * ont rendu les hommages et prêté le serment de fidélité qu'ils lui devaient comme à leur souverain.

Traiter après cela le mariage du duc de Montbelliard de fable et d'imposture, c'est offenser la raison, et se soulever contre l'évidence même. Quoi donc î le ministre Fuchs, mort en 1715 , a-t-il préparé un titre qui pût un jour être opposé au prétendu mariage de la baronne de l'Espérance, qui n a été contracté qu'en 17 18? L'histoire de 1712 a-t-elle adopté une fable forgée huit ans après, l'a-t-elle confirmée en I7i6et 1718 avant que les auteurs de l'imposture l'eussent concertée entre eux? Jouait-on une comédie à Montbelliard, lorsqu'en 1714 le duc de MontbelUard signait un acte de divorce avec Anne-^Sabine de Hedwiger sa femme ? Le prince y représentait-il le personnage de mari sans l'avoir été, et la concubine celui d'épouse légitime? Les conseillers du prince et les officiers du consistoire étaient-ils les spectateurs de la pièce pour y applaudir? Le duc de Wirlemberg-Stougard, si jaloux de s'attribuer des droits sur la succession du duc de Montbelliard , se serait-il uniquement occupé dans ce traité de Wilbade , à relever l'inégalité du mariage contracté par le duc de Montbelliard, s'il n'avait été dans les liens d'aucun engagement ? Aurait-il pris tant de précautions pour faire ratifier ce traité par le prince de Montbelliard , pour lui faire faire un serment corporel de l'exécuter? Enfin W duc de Mombelliard , les princes et prÎTi'>-'-''"5S de la J>ranche d'Oëls, les peuples du comté de Montbelliard ^

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