PREMIÈRE PARTIE. 25l
runt y rumirum perillustris dominus Le(f)oldus-Ebe'rdrdy Herzog zu Wûrtëmberg-^Mcfnpelgéird ^ sacri Romani ùnperii homes ; et perUlustris magftifiùa domina et wrgo Anna^Sabirèa von Hedwiger.
Lies enfans de la baronne de l'Espérance se sont récries contre cet extrait , comme marque au cœn de l'infid^Iit^ la plus sensible. i° En ce que les lettres initiales qui étaient dans le registre ont été remplies par les mots , Herzog zu fWûrteTnberg^Monpelgafxl y qui signifient en allemand , duc de JVirtemberg-'MonweUiard ; et par ceux de aion Hedwiger y que signifient de Hedwiger ; 2**. en ce que Ton n'a pas mis dans cet extrait ce qui est aussi sur le registre : Sponsus tune erat in nUlitid electorts Scuvonici, Mais ces vaines clameurs n'ont aucun prétexte^ Le ministre , en délivrant l'extrait de l'acte de célébration, a étendu les lettres initiales, parce qu'il avait une connaissance parËiite decequ'eUes signifiaient, par la déclaration que le ministre Fuchs lui en avait faite plusieurs fois, de même qu'à beaucoup d'autres per-^ sonnes , et que d'ailleurs le mariage qui était devenu pu->blic depuis très* long -^ temps, ne permettait plus de former sur cela le moindre doute.
Quant aux expressions : Sponsus tune erat in militià electoris Saxonici, elles étaient absolument étrangères à la célébration qu'il s'agissait uniquement dé constater par l'extrait; il était donc inutile de les y placer. Le ministre Fuchs , en rédigeant cet acte sur le registre de Reiouits, six mois après la célébration, au lieu de dii'é que le mari servait datis les troupes de l'empéretti', avait dit qu'il servait dans les ti"Oupes de l'électeur dé Saxe j mais de quelle conséquence cette erreur pouvait*elle être pour le mariage en lui-même? Les enfant de là baronne de l'Espérance , accablés par le poids de la vé*rite qui éclate malgré eux ^ et qui se lait jour de toutes parts , ne relèvent donc ces circonstances sur l'extrait de célébration, que pour embarrasser par des détails inutiles une cause qui deviendrait infiniment simple, si on retranchent tout ce qui lui est étranger.
Quoique l'acte de célébration dût suffire etu comte de Coligny, il crut devoir encore fortifier la preuve du ma-^
25a OEUVRES DE COCHIN.
riage par les dépositions de tous ceux qui en àyâiônt une parfaite connaissance ; il s-adressa pour cela aux magistrats de Skoki, qui le 4 juillet 1720, firent une enqiâte suivant les formes pratiquées en Pologne : plusieurs témoins y parlent affirmativement du mariage , comme d'un fait qui leur était personnellement connu. Entre autres Gegrges Fuchs , fils du ministre qui l'avait célébré , dépose (( que son père a marié le matin son altesse wsérénissime Léopold-Èberard, duc de Wirtemberg- ))Montbelliard, avec demoiselle Anne-Sabine de Hed- » wiger, qu'il les a servis lui-même , et leur a fait préparer ))à manger, lequel mariage a été fait publiquement. » Michel Zado dépose (( que sa belle-sœur lui a dit que ))le ministre Fuchs avait marié son altesse sérénissime »avec une demoiselle de noblesse, que son mari était .»présent lorsqu'elles ont été mariées publiqùenient dans )) l'église de Rejôuits, dont il y a environ vingt-quatre ou » vingt-cinq ans, et que sa belle--sœur lui a montré, .» ainsi qu'elle l'avait vu, où sadite altesse sérénissime a » mangé et couché dans la maison de notre prêtre. » Paul Deutchy échevin de Réjouits^ dépose ((que sa femme, » présentement âgée de cinquante-neuf ans, a été pré- » sente, et a vu dans l'église de Rejouits lorsque S. A. S. ))Leopold-Eberard, duc de Wirtemberg-Montbelliard, » s'est marié avec demoiselle Anne Sâbine-deHedwiger. » Christophe Sager^ fabricién de l'église de Rejouits , dépose, a qu'il à vu arriver à cheval, par le chemin de ^)Posna, S. A. S. le duc de Wirtemberg-Montbelliard, »avec demoiselle Anne-Sabine de Hedwiger, et descendre ))^chez le sieur Christophe Fuchs notre pasteur ; le len- ^) demain, du matin, on a sonné deux fois la cloche del'^ »glise, et ont été après cela mariés publiquement, sui* » vaut la coutume de l'église , par ledit sieur Fuchs , qu'il ))a vu étant devant la porte de l'église; a aussi: entendu ))(iu'il les a mariés, et que Christian Venslau, le maotre » a école, a chanté dans l'église, ainsi qu'il est d'iisage. » On ne peut rien ajouter à la force de ces dépositions. Il est vrai que la forme d'une pareille enquête ne serait pas reçue dans ce royaume, depuis que l'ordonnance de 1667 a abrogé les examens à t'Utur) mais il s'agit ici