TROISIÈME PARTIE? 5Ç)'S
Iffq|ielîéà lorsqu'il fities dispositions dont iL s'agit de rendre coinpie.
Il Hff^ à M.' le duc de Brezë le ducbë- pairie de FftfÎQSfie. le iharqoisat-ie GraviUe, k comté de Beau- Ibrt^, la naronniè de Trêves , 3o(^, ooo.liv. qu'il avait d»M le château de Saumur, et la ferme des poids de Noonanëie.
Pour ' mâdatfie la duchesse d'Enghien , sœur de M. le dttc de Brafcé, M. le cardinal de Richelieu ne fit «oGoaie dispMîticm en sa favenr : elle avait renoncé pno" soméoiiArat deihariage à ta successionkie son oncle, aiu Bwfenéeiù Sot qu'il lui avait constituée.
Après tfvûir amsi réglé les droits de» enfans de sa sorar puînée , M. le <^ardinal de RicheKeu vint aux enfens de l'ainée. Il donne- à niadaine la duchesse d'Ai* guilkm sa nièce, le petit Luitèmbourg , où elle demeurait , la maison et terre de4ftttél', le domaine de Ponioise, une renie de 60*, 000 livres par an sur les cinq grosses finrftiej et plusieurs meublés précieux. Il donne à François de Vigherot son neveu , frère de madame la' dtféhèMe d^Aignillon , * une somme de âoo,ooo liv. , oatrt\, 80,000 liv. dfe pension viagère, qu'il charge dafiê là' suite son héritier et légataire universel de lui payer, •
cibflll #-lBstitue son héritier Armand de Vigneroi', MM pélît^neveu , ' fils àhié de Praiiçois , et lui donne spéciahgiMfpt le duché-pairie de Richelieu, la baronnie die BllliésièEix , la principauté de Mortagne , le comté ditf Gtoac^ les b'aronnies de Coze, Sa'ugeon et Al vert, la" terre de la Perte-Bernard, et le domaine d'Hiers. Les âflpositions suivantes méritent une grande attention, parce qu'elles. ont une application plus particu- IMre à* la cause présenté : il faut les rapporter en proprés termes.
Item , fe hd donne et lègue Vhétel de Richelieu , ifuie^ai ordorritéy et veux être bâti /oigmmi le palais CaNUmtl , aux 'conditions d^insUtaêion^ et suksti^ tutions qiii seront 'ât^après déclarées:
Item , ie lui 'donne et lègue ma tapisserie de fhisteiMflde làicrècé ^ ensemble toutes Us figures y
594 «UVRES ftE OOCHIN.
Statues , bustes , ùMeaua: , cristaux y caimfiiSy tables et autf'es meubles qui sont à présent âans * les ^epUchatnbres de la conciergerie 4^p(tlms Car-dinal et dans la petite galerie qui en dépend^ pmsr meubler et orn^ ledit hôtel de Richelieu^ lorsqu'il sera bâti; mmlant et entendant que toutes les choses susdites demeurent perpétuellement attachées (fttdii hôtel de Richelieit, comme appartenamces et dépensdances d'ieebd.
Item^/e h^i dmne ^ lègue tous mes ^futns ki09^p tant meubles qu'immeubles , droits sur le n4. ou de ses domaines que je posskde par engagemetsfi^ et généralement tous les biens que f aurai au Jour de mon décès.' •
l^nfilip il lè^e sfiëcial^iDCitt à sop. hëriûer sa biUkK thèque ; il veut que l'on fesse un inveiitaife api^ès m mon f d^at il sera &it un récolement tous les ans mt deux docteurs de Sorbonne ; cju'il y ait un bihliolMçaire aux gages de i ooo liv. par an, qui serom pfîapar preférmce a toutes autres charges ^ de auartier en quartier et par cuwnce^ sur le rewnu aes arretfter mens des maisons bâties et à bâtir à Ventourdsiptdais Cardinoii \^ Ijibliolhccaire, chargé de donner 1 ealfëe ta certaines heures du jour aux hommes de leUres et d'/érudîtion , pour y voir les .lîvves et ^n pa^p^fP iç^municaiion dans la bibliothèque , sans les iraMportar ailleurs. Il veut que pour, le choix du bi^îalboMÎgc» la Sorbonne nqœnie trois sujets à celui qui #a|qa duc de Richelieu, pour choisir celui des trois qWil jpgtra le plus à propos ; enfin il ordonne que sur le même revenu des arrentemens des maisons qui ont été ou seront bâties 0m^W du palais Cardinale A sait pris 1 i^oo liv. par tSu pour achat de Uvras, et I^o liv. ffmt les gages aun honune qui sera charge de nettoyisr et balayer la bibliothèque.
Comme ^'brérki^ ifiistitu^ était nûncMr ^ il. lA.qpMrdi«lui de Richelieu nommei^nadame U duchesse J^îpiil)np pour administrer s^ personne e( sf^ biens.
^4&a il établit ufie dçpble subsômûou d^ns Jia descendance mascttUfte ^ tant d'Armand dp Vignawâ Ip^
iiécîteec, que de M. le duc de Baeeé, à gui ilmvMt iàk de il grands avàalsges \ et mésie au detaut des mâles d'une, Arum he, i' tppeUe les mâles de .Fautie : isialisii*tuMn iMtculînâ , .graduelle et réciproque. . ,\
M. le cardinal ée Ricbelîeu avait des dettes , il faisait des l^s particidîers , et avait eQtiwpris'. les hê^ limMis d^ la Sorbonne. Pour satis&ire à «es charges*, il ordonna que pendant toois ans ses exécuteurs tesla«o^ntaiirçs ' et inÀdame la duchesse d^Âigu^n y em* ploî^p^aîan^ jips deuS' tiers de tou^ ses revenus. ,
Ctt ^^UffèAljwA m découvrent pas seulement -les vue^^iquf 4fl S^bm) woisti^e ^yait pour la gloi|[ie de son n£mi| «bçour ea .4a9i[i9epv^ Técjiat dsff» les siècles à venir, mais encore le sèle pour 1^ Uen pjubUc dont il étaii ^njimé, en ss^ifiafint aw& partje de sOn bicgit pour achever ^ peri'ectîonneir lei bâtiment de la ]Sorbonne , eo iornaant une bibliolibè^pi^publique , et preoaiiit to^ii les loesurea qui 4?mvena]eat pour son eitr^en et jv3ur •on aaigaieaMlioiln
Tout ré|»<ii4|t è 9f^ vues après sa i^ort ; Ar9»and de Vigiuypti .depuis du4» de Ricbelieyi i fi|t reqonnu pour Ibéritier universel sous l'administraliop de madame la duobesse d'Aiguillon sa tante. L'exécution du testament lut cçn^ntie par toutes Jes parties intéressée)» ^ dans nnr M^mc^in)! de a 643^ Le duc de Brezé entra en possq^yffti des biew aui lui étaient légués : il mourut quek|ues jOKié^ apisès sans eçlans. La substitution dont il étai^f;i:;eyjé, se trouva ouverte par son. décès au profit de M. le fjuc ^e Richelieu ; elle tut contestée par la maSon de Condéj m^ii afvçs de longues contestations elle fut obligée de céder à M. le duc de Richelieu le duché-pairie de Fronsac , le comté de Beaufort et le peiit Luxembourg, outre une somme de 3oo,ooo liv. en argent , qui fut payée poiur restitutions de fruits.
M. le duc de Ricnelieu a continué la jouissance de tous ies biens qu'il avait reeueiUb jusqu'ea 1 7 ^ qu'il ml 4ft6àé , laissant un fils unique , qui remplit, aûjour«d'hui le premier depié de la substitution.
Mais eo quel état l'a-i-îl trouvée ? La terre de Bar* faësîeo» et b principauté, de Mortagne^ les comtés de
ZÇ)6 ŒUVRES OB COCHm.
Conae et de Coze , les terres It'Arvert , ide Sao^c^D et ie petit Luxembourg avaient été veodus ou engagés ; cette quantité de meubles précieux qui déiraîeiit être perpétuellement attachés à Vhotel êe RtéHmUeu ^ avaient disparu; lés bois de.haute4iDtaie avaient été coupés sans remplacement ; en un mot, -il ne vestah que de faibles débris d'une-^uhstitution qui devait répondre À la magnificence de son auteur.
Mais pour se réduire à l'objet particulier de la cause , on a vu dans le testament de M. le cariai de
lieu , qu'il avait commencé à iâire bâtir un faôt^ près du Palais-Royal, qu'il l'avait légué à feu M. ledifcde Richelieu, qiiHl voulait qu'on y plaçât sa bibKothèque, et qu'elle y rat un monument étarnel de son goût pour faire fleurir les sciences dans le royaume ; qn'il voulait qu'elle %x entretenue avec soin , et même augmentée sur le revenu des arrememens des maisons bâties et à bâtir autour du Palais-Roysd. Lorsque M. le duc de Richelieu est entré en possession de. la substitution, il n'a trouvé ni bétel de' Richelieu, ni biUîothèi{ue, ni maison , ni rentes à prendre sur les autres mahoos bâties autour 4u Patais*Roya1.
Une pareille dissipation exigeait d'un substitué qu^il prit les mesures nécessaires pour la réparer : il' a fklla donc faire de grandes recherches pour recouvrer là titres anciens, et les appliquer à l'état présent des Ken^) consulter la suite des propriétaires, et connaître ceux ii q^n on pouvait s'adresser. On comprendra sans peine ^e cela exige beaucoup de ten^s et de travail, ce.^ a obligé de suspendre Vaction; mais enfin voici De que Ton a découvert par tant de recherches. - ^^
( Faits particûlfers concernant le Palais^-Royal. )
M. le cardinal de Richelieu s'étant proposé de bâtir le polpîs Cardinal, acheta un vaste terrain, dont il des* tina la plus grande partie à l'emplaciment que dafBÎeat occuper les cours,; bàtimens et jardins«qui lui étaient nécessaires; *le ^rpJùs lui devenant inutile, il le distribua en quarattte-*cinq places propres à former autant da
TROISIÈME FARTIB. 3^7
maisons OU paviUottB qiiî;8eraient bâtis autour dajardia de son palais.
Mais <omme it'ne lui convenait pas de faire cens-
traire im-4tiénie tant de maisons, il se réserva seulement
troùr places , et donna le surplus à rCnte à Louis le
Barbier pat 6cHitrat éa ? 7 mars 1 636. Il y est dit que les
ouarante-deihc placés donnëes^à rente sont de sept toises
Je largeur, sur sept toises de profondeur; que la reme
fonôere réservée sur chacune est de 2S0 livres, ce qui
tah'pooir les quarante- deux places io,5oo livres; 4a
rente est sti|yulëe rachetabfe au denier vingt-quatre^
e'est-Ȉ-dire moyennant 255,o0o liv. Les trois places
réséÀrées étaient destinées à conserver trois soriies du
janfin ; Tune à l'extrémité dans la rue neuve des Petîts-
Ghampfis; l'autre vers le milieu dans la rue de Richelieu,
et la aemière vië-à^vis cdile-Ci dans la rae neuve des
Boos-Enfiins!
Dans la smte, M. le ''cardinal de Riohelieu ajraut fait da roi une donation entré-vi& d« son palais, se pro^ posa de faire construire un hôtel pour la demeure de celui qu'il instituerait son héritier, et qui serait après loi duc de Richelieu; il avait besoin pour cela d une
Eartie du terrain <pi'il avait donné a rénite 4 cela donnai eu à un second. contrat, qui fut passé avec Louis le BarbiffMe :k) mai 16419 par lequel le Barbier rétrocéda* à'^Mt le cardinal de Richelieu sept places^ £aiisaut parti(h4ès quarante-deux qu'il avait prises à rente, au moyen de quoi* il ne lui en resta que trente-*cinq char* géesdi'd,2o8 liv. 6 sous 8 deniers, toujours rachetable nu dénier vingi^quatre.
Lorsque M. le caitlinsl de Richelieu mourut, il était donc pro^Mtaire de dix places , et cràuicier d'une rente foncière de 8,208 livres 6 sous 8 den., à prendre sur les trente-cinq autres places. «
Outre tout le terrain dont on vient de parler, M. le cardinal de Richelieu était propriétaire de trois maison^ qu'il avait achetées aux environs du Palais-Royal; savoir,1a maison de l'Ours, située rue Sainu-Honoré, entre le Palai»-Royal et la rue de Richelieti, qu'U avait acquise par deux contrats des 1 7 mars 1 634 et 9 novemlMre ) 64 if
SgS OBUVA£S OE COCHIN^
moyennant 76,000 livres; l'hôiel fhii aKnTsquetakes , situe nie neuve des Bons-Enians , qui éiait appelé aîesi , parce qu'il était occupé par les mousquetaires ^de M. le cardinal de Richelieu; enfin une maison, appelée des Bons-Enians, skuée même rue.
Aussitôt que M. le cardinal de Richelitttt fiit décédé , le roi fut demeurer avec toute sa cour au J^alai&*Roy«L Les meubles qui y ét«eni auparavant j forait transportés dans rhôtel des mousquetaires, et madùne la duchesse d^Aî^^uillon, comme administratrice des Uèns de M. ie duc de Richelieu , entra en possession tant des trois maisons que des dix places réservées , et de la rante qui était à prendfe sar les trente-'cinq autres places.
Louis le Barbier, ^opriétaire de ces -trende-cmci places , en avait aliéné plusieurs, sur lesquelles on avait tt^\x dix-sept maisons qui se trouvaient chargées de 3,7 1 4 livres 2 sous de rente , faisant parde de celle de 8,3oéliMres 6 sous 8 deniers dues à la saksiitutîoif, et qui étaient même tenues solidairement du surplus suivant le contrat de 1 64 1 1 pour être bâties y on y avait aa effet élevé dix-sept maisons sur la totalité de l'emplacement donné à rente* '
Tel était Tétat de la s«dbstitmion par rapport à ce qui environnait le Palai^Boyal, lorscpe^.le duc deBicbe- Keu afait tes aliénations dont les Substitués sont oblig<^ de se plaindre aujourd'hui. ■
Le premier contrat est du ag mai i65S; ilest passé entne M. le duc de Richelieu, qui était encore mineur, et Charles Flacour. On y etoose que M. le doc de Richelieu voulait &ire bâtir rhôtel de Richelieu sur remplacement que M. le eaïkiinalde Richefieu y avait * destiné. Que pour cette construction M. le due de Rieheiiea avait lait prix avec Lépine et Boileau, moyennant 154)000 livres. Pour ibumir à oelte dépense, M. le dac de Richelieu vend à Flaoour ta ineîsoa de l'Ours, située rue Saint-Honoré , 3,714 livres % soos de reste foncière^ â prendre sar les dix-sept maisons fcAties , et tout ce cpii restait des quarante-ckiq places qui environnaient le PaAais«RoyaI , n'en réservant que trois pour l'iiâtel de Richelieu. Il est dit que ce ten*ain
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est partage en g|M pUces; suds il ne faut plus entendre par cette ^roiressiûny des places de sept toise» de largiêilr snt nept m profondeur, telles que celles qui ataient ^donn^ à rente à le Barbier; ces cinq pliuses dont lïeM f&tli dans le contrat de i6S5 avaient AeaiH coup fins t^éùfodiié, comme il résulte de la dëj$ignatioa du contrat; elles comprenaient tout le vide qNe laissaient entre elles les drx-sépt maisons bâties par le Barbier ou par ses représemans , et comme il y stvait cioqvidÈs, s'il est permis de parier ainsi, onles a désignées 4lan$ le centrât de i655 par le te^mé de cinq places.
Q««K qn'M en soit, le prix de la vente fht de 1 549O00 1. c*est-à-dire de la même somme dont on était convenu avec Lépine et fioilean pour la construction de l'hôtel ; aussi fut-il stipulé qu'il leur serait payé en vingt-quatre paiemens de mdîs en mois pendant le cours de deux années, ce cnii étdit bien facile, parce que Flacour, L^ine et Bouean étaieilt associés tant dbns l'acquisition lôife sons te norii dé Flacour, que dans l'entreprise de t'faôtel faite sous le nom de Léjpine et'Boileau.
Ce contrat n'eut aûcuhe exécution, c'est-à-dire que Flaeottr tte paryapoint leprix conveifti aux entrepreneurs, et qiKles eottepreneijurs ne firait point travailler à l'hô* tel de Richelieu ; ce fiit ce qui donna lieu à un second comra^tfu So^jaftivier 1 658, par lequel supposant que les Qt^ûdenêe]à substitution fidsaient des poursuites
Sour êit» pnyés, et qu*il étaîï nécessaire d'y pourvoir, L le duc de Kf cbiÉieu déchargea Flacour, Lépme et Boi- Icau de h conscrnction de L'hôtel , et leur vendit l'hôtel des mouséuetaires et la maison des Bons-£nfans pour la soQunedell8,ôonrKv. , ce qui faisait avec les ibl^,ooo\.y
Enx dû nremier contrat, 1 92,000 livres ; mais comme ^ fttquêteui^ prétendirent qu'ils avaient commencé à f^ûn^ trahïsp<Mftdr des niatériaùi pont h construction dePhAtd de RicheReu, et qu'ils avaient tait faire quel* V^ ttivMx, ils demandèrent des dommages et iiitéréis pour la dépense qu'on leur avait fait taire, et qui devenait iti^ulife; ces^ommnges et intérêts furent fixés à 4^000 1. , <iui fnrent déduits sur le prix; if ne resta plus qut
400 OEUVRES DE COCUIN.
188,000 livres, que les acquéreurs fiurent charges de
Eayer, savoir, 56,ooo livres à la dame marquise àc. laval, pour reste du prix de la barounie de Trêves en Anjou, qu^elle avait vendue à M. le cardinal de Richelieu, et le surplus aux plus anciens créanciers de la succession de M. le cardinal de Richelieu^ dont F^iat serait fourni aux acquéreurs.
Il y eut un troisième contrat de vente | fait le 17 lévrier. 1660 par M. le duc de Richelieu, aux.mênaes Fiacour, Lëpine et Boileau, de remplacement qui avait été réservé , tant par M. le cardinal que par M. le duc de Richelieu , pour la construction de Thôtcl de Richelieu et pour la bibliothèque : le prix de ce dernier contrat fut de 1 20,000 livres ; mais il ne s'agit point de cette aliénation dans la cau^e présente, par les raisons que Ton expliquera dans la suite.
ï\ faut donc se renfermer dans les dieux premiers contrats de 1 655 et 1 65S , par lesquels se trouve aliéné tout ce qui appartenait è la substitution autour du Palais- Royal pour un prix modique de 192,000 îiv. ; on verra dans la suite toute la lésion qu^ renfèrme.une pareille atiénation , et les raisons qui ont engagé Iç vendeur et l'acquéreur de négliger toutes les formalités nécessaires dans tmeveote Ëdte^ar un miiieur, et gfevé de Substitution.
Pour la connaissance exacte des faits , il reste à examiner l'emploi qui a été fait de ce pril;. c'^st ce que les détenteurs» doivent justifier par la représentation des quittances; tout ce que l'on en««£at,-quan^ à présent, est qu'au moins une-^ande partie duî pinx a été dissipée sans aucu|i avantage pour la stibstitiuioii , comme on va l'expliquer. Par un compte qui fut fait entre M. le duc de Richelieu e( les acquéreurs, le :^9 avril 1 669 , on réduit le prix, des deux acq^uisiûoDS faites en i655 et 1 658 par Flâcour , Lépiaç et jBoil^aa , à i8i},ooo Iiv. à cause des 4^090 Iiv. de dommages et intérêts accordés par le contrat de i658 : onyidloue pour 181,896 Iiv. i5 sous^ 3 den. de paiemens^ au moyen de quoi les acquéreurs ne se trouvent redevoir mie 6,1 00 Uv. 6 sous o den. Mais il y a bien des obscr-