‹ Œuvres complètes de Cochin (volume 3)Chapitre 176 sur 196 · PREMIÈRE PARTIE. 5l · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. 5l

reçu de 4oo &V. Ainsi la dame Béguin n'avait que liions neur de la signature.

La d^me oe la Vaigne , locataire d'une des maisons des mineurs, qui pressait pour qu'on lui tit des réparations , ne s'adresse qu'au sieur Béguin ; elle lui rappelle dans une lettre les paroles d'honneur qu'il lui avait données ; elle lui reproche d'y avoir manqué^ die le me>» nace de procédure, s'il n'est pas plus exact à l'avenir. S'adresse-t-on ainsi à un homme qui ne veut être responsable de rien , parce qu'il ne veut avoir aucune part à l'administration ni soutenir les procès , diflSàrenas et contestations des mineurs? Cet homme répondrait^il comme a fait le sieur Béguin par sa lettre du 1 1 août 1717, qu'il n'a point envie de manquer de parole ; qu'il est inutile de le menacer de se pourvoir en justice poui^ l'obliger à une chose qu'il veut faire de bonne grâce y qu'il ne manquera pas de satisfaire à ce qu'il a promis ? Mais 5 dit-il, ie& conti^e^temps et la difficulté qu^Hy a de jouir des ouvriers y m'oM empêché d'jr pouvoir aUer donner ordre Mm-MÉME.

Un nommé Jean^Paul, menuisier, avait travaillé dans la maison du sieur de la Vaigne, par ordre du sieur Béguin seul; il donne son mémoire des ouvrages de menuiserie, que foi faits et fournis, dit-il, pour M. -Bcguin Au bas le sieur Béguin met de sa main : Le pré sent mémoii'e réglé et arrêté par gens experts à la somme de 20 liv., que fe prie M. de la plaigne de- "vouloir paj^r au porteur du présent , et dont je lui tiendrai compte ^sur les loyers de la maison de la dame Béguin y en rapportant y s'il lui plaît , le présent quittancé. A Paris ^ ^^ ^7 décembre 17 15, signé Béguin. Et enfin la quittance qui est au pied du mémoire porte : Tai reçu de M. Béguin , par les mains et des deniers de M. de la F^aigney la somme de 20 liy.

C'est avec la même autorité qu'en 17 17 il donne un billet au sieur Greban^par lequel il s'oblige persosmellement de faire curer un puits dans une des maisons des mineurs.

En 1 7 1 8, il arrête le mémoire d'un plombier ; il donne

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ordre de lui faire des offres; depuis il consent qu'on lui paie 97 liv. ; il charge le locataire de payer cette somme, dont je lui tieîidrai compte , dit-il , sur son terme ; ainsi c est lui qui reçoit des locataires , qui donne dés délégations, qui s'engage à en tenir compte.

JVIais voici quelque chose de plus fort. Le l^^ août 1718, il présente une requête aux trésoriers de France pour faire mettre des étais à la face de la maison rue Saint-Martin, appartenante aux mineiu-s; il était si accoutumé à disposer arbitrairement de leur bien, coaune aurait fait un propriétaire libre, qu'il ne craint point d'en prendre la qualité dans la requête même. Supplie hum^

blenient Béguin , bourgeois de Paris , propriétaire

d'une maison sise rue Saint-Martin ^ qu'il 'vous plaise lui permettre défaire mettre des étais.... aux offres défaire rétablir le pavé si aucun est dégradé. On dira, si l'on veut, que c'est le fait de l'architecte; mais pourquoi le sieur Béguin lui avait-il donné des ordres absolus et de son chef? pourquoi ne lui, avait-il pas dit de présenter la requête au nom de sa ièmme comme tutrice? Peut-être cela lui était-il trop gênant pour un homme accoutumé à n'agir qu'en maître absolu; peut-être n'était-il pas lâché dé se donner du crédit , en passant pour propriétaire d'un effet considérable.

La même année , il donne un ordre par écrit au serrurier de fournir des clous et chevilles dont on avait besoin pour. réparer les planchers de la mais9n où demeure le limonadier, dont je lui tiendrai compte, dit-il, au prix courant. ^ Paris , ce b décembre 17 18, signé Béguin.

Au mois de novembre 1719, il arrête le mémoire de Grand-Pierre, menuisier,, et charge lé sieur Barangue de le payer, il promet de lui en tenir compte, et le mémoire en effet est intitulé : Mémoire de menuiserie pour M. Béguin.

En 1722, il s'agissait de régler le mémoire d'un maçon : le dossier du Châtelet a pour titre : Pour les sieur et dame Béguin y défendeurs; contre Léonard Bufreauy compagnon maçon. £t au bas : Je donne pou-^

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