TROISIÈME PARTIE
»fnunîcntion dans le lieu de ladite bîhlîothèqoe ^ sans trans- »p(»rler les liTrcs afUeurs; #t en cas qu'il d'j eût aucun bi- » bifothécaire Ibrs de mon décès , ye Teux et pcdonne, que la
• SorfeoBAe en noinmii trois audii Armand de Wignerot, et à »9es suo9esSeurs qui seront ducS de Richelieu 9 pour choisir
■ celui des trois qti'îtè Jugeront pluâ à propos ; ce qui sera tou* >f(nffs«4Jb$erré Iors<]^Ci*ii sefa necessuirc de mettre un nouveau •bMiliôthécalre.
iEt d'autatitqué pour la conseryation du lieu et desli?rea »âe ladite bîbtloihèqne, il sera besoin delà nettojer souyent, « l'eiitends qu'il soit choisi par mondît neyeu un homme propre »à cel effet, qui sera obligé de buLtjer tous tes jours une fois »hidfte bibliothèque, c' aMssuyer les livres ou le» armyairea »dans lesquelles \h seront; et Aour lui donner un au>jea de » s*enth!tenir et de fournir lés*balais et autres choses, néces*
• saîres pour ledit nettoiement , je veux qu'il ait quatre centa «livres de gages par an, à prendre sor le même fonda que
■ c«ux fludil bibliothécaire, et en la même /orme : ce qui aéra «fait, ainsi qne ce qui concerne lecfit bibliothéoatie , par les » soins et paY rdutoritê de roondit neveu et de ses sueceaaears
• en fà possession dudit hôtel de Richelieu. '
»£t à'autnnt qu'il est nécessaire 5 pèof maintenir ene'bi-*
• bliothèque dans sa pcrfeclioâ , dy Battre He temps eif tempe
• les bons livres qui seront imprimés de nouveau', on ceux des
• anciens qui peuvent j manquer, je veux et ordonne €^*il soît
• employé la somme de mille livres par chacun nn, en achat
• de livres, par l'aviade^ docteurs qui aeroM dépotés tousses
• ans par la âort>onne pour f^irerinventaire de ladite bilHio-^
• thèque, laquelle somme de mille livres sera pareiilecnent
• prise^ par préférence à toutes le$ aiTtres 'charges , «excepté
• celles des deux articles ei-dessu-s , sur ledit revenu- des arren- « temens des maisons qui ont été et seront bâties ù Fentonr di^ii •parc daPalais-Çardinal. »
Je déelare que mon intentioii et volonté est, tA tài c^e )ora4e mon décès ledit Armand de Wignerot, ou' eéfui dé ses frères , & son défaut , qui viendra à ma succession en -Mftu de ce mien fesUluient, ne sbtt encore maj^af, que wi^ nièce, la duchesse é'AigiùUon , art radroinisfratiôn et conduite, tslnt dé sa personne que desdits biens que je toi donhe , fosqtf'à ce qu'il soit venu em âge de lAayorité ; sans que madfté niêé'é la ducb^sse d'Aiguillon soit tenue d'en rendre aucuh c^m'ptè ;uiiSt Aripàud de ^ignerot^ ni à qlielque autre pefsonne 4^e ce soit.
Et en ^as mddadltje iiièee la ducbesse d'Aigoillon At décédée avant mol^ ou quTelle décéd&t avant la majorité dudit Armiind de Wignerot » ou de celuf de' ^es frères qui sera moD héritier 5 )<i veux et ordonne que lesdits biens soient admî*-
4^4 OEUVRES DE COCHlli.
Distrés par mes exAcateura testamentaires» sims quila aoîeiit aussi tenus d*en rendre compte ù qui que ce soit.
Item. Je donne et lègue audit Armand de "Wignerot » ommi petit-neTeu, la somme de quatre cent quarante et Uot dtt mille lÎYres que )*ai prêtée par contrat d» constitution de rente à mon ncfreu du Pont-de-Courlay^ son père, pour acquitter les dettes par lui contractées ; ensemble tout ce que ledit aisor du Pont , mon ne?eu , me devra , tant i cause des arrérage» desdites constitutions de rente que pour quelque autre caose que ce soit, et à quelque somme que lesditea dettes se tronseront rcTenir lors de mon décès, à la charge et condition néanmoins que mondit neyeu ne pourra faire aucune deoiande desdites sommes , tant en principal qu'intérêts , audit aienr du Pont-de-Coorlaj, son père , pendant son Tivant , ains se résenrera à se pourvoir sur ses terres après son décès» si ce n*estque les terres et biens dudit sieur an PontTde«>Courlaj, mon neveu , soient de son vivant saisis et mis en décret à la requête de ses créanciers; auquel cas je veux et entends que ledit Armand de "Wignerot, mon petit-neveu, puiiue s*op-
{»oser aux biens saisis, et même s*en rçndre adjudicataire, s*il e fuge ainsi à propos; et en cas qu*il se rende adjudicataire desdits biens , ou qu'étant vendus il soit mis en ordre sur les deniers provenans de la vente d*îceux, je veux et entends que nondît neveu du Pont-de-Gourky jouisse-, sa vie durant, du revenu desdits biens , dont il se sera rendu adjudicataire , ou de llntérêt des sommes dont mon petit-neveu aura été nb en ordre.
Et d'autant qu'il a plu à Dieu de bénir mes travaux et les faire considérer par le roi, mon bo.n maître, en les reconnaissant par sa munificence royale aunlessus de ce qae je pouvais espérer, j'ai estimé, en faisant ma (Ksposition présente » devoir obliger mes héritiers à conserver rétablissement que j'ai fait en ma famille , en. sorte qu'elle se puisse maintenir longuement en la dignité et splendeur qu'il a, pin au roi» lui donner, afin que la postérité connaisse que si j'ai servi fidèlement, il a su , par une vertu toute royale , m'aimer et me combler de ses bienfaits.
Pour cet effet, je déclare et entends que tous les biens que l'ai ci-dessus légués et donnés, soient à la abarge des substitutions, ainsi qu'il ensuit : '
Premièrement, je substitue à Armand de Wignerot, mon peth-neveo , fils de François de Wignerot, sieur du Pont-de- Courlay, mon neveu, en tous les biens, tant meuble» qulmmeublcs, que je lui ai ci-detsus légués, son fils aine, et audit fils aîné je substitue l'aîné des mAles de ladite femille , et d'aloé en aîné, gardant toujours l'ordre et prérogative d'aînesse.
£t en cas que ledit Armand de Wignerot décède sans eofani mâles, ou que la ligne masculine vienne è manquer en ses