‹ Œuvres complètes de Cochin (volume 3)Chapitre 146 sur 196 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

rardj H. Z. Pjf^. M. Le duc de Wirteinberg-.Sjutgard n'a signe aussi que dans cette forme la convention de Wilbade, Louis -Eberard, Z>. D. W^ Tous les actes qui sont au procès , tant de la duchesse d'Oëls que du duc Christian-Ulric de Wirtemberg, et en particulier toutes les lettres que les princes et princesses de cette branche ont écrites à la baronne de rËspërance , sans exception d'une seule, ne sont signées de même qu'en lettres initiales. Après cela , non«-seulement on ne peut se dispenser de reconnaître le feu duc de Montbelîiard dans notre acte de célébration, mais on ne sera pas même étonné de la forme dans laquelle cet acte a été rédigé. Ce qui peut paraître extraordinaire parmi nous, paraissait si naturel, si simple, si familier aui feu duc de Montbelîiard , qu'il n'imaginait pas même qu'on pût élever le moindre doute , en voyant dans un acte ses noms et ses qualités écrits dans cette forme.

Pour échapper à une réflexion si décisive, les barons de FEspérancepréteiident qu'on trouve la signature du ieu duc de Montbelîiard plus étendue dans quelques-^unes de ses lettres; qu'il ne s agit pas ici d'une simple signa* ture, mais d'une expression dans le corps de l'acte ; enfin,

3ue si on allègue un usage à son égard, on ne peut pas ire la même chose de la demoiselle de Hedwiger, dont les noms sont de même en lettres initiales. Mais si le feu duc de Montbelîiard a signé deux ou trois lettres en écrivant ses qualités dans toute leur étendue , cela ne détruit pas pour cela le fait constant que , dans un plus grand nombre d'actes^ et plus importans, sa signature ne se trouve simplement qu'en lettres initiales; et ciel» suffit pour qu'on ne doive pas être étonné de voir qu'il ait fait employer la même forme dans son acte de célébration. La différence que l'on veut faire entre les signatures et les expressions de l'acte , n'a rien de réel. Un prince qui sait qu'on doit le reconnaître aux caractères qu'il emploie ordinairement dans sa ^gnature, n'imagine pas que ces mêmes caractères devkntï€H>t obscurs quand ils se trouvent dans le corps d'un acte; il y a même en cela un air de grandeur et de diigintë. On se persuade aisément, quand on est dans un rsing

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vingt-deux ans , il n'a fait autre chose que prësenier sa procuration 5 et demander une expédition de l'acte qui y était indiqué , ce que le ministre lui accorda aussitôt. Non-seulement on n'a aucune preuve des faits qu'on lui impute, mais sa probité et son honneur le mettent fort au-dessus des vaines clameurs de ceux qui osent s'ériger en ses accusateurs.

Il est inutile après cela de s'arrêter à la troisième réflexion qu'ils nous ont annoncée contre l'acte de célébra^ lion. Ils prétendent que cet acte , quoique vrai , ne peut jamais établir le mariage ; et voici leur raisonnement : Le mariage est un contrat , est une convention parnai les protestans, il n'a même que ce caractère; or, tout contrat doit être réciproquement obligatoire, il doit conte^ nir la preuve d'une convention parfaite : mais quelle obligation pouvait résulter du registre de Rejouits ? Si le duc de Montbelliard avait refusé de reconnaître la demoiselle de Hedwiger pour sa femme , ou que la demoiselle de Hedwiger eût refusé de lereconnîdtre pour son mari , quel titre l'un ou l'autre aurait-il pu invoquer en sa faveur? Aurait-il produit l'acte de célébration ? Mais les parties n'y, étant pas nommées^ et ne l'ayant pas signé, une pièce si frivole n'aurait pas pu être admise : cet acte ne prouve donc pas le mariage.

Pour détruire ce sophisme, iliaut observer que ce n'est qu'en France qu'on a porté la police publique sur les mariages à ce haut degré de pertiection , si nécessaire pour prévenir les abus et les inconyéniens; on exige non-seulement des registres publics, mais encore la signature des deux époux ^ de plusieurs témoins, et du curé , ce qui donne à l'acte toute sa force, et ne permet pas d'élever des doutes sur sa sincérité. Il n'en est pas» de même de la plus grande partie des pays étrangers ; ou se contente d'une simple note , ou d'une simple mention sur un registre, sans que cette mention soit signée ni des parties, ni d'aucuns témoins ; c'est ce qu'on voit par les huit mariages écrits sur la même page du registre de Rejouits,

Cela supposé, il est certain que ces registres n'admi nistrent pas une preuve aussi complète du mariage que

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