DE M. JLE CARDINAL DUC DE RICHELIEU
FiJdiiTAVT Pierre Falconis» notaire royal en la tille de Narbonne : fat'frèseiit en sa personne , émiaentîssîme Armand-Jean dû. PlesaiS) cardinal , duc dt Afphelîeu et de Fronsac^ Mîr'& France , cooimandeur de rèi^b«4u Safnt-Esph't , gno»-|naSU^, dief et aanDtendaDt-fènèni^e la navigation et commeite de ce Toyaume ^ouremeur et lieutenant*général pour le roi en Bretagne : lequel a fait en tendr» audit notaire raroir mandé en Thôtel de la TicoD9ié de ladite TÎUe/od II est à présent en son lit malade , pour receroiir «on tes-» tamem et oréonnance de dernière Tolont^ en la' manière qui l'easnît:
Je» AnoAiid-Jean du Plessis de Eidhelîeu, cardinal de k sainte église mnaîne , déclare : qu'ayant plu à Dieu , dans la grande maladie en laquelle il a perrtirs qtie je sois tombé 9 de me laisser l'esprit et le jugement aussi sains que je les aie jamais eos» fe me suis résolu de faire mai| tellement et ordonnanee de dernière Tolonté.
Preroièremeaty je aupplie sa difiiie b^iàé de n^entrer point en jugement atec moi , ^t de me pardonner mes fautes^ , par Inapplication du prèeienk^sàng de Jé«ns-Çhrist son fils ^ mort en crofx pour la rédêmptidn' dek bomnies , par nQtercesdîon de la Saime Vicr^ êà mère et *de ious les saints /qui ^ après aroir Técn en TEfiise eitlidàlq^» apo^oliqne et* romirtne, en I9qneUé'seule 00 peul.fm» s^n ealut ^ softit oaÉteteaant glorieux en paradis.
LoiMJpié Bitin âme sera séparée de mon corps, je désire et ordonne qu'il soit enivré dans la nouvelle .è^ii^ db la Sorbonne de Feri^> hltssant aux exécuteurs de mon testament ciapfès nommés; 4e feire^non enlereement et funiMiUêsi ainsi qoSb r«stfii||Mr*at plu» à prof oâ«
Je tenx et oid#f^ «ue tout ror»et Targent monnoyés qu4i ië laissai loi^ de mob déiAs ^ en qii^etque lieu qu'il puisse être, iOtt rois & màkis dé madame la ducliesse d'Aiguillon ma nlèèey^el'df IL'^de.Myen» cofaseill«r du roi eh son conseil d'éf^i, éecvétatfe de;; ses cbmmandemens ; fors et excepté la BneeiiB dittqoin^oiàt mille jivres , que j'ei^nds et toux être misé entiit 4es4»4filie Se su majesté., incontinent après mon décès 9 ains) que'j^ Pardonnerai ci-oprès. Je prie madtaaé.lb.ducbessê d'Aigu iUen ma (klèce, et M. 4e;
Noyers , auaaitdt apôrès inoB décès , de payef et acquitter mes
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4l8 OEUVRES DE COCHIN.
dettes « si aucunes seIrouTent lors, des deniers que j'ordonne ci-dessus être rois entre leurs mains ; et mes dettes payées ^ sur les sommes qui resteront 9 faire des œuvres de piété utikâ au public, ainsi que je leur ai fait entendre , et ù M. Lescot, nommé par sa majesté -h réYéché de Chartres, mon confesseur, déclarant que je ne yeux qu'ils rendei^ aucun cpmpte à mt*» héritiers ni autres des sommes qui leur auront été mises entre les mains « et dont ils auront disposé.
Je décl£\pe que par contrat du j'ai
donné à la couronpe mon grand hôtel ^ que- j ai bûti sous le pom du Palai^Gardinal ; ma chapelle d^or enrichie de diamans , mpn grand huBet d'argent ciselé , et un frand diamant ^ue j*ai achieté de Lope^^ Toutes lesquelles cbosea le roi a eu agréable pai^sa bonté d'accepter ,. à md très<-huoiUe et trèsinstante sup^licatioo, qu« je lui fais encore par ce prrs«ntte8* lail^ei^tf et d'or4onner que le contrat soit exécuié eo tous ses points.
Je supplia très -humblement sa majesté d'aToîr agpéabie huit tenture^ de tapisseries et trois Hts, que je prie madame I91 4^<^be^^ d'Aiftuîîloi) niA nièce el Bl. de Novcr»<, ëo choisir entre oiç» meubles pour servir k une parité d£' an(icuhl<!tiieQs des principau3^ appartemens dudit Palais-'CardUiai^ . Comme au8)si je- la supplie d'agréer la ^donation qne je lui fais C4> ftotr^ 4« rbûtel qui. est devant le Palai«^Canlinal, lequel )'ai acqu^B de feU M. le comioamieur de Sillery,,p<Hir etaiiE Ueu4'i^ai faife une pkee ai»»diir<ml dudil Piilaîs-€ardinal. • <
Je âupyli^ tris-humblenient sa «naiesté de trouver honqu' Ton liA mette entce le»masnsla somme de quinte cent mille livres, dont )'ajt fait mention cr-diasMis^jde laqtMlle somuie je puis dire %«ec véiité ai'âtre ^ervi Httl^meat aux plua grande? aûairesde ao»ét%|^ w^sorte que ai je,- n'eusse eu cet argent en ma disposition , quelques affaires qui ont bien succédé « eussent app^ire^iment joial réussi : ce qui me donne sujet d'oafr ^ep* plier sa majesté de deatiner cette somo^ gue je lui laisse pour employer en diverses occasions, qui «ne peuvent scHiffnr la longueur dea formes dea^ancfBS. . • « .> « .
Et pour le surplus de tous et n^acuns moaJbH^préseafi^t 4 Tenir 9 à^ quelque nature qu'ils ^oi^t^Jeveux cter^muir 4m '^1^ soient partagés et «iivisés ainsi qu'il slenauit...
Je donne et lègue à Armand de« Mailla, in4iin< nere^ et filleul, ùl^ d'Urbain d^ Maillé, mvfiuia^ Breilr, «ouiréciM^ France, et |k Nicole du Plessis, ma secopde scsuTy Yfc4|P ci* je Tinstitu^ mon lièritier pour Idos le^^t^^fiilft qu*ltfMlfnût prét^ndrç çi^ toviea l«a terres et aqtrcahiaiUMIMi ^ Irouvaroui en ma succession lors, de mon décès, ce qui a'isiisilît. . «Premièrement, je «lui qonne at l^gut» inon duché €lr pairie 4e Fra0!Mic fyt Ça^wont^y joint «iMt/emble tout ae qui «n dé-
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peod, et qui sera joint 5 et en dépendra, lorsqu'i)^ira à Dieu disposer de moi.
Plus , je lui donne la ferre «t l« marquisat de GraTîlle, ee» appartenances et dèpeadancei.
Item, Je lui donne et lègue U ^oité de Beaufort eu Yaltée.
Item. Je lui donne et légua la terreet baronnie de Trêves, sUe au pays d'Anjou, que j*ai aqquise du marquit d« ht%h par coDtiat pardevant Parque et Querreau , notaire au Chfttalei de Fari& «
JStem* Je lui donne et lè|rua la aamme de trois oeot mille iiTre» qui est au chfiteao de Saunaur^iaqu^lf «omme je Teus et ordoBoe'être employée en «cqiiisrIioRdv terres» nobles* en titre dn moins de ckfitellenîe , pour jouir -par mondit nereu de^dtles terres, aux conditions d'ibstitu^ion «et subetitutian, qui seront ci-pprès apposées ep ce mien testament.
hem. Je lui donne et lègue la fèrm^ des Poids de Normandie , qui est présentement affermée à cinquante mille livres par an ou environ.
Je veox et entends que mofliit nercu Armand de Maillé laisse 'à H. le maréchal de Brezé son père la jouissance de ladite ferre et baronnie de Trêves sa vfe durant.
Je yeux et entends que la déchurge que j*ai ci-devant donnée audit sieur maréchal de Brezé , 'par acte passé pardevant Guerreau et Parque, notaires, le,3o août 16^2, de tout ce qu'il me pourra dé voir lors de mon* décès , ait lieu 6t soit exécutée lidètétneAt , ne voulatit pus^ qde iKlondit neveu At^cnand de Maillé , fils audit sieur maréchal^ se? frères et sœurs , etautres qui atiront part en ma succession, pulsseùt tu! en Hen démander, tant en principal qu''arréra|«fV de rentes et intérêts des somiiies/{ne j*ai ]pajéès aux créanciers de la maison de Brezé , dont j*ai les droits cédés , voulant seulement qu^ les biens de la tfiai^on de Breté demenren't tfffeetés ét'-hypotliéqttés au prinC^lpai et arrérages de^dltes dettes quf ^olK échues et qui échertilit ci-il)[»rés ah profit des etifans dudît sieur maréchal de ftrezé et de madlte sœur sa femme 9 et de leurs descendans , airiM qu'il est àk\^ porté par le susdit acte , sgns que ladite affectation et retenue d'hypotlièque pniaséiat empêcher le4ît sttfàt «Ittréflhal de Brisé de jouir desdita biens «a via
doutent. * • * ïk; * '
Je dênne ei4ègiiê% madame k duehesse d'Ai^iUoo, ma Aièc^ ,'fiU|adk Séfe&t René Wignerot et de dame Françoise du PleMs^ m«.^s4Hfr idriét , pour tous les droits qu'elle pourrait avbflj^fir pi^félidrtf en tous les biens de.itia sucoessiaft, «otiv cei|il^'}rliii ai' Aawé.jpar son eootrat de nvairiage , et «a oa^jt rinAîlae mon héritière ; satoir ,' la maison oiEiTelle loge à jjié'* sent^, vufgtiirafiiaiif «pip^NJe Je Petit -Luxembourg, sise au fauboilrg Shint-^erèiaiii f joignant le palais de k reine, mèr^ du roi; ma maisoii «I tetre de Bualf et tout le bien en fonda
42a OEUVRES DIS COCHIN.
J« Teux H entends qn'AnniMid de ^^ignerot , on eeliri de mes petits-neveux, ent'ans de François de TVignerot, vaoù neTeu, qui Tiendra à ma soceessîon en rertu de ce mien testament, donne par chaetan an audit François et VigneioC ♦ leur p^,.la somme de trente mille firres sa Tie durant, à prendre sur tons les biens que je leur ai ci-dessus lég:iiés, à la eharge que ledit Aear François de Wignerot, siebr du Pont* de-Courlaj , mon neyeu , ne fouira desdites trente mille lirn-^ de rente qu'aux termes et conditions ci-après déclarés, pour le temps que me» héritiers oommenceront à fouir entièreinent de ra«s Mmm ; et que le paiement desdites trente mille Itvrei^ lui sera fait par l*ordre de ceux qoi auront la direction desdil» kiens^ en attendant que sondit fils soit majenr^ on par Tordre ée sondit fils, lorsqu'il sera en âge.
Item. • Jhe donne et lèfue audit Armand de Wif nerot , mon •petit-neveu, aux clauses et conditions des institutions et «subetituCiOns qui seront èi-après apposées « ma bibliothèque, »JW»*â«iilem«nt en l^état aoquel elle est et présent, mais eu nceloi aoqaal elle sera lors de mou décès ^ déehrrant tfue je » veux qu'elle demeure au lieu 6à f'al commencé à la faire »bfttif dans l'hôtel de Rieheliieu , feignant h Mais-Cardiua); »et d'antant que mon dessein est de rendre ma bibtiotlièqtje la »pltts accomplie que )e pourrai, et la mettre en étnt qu'elle ^puisse non-seulement servir à ma fomille, mais encore au «public 9 je veux et ordonne qu'il en soit Ikit un inventaire » général lors de mon décès, par telles personnes que me» it-esécuteurs testamentaires jugeront à propos , j ap[»elanc »deux docteurs de la Sorbonne qui 6en>nt députés par leur »eerps pour être préseos à la confection dudit Inventaire ; le- B-qoel étant fait, \e veux qu'il en soit mis une copie en ma » bibliothèque, signée de mesdits exécuteurs testamentaires, et xlesdits docteurs de Sorbonoe , et qu'une autre copie soit p.v »reillement mise en ladite maison de Sorbonne, signée aio^i » que dessus.
• Et afin que ladite bibliothèque soit cotiservée en son enutier, je veux et ordonne que ledit inventaire soit recelé et » vérifié tous les ans par^ieux docteurs qui seront députés de »la Sorbonne, et qu'il y ait un bibliofhécaire qui en ait ta > charge , aux gages de mille 'livres par chacun an , lesqnel^ » gages et appointemens Je veux être pris par chacun nn par «préférence à toutes autres charges, de quartier en quartier et •par avance , sur le revenu des arrentemens des maisons bâtir*s »et à bâtir à Tcntour du Palais*-€ardinal , lesquelles ne font » point partie dudit paleis ; et je Teux et entends que moyenanant lesdites mille livres d'appointemens , if soif tenu de »Gonserver ladite bibllot&èqne, de la tenir en lK>n état, et y »IJonner l'entrée à certaines henres du |our aux hommes de » ietlrt'S et d'éruditiou , pour Toir les livrcâ et en prendre-corn-