‹ Œuvres complètes de Cochin (volume 3)Chapitre 52 sur 196 · REPLIQUE · texte numérisé non relu

REPLIQUE

Ow a établi dans un premier mémoire les principes qui doivent être consultés dans les questions d'état , on en a lait l'application à l'espèce qui se présente, en fai-

l48 œtiVRES DE COCHIN.

sant voir dans une première proposition, crue la dame de Bruix qui n'a ni titres ni possession de Vëtat qu'elle rëclame , ne pouvait être admise à la preuve testimoniale des faits qu'elle.articule; et dans une seconde, que les titres qu'elle rapporte elle-même lui donnant un état contrairei^ il était impossible de l'ébranler par la preuye dont elle invoque le secours.

On se propose aujourd'hui d'ajouter quelques réflexions qui donneront un nouveau jour à la défense de la marquise de Boudeville, et qui détruiront de plus en plus le système de la dame de Bruix ; on suivra pour cela l'ordre des propositions que l'on a établies dans le mémoire.

On soutient d'abord que la dame de Bruix n'ayant ni titres ni possession de l'état de fille. des sieur et dame de la Ferté, qu'elle ose s'attribuer, ne peut jamais être admise à la preuve par témoins de cette prétendue filiation. La dame de Bruix n'ose pas combattre ouvertement le principe , elle cherche à l'éluder, en alléguant de prétendus commencemens de preuves par écrit; mais indépendamment de la question de savoir si une partie qui n'a ni titres authentiques ni possession , peut être admise à la preuve par témoins, à la faveur de quelques commencemens de preuves par écrit, il n'y a personne, pour peu qu'il ouvre les yeux à la raison et à l'équité , tii ne convienne au moins que si des commencemens e preuves par écrit suffisent, il faut que ces commencemens de preuves aient un rapport direct et nécessaire à la filiation; car de nous donner pour commencemens de preuves des faits ou imaginés ou indifférens, c'est ouvrir une libre carrière à 1 imposture , qui ne manquera jamais de secours pour composer un roman, pour former une chaîne de faits suivis et circonstanciés, et

{)our faire sentir par des pièces indifférentes quelque reation entre celui qui veut s'élever, et la famille dans laquelle il prétend se ménager un rang qui le flatte.

Sur ces principes, consultons les prétendus commencemens de preuves par écrit que la dame de Bruix annonce avec tant d'emphase. Pour en jiiger sainement , il faut les diviser en trois époques. La première com-

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