‹ Œuvres complètes de Cochin (volume 3)Chapitre 109 sur 196 · PREMIÈRE PARTIE. 3l · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. 3l

belliard à Oëls dans le mois de mai 1 696 , a\>ec son mariage à Rejouits le premier juin et son retour à Oëls?

Cette conciliation ne serait pas fort difficile. Quand le duc de Montbelliard aurait été actuellement à la cour d'Oèls , on aurait pu écrire au gênerai Heisler qui était en Hongrie, pour avoir une recommandation au^

grès de lui , d'autant plus que la réponse du gênerai [eisler prouve qu'il n'a fait sa recommandation que par lettres ; mais dans le fait , ce n'est que le déguisement de la vérité qui a fourni ce faux raisonnement. La lettre écrite oe Silésie au général Heisler est du 23 juin 9 c'esti^à-*dire, plus de trois semaines après le mariage du duc de Montbelliard et dans un temps où il était bien facile qu'il eût joint l'armée. Pourquoi supposer qu'elle est de la fin du mois de mai ou du commencement de juin? Sa date est certaine, elle est du 23 juin, la réponse du général Heisler est du 6 juillet : ces dates s'accordent donc facilement avec celle du mariage qui est du premier juin, Trois semaines après , le prince de Montbelliard pouvait être en Hongrie , on pouvait écrire au général Heisler pour solliciter ce prince; le général aurait pu faire la recommandation en Hongrie même ^ sans que cela répandit le moindre doute sur la vérité du mariage célébré à Rejouits.

Toutes les preuves de Y alibi prétendu se dissipent donc dès que l'on applique les véritables dates , et ce n'est que l altération dans les faits qui fournit une vaine lueur de moyen. Il n'y avaut donc aucun obstacle au mariage , ni de la part de la demoiselle de Hedwiger, ni de la part du prinee de Montbelliard ; et par conséquent rien ne peut altérer la confiance qui est due à l'acte de célébration , soit qu'on le considère dans l'acte original délivré par le ministre Fuchs , soit qu'on s'attache à la mention, du registre. Cependant les barons de TEspérance multiplient infiniment les critiques sur la mention du registre , et n'épargnent pas même l'acte délivré par le ministre Fuchs.

Par rapport à l'acte qui se trouve sur le registre, on insiste sur l'obscurité prétendue des lettres initiales. //

•3t6 oeuvres de cochin.

Tie présente clairement aucune partie ùontraclanit, ■ dit-oQ, puisque les noms des contractons ne sont point exprimés, et qu'on ne trouve que des lettres initiales qui sont des chiffres susceptibles d'interprétations arbitraires. L'exactitude aurait dû exiger ({u'on ne parlât pas d'une manière si générale et si absolue; il n'est point vrai qu'on ne trouve que des lettres initiales; le registre, ainsi que l'acte de célébration délivré au (eu duc de' Montlielliard , porte expressément que le ministre Fuchs a donné la bénédiction nuptiale à Léopold-Eberard et à Anne-Sabine : ces quauï mots sont écrits en toutes lettres. Il y a donc bien cectainement deux parties contractantes. Le mari s'appelait Léopold-Eberard, sa femme s'appelait Anne-Sabine. Or le têu duc de Montbelliard s'appelait Léopold-Ebe- -rard , la demoiselle de Hedwiger s'appelait Anne^abioe ; il ne fat^t donc pas recourir à des interprétatioiM arbitraires pour faire l'af>plication, elle se fait nécessairemait par les seuls noms écrits en tmites lettres. Mais il pourrail y avoir un autre mari appelé Léopold-Eberard , et • une autre femme appelée Anne-Sabine : voilà le dernier retranchement des barons de l'Espérance , comme si avec unejpoasibi]iié arbitraire et purement idéale on

Emvait anaiUir la vérité qui se présente d'élie-TaèTOte concours de quatre noms n'est pas si facile quo" •* suppose ; il se trouve juste dans la personne des p^ ^ mère du prince de Montbelliard , on ne le trouve dan* aucune autre :per8onne : il faut donc nécessaireiwent reconnaître que ce sont eux qui ont reçu la bénédiction nuptiale à Kejouits.

Il est voai que leurs qualités ajoutées à ces quaue noms , ne eoHt qu'en lettres initiales ; mais L'applica'"" qui se fait par les seuls noms écrits, se fortifie pv riqiport exact/des lettres initiales ; celles du mari fonnen Twécisément les noms de duc de Wiriemborg-Moat ic . liard , cdles de la femme forment pre'cisétqfU^ *^ °'^| de Hedwiger. Si cet acte pouvait le' faudrait que le basard eût bien ser belUard. Tant de noms écrits to 1res initiales, tout forme oxaf

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